HSBC prévoit une expansion ambitieuse de sa gamme d’ETF en 2020 afin de revitaliser son activité de gestion d’actifs de 512 milliards de dollars, rapporte le Financial Times. Nicolas Moreau, nommé directeur général du département de gestion d’actifs de HSBC en août, a imaginé une série d’initiatives visant à relancer la croissance à un moment où la banque cotée à Londres réduit agressivement ses coûts. Au premier semestre 2020, HSBC va lancer huit ETF employant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, annonce le FT. La banque prévoit aussi de concevoir une plate-forme ETF obligataire en 2020 et de lancer une gamme de ces fonds indiciels cotés sur les métaux précieux dans le courant de l’année. Une quinzaine de nouveaux postes seront créés dans le département gestion d’actifs pour appuyer ces initiatives. Trois nominations importantes ont été réalisées. Brian Heyworth est devenu responsable mondial de l’activité institutionnel. Christophe de Backer a été nommé responsable mondial de l’activité wholesale et des partenariats. Enfin, Edmund Stokes a été désigné directeur opérationnel mondial.
L’Autorité de la concurrence autorise, d’une part La Banque Postale (LBP) à prendre le contrôle de CNP Assurances dont elle était déjà actionnaire, et d’autre part la Caisse des dépôts et consignations (CDC) à détenir seule le contrôle du groupe La Poste à la place de l’Etat. Ces autorisations accordées le 30 décembre sans condition particulière valident la création du futur grand établissement financier public, dont le projet avait été présenté fin août 2018 par le gouvernement. «L’attention de l’Autorité s’est portée plus particulièrement sur les marchés de l’assurance, sur lesquels CNP Assurances et La Banque Postale sont présentes, ainsi que sur les marchés bancaires sur lesquels La Banque Postale et la CDC sont actives», précise son communiqué. Concernant le rapprochement d’activités d’assurance et de banque au sein de LBP, «elle a constaté que les parts des marchés respectives des parties [...] restaient modérées, et que d’autres acteurs puissants sur les secteurs de la banque et de l’assurance étaient actifs sur ces marchés tels que le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, BNP Paribas et BPCE.» Le bancassureur public doit être opérationnel dès ce début d’année.
Banca Popolare di Bari aurait besoin d’une recapitalisation de 1,4 milliard d’euros au cours des prochains mois pour survivre, soit un montant nettement plus élevé que les estimations initiales, selon Il Giornale. Le journal italien s’appuie sur une note interne du conseil d’administration du fonds interbancaire italien. Le 15 décembre, le gouvernement italien avait approuvé un plan de sauvetage de la banque en difficulté prévoyant une injection de capital pouvant atteindre 900 millions d’euros, par l’intermédiaire de plusieurs entités publiques. Le sauvetage du petit prêteur italien va à l’encontre de la philosophie de l’Union bancaire, censée éviter que les contribuables renflouent les établissements de crédit en difficulté.
L’Italie, avec l’accord de la Commission européenne, va décaler au début de 2020 la présentation de son plan pour vendre sa part au capital de Monte dei Paschi di Siena (MPS), a indiqué dimanche le Trésor italien. L’Etat détient 68% de la banque italienne et doit céder sa participation avant la fin de 2021. Depuis son renflouement par l’Etat en 2017, MPS a vendu 30 milliards d’euros de prêts douteux mais en porte encore plus de 16 milliards, soit 16% du montant total de son portefeuille de prêts.
Le fonds de protection des déposants (FITD) financé par des banques italiennes détient 80% de Banca Carige après avoir financé la majeure partie de son augmentation de capital de 700 millions d’euros, a déclaré vendredi le régulateur des marchés italiens, la Consob. L’ancien actionnaire principal de Carige, Malacalza Investimenti, a dilué sa participation à 2% contre 27,6% précédemment, a ajouté la Consob. Le groupe bancaire coopératif non coté Cassa Centrale Banca (CCB) a été la seule banque italienne à investir directement dans Carige. CCB détient désormais un peu moins de 10 % de Carige, ce qui en fait le deuxième actionnaire principal. Le quatrième appel de fonds de Carige depuis 2014, qui s’est achevé au début du mois, faisait partie d’un plan de sauvetage de 900 millions d’euros. Le FITD avait dû intervenir après l'échec des tentatives d’attirer l’intérêt d’autres bailleurs de fonds. Il devrait maintenant participer au sauvetage de Popolare di Bari, la plus grande banque du sud de l’Italie, qui a été placée sous administration spéciale par la banque centrale ce mois-ci.
Jiang Xiyun, l’ancien président de Hengfeng Bank, une banque régionale chinoise sauvée de la faillite cette année par les autorités, a été condamné à la peine de mort assortie d’un répit de deux ans, ce qui signifie que la peine est commuée en prison à vie. Un tribunal de Shandong l’a jugé coupable de corruption. L’ex-dirigeant aurait détourné l'équivalent de 110 millions de dollars. Hengfeng Bank affichait plus de 1.400 milliards de yuans (180 milliards d’euros) de total de bilan au moment de son sauvetage.
Les banques américaines n’ont pas utilisé la totalité des liquidités mises à leur disposition par la Réserve fédérale (Fed) ce jeudi, ce qui laisse penser qu’elles ne rencontrent pas de difficultés à honorer leurs besoins de fin d’année. L’opération de prise en pension de titres d’une maturité de 14 jours menée par la Fed de New York n’a pas été souscrite en totalité. Sur les 35 milliards de dollars (31,5 milliards d’euros) proposés, seuls 18 milliards de dollars ont finalement été injectés dans le système financier. Il s’agit de la troisième prise en pension de titres consécutive qui ne rencontre pas une forte demande. La banque centrale américaine procède régulièrement à des injections de liquidités sur le marché monétaire depuis septembre, afin de prévenir les tensions qui avaient conduit à un pic des taux interbancaires.
La Turquie complète son arsenal de relance en créant une agence de refinancement des prêts à l’habitat. Le projet de «bad bank» nationale reste en suspens.
La banque a confirmé qu’un deuxième de ses cadres avait été espionné. Encore une fois, la direction générale a déclaré ignorer tout de ces agissements.
Jean-Paul Mazoyer sera nommé le 1er mai 2020 directeur général adjoint de Crédit Agricole SA en charge de la transformation digitale et de l’informatique (IT) du groupe Crédit Agricole. Il a été de 2013 à 2016 le directeur informatique et industriel groupe de CASA. Entré dans la banque verte en 1996, il dirige depuis janvier 2016 la caisse régionale de Pyrénées Gascogne. Il succédera à Serge Magdeleine, qui était en poste depuis le 1er novembre seulement, mais qui deviendra en mai directeur général de la caisse régionale de Crédit Agricole Alpes Provence. Crédit Agricole SA a procédé ces dernières semaines à plusieurs nominations à la tête de ses métiers d’assurance, et de services financiers spécialisés.
Les rumeurs se multiplient sur le secteur des prêts non performants en Italie. Les opérations de rapprochement pourraient être déclenchées dans les prochains mois.
Les syndicats du Crédit Mutuel jugent insuffisantes les hausses de salaires pour 2020, pourtant supérieures aux autres banques. La Société Générale renonce à une augmentation générale.
Jean-Paul Mazoyer sera nommé le 1er mai 2020 directeur général adjoint de Crédit Agricole SA en charge de la transformation digitale et de l’informatique (IT) du groupe Crédit Agricole. Un retour aux sources pour celui qui a été de 2013 à 2016 le directeur informatique et industriel groupe de CASA. Entré dans la banque verte en 1996, passé par la banque d’investissement puis la gestion d’actifs (Amundi), Jean-Paul Mazoyer dirige depuis janvier 2016 la caisse régionale de Pyrénées Gascogne.
La banque espagnole va coter son activité d’assurance au second semestre 2020. Une opération qui tranche avec l'atonie des introductions en Bourse à Madrid.
Dans sa dernière évaluation des risques du système financier français, la Banque de France a relevé d’un cran le risque constitué par le niveau durablement bas des taux. Ce risque, qui figurait à la troisième place au dernier semestre, arrive aujourd’hui premier ex-aequo avec celui lié à l’endettement des agents non financiers, entreprises et ménages. A la troisième place, se trouvent les risques de marchés, provoqués en partie par des valorisations élevées, notamment sur les marchés d’actions. Plus bas dans la liste, les risques liés aux changements structurels arrivent en quatrième position, tels les dangers liés à la digitalisation, la concurrence accrue dans l’ensemble du secteur financier ou à la cyber sécurité.
La banque de La Défense va se séparer de ses activités de financement spécialisé en Scandinavie. Les 14 ventes bouclées en 2019 lui ont déjà permis de renforcer sa solvabilité.
Le groupe bancaire Société Générale va devoir renforcer ses procédures de contrôle aux États-Unis, à l’issue d’un accord signé avec les autorités américaines de supervisions, a indiqué jeudi la Réserve fédérale de New York. Le groupe bancaire s’est engagé à soumettre dans un délai de 60 jours un plan pour renforcer ses procédures de contrôle interne et mieux piloter l'évolution de certains risques, notamment ceux liés à la réglementation, selon le document. Dans ce dossier surtout d’ordre technique, «la Réserve fédérale de New York a identifié par le passé des déficiences dans le programme de gestion des risques de conformité», détaille l’accord. Ces déficiences ont conduit le groupe et ses différentes entités aux États-Unis à réaliser entre 2011 et 2018 des transactions internes contraires aux règles américaines en vigueur.
Bankinter envisage de déconsolider et de mettre en Bourse 82,6% de sa filiale d’assurance Linea Directa Aseguradora d’ici à la fin 2020. La cinquième banque espagnole a annoncé mercredi soir qu’elle va distribuer à ses actionnaires 1,184 milliard d’euros d’actions LDA, valorisant la compagnie 1,434 milliard d’euros. Bankinter conservera une participation de 17,4%.
Dans sa dernière évaluation des risques du système financier français, la Banque de France a relevé d’un cran le risque constitué par le niveau durablement bas des taux, qui pèse sur la rentabilité future des banques et complique la gestion actif-passif des assureurs vie.
La Société Générale a signé un accord portant sur la cession de SG Finans à Nordea Finance, la branche de financement et d’affacturage de Nordea Bank, ont annoncé les banques française et scandinave ce jeudi. Le montant de la transaction s'établit à 575 millions d’euros, a précisé Nordea.