La Commission européenne (CE) a relevé vendredi sa prévision de croissance pour cette année dans la zone euro mais elle prévoit un ralentissement plus marqué l’an prochain. Pour l’ensemble de 2022, Bruxelles prévoit dorénavant une croissance de 3,2%, alors qu’elle tablait sur +2,7% en juillet. La progression du produit intérieur brut (PIB) du bloc devrait s'établir à 0,3% seulement en 2023, contre une hausse de 1,4% prévue en juillet, avant un rebond à 1,5% en 2024. Le taux de chômage ne devrait augmenter que de 40 points de base entre 2022 et 2023, passant de 6,8% à 7,2%, avant de reculer à 7% en 2024. Le déficit budgétaire passerait de 3,5% du PIB cette année à 3,7% en 2023, avant de revenir à 3,3% en 2024. Le taux d’endettement des 19 pays ayant adopté la monnaie unique devrait refluer à 92,3% du PIB l’an prochain puis 91,4% en 2024, contre 93,6% cette année. L’inflation reviendrait à 6,1% en 2023 et 2,6% en 2024 après avoir atteint 8,5% en 2022.
C’est la proportion de dirigeants d’entreprises qui se disent confiants dans leur entreprise pour les six prochains mois, d’après le baromètre d’octobre dernier du cabinet d’audit et de conseil BDO sur la confiance des PME–ETI. Sur les 300 dirigeants interrogés, près de la moitié déclarent avoir l’intention de développer leur activité à l’international au cours des douze prochains mois et 20 % ont l’intention d’embaucher, la confiance dans le contexte macroéconomique s’inscrivant en légère hausse (+2 %) tant à l’égard du monde (29 %) que de la France (35 %).
Un hôtel à cochons sur 26 étages, telle est la dernière invention chinoise. Située à Ezhou, dans la province de Hubei, la « ferme verticale » peut accueillir 650.000 porcs et industrialiser leur élevage grâce à l’automatisation de bout en bout des opérations. D’autres établissements du même style sont en projet dans le pays. Voilà typiquement des projets qui ne sont pourtant pas faits pour restaurer le lien de respect que l’homme doit à la nature et vont plutôt nourrir la surconsommation. Sans parler de la pollution créée par l’élevage intensif et de ses effets sur les sols et les eaux. Hauts cris dans tous les échos qui sont donnés à ce nouveau développement immobilier chinois. Souhaitons au moins que cela freine les velléités allemandes de rapprochement avec la Chine, en rupture avec les préoccupations du reste de l’Europe.
A peine acté le rachat de Twitter par Elon Musk, plusieurs grands groupes ont annoncé le gel de leurs publications d’annonces payantes sur le fil de discussion en ligne. Pour ne pas injurier l’avenir, Volkswagen a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un arrêt définitif de son activité, juste d’une pause suite à l’annonce par le milliardaire technophile de la révision des contrats commerciaux. General Motors, Pfizer, General Mills… ont également déclaré qu’ils allaient revoir leur utilisation de Twitter. Les positions inattendues d’Elon Musk sont évidemment en cause, même si personne n’a commenté les licenciements massifs ni les déclarations du nouveau patron sur, par exemple, la manœuvre complotiste qui se cacherait derrière l’agression de Paul Pelosi. Mais le projet d’information vérifiée et sans faux-semblant présenté à l’origine du rachat a décidément du plomb dans l’aile. La valeur du réseau, pour lequel Elon Musk a souscrit 44 milliards de dollars de dette, devient le principal sujet véhiculé par Twitter !
Le Collège de France répand depuis 1530 le savoir dans les domaines des lettres, des sciences ou des arts. Il propose à tous les publics et en accès libre près de 1.000 cours et conférences chaque année. C’est à la tribune qu’Esther Duflo (photo) y retourne, près de quinze ans après y avoir été invitée, cette fois en tant que titulaire de la chaire Pauvreté et politiques publiques. La lauréate du Prix Nobel d’économie 2019 y donnera sa leçon inaugurale le 24 novembre. « Dans ses recherches, indique le Collège de France, elle cherche à comprendre la vie économique des pauvres, dans le but d’aider à concevoir et évaluer les politiques et programmes sociaux. » Le concept de pauvreté « évolue d’ailleurs avec les sociétés », précise Esther Duflo, passant par un phénomène au cœur de l’actualité, même dans les pays riches : « Ne pas pouvoir se chauffer suffisamment ou devoir faire des sacrifices pour se chauffer fait partie de la pauvreté. »
Les ventes au détail en zone euro ont augmenté conformément aux attentes en septembre de 0,4% sur un mois, et elles se sont contractées de 0,6% sur un an, alors que les données du mois d’août ont été révisées en forte hausse (stable au lieu de -0,3%), montrent les statistiques publiées mardi par Eurostat. La statistique annuelle marque un recul nettement moins prononcé que la contraction de 1,3% attendue par les économistes. La progression enregistrée en septembre par rapport à août a été principalement portée par les achats en ligne, qui ont augmenté de 2,6% après une chute de 4,1% le mois précédent, période de vacances estivales. A l’inverse, les ventes d’essence, qui avaient augmenté de 2,1% en août, ont diminué de 0,6% en septembre.
Les ventes au détail en zone euro ont augmenté conformément aux attentes en septembre de 0,4% sur un mois, et se sont contractées de 0,6% sur un an, alors que les données du mois d’août ont été révisées en forte hausse (stable au lieu de -0,3%), montrent les statistiques publiées mardi par Eurostat.
Les commandes à l’industrie allemande ont enregistré une contraction nettement plus importante que prévu en septembre en raison d’une forte baisse de la demande en provenance de l'étranger, montrent les données de l’Office fédéral de la statistique publiées vendredi. En données ajustées des variations saisonnières, elles ont reculé de 4% sur un mois en septembre, alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une baisse de 0,5%. Les chiffres du mois d’août, initialement indiqués en repli de 2,4%, sont révisés à -2,0%. Sur le mois de septembre, les commandes domestiques ont augmenté de 0,5%, tandis que les commandes extérieures ont diminué de 7 %.
La production industrielle en France a baissé de 0,8% sur un mois en septembre, après une hausse de 2,7% en août, en données révisées, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cette baisse est due à un repli «dans la plupart des grandes branches» et en particulier dans la production automobile, qui a connu un recul de 5,5% après un «mois d’août très dynamique» (+16,4%), a détaillé l’Insee. La seule production manufacturière a également reculé, enregistrant un repli de 0,4% sur un mois en septembre, après avoir grimpé de 3% en août, en données révisées, a précisé l’institut.
L’activité économique en zone euro s’est contractée au rythme le plus rapide depuis fin 2020 en octobre, montrent les résultats définitifs des enquêtes S&P Global auprès des directeurs d’achat du secteur des services en Europe publiés vendredi. L’indice PMI composite a reculé à 47,3 en octobre, à un creux de 23 mois, après 48,1 en septembre (47,1 en première estimation). Le sous-indice des nouvelles commandes est tombé à 45,0 (46,3 en septembre). L’indice PMI des services ressort à 48,6 en octobre après 48,8 en septembre (48,2 en première estimation).
L’activité économique en zone euro s’est contractée au rythme le plus rapide depuis fin 2020 en octobre, montrent les résultats définitifs des enquêtes S&P Global auprès des directeurs d’achat du secteur des services en Europe publiés vendredi. «Après les données sur les PMI du troisième trimestre et celles officielles sur le PIB qui montrent un ralentissement, les derniers résultats pour le début du quatrième trimestre suggèrent que l’économie de la zone euro se dirige désormais vers une récession cet hiver», a déclaré Joe Hayes, économiste chez S&P Global Market Intelligence, évoquant la baisse de la demande des ménages et de la confiance des entreprises face à l’inflation toujours élevée.
La production industrielle en France a baissé de 0,8% sur un mois en septembre, après une hausse de 2,7% en août, en données révisées, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Cette baisse est due à un repli «dans la plupart des grandes branches» et en particulier dans la production automobile, qui a connu un recul de 5,5% après un «mois d’août très dynamique» (+16,4%), a détaillé l’Insee.
Les commandes à l’industrie allemande ont enregistré une contraction nettement plus importante que prévu en septembre en raison d’une forte baisse de la demande en provenance de l'étranger, montrent les données de l’Office fédéral de la statistique publiées vendredi. En données ajustées des variations saisonnières, elles ont reculé de 4% sur un mois en septembre, alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une baisse de 0,5%.
L’activité du secteur privé britannique a subi en octobre sa plus forte contraction depuis le début de l’an dernier, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats parus jeudi. L’indice PMI composite, qui rassemble le secteur des services et celui de l’industrie manufacturière, a reculé à 48,2 en octobre, après 49,1 en septembre, mais bien moins que les 47,2 indiqués en première estimation. L’indice PMI des services a reflué à 48,8 en octobre, après 50,0 en septembre. Mercredi, l’indice PMI manufacturier était ressorti à 46,2 pour octobre (un peu mieux que la première estimation de 45,8), en chute après les 48,2 constatés en septembre.
Les inscriptions au chômage ont légèrement diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 29 octobre, à 217.000 contre 218.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient une augmentation des inscriptions, à 220.000 en moyenne. Les inscriptions de la semaine au 22 octobre ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 217.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 218.750 contre 219.250 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,485 million lors de la semaine au 22 octobre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,438 million la semaine précédente.
La croissance de l’activité du secteur des services aux Etats-Unis a ralenti plus que prévu en octobre pour revenir à son rythme le plus lent depuis mai 2020, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée jeudi. L’indice ISM des services est ressorti en baisse à 54,4 en octobre, toujours en croissance cependant après les 56,7 en septembre. Les professionnels ont signalé une forte contraction des exportations (47,7 après 65,1) en raison du ralentissement de la croissance mondiale et de la vigueur du dollar. Et également de la composante emploi, passée sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion de l’activité, à 49,1 après 53 en septembre. L’indice ISM manufacturier d’octobre était ressorti à 50,2.
L’activité du secteur privé britannique a subi en octobre sa plus forte contraction depuis le début de l’an dernier, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats parus jeudi.