L’Etat belge, encore actionnaire à hauteur de 7,8% de la banque française BNP Paribas, s’apprête à réduire sa participation, rapporte le quotidien belge De Tijd. Bruxelles envisagerait de céder une partie seulement de ses actions d’ici la fin de l’année. La Société fédérale de participations et d’investissements (SFPI) a étendu son accord avec 12 banques parmi lesquelles elle sélectionne les chefs de file pour ses placements jusqu’au 31 décembre. La Belgique avait déjà réduit sa participation début mai, cédant alors un peu moins d’un quart de ses titres au prix de 65,10 euros par action, lui rapportant environ 2 milliards d’euros. L’action BNP Paribas a terminé vendredi à 65,99 euros.
La banque américaine Goldman Sachs a obtenu le feu vert de l’autorité des marchés financiers saoudienne hier pour proposer de nouveaux services, notamment le courtage d’actions. De nombreuses banques cherchent à se renforcer en Arabie Saoudite alors que le royaume s’est engagé dans un vaste plan pour rendre son économie moins dépendante au pétrole qui inclut de nombreuses privatisations, dont la cession d’une participation de 5% dans le géant pétrolier Saudi Aramco. Présent depuis 2009 dans le pays, Goldman avait fait sa demande en juin.
Trois des plus gros créanciers de Banco Popular - Algebris, Anchorage Capital Group et Ronit Capital - ont déposé une plainte hier auprès de la Cour de justice de l’Union européenne, demandant de revenir sur le sauvetage et de récupérer leurs obligations, allongeant ainsi la liste des recours en justice contre les interventions des autorités européennes. Ils ont aussi demandé des précisions concernant la décision du Conseil de résolution unique d’intervenir, l’accusant d’avoir aggravé la situation de Banco Popular avec ses commentaires concernant la banque avant de mettre en œuvre le plan. Plusieurs associations espagnoles représentant des petits actionnaires ont également déposé des plaintes auprès de la Cour européenne concernant l’intervention du CRU, tout comme un groupe d’investisseurs mexicains, menés par le milliardaire Antonio del Valle, qui détenait 4% de l'établissement.
Alors qu'il dit rester en phase d'investissement, malgré le blocus imposé par ses voisins, le fonds qatari diminue pour la première fois sa participation dans la banque suisse.
L’autorité de la concurrence brésilienne, la Cade, a autorisé hier l’acquisition par Itau Unibanco des branches de Citigroup ainsi que de ses actifs d’assurance au Brésil. Itau Unibanco devra toutefois s’engager auprès de la Cade de limiter ses fusions à l’avenir, l’empêchant d’acquérir de nouvelles institutions financières pendant 30 mois. Itau avait annoncé l’acquisition des branches de Citigroup pour 220 millions de dollars en octobre dernier. L’acquisition d’une participation de 49,9% dans XP Investimentos pour 2 milliards de dollars n’est pas concernée par le moratoire sur les fusions, l’opération étant déjà en cours d’analyse par la Cade.
Bank of America compte facturer sa recherche aux gestionnaires d’actifs jusqu’à 80.000 dollars par an et par utilisateur à partir de janvier 2018 et l’introduction de la régulation Mifid 2, indique Bloomberg après avoir eu accès à une plaquette tarifaire. L’offre inclut des contacts directs avec les analystes, l’accès à des conférences et des rencontres avec des cadres exécutifs de grandes sociétés. La facturation s’échelonnera entre 15.000 et 80.000 dollars selon l’usage que les clients auront des services proposés. Pour son offre la plus simple, avec un accès en lecture seule aux rapports de recherche, les prix iront de 4.000 à 6.000 dollars par an et par utilisateur, selon le nombre d’utilisateurs.
La Commonwealth Bank of Australia est accusée de tromperie sur des produits d’assurances et d’avoir servi de blanchisseuse à des trafiquants de drogue.
La police danoise a perquisitionné la semaine dernière les locaux de Nordea, la plus grande banque de Scandinavie, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent. La banque suédoise a annoncé la perquisition hier, précisant qu’elle collaborait entièrement avec les autorités. L’enquête danoise avait été ouverte en juin 2016 à la suite d’un signalement de l’autorité de régulation des marchés financiers. Nordea a eu à faire face à des accusations similaires en Suède, qui se sont conclues par des amendes.
La société d’audit KPMG a accepté de payer une amende de 6,2 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme américain des marchés financiers. La SEC reprochait à KPMG de ne pas avoir audité correctement les comptes de Miller Energy, une société d’exploration et de production de pétrole et de gaz, accusée en 2015 d’avoir maquillé ses comptes.
La banque allemande Deutsche Bank a confirmé hier la nomination de Tom Patrick à la tête de sa région Amériques avec effet immédiat, en remplacement de Bill Woodley, qui quitte l'établissement. Tom Patrick conservera pour le moment ses fonctions précédentes à la tête des actions et en tant que codirigeant de la banque commerciale et d’investissement pour les Amériques, précise Deutsche Bank. Il avait rejoint Deutsche Bank en 2012 après avoir travaillé au sein de Bank of America Merrill Lynch.
JPMorgan Chase & Co a inauguré une nouvelle plate-forme de marché privée, ou «darkpool», qui offre à ses clients la possibilité d’utiliser les algorithmes propriétaires de la banque pour acheter ou vendre des actions, rapportait hier Reuters. Les échanges ont débuté durant la semaine du 17 juillet sur cette plate-forme nommée JPBX, d’après des données publiées par la Financial Industry Regulatory Authority (Finra). Les lancements de nouveaux «darkpools» sont devenus plus rares alors que leur régulation s’est accentuée. D’une cinquantaine au plus fort de leur popularité, ils ne sont plus qu’une trentaine aujourd’hui, selon la Finra.
Il n’aura pas fallu attendre le printemps pour que Wells Fargo remanie son conseil d’administration. La banque américaine, embourbée dans une série de scandales, a confirmé hier la nomination d’Elizabeth Duke, ancien gouverneur de la Fed, à sa présidence, en remplacement de Stephen Sanger qui prend sa retraite avec deux autres directeurs. Juan Pujadas rejoindra quant à lui le conseil le mois prochain en qualité de directeur indépendant, alors que trois autres directeurs indépendants seront nommés d’ici à la prochaine assemblée générale au printemps 2018.
La banque indienne a enregistré une hausse de 7,4% à 10% de la part des actifs douteux dans ses encours, ce qui a pesé sur son bénéfice entre avril et juin.
La banque italienne a passé une provision pour dépréciation massive de 4 milliards d’euros au deuxième trimestre afin de préparer son opération de titrisation.
La banque américaine JPMorgan envisage de facturer sa recherche action pour 10.000 dollars par an, un prix d’appel inférieur aux autres tarifications ayant été annoncées jusqu’à présent, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions. JPMorgan souhaite ainsi gagner des parts de marché alors que l’industrie se prépare au changement imposé par les autorités de régulation européennes. Mifid 2, qui contraint l’industrie financière à facturer sa recherche, entre en vigueur le 3 janvier 2018. L’option de base proposée par JPMorgan permettrait de lire la recherche de la banque, sans possibilité d’entretien avec les analystes.
Le président du groupe bancaire britannique Lloyd’s, Antonio Horta-Osario, souhaite mettre l’accent sur la banque privée pour son prochain plan stratégique à l’horizon trois ans qu’il dévoilera en février prochain, rapportait hier le Financial Times. La banque cherchera à profiter de synergie en proposant ses produits d’assurance à ses clients bancaires et inversement, avec l’objectif de croître dans la gestion de produits de retraite. Lloyd’s contrôle près d’un quart du marché des comptes-courants au Royaume-Uni mais environ 2% seulement de la gestion de patrimoine.
La banque japonaise Mitsubishi UFG Financial Group, qui ambitionne de se hisser parmi les géants de la gestion d’actifs au niveau mondial, ne limite pas ses ambitions à ce secteur. La banque envisage d’ouvrir une branche en Arabie Saoudite d’ici 2018 pour profiter des 350 milliards de dollars de privatisations annoncées par le royaume pour les cinq prochaines années. «Nous nous préparons à nous étendre en Arabie Saoudite en embauchant 20 personnes», a déclaré hier le dirigeant de MUFG au Moyen-Orient Elyas Algaseer. «Nous irons jusqu’à 60 employés d’ici 3 à 5 ans en ligne avec nos objectifs de croissance dans la région.»