Banque «challenger» du marché britannique, Metro Bank a perdu jusqu’à 13,5% hier à la Bourse de Londres, après l’annonce d’une perte plus élevée qu’attendu au deuxième semestre, à 240 millions de livres (266 millions d’euros). L’an dernier, elle avait dégagé un bénéfice de 3,4 millions de livres sur la même période. La banque a enregistré 112 millions d’euros de provisions à fin juin sur son portefeuille de prêts, en raison de la crise sanitaire. Ses revenus ont chuté de 29% sur un an, à 153 millions de livres. Metro Bank est susceptible de lever de 200 à 300 millions de livres de dette MREL (minimum requirements for eligible liabilities) au cours du premier semestre 2021, et a averti qu’elle pourrait entretemps tomber temporairement en-dessous des seuils réglementaires exigés par le régulateur. Son directeur général, Dan Frumkin, n’a pas pu dire si la Prudential Regulation Authority (PRA) britannique lui accorderait une dérogation dans ce cas. Depuis un scandale comptable révélé début 2019, l’établissement créé en 2010 a perdu 95% de sa valeur en Bourse.