L'endettement mondial a atteint un nouveau pic de 312.000 milliards de dollars fin juin, selon l’IIF. La dette publique continue d’augmenter, et les analystes craignent une explosion de celle-ci en raison des besoins créés par la transition énergétique.
Fitch Ratings estime que les pays européens en déficit pourraient prendre en compte les effets multiplicateurs pour leurs futurs choix budgétaires. Or, l'approche connaît ses limites, notamment au-delà d’un certain horizon de temps.
La Fed est parvenue à baisser fortement ses taux tout en maintenant, avec le discours de son président, un équilibre sur les marchés financiers. Même si des questions demeurent sur les perspectives du marché de l'emploi américain, et donc sur le rythme des prochaines baisses de taux.
Même si, en l’absence de licenciements massifs, les taux de chômage n’ont pas encore redécollé, les taux liés aux emplois vacants ont en revanche chuté presqu’autant aux Etats-Unis qu’en Europe avec le ralentissement économique.
Les banques sont aujourd’hui plus prudentes et ont trois fois plus de fonds propres qu’en 2008. Mais le régulateur a laissé se développer un monde parallèle, opaque et de plus en plus endetté : l’écosystème du financement privé des entreprises.
Si une détente monétaire est évidente, son ampleur, de 25 ou 50 points de base, fait l’objet de débats autant sur les marchés qu’en interne, au sein d’un Comité de politique monétaire déterminé à éviter la récession.
L’industrie s’est contractée moins que prévu en juillet, grâce au bond enregistré en Irlande où les données restent très volatiles. Mais la tendance reste faible, notamment dans les quatre premières économies de la région.
Les marchés ont trouvé un peu de soulagement dans la nomination de Michel Barnier comme premier ministre. Les spreads obligataires ne se sont pas tellement resserrés pour autant.
Le Conseil des gouverneurs reste bloqué par sa volonté de voir dès aujourd’hui le résultat de ses actions, qu’il sait pourtant généralement plus décalé dans le temps.
Dans son étude annuelle Sector Atlas 2024, Allianz Trade montre la situation moins favorable des entreprises en Europe que dans les autres zones développées.
Le PIB est resté inchangé en juillet, comme en juin, marquant un coup d’arrêt par rapport au rebond de début d’année. Mais pas de quoi inverser la tendance, ni empêcher un statu quo de la BoE en septembre.