Les salaires ont accéléré sur la période d’août à octobre à 5,2% en rythme annuel, dépassant les attentes du consensus. Cette donnée renforce l’anticipation d’un statu quo de la BoE jeudi et de baisses de taux limitées en 2025.
Les investisseurs anticipent une troisième baisse consécutive des taux de la banque centrale américaine cette semaine. Mais les décideurs se tiennent également prêts à ralentir voire à arrêter leur assouplissement avec l’arrivée au pouvoir de l’administration Trump.
En France et en Allemagne, les indicateurs avancés d'activité PMI composites se sont légèrement redressés tout en restant nettement sous le seuil de 50.
Le produit intérieur brut du Royaume-Uni a diminué de 0,1% en octobre en rythme mensuel, affecté par l’attentisme avant le budget mais d’autres indicateurs montrent une dégradation de la conjoncture. La livre sterling recule.
Le Conseil des gouverneurs a comme prévu poursuivi son assouplissement monétaire, de 25 points de base jeudi, et recherche des compromis pour continuer sur le même chemin.
Les taux sont au plus bas depuis janvier en Allemagne et depuis avril en France, malgré le risque politique. Une détente davantage influencée par les perspectives économiques que par la politique monétaire.
Le rapprochement entre les taux d’emprunt de la France et ceux des pays autrefois surnommés les PIGS - Portugal, Italie, Grèce et Espagne - interroge sur un éventuel déclassement de la dette française auprès des investisseurs. Or, comparaison n'est pas raison.
L’institution devrait choisir la continuité jeudi, et réduire ses taux directeurs de 25 points de base (pb) comme en septembre et en octobre. Une accélération de l’assouplissement n’est pas exclue pour 2025, mais dépendra aussi des décisions de l’administration Trump.
Après l’euphorie et les craintes suscitées par la victoire du candidat républicain, les marchés semblent plus attentistes que jamais. Les nominations aux postes clés donnent des pistes sur la future politique américaine.
Les 227.000 créations de postes mensuelles sont compensées par une hausse du taux de chômage, qui doit mener à une nouvelle baisse de taux le 18 décembre.
L'Organisation de coopération et de développement économiques anticipe une progression de l'économie mondiale de 3,3% l'an prochain et en 2026 mais alerte sur les risques liés à un regain des tensions commerciales.
L'endettement a progressé au troisième trimestre au même rythme que pendant la crise du Covid en 2020, selon l’IIF. La dette publique en est la première cause. Celle-ci devrait augmenter de 80% pour atteindra 170.000 milliards en 2028.
Certains gouverneurs plus restrictifs regardent encore davantage les salaires et les prix des services que les risques pour la croissance de la zone euro.