L’effondrement de deux immeubles rue d’Aubagne à Marseille, début novembre, continue à faire parler de lui. Pas seulement pour déplorer le drame qui s’est joué avec huit habitants décédés mais parce que des assureurs ont trouvé le moyen d’attirer à eux la réprobation autour de l’événement. Non seulement les primes réclamées pour le risque d’effondrement seraient montées en flèche dans la ville, mais deux grands noms de l’assurance ont résilié début décembre la garantie effondrement qu’ils accordaient à des immeubles dans le secteur de la rue d’Aubagne et frappés d’arrêtés de péril. Avec effet d’ici février prochain ! De quoi fournir aux responsables politiques un dérivatif tout trouvé pour les critiques qu’ils ont dû essuyer. Même s’ils ont le droit de leur côté, ces assureurs ont perdu une occasion de se montrer allants dans le soutien aux assurés, alors même que la profession est en mal de reconnaissance par le grand public. La réaction paraît d’autant plus maladroite qu’après avoir soulevé un tollé, les deux assureurs ont rétabli leur garantie effondrement !