Les Assurances du Crédit Mutuel (ACM) – et leurs 200 millions d’euros pour compenser la perte d’exploitation de 30.000 clients – ont entraîné des bancassureurs (le Crédit Agricole ou la Société Générale) et MMA, la première. Mais font polémique à la Fédération française de l’assurance (FFA). Le gouvernement pourrait-il pousser ses membres à couvrir des cas exclus de leurs contrats ? Après que la Maif a « rendu » 100 millions d’euros à ses sociétaires, la FFA a annoncé doubler sa participation au fonds de solidarité, portant la contribution de toute la profession de 200 à 400 millions d’euros.
MMA, l’une des mutuelles du groupe Covéa, a annoncé mercredi la mise en place d’une «indemnité de crise sanitaire» pour ses clients ayant souscrit une assurance multirisques professionnelle incluant une garantie de perte d’exploitation après incendie. L’indemnité sera comprise entre 1.000 et 15.000 euros en fonction du chiffre d’affaires. Un nombre croissant d’assureurs, notamment mutualistes, mettent en place des formes d’indemnisation pour leur clientèle de professionnels ou d’entreprises touchés par le confinement, alors que les assurances pertes d’exploitation excluent en général le risque de pandémie. Les Assurances du Crédit Mutuel ont annoncé une première mesure de ce type.
MMA, l’une des mutuelles du groupe Covéa, a annoncé mercredi la mise en place d’une «indemnité de crise sanitaire» pour ses clients ayant souscrit une assurance multirisques professionnelle incluant une garantie de perte d’exploitation après incendie. L’indemnité sera comprise entre 1.000 et 15.000 euros en fonction du chiffre d’affaires.
Auditionnée par le Sénat, la présidente de la FFA estime que le secteur est durement touché par la crise. 250 milliards d'euros se sont envolés sur les marchés.
L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié hier une étude «qui appelle les pouvoirs publics à imposer aux assureurs automobiles de rétrocéder les économies liées au confinement par une baisse de 2,2 milliards d’euros des cotisations». Elle appelle aussi les assurés à écrire à leur assureur en utilisant un courrier-type mis à disposition sur son site. Depuis les restrictions de déplacements, la fréquence des accidents corporels a chuté de 91%, indique l’association. Elle juge que la baisse des indemnisations pourrait générer une économie allant de 1,4 à 2,3 milliards d’euros au profit des assureurs. Selon son scénario médian, qui prévoit un retour à la normale à horizon mi-juillet, l’association table sur une baisse des indemnisations de l’ordre de 1,8 milliard d’euros.
EIS Group, fondée en 2008, a annoncé hier son arrivée sur le marché français. L’entreprise, dont le siège est à San Francisco, fournit aux assureurs une plate-forme transactionnelle conçue pour leur permettre d’accélérer de manière significative leur transformation digitale. Contrairement aux solutions technologiques traditionnelles, elle permet aux assureurs de déployer rapidement de nouveaux produits et services innovants via des interfaces de programmation applicatives (API) et des micro-services ouverts, déjà développés en grande partie par ses soins. Les assureurs peuvent ainsi lancer de nouvelles offres en quelques semaines, contre plusieurs mois précédemment nécessaires avec les infrastructures et les systèmes d’information traditionnels.
L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a publié lundi une étude «qui appelle les pouvoirs publics à imposer aux assureurs automobiles de rétrocéder les économies liées au confinement par une baisse de 2,2 milliards d’euros des cotisations». Elle appelle aussi les assurés à écrire à leur assureur en utilisant un courrier-type mis à disposition sur son site.
Les assureurs et agents généraux protestent contre l’enveloppe de 200 millions d’euros promise par la semaine par le Crédit Mutuel aux entreprises assurée touchées par le confinement. Selon Les Echos, les assureurs mutualistes et les sociétés anonymes d’assurance ont demandé à la Fédération Française de l’Assurance de convoquer en urgence sa Commission de déontologie. De même, la fédération représentant les agents généraux a interpellé l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution pour qu’elle enquête sur les agissements du Crédit Mutuel et, le cas échéant, de sanctionner des « actions inexactes, déloyales, trompeuses et préjudiciables aux clients ». Les concurrents du Crédit Mutuel lui reprocheraient de s’être défaussé des engagements prévus dans ses contrats d’assurance et de s’éviter ainsi de devoir verser beaucoup plus que les quelque 200 millions d’euros promis, et d’en faire un coup commercial.
Les « groupes de protection sociale et les institutions de prévoyance ont consenti un effort de quelque 900 millions d’euros en quelques semaines pour venir en aide aux entreprises, aux salariés et à leurs famille » touchés par la crise du Covid-19, indique un communiqué du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP). Alors que « les indemnités journalières vont croître » et que « dans le même temps les cotisations de santé-prévoyance vont se contracter », le conseil d’administration du CTIP s’engage à « tout mettre en œuvre pour garantir (la) solvabilité » de ses adhérents, poursuit le communiqué, sans plus de précision.
Coface a publié hier après Bourse un résultat net de 12,7 millions d’euros au titre du premier trimestre 2020, en baisse de 65,2% d’un an sur l’autre. Le résultat opérationnel de l’assureur crédit a reculé de 45,9% à 30,9 millions à la suite principalement de la hausse du ratio de sinistralité. Ce dernier s'établit à 55,2%, une hausse de 15,3 points par rapport aux niveaux records atteints un an plus tôt. Une part importante (environ 9 points) de cette hausse est due à un sinistre de taille importante en Europe sans rapport avec la crise sanitaire actuelle. Le ratio combiné net de réassurance s’est établi à 86,8% (en hausse de 12,3 points sur un an et de 6,4 points par rapport au trimestre précédent). Le chiffre d’affaires consolidé a atteint 370,4 millions, en hausse de 0,9% à taux de change et périmètres constants. En données publiées, celui-ci a progressé de 1,4%. Il intègre notamment la contribution de Coface PKZ, activité intégrée au deuxième trimestre 2019.
« Pour le futur, il faut un régime de catastrophe sanitaire qui serait mobilisable à la suite d’une décision administrative qui s’applique à tout le monde en même temps. »
Les Assurances du Crédit Mutuel (ACM) et CIC Assurances, toutes deux filiales du Crédit Mutuel Alliance Fédérale, vont indemniser à hauteur de 200 millions d’euros leurs clients professionnels victimes d’une perte de revenus, en créant une «prime de relance mutualiste». «Forfaitaire et immédiate», cette aide d’un «montant moyen de 7.000 euros» sera «comprise entre 1.500 et 20.000 euros», indique le groupe dans un communiqué diffusé mercredi. Les 200 millions d’aide seront prélevés sur les résultats et fonds propres du groupe. Le dispositif mis en place par le Crédit Mutuel s’adresse aux artisans, commerçants, professionnels et PME qui ont souscrit une assurance multirisque professionnelle avec perte d’exploitation, dont les garanties ne s’appliquent pas à la crise du coronavirus.
Le réassureur français Scor a fait état mercredi d’une progression des primes brutes de sa branche de réassurance dommages (Global P&C), à l’occasion du renouvellement annuel des contrats en avril, grâce à une amélioration des conditions de marché. Les volumes de primes brutes émises ont progressé de 5,7% à taux de change constants, à 504 millions d’euros au 1er avril.
Un groupe de travail va plancher sur une couverture des pertes des entreprises. Le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole font un geste pour leurs clients.
Le réassureur français Scor a fait état mercredi d’une progression des primes brutes de sa branche de réassurance dommages (Global P&C), à l’occasion du renouvellement annuel des contrats en avril, grâce à une amélioration des conditions de marché. Les volumes de primes brutes émises ont progressé de 5,7% à taux de change constants, à 504 millions d’euros au 1er avril.