La nouvelle présidente de l'association des fonds d'investissement dévoile son programme et les défis qui attendent le secteur dans les prochaines années.
Le fournisseur de réseaux internet et de services d’hébergement pour les entreprises et les collectivités Adista, jusque là contrôlé par Equistone Partners Europe, a vu ce dernier signer un accord visant à céder sa participation à Keensight Capital. La valorisation du groupe retenue à l’occasion de ce nouveau LBO est de 400 millions d’euros, soit quatre fois plus qu’en 2016. Avec 720 collaborateurs et un réseau de 35 agences réparties sur l’ensemble du territoire français, Adista a affiché un chiffre d’affaires de 153 millions d’euros l’an dernier. D’ici 2025, cet agrégat pourrait atteindre 300 millions, contre 75 millions en 2016.
Exclusif – L’ex-Paribas Affaires Industrielles a su se démarquer de ses concurrents, à commencer par Bain Capital, TA Associates et des investisseurs chinois.
Fournisseur de réseaux Internet et de services d’hébergement pour les entreprises et les collectivités, mais aussi gestionnaire de système d’information, Adista aime à se définir comme le premier opérateur cloud et télécoms alternatif B2B dans l’Hexagone. Une activité hybride qui plaît aux fonds d’investissement. Depuis cinq ans, le groupe est contrôlé par Equistone Partners Europe – lequel vient de signer un accord visant à céder sa participation à Keensight Capital. Le fonds à l’empreinte growth buyout n’a pas lésiné sur les moyens pour reprendre les rênes d’Adista. La valorisation du groupe retenue à l’occasion de ce nouveau LBO est de 400 millions d’euros, soit quatre fois plus qu’en 2016.
D’ici le mois prochain, LFPI annoncera formellement avoir cédé le spécialiste de la location et de la distribution de grues Uperio à Towerbrook. L’information, discrètement révélée sur le site spécialisé Opérations Financières, a été confirmée à L’Agefi. Elle est évaluée à 290 millions d’euros, soit 5,7 fois l’Ebitda du groupe. Un prix légèrement supérieur à l’offre qui avait été remise par Lone Star, il y a trois ans. Mais le fonds texan n’était pas allé au bout des discussions, préférant se retirer en raison du risque d’exécution du rapprochement entre Arcomet et Matebat – les deux entités ayant donné naissance à Uperio en 2019. Les autres offres étaient jugées non satisfaisantes et LFPI a été amené à faire le dos rond jusqu’à ce que l’incertitude liée à la pandémie de Covid-19 soit levée. Dans le cadre de cette nouvelle remise à plat du capital, LFPI était accompagné par Canaccord Genuity et DC Advisory, tandis que Towerbrook l’a été par Messier & Associés.
Selon la dernière étude de Coller Capital, moins d’un cinquième des «limited partners» se disent prêts à investir chez de nouveaux gérants de dette privée.
En cédant Caroll à Beaumanoir, le groupe dirigé par Patrick Puy ne possédera plus que la marque Minelli, dont la vente pourrait aussi prochainement aboutir.
Le spécialiste du contrôle de la qualité industrielle Trigo est parvenu à repousser la maturité de sa dette LBO de deux ans et demi. La tranche B de la dette, correspondant à 240 millions d’euros, et la partie amortissable comprenant lignes de capex et crédit renouvelable pour 60 millions, devaient respectivement arrivée à échéance en juin 2023 et janvier 2022. L’information, révélée dans Capital Finance, a été confirmée à L’Agefi. Le groupe, qui figure dans le portefeuille d’Ardian depuis 2016, a vu son Ebitda dégringoler de 60 à 27 millions d’euros, l’an dernier. Un trou d’air lié à la politique de diversification qu’il avait entamée dans l’aéronautique. Aujourd’hui, près de 80% de son activité reste toutefois liée à l’automobile.
Le spécialiste du contrôle de la qualité industrielle Trigo peut souffler. Il est parvenu à repousser la maturité de sa dette LBO de deux ans et demi. La tranche B de la dette, correspondant à 240 millions d’euros, et la partie amortissable comprenant lignes de capex et crédit renouvelable pour 60 millions, devaient respectivement arrivée à échéance en juin 2023 et janvier 2022. L’information, révélée dans Capital Finance, a été confirmée à L’Agefi.
Acteur historique du financement dans le secteur français de l’aéronautique, Ace Capital Partners, filiale de Tikehau Capital depuis 2018, lance un fonds dédié à l’aéronautique et à la défense en Espagne. Baptisé Ace Aerofondo IV, celui-ci bénéficiera du soutien financier de Tikehau Capital (33,3 millions d’euros), du Sepi (33,3 millions), l’organe d’investissement du gouvernement espagnol, d’Airbus (28,3 millions) et du groupe ibérique Indra (5 millions). Un premier closing de 100 millions d’euros aura lieu en juin 2021, dans l’optique d’atteindre d’ici douze mois une taille cible de 150 à 200 millions d’euros. Avec ce véhicule, le gérant au milliard d’euros d’actifs espère bénéficier du redécollage du secteur, mis à mal par la pandémie de Covid-19.
Acteur historique du financement dans le secteur français de l’aéronautique, Ace Capital Partners franchit les Pyrénées. La société de gestion, filiale de Tikehau Capital depuis 2018, vient de lancer un fonds dédié à l’aéronautique et à la défense en Espagne. Baptisé Ace Aerofondo IV, celui-ci bénéficiera du soutien financier de Tikehau Capital (33,3 millions d’euros), du Sepi (33,3 millions), l’organe d’investissement du gouvernement espagnol, d’Airbus (28,3 millions) et du groupe ibérique Indra (5 millions). Un premier closing de 100 millions d’euros aura lieu en juin 2021, dans l’optique d’atteindre d’ici douze mois une taille cible de 150 à 200 millions d’euros. Avec ce véhicule, le gérant au milliard d’euros d’actifs espère bénéficier du redécollage du secteur, mis à mal par la pandémie de Covid-19.
Exclusif – A l’occasion de la refonte de son capital, le nouveau numéro un français du courtage en assurance a été valorisé 2,5 milliards d’euros, soit près de 15,5 fois l’Ebitda 2021.
Mutuactivos, filiale de gestion d’actifs de l’assureur espagnol Mutua, a annoncé la transformation de son fonds de fonds investi dans le secteur de la technologieMutuafondo Tecnológico en fonds direct. Les équipes d’analyses et de gérants actions internes reprennent la main sur le fonds. Le marché américain constitue 78% de l’allocation géographique du portefeuille, l’Asie12% et l’Europe 10% du fonds désormais directement investi sur les marchés.
Dans l’industrie du private equity tricolore, KKR tient une place particulière. Le géant new-yorkais était à l’origine du plus gros LBO de France, grâce à son investissement dans Solocal en 2006, sur la base d’une valorisation de 6 milliards d’euros. Mais si l’opération sur l’ex-PagesJaunes est finalement restée dans les annales de la plus mauvaise des manières, l’investisseur n’a pas perdu goût pour la démesure. Il vient de prendre une participation minoritaire au capital de Cegid, par le biais de son fonds long-terme KKR Core Investment Strategy.