Les investisseurs institutionnels n’ont cessé d’augmenter les montants de leurs placements malgré les récentes turbulences des marchés financiers. Aujourd’hui, ils détiennent 69 % des actifs gérés avec 12 000 milliards d’euros, faisant des compagnies d’assurance et des fonds de pension un acteur majeur de la gestion d’actifs. Gagner et garder leur confiance est donc crucial pour les sociétés de gestion. PwC Luxembourg et CACEIS ont mené une enquête, au travers d’indicateurs clés de performance (KPI), pour analyser la satisfaction des investisseurs institutionnels européens vis-à-vis de leurs gestionnaires. Le rapport, intitulé « Taking the Reins - A roadmap for navigating the institutional investors’ universe », vient d'être publié à l’occasion du Fund Forum International de Monaco qui se tient cette semaine. Les réponses se répartissent en deux catégories. D’une part, les domaines qui recueillent la satisfaction des investisseurs institutionnels : l’expertise, la qualité du conseil, la solidité opérationnelle et l’indépendance des contrôles. D’autre part, ceux qui ne répondent pas à leurs attentes dont la performance, les commissions, la transparence des risques et la qualité du reporting. Dariush Yazdani, Associé chez PwC Luxembourg, Market Research Institute, commente les conclusions de cette étude : « outre des attentes habituelles à l'égard de la performance et des commissions, les investisseurs institutionnels sont désormais demandeurs d’autres facteurs et de changements dans la relation qu’ils entretiennent avec les sociétés de gestion. Celles qui s’adapteront en premier seront celles qui parviendront à pérenniser leurs activités. » L’analyse et les conclusions de cette enquête ont donné naissance à l'« Assurance Model » de PwC-CACEIS. Les sociétés de gestion pourront y trouver des pistes de réflexion pour améliorer leur offre, notamment en termes de commissions basées sur le ratio risque/performance, de solidité opérationnelle, de gouvernance et de transparence. Pour François Marion, Directeur Général de CACEIS, « l’Assurance Model de PwC-CACEIS permet de mesurer la performance à travers quatre domaines d’action clés afin de promouvoir une relation stable, ouverte et pérenne entre les gestionnaires d’actifs et les investisseurs institutionnels. » PwC et CACEIS proposent ainsi que ce modèle devienne une base de discussion entre les acteurs de l’industrie des fonds. Vous pouvez télécharger le rapport intégral, disponible en anglais, à partir de www.takingthereins.eu.
En collaboration avec OFI Mandats, Mutex est en cours de finalisation de sa politique ISR. A l'horizon 2013, les choix des prochains investissements du groupement comporteront cette contrainte socialement responsable. Tour d'horizon de la politique de gestion de Mutex avec son directeur exécutif, Christian Marey.
Economistes, investisseurs, gérants d'actifs et analystes en tous genres cherchent désespérément à comprendre ce qui s'apparente à une réelle bulle spéculative sur les emprunts d'état de certaines zones. Nous recensons en fait cinq raisons majeures à un tel phénomène. Plus une sixième spécifique aux emprunts d'état allemands (le Bund).
L’investissement en actions de sociétés locales est la voie traditionnellement privilégiée par les investisseurs cherchant à tirer parti de la croissance économique des pays émergents. Une alternative consiste à investir dans des actions d’entreprises originaires des pays développés, mais réalisant une partie de leur activité dans les zones en plein développement économique. Cette approche est à l’origine d’une offre spécifique de sociétés de gestion ayant souhaité répondre à l’intérêt de nombreux institutionnels, parmi lesquels le groupe de protection sociale Réunica, qui a décidé d’introduire cette thématique de gestion dans le portefeuille de réserves qu’il gère par délégation pour le compte des régimes de retraite complémentaire Agirc et Arrco. Lire la suite : cliquez ici
Une enquête menée par bfinance auprès d’un panel de sociétés de gestion européennes et mondiales représentant un encours global de 7 560 milliards d’euros révèle une pression à la baisse des commissions de gestion touchant principalement les fonds alternatifs et les gestions actives actions de pays développés. A l’origine de cette tendance, une série de contre-performances suscitant la grogne des investisseurs institutionnels internationaux, qui préfèrent remplacer leurs gestions actives actions américaines, japonaises et britanniques par des gestions indicielles pour limiter leurs frais financiers. La majorité des gérants souligne ainsi que les investisseurs sont plus attentifs au niveau des commissions de gestion et n’acceptent de payer plus que s’ils obtiennent en retour une véritable surperformance (alpha) de la part de leur gérant. Lire la suite : cliquez ici
La finance altruiste regroupe les produits financiers dits de partage. L’investisseur, particulier ou établissement financier, accepte de partager une partie de sa rémunération avec une association ou une fondation. Le premier panorama européen de ces produits a été présenté par Axylia Conseil. L’innovation de cette étude est qu’elle répertorie tous les produits bancaires et financiers : livrets bancaires et comptes d'épargne, fonds communs de placement, contrats d’assurance-vie et cartes bancaires. Apparus en 1974, ces solutions sont aujourd’hui au nombre de 430 en Europe. La France (126), le Royaume-Uni (96) et l’Espagne (56) sont leaders. 8 milliards d’euros sont placés sur les formules d???épargne et les transactions par carte représentent 2 milliards d’euros. Au total, 10 milliards d’euros en Europe pour 85 millions d’euros de dons reversés, selon le panorama présentée mardi 12 juin par la société de conseil Axylia. La troisième édition des [profit for Non Profit] Awards, qui récompense les meilleures initiatives de finance altruiste en Europe parmi 430 solutions identifiées, a eu lieu le soir même. Le Jury indépendant a élu 8 lauréats, répartis dans 3 catégories, parmi les 30 nominés qu’il avait sélectionnés. Awards des Donateurs Européens (avec le soutien de Morningstar) Ce prix récompense les produits reversant les sommes les plus importantes aux associations et fondations en Europe: Le fonds Banco Humanfonden (3,5 millions d’euros reversés) géré par Swedbank Robur (Suède) Le Livret Agir (2,7 millions d’euros) du Crédit Coopératif (France) La Carte Sociétaire (1 million d’euros) du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne (France) Awards Innovation (avec le soutien de la Mutuelle Saint Christophe) Ce prix gratifie les produits offrant un service nouveau dans le mécanisme de partage ou la relation avec le bénéficiaire, association ou fondation: Guilé Funds de la Fondation Guilé (Suisse) GrünCardPlus Mastercard de Triodos Bank NV Deutschland (Allemagne) Echiquier Excelsior de la Financière de l’Echiquier (France) Awards Spéciaux du Jury Cette distinction valorise la transparence dans l’information diffusée et l’engagement de l'établissement financier les comptes d???épargne de Triodos Bank Group (Pays-Bas, Belgique, Espagne) Carte bancaire Världnaturkortet de Swedbank-WWF (Suède)
Les indices, qui sont calculés en utilisant les indices sous-jacents « Russell Developed and Russell Global », reposent sur des techniques d’allocation dynamique c??ur-satellite et de gestion à cycle de vie, et permettent aux investisseurs de respecter une limite de perte maximale chaque année calendaire. La performance actuelle et historique des indices, y compris les rendements et les poids, ainsi qu’une suite complète de documents, sont gratuitement téléchargeable depuis le site internet : www.edhec-risk.com/solvencybenchmarks Face aux couteuses exigences en capital associées aux investissements en actions de le cadre de la formule standard de Solvabilité II, les « EDHEC-Risk Solvency II Benchmarks » peuvent servir à acquérir une exposition substantielle aux marchés actions, et à la prime de risque associée, tout en maintenant un strict et explicite contrôle sur le coût Solvabilité II qui en découle. Faciles à répliquer et simples à implémenter, ces indices sont hautement utiles aux compagnies d’assurance qui souhaitent gérer de manière appropriée leurs expositions réelles aux risques comme stipulé dans le pilier II. Ils permettent également aux assureurs d’optimiser leur coût en capital lié aux investissements en actions, sous le pilier I. Le capital libéré par cette optimisation peut alors être réalloué à la couverture d’autres risques. Le professeur Noël Amenc, Directeur d’EDHEC-Risk Institute, déclare : « Les EDHEC-Risk Institute Solvency II benchmarks permettent aux compagnies d’assurances européennes qui ne disposent pas d’un modèle interne de se prévaloir d’une référence académique qui peut servir de base pour développer un modèle interne partiel. Nous espérons que cette approche originale facilitera le dialogue entre les régulateurs et les auditeurs pour la validation de pratiques de gestion des risques divergeant de la formule standard et qui rendent l’investissement en actions à nouveau accessible. » Pascal Duval, CEO, EMEA, Russell Investments, déclare : « Les implications et préparations nécessaires pour les institutions concernées par Solvabilité II ressemblent à un champ de mines de réglementations et d’analyses financières complexes. Russell a soutenu EDHEC- Risk car nous souhaitons aider les assureurs à adresser leurs problématiques d’exposition à long terme aux marchés actions dans un cadre qui respecte la directive Solvabilité et le besoin de contrôler les risques ». « Ces nouveaux indices Solvabilité II vont aider les assureurs à atteindre leurs objectifs et, combinés avec les expertises appropriées en gestion d’actifs, offrir aux assureurs un cadre à règles définies au sein duquel ils pourront également évaluer les bénéfices économiques et en termes de risque que la diversification et la gestion active peuvent offrir ».
Une enquête indépendante et gratuite réalisée auprès d’une centaine de sociétés de gestion proposant une large gamme de produits et de services. Un questionnaire réalisé via internet comprenant une vingtaine de questions: des questions relatives aux anticipations afférentes à différentes classes et typologies d’actifs ainsi qu’aux stratégies d’investissement mises en ??uvre. des questions relatives aux anticipations d’ordre macro-économique. Une synthèse bimestrielle, accessible gratuitement, qui permet de confronter les anticipations des sociétés de gestion sur différentes classes d’actifs plus ou moins risquées avec le niveau de risque qu’elles prennent réellement au sein de leurs portefeuilles de référence. Ce baromètre permet également de voir évoluer l’appétit pour le risque des sociétés de gestion dans le temps.
La Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN) détient historiquement une forte poche d'investissement sur l'immobilier qui lui a permis de bien résister à la crise de 2008. En prévision de la révision de son allocation stratégique au second semestre 2012, Fabrice Henry, trésorier général, a répondu aux questions d'Instit Invest sur les grands projets financiers de la mutuelle.
Dans une nouvelle publication intitulée The Benefits of Volatility Derivatives in Equity Portfolio Management réalisée avec le soutien d’Eurex Exchange, les chercheurs de l’EDHEC-Risk montrent comment les instruments dérivés de volatilité peuvent être utilisés pour optimiser l’accès à la prime de risque actions dans un environnement de risque de volatilité contrôlé et pour concevoir des portefeuilles actions robustes en cas de baisse des marchés. Les principales conclusions de l'étude sont les suivantes : Une position longue en volatilité montre une corrélation fortement négative avec le portefeuille actions sous-jacent et l’ajout d’une exposition longue en volatilité à un portefeuille actions montre une amélioration substantielle de la performance ajustée au risque du portefeuille. Les avantages d’une exposition longue en volatilité se trouvent être les plus attractifs en période de ralentissement du marché, où elle est la plus nécessaire. Les bénéfices de l’ajout d’une exposition longue à la volatilité sur des portefeuilles actions s’avèrent robustes malgré les coûts de transaction associés aux rolls des contrats dérivés de volatilité. Noël Amenc, Directeur de l’EDHEC-Risk Institute, déclare : « Cette recherche propose une nouvelle approche pour la conception de solutions actions attractives avec une gestion de la volatilité, basée sur un mélange de portefeuilles actions bien diversifiés avec des dérivés de volatilité, plutôt que des approches de réduction de la volatilité de type minimum variance, et montre que le trading sur futures sur indices de volatilité ou sur options permet l’accès à la prime de risque actions tout en permettant une gestion explicite du budget de risque de volatilité. »
Ouverte à tous, CCMO Mutuelle est une mutuelle interprofessionnelle qui regroupe 89 000 adhérents et 175 000 ayant-droits. Son directeur administratif et financier, Carole Lefevre, pilote la politique de gestion du portefeuille d'actifs de 34 millions d'euros, sur un horizon de gestion de 3 à 5 ans.
Zone euro : même le Japon n’a jamais développé un tel penchant suicidaire Déflation Dynamique économique qui peut être subie par aveuglement, ou voulue par défense d’intérêts particuliers. Le vieillissement de la population eu Euroland est un facteur clé. L’aveuglement de l’exécutif dans la dite zone est facteur de précipitation. En Euroland, faire la promotion de cures d’austérité, tout en rappelant la fable de La Fontaine, la cigale et la fourmi, est hors sujet. La promotion d’eurobonds, dont on pressent les gaspillages sans retombées économiques réelles, est une illusion. Les eurobonds peuvent être un outil, au service d’une politique économique ambitieuse et hors norme, dont on attend impatiemment les contours. Ou bien l’Euroland devient un état fédéral, qui reconnait la spécialisation économique de ses clusters régionaux, appelés autrefois pays, et organise la solidarité budgétaire, ou bien l’Euroland poursuit sa course dans une impasse... Recherche de valeur Il nous parait important de distinguer valeur de repli et valeur de refuge. La réalité du ralentissement de la croissance mondiale, couplée au risque systémique de l’euro, donne au dollar, comme aux taux d’Etat suisse, désormais négatifs, ainsi qu’aux taux allemands proches de zéro, un statut de valeur de repli, qui cache la puissance des forces déflationnistes en jeu. « Bank run » Etat de sidération précédant l’explosion d’une zone monétaire. Le sauvetage des banques systémiques ou leur mise sous tutelle est l’enjeu des mois à venir. Conclusion Nos axes de gestion sont globalement inchangés et nous maintenons un profil défensif, avec un retour partiel sur les actions. Pour rappel, notre horizon d’investissement se situe entre 3 et 5 ans, adapté à nos clients institutionnels, dans le cadre d’une gestion tactique proactive. Présentation complète en pièce jointe
Fuite des dépôts espagnols, croissance et Eurobonds Le mois de mai aura vu le téléscopage de la sortie éventuelle de la Grèce, des craintes concernant l’Espagne, et la confirmation d’une panne de croissance généralisée dont nous nous étonnions le mois précédent qu’elle ne provoque pas davantage de dégâts sur les marchés. Eh bien, le mois de mai nous a servi ! En l’espace de quelques semaines, l’aversion au risque a presque renoué avec ses niveaux de novembre 2011. Presque, mais pas tout à fait, parce que, cette fois, les solutions à moyen terme sont entrevues avec un peu plus de clarté qu'à l’automne dernier. Quelques mots sur les antipodes avant de traiter les développements de la crise en zone euro. La Chine, le Japon et la Corée surmontent leurs antagonismes historiques et envisagent de créer une union de libre échange. Dans un monde qui s’organise en grands blocs, l’Europe, pour maintenir son rang, a impérativement intérêt à renforcer son intégration. Le rejet massif des conditions de l’aide européenne par les grecs issu des élections législatives grecques du 6 mai a occasionné des préparatifs officiels, au sein des établissements financiers européens, pour se préparer à une sortie de la Grèce de la zone euro. La « Grexit », si elle a lieu, devrait se faire avec un accompagnement et une aide de l’Europe, pour ne pas empirer une transition qui s’avèrera de toute façon assez chaotique. Les risques de sortie de la Grèce se précisant, la contagion a gagné l’Espagne, et par ricochet, l’Italie. Les taux d’intérêts de ces deux pays ont renoué avec des niveaux de 6.50% qui ruinent tous les efforts de désendettement. Un comportement exemplaire sur le plan des réformes structurelles et de la rigueur budgétaire n’a donc pas épargné à l’Espagne un assaut renouvelé de la spéculation. La crédibilité de l’Espagne s’est trouvée écornée ces dernières semaines par un dérapage budgétaire non négligeable pour 2011 et par la réticence des autorités espagnoles à reconnaitre l’ampleur des créances douteuses portées par son système bancaire suite à l’implosion de la bulle immobilière. L’annonce d’une fuite des dépôts espagnols vers les pays du Nord a mis le feu aux poudres.
Les fonds européens, aussi bien court terme que long terme, ont entamé le deuxième trimestre 2012 en affichant des collectes nettes selon les dernières statistiques compilées par Morningstar. En avril, les investisseurs ont placés plus de 14 milliards d’euros sur les fonds monétaires et seulement 4,3 milliards d’euros sur les fonds à long terme. Les fonds obligataires continuent d'être la classe d’actifs la plus recherchée, en particulier, les fonds d’emprunts privés et de dette non européenne. La tendance est similaire pour les fonds actions, la catégorie Morningstar grandes capitalisations zone euro a connu un 14eme mois de décollecte en avril, avec des sorties nettes de 900 millions d’euros. « En dépit de marchés particulièrement erratiques, la collecte reste positive pour les fonds domiciliées en Europe en ce début de deuxième trimestre. Pour autant, les fonds qui attirent de l’argent sont majoritairement investis hors d’Europe, aussi bien du coté des fonds actions qu’obligataires », souligne Dan Lefkovitz, de l'équipe de recherche européenne. En dépit des inquiétudes liés aux données macro-économiques et aux tensions sur les marchés, les fonds aussi bien court terme que long terme européens ont entamé le deuxième trimestre 2012 avec des collectes nettes positives. Les investisseurs ont placés plus de 14 milliards d’euros en fonds monétaires et environ 4,3 milliards d’euros en fonds à long terme en avril. Les flux vers les fonds monétaires ne font pas ressortir de tendance claire en terme de devises, mais les fonds libellés en livre sterling, en euro et en dollar américain ont bénéficié de flux entrants significatifs. Les préférences des investisseurs sont beaucoup plus claires en ce qui concerne les fonds à long terme. Les fonds obligataires continuent d'être la classe d’actifs la plus recherchée. Dans la foulée d’un bon premier trimestre, ils ont collecté près de 6 milliards d’euros d’argent frais en avril. Cet engouement pour les fonds obligataires apparaît aussi dans les statistiques sur les fonds américains depuis quelque années. Selon les données recueillies par Morningstar, la collecte des fonds obligataires domiciliés aux États-Unis depuis janvier 2009 dépasse les flux vers les fonds actions sur la période 1995-2000, lors du grand marché haussier tiré par les valeurs technologiques (voir les statistiques de collecte américaine pour plus de détails). En avril, les flux vers les fonds actions ont enregistré un deuxième mois négatif, avec des rachats portant sur environ 1 milliard d’euros. Les fonds alternatifs, investis sur les matières premières et les fonds de convertibles ont aussi enregistré des rachats. En revanche, les fonds d’allocation et dans une moindre mesure les fonds immobilier ont affiché une collecte nette. Lire la suite: cliquez ici
Selon la dernière livraison de l’European Asset Allocation Survey du consultant Mercer, 20 % des 1.200 fonds de pension interrogés ont l’intention de réduire encore leur allocation aux actions «domestiques» ou internationales, rapporte Investment Europe, précisant que la proportions de fonds britanniques désireux de diminuer leur exposition aux actions britanniques atteint 38,8 %, contre 1,4 % qui prévoient de l’augmenter. L’allocation moyenne des fonds britanniques aux actions a baissé de 4 points de pourcentage en un an, à 43 %. Le sondage montre aussi que, cette année, 50 % du panel sont à présent investis en alternatif contre 40 % l’an dernier, mais que l’exposition se limite généralement à 3-5 % par classe d’actifs alternatifs. Parmi les fonds de pension continentaux, 20 % ont opéré une allocation à des hedge funds, aux marchés émergents et aux obligations à haut rendement, tandis que les fonds britanniques préfèrent les fonds croissance diversifiés, les hedge funds d’allocation d’actifs (GTAA) et les fonds de hedge funds. Pour accéder à l'étude complète: cliquez ici
La corrélation en finance n'est-elle pas charlatanisme ? Analyse à travers quatre situations rencontrées sur les marchés financiers aussi bien pour des investisseurs finaux que pour des gérants d'actifs ou des traders pour compte propre.
Disposant toujours de liquidités abondantes, les grands groupes français ont résisté à la tentation de dynamiser leur gestion de trésorerie malgré la faiblesse des taux d’intérêts. Alors que la trésorerie globale des 36 sociétés non financières de l’indice CAC 40 ressort en léger repli sur un an (- 3%), à 161 milliards d’euros à fin décembre 2011, les liquidités investies sur des supports ne réunissant pas les critères nécessaires pour être qualifiées de « trésorerie et équivalent trésorerie » au sens de la norme comptable internationale IAS 7 ont diminué de 4 %, à 30 milliards d’euros. A fin 2011, les placements « non IAS 7 » concentraient toujours 19 % de la trésorerie globale. En revanche, la nouvelle étude de bfinance sur la trésorerie des grands groupes européens révèle une tendance à la dynamisation chez les corporates allemands de l’indice DAX 30 (26 sociétés), dont les montants investis sur des supports dynamiques (27 % de la trésorerie globale) ont augmenté de 40 % en valeur, dans un contexte de stagnation de leur trésorerie globale à 120 milliards d’euros. A contrario, les groupes italiens du MIB 40 ont été plus conservateurs, les placements « non IAS 7 » (10 % de la trésorerie globale) ayant reculé de 23 % l’an dernier, et ce malgré une hausse de 8 % de la trésorerie globale, à 50 milliards d’euros. Confrontés à un environnement économique et financier toujours très incertain, les grands groupes préfèrent conserver les liquidités au sein de leur bilan, et ainsi sécuriser le financement de leurs activités, plutôt que de procéder à leur désendettement brut. Un tel comportement trouve ses limites dans les coûts de portage, qui correspondent à la différence entre les coûts d’emprunts et les rendements des liquidités. A titre d’illustration, STMicroelectronics indique dans son rapport annuel qu’au 31 décembre 2011, l’ensemble de ses ressources financières, incluant la trésorerie, les équivalents de trésorerie et des titres négociables, « ont généré un taux de rendement moyen de 0,84 % ». « Dans le même temps, le taux d’intérêt moyen sur notre encours de dette a été de 1,72 % », ajoute le groupe.
La nouvelle édition du Baromètre Fonds de pension, revue annuelle de la performance et l’allocation d’actifs de 10 investisseurs institutionnels internationaux parmi les plus emblématiques, révèle des divergences transatlantiques en matière de décisions d’investissement en 2011. Au sein du panel, les fonds de pensions américains et canadiens ont renforcé leurs allocations en action, en particulier CalPers (de 53 % à 63 %) et la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (de 36 % à 44 %). Concomitamment, ces deux fonds ont réduit le poids de leurs investissements alternatifs en portefeuille. A l’inverse, les fonds de pension européens ont maintenu, voire réduit, leurs expositions actions. Le fonds de réserve des retraites irlandais (NPRF) et le suédois AP1 ont tous deux allégé leur exposition actions, le NRPF ayant par ailleurs choisi de protéger son portefeuille d’une baisse des marchés via des dérivés à deux ans. L’augmentation de l’exposition actions parmi les participants américains du panel masque toutefois une réalité plus complexe. Les fonds ont dû s’adapter face aux incertitudes liées à la crise de la dette souveraine en zone euro et aux craintes de ralentissement dans les pays émergents. Pour Michael Sabia, président directeur général de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec, « face à des conditions de marché excessivement volatiles, la Caisse a agi rapidement en réduisant son exposition aux actions entre fin juin et fin septembre 2011 et en conservant un niveau de liquidités élevés ». L’allocation actions du fonds a été ramenée jusqu'à 30 % de l’actif global, avant que la position ne soit reconstruite au quatrième trimestre à mesure que les risques se résorbaient. Lire la suite: cliquez ici
Résumé: protectionnisme & déni de réalité européen Protectionnisme: Mot tabou en Europe, synonyme de régression, de malentendu, vis-à-vis d’une mondialisation dont les effets bénéfiques sont démontrés tous les jours. Les Etats-Unis maintiennent leurs barrières douanières, la préférence nationale. De nombreux pays, dont la Chine, protègent leur marché intérieur par des taxes à l’importation. L’Argentine, la Bolivie nationalisent des compagnies étrangères . En Europe, déréguler reste le motto...Bref, on choisit la voie du déni de réalité pour préserver quelques pays fortement exportateurs tout en maintenant l’Euro à un niveau élevé. Les cures d’austérité infligées à de nombreux pays se révèlent contreproductives. Peut-t-on continuer à nier la divergence des trajectoires économiques des pays membres de la zone euro? Pense-t-on préserver l’intégrité de la zone sans reconnaissance d’une spécialisation économique par « cluster » géographique ou par pays, et sans solidarité budgétaire ? Lire « Inévitable protectionnisme », ouvrage collectif de Dedieu/Masse-Stamberger/ Tricornot paru chez Gallimard. Présentation complète en pièce jointe