Un reconfinement au cours du premier trimestre pourrait empêcher le produit intérieur brut (PIB) de rebondir, voire, selon sa durée, entraîner un nouveau recul de l’activité, a prévenu jeudi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans un point de conjoncture. L’Insee estime qu’à fin janvier, l’activité économique française se situait à un niveau inférieur de 4% par rapport à celui d’avant-crise, en stabilité par rapport à décembre. Au vu de l’incertitude sur la situation sanitaire, l’institut a dû élaborer trois scénarios pour établir des prévisions de conjoncture au premier trimestre, selon qu’un reconfinement soit mis en place ou non et selon sa durée. Si l’activité de janvier se maintenait en février puis en mars, sans nouveau durcissement des mesures sanitaires, la croissance du PIB serait de l’ordre de 1,5%, anticipe l’Insee.
Les ventes au détail dans la zone euro ont rebondi plus fortement que prévu en décembre grâce notamment aux achats de Noël, la France et la Belgique enregistrant des progressions mensuelles à deux chiffres, montrent les données publiées ce jeudi par Eurostat. Elles ont ainsi augmenté de 2% par rapport à novembre, et de 0,6% sur un an, soit deux fois plus que ce que les économistes avaient prévu, malgré les restrictions imposées afin de tenter d’enrayer l’escalade des contaminations au covid-19.
Un reconfinement au cours du premier trimestre pourrait empêcher le produit intérieur brut (PIB) de rebondir, voire, selon sa durée, entraîner un nouveau recul de l’activité, a prévenu jeudi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans un point de conjoncture.
Moindre mal. Les chiffres de la croissance française publiés par l’Insee, en repli de 8,3 % en 2020, ont constitué une bonne surprise. Au mois de décembre 2020, l’OCDE annonçait une baisse de 9,1 % du PIB tricolore. « Il n’y a pas eu de rupture du système économique au dernier trimestre, contrairement à ce qui avait été constaté lors du confinement du printemps », analyse Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum AM. A l’époque, les prévisions annonçaient un repli bien supérieur de la croissance, au-dessus de 11 %.
L’inflation annuelle est ressortie plus élevée que prévu en janvier en Turquie à 14,97% en raison de la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation. Une accélération surprise qui met la pression sur la banque centrale turque pour accentuer sa politique monétaire restrictive malgré les récentes fortes hausses de taux. L’indice des prix a progressé de 1,68% sur un mois, selon l’institut statistique turc, là encore au-dessus des attentes. L’inflation est à deux chiffres depuis près de trois ans, alors que la cible de la banque centrale est de 5%.
La contraction de l’activité du secteur privé dans la zone euro s’est accentuée en janvier, selon les résultats définitifs de l’enquête IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI). L’indice composite, qui combine services et secteur manufacturier, s’affiche à 47,8 en janvier, après 49,1 en décembre, toujours au-dessous du score de 50, qui sépare la contraction de la croissance de l’activité. L’indice PMI des services tombe à 45,4 en janvier, après 46,4 en décembre. En Allemagne, l’indice PMI services a reculé à 46,7 en janvier, après 47,0 en décembre, et l’indice PMI composite reste en croissance grâce à l’industrie. En France, l’indice PMI services est tombé à 47,3 en janvier, après 49,1 en décembre.
La France ne fera pas pression sur l’Allemagne concernant le projet de gazoduc Nord Stream 2 avec la Russie, a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, au lendemain de la condamnation à une peine de prison de l’opposant russe Alexeï Navalny à Moscou. «Je ne vais pas m’immiscer dans les choix énergétiques allemands», a déclaré le ministre au micro d’Europe 1. Le projet de gazoduc sous-marin Nord Stream 2, qui permettrait à la Russie de fournir l’Allemagne en contournant l’Ukraine, est au coeur des tensions entre la Russie et les Etats-Unis, qui ont multiplié les sanctions à son encontre.
La France ne fera pas pression sur l’Allemagne concernant le projet de gazoduc Nord Stream 2 avec la Russie, a déclaré ce matin le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, au lendemain de la condamnation à une peine de prison de l’opposant russe Alexeï Navalny à Moscou. «C’est de la responsabilité de l’Allemagne de faire les choix et de prendre les décisions nécessaires sur un projet qu’ils ont monté», a déclaré le ministre au micro d’Europe 1. «Je ne vais pas m’immiscer dans les choix énergétiques allemands», a-t-il ajouté.
La contraction de l’activité du secteur privé dans la zone euro s’est accentuée en janvier en raison du renforcement des restrictions pour lutter contre la deuxième vague de coronavirus, selon les résultats définitifs de l’enquête IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).
L’inflation dans la zone euro est redevenue positive en janvier, dépassant même les prévisions des économistes. L’indice des prix, calculé aux normes européennes IPCH, a progressé de 0,9% en rythme annuel après -0,3% en décembre. Il était négatif depuis le mois d’août, principalement en raison de la chute des prix de l'énergie. Les prix de l'énergie ont augmenté de 3,8% par rapport à décembre mais demeurent en baisse de 4,1% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,5%. Sur un mois, l’inflation ressort à 0,2%.
L’inflation annuelle est ressortie plus élevée que prévue en janvier en Turquie à 14,97% en raison de la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation. Une accélération surprise qui met la pression sur la banque centrale turque pour accentuer sa politique monétaire restrictive malgré les récentes fortes hausses de taux. L’indice des prix a progressé de 1,68% sur un mois, selon l’institut statistique turc, là encore au-dessus des attentes.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,6% sur un an en janvier en France, selon l’estimation provisoire de l’Insee, cette hausse attendue résultant d’une accélération des prix des services et du tabac et d’un sursaut de ceux des produits manufacturés, lié au décalage des soldes d’hiver. L’atténuation de la baisse des prix de l'énergie, dans le sillage de ceux des produits pétroliers, joue également. Sur un mois, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2% en janvier, comme en décembre. L’indice harmonisé a lui progressé de 0,8% sur un an.
L'économie de la zone euro s’est contractée moins que prévu au quatrième trimestre de 2020 malgré les mesures de restrictions prises par plusieurs pays pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Le PIB a reculé de 0,7% en rythme trimestriel, corrigé des variations saisonnières et calendaires, et de 5,1% d’une année sur l’autre, selon la première estimation publiée par Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une baisse trimestrielle de 1,0% et à une contraction annuelle de 5,4% après le net rebond entre juillet et septembre lorsque la zone euro a assoupli les restrictions après la première vague du printemps 2020. Mais les performances sont contrastées entre pays. Alors que l’Allemagne (+0,1%) et l’Espagne (+0,4%) affichent une légère croissance, les deuxième et troisième économies de la zone euro, la France et l’Italie, ont tiré le résultat global à la baisse avec des contractions trimestrielles de 1,3% et 2,0% respectivement. Pour l’année 2020, le PIB a baissé de 6,8% dans la zone euro et de 6,4% dans l’Union européenne, selon la première estimation d’Eurostat.
Après les chiffrages du PIB 2020 de la France (-8,3%) et de l’Allemagne (+5%), c’est au tour de l’Italie de constater les dégâts de pandémie de Covid-19 sur son économie. Le PIB italien s’est contracté de 8,9% en 2020, selon la première estimation publiée par l’Istat mardi.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,6% sur un an en janvier en France, selon l’estimation provisoire réalisée par l’Insee. Cette hausse, après une stabilité en décembre, était attendue. Elle résulte d’une accélération des prix des services et de ceux du tabac et d’un sursaut des prix des produits manufacturés, en lien avec le décalage des soldes d’hiver, explique l’institut statistique. L’atténuation de la baisse des prix de l'énergie, dans le sillage de ceux des produits pétroliers, joue également sur la tendance.
La croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis a légèrement ralenti en janvier, à 58,7 contre 60,5 le mois précédent, montre lundi l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM). En revanche, le sous-indice des prix acquittés a grimpé à 82,1, un plus haut depuis avril 2011, contre 77,6 en décembre, confirmant les attentes d’une reprise de l’inflation dans les prochains mois. L’indice des nouvelles commandes a lui reculé à 61,1 en janvier contre 67,5 en décembre. Celui de l’emploi a progressé à 52,6 après 51,7.
Après avoir progressé de 1,1% en novembre, les ventes au détail en Allemagne ont reculé de 9,6% en termes réels en décembre, selon l’Office fédéral de la statistique, les mesures de confinement plus strictes pour lutter contre le Covid-19 ayant freiné les dépenses des consommateurs. Les économistes s’attendaient à une baisse mensuelle de 2,6% en décembre. D’une année sur l’autre, ces ventes affichent une hausse plus faible qu’anticipée, de 1,5% après une progression de 5,0% en novembre. Sur l’ensemble de l’année 2020, les ventes au détail ont cependant augmenté en termes réels de 3,9%.
La croissance du secteur manufacturier en Chine a ralenti en janvier à son rythme le plus faible en sept mois, sous l’effet du recul des nouvelles commandes à l’exportation provoqué par le regain de la pandémie. L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a reculé en janvier à 51,5 en janvier, après 53,0 en décembre, au plus bas depuis juin dernier. Le consensus établi par Reuters ressortait à 52,7. Une enquête officielle, qui concerne plus spécifiquement le sentiment des dirigeants des grandes entreprises publiques, montre également que la reprise de l’activité manufacturière a ralenti. Ce ralentissement illustre la fragilité du rétablissement de la deuxième puissance économique mondiale.
Après avoir progressé de 1,1% en novembre, les ventes au détail en Allemagne ont reculé de 9,6% en termes réels en décembre, selon les données publiées ce lundi par l’Office fédéral de la statistique, les mesures de confinement plus strictes pour lutter contre le Covid-19 ayant freiné les dépenses des consommateurs. Les économistes s’attendaient à une baisse mensuelle de 2,6% en décembre. D’une année sur l’autre, ces ventes affichent une hausse plus faible qu’anticipée, de 1,5% après une progression de 5,0% en novembre.