Rabot. L’environnement reste difficile pour les banques, dont les réductions en termes d’effectifs et de réseaux ne parviennent pas à compenser les coûts réglementaires et de restructuration. « Les banques européennes font face à l’érosion continue de leurs revenus et le secteur devrait rester sous pression pour réaliser des économies de coûts », estime Nick Hill, chez Moody’s, soulignant que les réductions de voilure réalisées n’ont pas eu un effet significatif dans ce domaine. Malgré une réduction des agences de 18 %, les coûts ont crû en moyenne de 1,2 % par an entre 2010 et 2016. Le ratio coûts/bénéfices a augmenté de près de 7 points à 68 %, les pays du Nord (Danemark, Finlande, Irlande, Belgique…) ayant toutefois affiché une amélioration.