Portée par la croissance des Pays-Bas et par son plan d’économies, la banque néerlandaise affiche un bénéfice trimestriel en forte hausse. Dans un contexte de privatisation annoncée.
Selon Patrick Artus (Natixis), la distribution de crédit n'est pas entravée par les créances douteuses. Mais celles-ci conduisent les banques à augmenter leurs marges de taux d'intérêt.
Monte dei Paschi di Siena annoncera ce vendredi une perte de plus de trois milliards d’euros au titre du premier semestre, en raison du provisionnement de ses créances douteuses, affirme ce mardi le journal allemand Börsen Zeitung, citant des sources du secteur. L'établissement toscan, sous perfusion de l’Etat italien, occupe depuis des années le devant de la scène de la crise qui a frappé une bonne partie du système bancaire de la péninsule. Fin juillet, le gouvernement italien a publié un décret autorisant la recapitalisation de Monte dei Paschi, ouvrant ainsi officiellement la voie à son renflouement, dont le montant pourrait avoisiner huit milliards d’euros. Selon le plan annoncé début juillet, l’Etat apporterait 5,4 milliards sous forme d’augmentation de capital et de rachat d’obligations détenues par des particuliers. Le reste viendrait de la conversion de créances sur la banque en capital.
Les dirigeants de Commonwealth Bank of Australia, la première banque australienne, accusée de blanchiment par les autorités du pays, vont perdre leur bonus pour l’exercice 2017, clos au 30 juin. Le conseil d’administration leur a renouvelé leur confiance, estimant que cette sanction était suffisante. Cela concerne le directeur général Ian Narev et les plus hauts cadres dirigeants. Les autres cadres verront leur bonus réduit de 20%. La banque risque une amende importante, alors qu’elle a omis pendant trois ans de déclarer quelques 50.000 versements en cash supérieurs à 10.000 dollards australiens (6.700 euros).
Ce chiffre, avancé par le journal allemand Börsen Zeitung, intervient à quelques jours de la tenue du conseil d'administration de la banque italienne, vendredi 11 août.
La perspective du Brexit, qui ne se concrétisera qu’en 2019 au plus tôt, n’a pas pour l’instant d’impact visible sur le système bancaire britannique qui fait preuve de résistance. Ce constat est dressé par l’agence de notation Moody’s dans deux analyses sur les banques et les établissements de crédit britanniques publiées le 2 août.
Malgré le ralentissement de la croissance de ses revenus, la filiale de location longue durée de la Société Générale a confirmé ses objectifs pour 2017.
Le véhicule coté de la banque verte y a enregistré une hausse organique de son produit net bancaire de 3,6%, pour un résultat net en croissance de 12,7%.
Les résultats de la Société Générale ont fortement baissé au deuxième trimestre 2017, pénalisés par le règlement à l’amiable du litige avec le fonds souverain libyen (LIA) et par une base de comparaison défavorable avec l’année dernière, du fait de la plus-value exceptionnelle dégagée grâce à la vente des titres Visa. Le bénéfice net chute de 27,6% à 1,058 milliard d’euros au deuxième trimestre, en ligne avec le consensus (1,062 milliard). Retraités des éléments exceptionnels, «le groupe Société Générale réalise une bonne performance sur l’ensemble de ses métiers», estime la banque, se félicitant notamment de la progression de 11% du résultat sous-jacent, qui atteint 1,165 milliard d’euros.
Les profits des banques françaises ont été affectés en 2016 par les renégociations de crédit. Cet effet sera encore plus sensible à l'avenir, estime l'agence DBRS.