De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la patrie est sauvée. Le poison lent de la pandémie tétanise beaucoup d’entreprises et menace d’envoyer au cimetière de l'économie des industries entières, mais il est des patrons qui ont choisi de faire leur miel de la crise actuelle. Dans la gestion de l’eau et des déchets, c’est Veolia qui ressuscite avec un sens tactique indéniable le vieux projet de rachat de son grand rival Suez. Dans la finance, ce sont Caixa et Bankia qui annoncent la création du numéro un espagnol de la banque de particuliers. Après l’Italie, l’Espagne. L’union des deux prêteurs constitue le deuxième grand mariage de l’année dans la banque européenne avec le rachat d’UBI Banca par Intesa Sanpaolo, une opération annoncée à la veille de la pandémie et que le groupe italien a choisi de mener à son terme contre vents et marées.
Le mariage entre CaixaBank et Bankia pourrait se solder par 8.750 suppressions de postes, selon le journal économique espagnol Expansion. Les sites de Madrid, Valence et des Baléares pourraient être les plus touchés par la fusion des numéros 3 et 4 du marché bancaire espagnol, annoncée vendredi dernier.
Le Trésor italien souhaiterait trouver un repreneur d’ici à la fin de l’année, mais la banque en difficulté doit d’abord séduire les investisseurs en dette.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré lundi que le rapprochement entre CaixaBank et la banque quasi-nationalisée Bankia a des «aspects très positifs». Il a souligné le bond du cours des actions Bankia qui pourrait maximiser la valeur de la participation de l’Etat, et a estimé que le projet renforcera la «cohésion territoriale». Vendredi dernier, l’annonce de la fusion entre CaixaBank et Bankia, respectivement numéros trois et quatre dans la péninsule ibérique, a été saluée par les investisseurs. Le Frob, le fonds de soutien au secteur bancaire espagnol, doit désormais analyser le projet.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré ce lundi que le rapprochement entre CaixaBank et la banque quasi-nationalisée Bankia a des « aspects très positifs ». Il a souligné le bond du cours de actions Bankia qui pourrait maximiser la valeur de la participation de l’Etat, et a estimé que le projet renforcera la « cohésion territoriale ». « Du point de vue de la taille, le secteur financier espagnol doit prendre des mesures », a ajouté le numéro un du gouvernement sur la chaîne TVE.
On peut être à la fois banquier et typographe. Suivant l’exemple d’autres entreprises, Goldman Sachs a lancé début juin sa propre police de caractères, accessible librement en téléchargement, le « Goldman Sans ». Mise au point par un jeune designer, Dalton Maag, elle est censée refléter les 150 d’histoire de la firme tout en regardant vers l’avenir de la finance digitale. Décontractée mais pas trop, l’équivalent d’un « casual Friday » où l’on ne porterait pas la cravate. Certains spécialistes interrogés par le New York Times se montrent moins impressionnés, la jugeant ennuyeuse ou dépourvue de caractère, un comble pour une police. Fine mouche, la banque avait d’abord glissé une condition qui interdisait aux utilisateurs d’écrire en Goldman Sans pour la dénigrer. Une clause qu’elle s’est finalement résolue à retirer.
La Banque de France doit présenter fin novembre un plan de réorganisation de son réseau fiduciaire qui pourrait entraîner la fermeture d’une vingtaine de caisses de tri des billets et des centaines de suppressions de postes, affirmaient mardi plusieurs syndicats, cités par l’AFP. Dans un communiqué, la CGT a dénoncé «le projet de fermeture d’une vingtaine des 37 caisses de la Banque de France», un plan «que la Banque de France prévoit de dévoiler lors du CSE (comité social et économique, ndlr) extraordinaire du 24 novembre». Ces caisses sont chargées du tri et de la remise en circulation des billets. Un CSE extraordinaire doit se tenir sur ce sujet le 24 novembre.
La Banque Postale tient son nouveau président du directoire. Il s’agit de Philippe Heim, l’ancien directeur général délégué de la Société Générale, qui avait quitté ses fonctions début août à l’occasion d’un vaste remaniement à la banque rouge et noire. Il succède à Rémy Weber, dont le départ de la Banque Postale avait été annoncé fin juillet à la surprise générale. Le groupe a officialisé la nouvelle après la clôture de la Bourse.
Danske Bank a reconnu lundi avoir prélevé par erreur 106.000 clients en raison d’erreurs dans son système informatique. « Danske Bank a recouvré plus de dettes auprès de ses clients que ce à quoi la banque avait droit », a déclaré un porte-parole à Reuters dans un courriel. La banque danoise, déjà ébranlée par un scandale de blanchiment d’argent, a déclaré qu’elle examinait actuellement tous les cas potentiels pour s’assurer que les clients soient pleinement indemnisés. Sur les 17.000 dossiers traités par la banque jusqu'à présent, elle a constaté que 900 clients avaient droit à une indemnisation.
La Fédération bancaire française (FBF) annonce lundi la nomination d’Etienne Barel au poste de directeur général délégué. Il intégrera la direction générale de la FBF, composée de Maya Atig, DG, d’Ermelina Debacq et Solenne Lepage, DG adjointes, et d’André Guy Turoche, directeur des affaires sociales de l’Association française des banques (AFB). Enarque et inspecteur des finances, Etienne Barel officiait depuis 1998 chez BNP Paribas. Il a notamment animé la mission de rapprochement entre BNP Paribas et Fortis en Belgique, puis dirigé entre 2013 et 2019 le réseau Rhône-Alpes Auvergne, avant d’être nommé senior advisor pour la banque de détail en France.