La Commission européenne a annoncé jeudi que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne devrait coûter un demi-point de croissance économique à l’Union européenne et 2,2 points au Royaume-Uni d’ici à fin 2022. L’accord commercial signé à Noël devrait permettre de limiter la casse par rapport aux prévisions initiales, fondées par prudence sur l’hypothèse d’une absence d’accord. « L’impact négatif (sur le PIB) est réduit d’environ un tiers pour l’UE et d’un quart pour le Royaume-Uni», a expliqué Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’Economie.
Le rebond de l’économie de la zone euro devrait être moins marqué que prévu, sous l’effet de la pandémie de coronavirus qui a obligé les pays de l’Union monétaire à mettre en place de nouvelles mesures de confinement, a annoncé jeudi la Commission européenne (CE). Bruxelles anticipe dans le même temps une croissance plus forte en 2022. Après une contraction de -6,8% en 2020, le produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la zone euro devrait progresser de +3,8% en 2021 et en 2022 selon elle.
Anesthésie. C’est une autre séquelle du Covid-19. En brouillant le recueil et la lecture des statistiques économiques, la pandémie a atténué l’effet sur les marchés financiers des indicateurs traditionnels. Goldman Sachs en fait le constat dans une étude publiée le 2 février : à partir d’avril 2020, la sensibilité du marché actions américain aux bonnes ou mauvaises surprises économiques s’est effondrée, à seulement 16 % de sa moyenne depuis 2000. Le marché des Treasuries, lui, est moitié moins sensible qu’avant à une embellie inespérée sur le front de l’emploi aux Etats-Unis. D’une part, les réactions ne sont pas proportionnelles à la taille de la surprise. En mai 2020 par exemple, les inscriptions au chômage outre-Atlantique ont été bien meilleures que prévu, de 10,8 millions, soit 100 fois l’amplitude des écarts habituels, mais les taux américains et les actions n’ont pas varié dans les mêmes proportions. D’autre part, les données sanitaires ont accaparé l’attention, et continuent à le faire aujourd’hui.
Elles sont donc une centaine de personnalités à avoir pris leur plume début février pour réclamer à la Banque centrale européenne l’annulation des dettes publiques qu’elle détient. Christine Lagarde, la présidente de la BCE, leur a opposé un « non » ferme et définitif. On savait le débat particulièrement vif en France puisque chaque économiste est désormais prié de choisir son camp. L’examen de la nationalité des signataires signale, lui, la fracture entre cigales et fourmis ou plutôt « frugaux », comme le relève malicieusement Eric Dor, directeur des études économiques à l’Ieseg : au bas de la tribune, on trouve 53 % de Français, devant les Espagnols (24 %), les Italiens (21 %) et les Belges (11 %), tous champions de la dette publique. En revanche, peu d’Allemands (7 %) et aucun Néerlandais. La discussion s’engage mal.
La production accusait une baisse de 1,7% dans l’industrie manufacturière en décembre 2020 (après +0,7 % en novembre), pour la première fois depuis avril 2020, d’après l’Insee. Dans l’ensemble de l’industrie, elle diminue pour le deuxième mois consécutif (-0,8% après -0,7%) du fait de l’arrêt de plusieurs raffineries. Par rapport à février 2020, la production reste en retrait dans l’industrie manufacturière (-5,7 %), comme dans l’ensemble de l’industrie (-4,9 %). C’est toujours dans la production des autres matériels de transports qui inclut l’aéronautique que la baisse reste la plus forte (-15,2%). La production de biens intermédiaires (-2,8%) et de biens de consommation non durables (-5,2%) a rebondi plus rapidement que celle de biens d’équipement (-7,4%).
L’Allemagne voit se confirmer le rebond de l’inflation à 1,0% en glissement annuel en janvier 2021, et 1,6% pour l’indice harmonisé qui lui inclut des changements de pondérations par rapport à 2020. Parmi les changements notables de poids à la hausse: près de 2% pour le poids de l’alimentation et des boissons non alcoolisées, 2% pour les coûts liées au logement et 1% pour l’aménagement du logement. Et à la baisse : -2% pour les vacances à forfait, 2% pour l’hôtellerie-restauration et 1% pour l’habillement. Ces changements et les imputations de prix vont accentuer le mouvement de hausse de l’inflation.
L’économie française devrait rebondir de 5% cette année malgré l’incertitude créée par la situation sanitaire, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, confirmant ainsi les prévisions de décembre de la banque centrale. Après une contraction du PIB de -8,3% en 2020, cette prévision pour 2021 est «robuste et plutôt prudente», a déclaré le gouverneur de la Banque de France dans une interview accordée aux journaux du groupe Ebra. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a préparé le budget 2021 sur la base d’une prévision de croissance de +6%, mais il a indiqué ces dernières semaines que cela pourrait être difficile.
L’économie française devrait rebondir de 5% cette année malgré l’incertitude créée par la situation sanitaire, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, confirmant ainsi les prévisions de décembre de la banque centrale. Après une contraction du PIB de -8,3% en 2020, cette prévision pour 2021 est «robuste et plutôt prudente», a déclaré le gouverneur de la Banque de France dans une interview accordée aux journaux du groupe Ebra. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a préparé le budget 2021 sur la base d’une prévision de croissance de +6%, mais il a indiqué ces dernières semaines que cela pourrait être difficile.
La production industrielle en Allemagne est restée stable en décembre par rapport au mois précédent, en données corrigées de l’inflation, des variations saisonnières et des effets calendaires, a indiqué hier Destatis, l’agence fédérale de la statistique. Les économistes tablaient en moyenne sur une augmentation de 0,6%. Sur un an, la production industrielle allemande a reculé de 1% en décembre. En novembre, en données révisées, elle avait augmenté de 1,5% sur un mois et diminué de 2,5% sur un an.
Les hôtels, les cinémas et les théâtres vont rouvrir en Pologne à partir de la mi-février à la moitié de leur capacité, a déclaré vendredi le Premier ministre Mateusz Morawiecki dans un contexte de frustration croissante des entreprises du pays. Les infections quotidiennes dues au Coved-19 se sont récemment stabilisées mais le gouvernement veut éviter d’assouplir les restrictions trop rapidement. Ces mesures seront effectives à partir du 12 février, initialement pour une période de deux semaines, après quoi elles seront réexaminées. Si le sport en plein air sera également autorisé, les gymnases resteront fermés et les restaurants pourront offrir exclusivement des repas à emporter.
La Corée du Sud a dévoilé vendredi un plan de 48.500 milliards de won (36 milliards d’euros) pour construire le plus grand parc éolien offshore du monde d’ici à 2030. Ce projet est un volet majeur du Green New Deal du président Moon Jae-in, lancé l’an dernier pour réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles le rendre neutre en émissions de carbone d’ici à 2050. Les entreprises fourniront 47.600 milliards de won pour financer le projet et le reste sera réglé par le gouvernement. Les 8,2 Gigawatts envisagés correspondent à l'énergie produite par six réacteurs nucléaires ou aux effets de la plantation de 71 millions de pins.
Face aux appels d’une centaine d’économistes en faveur d’une annulation pure et simple de la dette engendrée par la crise du Covid-19, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a réaffirmé dans le JDD qu’une telle solution était «inenvisageable» et qu’elle constituerait «une violation du traité européen qui interdit strictement le financement monétaire des États». Elle a ajouté que les dettes se géraient dans le temps long et que «les investissements réalisés dans des secteurs déterminants pour l’avenir engendreront une croissance plus forte». La reprise économique de l’Union européenne a été retardée mais devrait monter en puissance à partir du milieu de l’année 2021, a par ailleurs estimé Christine Lagarde qui a exhorté les dirigeants européens à ratifier le plan de relance de 750 milliards d’euros annoncé en mars 2020.
Les commandes à l’industrie ont diminué de 1,9% en données ajustées des variations saisonnières au mois de décembre après une progression de 2,7% (révisée à la baisse) en novembre, selon les données publiée vendredi par Destatis, l’office fédéral de la statistique. Le consensus prévoyait une baisse de 1,0%. Les commandes domestiques ont diminué de 0,9%, alors que celles provenant de l'étranger ont baissé de 2,6%. Le repli atteint 7,5% pour les contrats émanant de la zone euro.
Les hôtels, les cinémas et les théâtres vont rouvrir en Pologne à partir de la mi-février à la moitié de leur capacité, a déclaré ce vendredi le Premier ministre Mateusz Morawiecki, qui entreprend des mesures provisoires pour rouvrir l'économie dans un contexte de frustration croissante des entreprises du pays. Les infections quotidiennes dues au Coved-19 se sont récemment stabilisées dans ce pays mais le gouvernement veut éviter d’assouplir les restrictions trop rapidement. Ces mesures seront effectives à partir du 12 février, initialement pour une période de deux semaines, après quoi elles seront réexaminées.
Les marchés financiers décortiqueront la semaine prochaine de nombreuses publications de résultats d’entreprises en Europe et surveilleront les progrès au Congrès du plan de relance de 1.900 milliards de dollars promis par le président des Etats-Unis, Joe Biden.
La Corée du Sud a dévoilé un plan de 48.500 milliards de won (36 milliards d’euros) pour construire le plus grand parc éolien offshore du monde d’ici à 2030, dans le cadre des efforts visant à favoriser une relance écologique après la pandémie de Covid-19. Ce projet est un volet majeur du Green New Deal du président Moon Jae-in, lancé l’an dernier pour réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles le rendre neutre en émissions de carbone d’ici à 2050.