Les banques polonaises Pekao et Alior ont déclaré mardi envisager une coopération voire une fusion des deux établissements, afin de renforcer leurs positions respectives sur le marché bancaire polonais. Les deux établissements ont signé une lettre d’intention «permettant la faisabilité et l'évaluation de diverses formes de coopération potentielle ou de combinaison des deux entités».
ING a annoncé mardi le lancement en France de «Prêt Pro Direct», une solution de prêt professionnel en ligne à destination des TPE et PME. «Ayant identifié une forte attente des dirigeants pour un accès simplifié au financement, ING a collaboré pendant plusieurs mois avec cinq start-up, parmi lesquelles Kabbage et la start-up française Budget Insight, pour développer une offre de crédit simplifiée», explique ING dans un communiqué.
Face à l'arrivée de Orange Bank le 2 novembre prochain, le Crédit Mutuel lance officiellement ce mardi Avantoo, un compte bancaire associé à un forfait mobile de 50 Go.
La Société Générale s’attend à ce que ses activités au Moyen-Orient connaissent au cours des trois prochaines années une croissance supérieure à celle de la plupart des autres régions du monde, a déclaré hier le directeur général de la banque française, qui compte profiter des efforts de diversification de ces économies dépendantes du pétrole. La banque, qui a des bureaux à Dubaï, Abou Dhabi et Ryad, pense que les pouvoirs publics et les entreprises de la région vont alimenter la demande en services bancaires en cherchant à lever de l’argent sur le marché de la dette pour financer leurs projets, a souligné Frédéric Oudéa devant la presse à Dubaï. Le volume des émissions obligataires internationales du Golfe devrait encore battre son record cette année, après avoir atteint 69 milliards de dollars en 2016. La Société Générale, qui a doublé la taille de son bilan et de sa base de clientèle au Moyen-Orient au cours des cinq dernières années, compte augmenter ses effectifs dans la région de manière sélective.
Le nombre total de banques dans la zone euro a continué à diminuer l’année dernière, tandis que les réserves de fonds propres de ces établissements se sont améliorées, selon les données publiées lundi par la Banque centrale européenne (BCE). Sur une base non consolidée, le nombre des institutions de crédit s'établissait à 5.073 à la fin de l’année dernière, contre 5.474 l’année précédente. Sur une base consolidée, c’est-à-dire en comptant les banques appartenant au même groupe comme un seul établissement, la zone euro comptait 2.290 institutions de crédit à la fin de l’année dernière, contre 2.379 un an plus tôt, et 2.904 en 2008.
Les employés de Postbank, filiale de banque de détail de Deutsche Bank, pourraient se mettre en grève pour une durée illimitée si leurs revendications salariales ne sont pas satisfaites, a prévenu hier le syndicat Verdi à la veille de la reprise de négociations sur le sujet, en soulignant que les salariés de Postbank se sont prononcés à 97,7% pour une telle possibilité. Verdi demande que Postbank prolonge jusqu’en 2022 la garantie de l’emploi et qu’elle augmente de 5% les salaires d’environ 18.000 employés. La direction de Postbank propose jusqu’ici de prolonger la garantie de l’emploi jusqu’en 2019 et d’augmenter les salaires de 2,5% en deux temps.
La banque aurait utilisé des informations confidentielles au profit de son compte propre, selon le hedge fund Red Kite, qui invoque un préjudice de 860 millions de dollars.
Les relations entretenues par les établissements financiers avec les représentants de personnes protégées sont à l’étude dans la lettre de l’observatoire de l’épargne publiée par l’AMF en octobre 2017. Il en ressort que «certains besoins» semblent ne pas être «suffisamment pris en compte». Les mandataires souhaiteraient disposer au sein des établissements d’un interlocuteur spécialisé.
Trois des principales banques grecques se préparent à céder un montant record de 5,5 milliards d’euros de créances douteuses d’ici le début 2018, rapportait hier Reuters citant des sources au sein des banques. Les banques grecques sont lestées de 103 milliards d’euros de créances douteuses, soit environ 60% du produit intérieur brut du pays. La BCE veut que ce montant soit ramené à 38 milliards d’euros d’ici la fin 2019. La Banque du Pirée, première banque grecque, ainsi que la Banque nationale de Grèce et Alpha Bank prévoient de céder d’ici la fin mars respectivement 3 milliards, 1,5 milliard et 1 milliard d’euros de créances douteuses. Eurobank a lancé le mouvement ce mois-ci en cédant des créances d’une valeur faciale de 1,5 milliard d’euros au fonds suédois Intrum pour seulement 45 millions d’euros, soit 3% de la valeur nominale.
Protection. Les entreprises n’ont pas le choix, elles doivent investir dans la protection de leurs systèmes d’information. Selon Cost of Cybercrime Study, une enquête réalisée par le Ponemon Institute et Accenture à laquelle ont répondu 254 organisations dans 7 pays*, le coût moyen de la cybersécurité atteint 11,7 millions de dollars par an et par acteur, +22,7% en un an. C’est aux Etats-Unis que le coût annuel par acteur est le plus élevé : 21,2 millions de dollars, contre 11,1 millions de dollars outre-Rhin ou 7,9 pour la France. Les services financiers sont le secteur d’activité qui dépense le plus en cybersécurité, c’est aussi le plus concerné par les attaques et celui qui se protège le plus. Les attaques les plus coûteuses sont les malwares, avec 2,4 millions de dollars dépensés en moyenne pour les prévenir ou les résoudre. Une fois les attaques identifiées, les conséquences les plus coûteuses sont le vol d’informations (43%), la perturbation de l’activité (33%) et la perte de revenus (21%).
Entre une compagnie d’assurances portugaise, un obscur spécialiste des fonds de pension en Grande-Bretagne et une société financière tchèque, les points communs ne sautent pas aux yeux. Ces quelques prises ont représenté jusqu’à présent le gros du butin des groupes chinois dans le secteur financier européen. Elles révèlent une approche opportuniste et parcellaire, qui, dans le cas de Lisbonne, doit beaucoup à la bienveillance d’autorités locales en quête d’argent frais. Depuis peu, les conglomérats venus de Chine ont porté leur regard sur des cibles plus voyantes, établies dans des pays du cœur de l’Europe. Là encore, la logique industrielle de ces transactions n’est pas toujours perceptible. Il convient de ne pas sous-estimer non plus la dimension psychologique du phénomène. Pour ceux qui les côtoient, les patrons de ces groupes, devenus milliardaires, se livrent une guerre d’ego et se flattent d’apparaître comme le prochain Warren Buffett en dénichant la meilleure idée d’investissement avant les autres. Au risque, par leur agressivité financière, de braquer les superviseurs européens et les opinions publiques.
Le fonds américain Lone Star a finalisé hier l’acquisition de Novo Banco auprès du fonds portugais de résolution, trois ans après la résolution de Banco Esperito Santo. «La conclusion de la vente ouvre la voie à un renforcement très important des fonds propres de Novo Banco et donne les moyens à la banque de perdurer avec un business plan qui lui permet de continuer à financer l’économie» a déclaré le gouverneur de la Banque du Portugal, Carlos Costa. Lone Star devrait compléter d’ici la fin de l’année l’injection de capital de 1 milliard d’euros, a-t-il ajouté. Le patron de Novo Banco, Antonio Ramalho, devrait conserver son poste jusqu’en 2020, d’après des documents règlementaires, tandis que Byron Haynes prendra la tête du conseil de surveillance.