Beaucoup de bruit, une fois de plus, pour le passage au ministère des Finances allemand d’un ex-banquier de Goldman Sachs, Jorg Kukies, codirecteur des opérations en Allemagne et Autriche de la banque d’affaires. Les critiques de députés fusent, outre-Rhin, estimant, non sans un certain vague, que le budget public sert à financer l’évolution de carrière de l’impétrant. Certes, la passerelle fermement installée, aux Etats-Unis, entre la banque d’affaires et le gouvernement n’est pas un signe d’indépendance du pouvoir vis-à-vis du monde bancaire. Mais les allers-retours entre les secteurs public et privé sont, en soi, une bonne pratique de fertilisation mutuelle. Jorg Kukies a commencé sa carrière dans la politique, au demeurant. Plus grand est le brassage et moins forte sera la tentation pour les politiques de confondre intérêt général et particulier, dans la préoccupation d’un atterrissage réussi de fin de carrière. La question vaut pour les gouvernements comme pour la Commission européenne...