On peut faire perdre 17,3 millions d’euros à sa banque en une seule journée, se faire licencier pour cela, et gagner 1,3 million d’euros à son procès pour licenciement abusif. C’est en substance ce qui est arrivé à Lionel Crassier, ancien trader à New-York de BNP Paribas, que la banque avait licencié en 2012, a relevé l’agence Bloomberg. Le 26 mars 2012, le trader avait généré cette perte en prenant une position sur 65.000 contrats à terme, dépassant ainsi ses limites autorisées. Seulement, les juges de la cour d’appel de Paris ont jugé qu’il avait été licencié injustement car ils ont estimé que la banque l’avait déjà sanctionné pour cette perte en le faisant revenir de New York. Cette décision annule un précédent jugement de 2017 lors duquel Lionel Crassier avait été condamné à verser 500 dollars à la banque.