Soutiens illimités Les principales banques centrales à travers le monde essayent de contrer la spirale baissière dans laquelle se trouve l'économie mondiale. En effet, une cyclicité s’est imposée au fil des mois, dans laquelle l'économie européenne compte sur la demande internationale pour repartir et où la demande des autres continents attend que la situation européenne se résolve pour reprendre. Dans ce contexte un soutien massif et multilatéral semble pouvoir enrayer cette cyclicité. Cependant nous examinerons également les défauts potentiels des multiples soutiens annoncés ce mois ci. Les autorités monétaires semblant ne plus avoir beaucoup de marges de manoeuvre, la balle est maintenant dans le camp des politiques. La BCE était ardemment attendue et elle n’a pas déçu. Elle propose d’acheter pour des montants illimités de la dette des pays périphériques qui feraient une demande d’aide au MES (cf. paragraphe Banques Centrales pour les détails). L’engagement de la banque centrale rassure par son montant illimité et par l’adossement de son intervention à un programme d’aides et de conditionnalités fixées par les Etats. Cela permet à la BCE de mieux respecter son mandat mais cela a aussi pour but de sécuriser le marché de la dette d’un pays qui demanderait un soutien. En effet, les trois pays ayant demandé l’aide du FESF, pour l’instant, ont vu leurs taux d’intérêt exploser à partir de ce moment, alors même que leurs finances étaient soulagées par ces aides. Cette fois-ci, un pays qui demande de l’aide active en même temps les achats de la BCE. Impossible dans ce contexte pour les shorts de vendre à découvert la dette du pays, on pourrait même penser que la spéculation naturelle consiste à acheter cette dette en attendant que la BCE fasse baisser les taux. A partir de là, on peut dire que la BCE joue pleinement son rôle, mais elle ne peut pas assurer tous les rééquilibrages dont la zone a besoin. En particulier, elle ne peut pas faire bien plus pour la croissance, il faudra désormais un soutien politique pour l’aider à repartir. Dans ce cadre, on attend que l’attitude de la zone face à la crise évolue et qu’une nouvelle doctrine se mette en place, encourageant la croissance et relâchant la pression de l’austérité. Cependant, si l’Espagne venait à demander de l’aide comme l’attend le marché, quelles seraient les conséquences pour l’Italie ? Sachant sur quel marché va intervenir la BCE, les acheteurs de dette italienne pourraient vendre leurs titres pour se positionner sur les titres espagnols. Pire, on pourrait voir des opérateurs se placer long de dette espagnole et court de dette italienne. En tout cas la pression vendeuse sur l’Italie pourrait augmenter.
Dans un contexte de rapprochement des investisseurs institutionnels, la naissance récente d'Harmonie Mutuelle, qui résulte de la fusion de cinq grandes mutuelles de santé (Prévadies, Harmonie Mutualité, Mutuelle Existence, Santévie et Spheria Val-de-France), marque une nouvelle étape.
Jean-Luc Camembert, directeur financier de Prévadiès et depuis 2007 d'Harmonie Mutualité nous explique l'organisation financière du nouvel ensemble.
Les fonds en euros : quelle perspective ? «En l’absence de choix connu de gestion financière lors de l’affectation des cotisations aux assurés, ces cotisations seront investies dans le cadre du Fonds en euros». (Certificat individuel d’affiliation d’un contrat de retraite supplémentaire à cotisations définies.) Les fonds en euros sont le principal réceptacle des primes d’assurance sur la vie. Ils drainent aujourd’hui en France plus de mille milliards d’euros d'épargne et ni le rythme de décollecte nette observé ces derniers mois ni la perspective du rehaussement progressif du plafond du Livret A ne semblent réellement menacer cette position. Ils ont essaimé en assurance retraite collective dans le cadre de régimes à cotisations définies, en gestion « libre » ou en gestion « pilotée » par grille de désensibilisation, et dans le cadre de régimes à prestations définies pré-financés. Certes les avantages de ces fonds sont nombreux, et les résultats obtenus au regard des incidences de marché sur la dernière décennie sont très honorables. Sans doute le succès de ces fonds reflète somme toute une qualité de gestion financière et une certaine adéquation aux besoins des épargnants, futurs retraités et autres parties prenantes. Mais la baisse continue des rendements distribués interpelle, et l’objectif de ce numéro de Mercer Investir sera d’analyser, en privilégiant le point de vue des bénéficiaires de contrats de retraite supplémentaire à cotisations définies, dans quelle mesure les fonds en euros répondent (encore) aux exigences de sécurité, de performance et de transparence.
Le mois d’août tant redouté aura été un mois positif sur les marchés, la plupart des classes d’actifs ayant terminé en positif. Marqué par les avancées sur le front de la crise de la dette, le mois a été caractérisé par des phénomènes de rattrapage : les actions de la zone Euro ont fait mieux que celles des autres régions, à l’intérieur de l’Union Monétaire les titres décotées ont rattrapé une partie de leur retard et les obligations des pays périphériques sont arrivées en tête des classements obligataires. Le mois ayant connu une hausse de 2,7% de l’Euro par rapport au Dollar, les investissements étrangers étaient plus périlleux à cause du risque de change mais aussi sur les rendements bruts. Sur les pays émergents par exemple, les performances en devises locales étaient mitigés tant sur les actions que sur les obligations. Aux Etats-Unis, la performance des actions du S&P 500, de 2%, se retrouvait négative si le risque de change n'était pas couvert. Ainsi, en toute logique, les fonds d’allocation limités à la zone Euro surperforment les fonds internationaux ce mois-ci. Lire la suite en pièce jointe
Jean-Rémy Roulet occupe depuis 2001 la fonction de directeur de la Caisse Paritaire de Prévoyance de l'Industrie et de la Construction (CPPIC) à Genève. Licencié HEC de l'Université de Lausanne, ayant auparavant occupé différentes fonctions au sein de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Genève, il est aussi président du Groupement des Institutions de Prévoyance (GIP) et siège au conseil de fondation d'Ethos depuis 2007 en tant que représentant de l'une des deux caisses fondatrices. Il nous explique le fonctionnement et les orientations stratégiques de cette caisse professionnelle qui gère 700 millions de francs suisses.
Adina Grigoriu est la co-fondatrice de la société de conseils Active Asset Allocation (AAAiC). Experte des stratégies ALM et d'investissements des fonds de pension, Adina Grigoriu estime essentiel de définir la politique de gestion des risques avant celle de la gestion d'actifs.
Quasiment tous les acteurs du capital investissement (95%) ont initié une démarche ESG et le plus souvent ont signé les PRI, selon la première édition du Baromètre ESG du capital investissement présentée le 19 septembre et réalisé par L’Afic (Association française des investisseurs pour la croissance) et PwC. Des résultats encourageants, selon Chloé Magnier, chef économiste de l’Afic, qui marque bien l’importance croissante accordée à l’investissement responsable. Le Baromètre relève d’ailleurs que les questions ESG sont traitées au plus haut niveau. En effet, 90% ont nommé une personne pour suivre les questions ESG et même 100% à partir de 500 millions d’euros sous gestion. Dans 70% des cas, cette personne est membre de la direction. Les ressources mobilisées sont souvent proportionnelles à la taille du fonds, 30% des sociétés gérant plus de 2,5 milliards d’euros ayant un temps plein consacré par la personne nommée contre 8% pour les sociétés gérant moins de 500 millions d’euros. La majorité des contributeurs sollicitent leurs participations sur les questions ESG, avec la mise en place d’une démarche ad hoc et d’un reporting tant qualitatif que quantitatif. Il reste que ce premier baromètre ressemble plus à un galop d’ essai qu'à un véritable état des lieux en raison du taux de participation modeste : 15%, soit une quarantaine de membres de l’association professionnelle, sollicités il est vrai au coeur de l'été. Mais l’affluence observée hier à l’occasion de la présentation de ce baromètre montre bien l’intérêt des professionnels pour cette thématique. Le prochain baromètre devrait donc s’efforcer d’augmenter le taux de participation et de dresser peut-être un état des lieux plus segmenté, en fonction des montants sous gestion.
Après avoir été Analyste de performance chez Axa France, Assistant gérant chez CM-CIC Gestion Privée et Assistant Sales chez Schroders, Charles Johnsson a pris le poste de Gestionnaire de Trésorerie à la Mutuelle Générale de la Police courant 2011. Il nous explique le fonctionnement et les orientations stratégiques au niveau de la gestion d'actifs de cette mutuelle.
Confrontés aux performances volatiles et incertaines des investissements cotés, de nombreux institutionnels (fonds de pension, fonds de dotation et compagnies d’assurance) ont fait le choix d’investir dans des infrastructures. La classe d’actifs est généralement perçue comme une source de rendements attractifs, stables et corrélés à l’inflation sur le long terme. Pourtant, les investisseurs sont souvent confrontés à une réalité bien différente, faite de dépréciations, de manques à gagner significatifs en raison de frais de gestion disproportionnés et de rendements ajustés du risque plutôt médiocres. Ces déconvenues peuvent toutefois être facilement évités en respectant quelques principes de base mêlés à une dose de bon sens. 1. Veiller aux termes et conditions de son investissement La plupart des investisseurs abordent les infrastructures en souscrivant à un fonds proposé par un gérant spécialisé. Une vaste gamme de véhicules d’investissement existe aujourd’hui, qu’ils soient cotés (ETF, sociétés holding cotées détenant des actifs non cotés, fonds communs de placement investis en titres cotés) ou non cotés (fonds fermés ou mandats). Face à cette diversité, il n’est pas rare que le même actif sous-jacent soit détenu par des supports d’investissement de nature différente, à l’instar du réseau britannique de distribution électrique Electricity North West, qui figure à l’actif de deux fonds australiens, l’un ouvert et l’autre fermé, gérés par deux sociétés de gestion distinctes. Alors que l’investissement se révèle performant et génère à la fois du rendement et de la valeur pour tous ses actionnaires, les différences dans les termes et conditions appliqués par les structures détentrices de l’actif entrainent des écarts significatifs dans les performances servies aux investisseurs finaux. Pour lire la suite : cliquez ici
Principales conclusions : Les conseillers et leurs clients face à la crise Si près de 33% des conseillers interrogés anticipent une bonne, voire, une excellente année et 39% une année neutre, les anticipations de développement des cabinets de conseil face à la crise présentent une forte dichotomie entre ceux qui voient la crise comme une source d’opportunités (et budgètent une croissance forte) et ceux qui s’attendent à une année noire. La taille, les domaines d’expertise, les moyens humains et techniques et la localisation semblent expliquer ces différents impacts face à la crise. Le principal risque mis en avant par les conseillers pour leur propre activité pour fin 2012/2013 est en premier lieu le risque réglementaire (27,5%), suivi de près par le risque lié à l'évolution de la fiscalité, des risques « subis » qui s’imposent à eux. Ils sont en revanche assez sereins en relatif quant à la santé financière de leurs clients et à l'évolution des marchés sur lesquels ils peuvent un peu plus agir en orientant les choix d’investissement de leurs clients. En excluant le risque réglementaire, les conseillers estiment que l’environnement pourrait s’avérer assez propice pour la profession dans les mois à venir. En effet la fiscalité, qui est un thème fort en cette fin d’année, est considérée par les conseillers comme la principale opportunité (33,97%) car elle reste un excellent terreau pour des experts financiers. Plus des ¾ des conseillers (76,3%) pensent que leurs clients seront d’ici fin de l’année 2012 ou début 2013 plus méfiants, plus prudents et plus conservateurs que d’habitude, et ce, en raison des incertitudes macro et micro-économiques. En conséquence, ils se tournent d’avantage vers des produits plus prudents et moins risqués. Les solutions privilégiées : Dans ce contexte, la majorité des conseillers comptent principalement orienter leurs clients vers des solutions plus flexibles et adaptables (54,2%). Ils sont près de 40% à vouloir proposer des solutions plus prudentes que par le passé. Le challenge des CIF réside dans leur capacité à répondre à 3 contraintes : 1) Affronter une conjoncture difficile en Europe, 2) Répondre aux attentes des clients vers plus de prudence, 3) Proposer des solutions rémunératrices et délivrer un rendement suffisant pour compenser l’inflation à moyen terme. En réponse, ils comptent majoritairement privilégier 2 outils de gestion qui représentent les ¾ des solutions : l’Assurance Vie - Contrats en euros et contrats en UC (37,5%) et l’Immobilier - Papier et Pierre (36,9%). La part totale consacrée aux OPCVM (en direct et en indirect via des contrats en UC) atteint environ 37% des solutions proposées par les CIF. En dehors du fonds en euros et de l’immobilier, les classes d’actifs privilégiées par les conseillers pour fin 2012/2013 seront principalement liées au thème du rendement (Crédit, High Yield, Convertibles...), des pays émergents (Actions et Dette) et à la défiscalisation (FCPI, FIP...). Les stratégies de taux dites « sans risque » sont délaissées en raison du niveau historiquement faible des rendements et les actions des pays développées sont peu prisées par les conseillers (7%). « 1500 conseillers anticipent une mauvaise année Même si la grande majorité des Conseillers en Investissements Financiers n’anticipe pas d’impact majeur sur leurs propres activités en raison de la crise et semble plutôt confiante en cette fin d’année, il convient de noter cependant que 1 conseiller sur 5 anticipe une mauvaise année, soit près de 1500 conseillers au total sur les 7500 recensés. Parmi ceux-ci, plus de 5% prévoient même une année noire avec un très fort ralentissement de leur activité. Dans la balance des opportunités et des risques, le gros nuage de ces prochains mois reste la réglementation qui peut jouer contre la profession selon les CIF interrogés. En revanche, les questions des clients sur les évolutions de la fiscalité ou sur les mouvements des marchés financiers sont identifiés comme des sources d’opportunités pour les conseillers à moyen terme. » Jean-François Bay, Directeur général de Morningstar France.
L’Allemagne change son fusil d'épaule Le mois d’août tant redouté aura finalement apporté plus d’espoirs que de risques sur les marchés et se sera soldé par une progression des classes d’actifs risquées. Cette bonne surprise doit beaucoup à l’habile communication de Mario Draghi, mais pas seulement. Tout d’abord, Mario Draghi a prononcé à Londres fin juillet les mots suivants : « La BCE est prête à tout pour sauver l’Euro, et croyez-moi ce sera suffisant ! ». Dans la bouche d’un banquier central, une phrase aussi directe est interprétée par le marché comme un gage fiable de sécurité sur la pérennité de la zone Euro et sur l’imminence d’actions décisives. Les attentes étaient donc fortes le 2 août pour le comité de politique monétaire du mois, où le président de la Banque Centrale n’a pas annoncé de mesures. D’abord déçu par cette inaction (le Cac 40 baisse de 4,2% entre le début de la conférence de presse à 14h30 et la fin de la séance) le marché a réalisé le lendemain (hausse de 4,4% du Cac 40 sur la séance) que Mario Draghi avait annoncé une nouvelle donne qui préparait son action prochaine : il avait ouvert la voie à des achats d’obligations périphériques sur le marché puisqu’il a estimé que leurs taux empêchaient la transmission de la politique monétaire de la BCE, et donc que cela entrait dans le mandat de la BCE...
C’est la rentrée. En cela, nous sommes comblés. Les stratèges en communication s’y connaissent pour nous indiquer les principaux axes de réflexion qui marqueront notre mois de septembre. A lire la presse française et étrangère, les vacances sont finies. Et force est de constater que nous avons même du souci à nous faire, peut être même nous n’aurions pas du revenir de vacances. Les sources d’inquiétude sont nombreuses et pas forcément nouvelles. Nous les avions oubliées : la rentrée en récession de l'économie mondiale s’annonce pour la fin de l’année, les échéances politiques sont fort incertaines aux États-Unis comme en Allemagne, Les blocages politiques concernant la gouvernance de la zone refont la une des journaux et des chancelleries, Les tensions géopolitiques au Moyen Orient foisonnent Et, source de renversement de tendance, les marchés financiers se sont mieux comportés durant l'été. A cela s’ajoute une série d'événements nouveaux pour nous français : La ponction fiscale prévue par l'équipe de Sarkozy pour 2012 se situent à 3% de l’assiette en moyenne et à 10% d’impôt en plus pour les particuliers, à revenu constant). Le soutien du gouvernement français s’est imposé pour une banque française, le Crédit Immobilier de France, L’annonce du dépassement des trois millions de chômeurs nous est parvenu dimanche après midi, Poussées par les syndicats de gauche, nous devrions connaitre des manifestations en France à l’automne, Les déclarations du premier ministre et du Président se sont exprimés afin de signifier la fin de la récréation Certes, de nombreuses décisions restent à prendre pour éviter l’explosion de la zone euro, pour assurer l’assainissement des dépenses publiques et organiser le redéploiement industriel et tertiaire des grandes économies dans les prochaines années. Et à ce stade, nous attendons avant tout le résultat des tractations concernant : d’abord, pour les européens, les réformes structurelles de gouvernance budgétaires et financières au prix d’un abandon partielle de souveraineté, ensuite, pour les occidentaux, la mise en place d’un calendrier décennal de réduction des déficits publics et externes, enfin, pour les économies mondiales, une planification progressive de spécialisation de chaque territoire dans les métiers traditionnels et d’avenir ainsi la remise en cause des modèles de développement actuels. Rien de tout cela n’est nouveau ni enthousiasmant d’ailleurs. Mais une clarification est urgente afin d'éviter que les pessimistes ne l’emportent comme souvent dans pareilles situations. Et surtout afin de ne pas connaitre une crise de sortie de l’euro. Les deux derniers points s’avèrent bien évidemment mineurs et subsidiaires. Tout semble indiquer que les marchés se sont adaptés aux contraintes de la rentrée. En gardant toutefois leur sang froid. Depuis quinze jours, les marchés ont stoppé leur progression, les marchés de taux et du crédit se sont stabilisés, et les marchés actions s’affaiblissent quelque peu de nouveau. Sans plus. Dans le contexte actuel, et puisque les campagnes de communication versent dans l’inquiétude, les marchés devraient continuer sur ces tendances : niveau quasi nul des taux d’intérêt court, stabilité des taux d’intérêt et des marges de crédit, et plus forte volatilité des marchés actions. Nous n’attendons rien de bon des marchés, sans pour autant être plus négatif que cela. Parfois, le sur place a du bon. Notre stratégie d’investissement consiste donc à rester très prudent sur les actions, plutôt bienveillant pour les obligations privées et aussi à ne pas hésiter de privilégier le monétaire. Jean-Christophe Cotta Allocation & Sélection www.allocation-selection.com
Cabinet de conseil en stratégie et en management, Facts & Figures (F&F) publie ce jour la 6ème édition de son Baromètre Croissance x Rentabilité des groupes d’assurance en France. S’appuyant d’une part sur les bases de données et de connaissance constituées de manière permanente par F&F sur le secteur de l’assurance, et d’autre part sur la forte intégration du cabinet dans son environnement professionnel, ce baromètre donne une analyse stratégique à date du marché et apporte un ensemble d'éléments de vision prospective. Les analyses et classements réalisés par F&F s’appuient sur des données directement ou indirectement publiques. Plusieurs éléments méthodologiques clés doivent être mentionnés : Les groupes d’assurance sont reconstitués pro forma par F&F en fonction de leurs participations dans des sociétés d’assurance en France. Seules les activités relevant du Code des Assurance ont été intégrées, ce qui exclut donc les institutions de Prévoyance et les Mutuelles Santé (Livre II et III).
Les investisseurs dans les fonds européens ont maintenu un délicat équilibre entre aversion au risque et recherche du rendement en juillet. Si des marchés actions en verve n’ont pas attiré d’argent frais sur les fonds actions, les prises de risque se sont plutôt reportées sur les fonds obligataires, les investisseurs continuant d’acheter des fonds high yield, d’obligations d’entreprises et émergentes. Les fonds européens long terme ont ainsi engrangé une collecte nette de 16,15 milliards d’euros en juillet, contre une décollecte nette de 1,2 milliard en juin, portant ainsi la collecte depuis le début de l’année à 70,50 milliards d’euros. Les fonds obligataires ont tenu la vedette en juillet avec des flux nets positifs de 19,34 milliards d’euros. Voici les principales conclusions ressortant des statistiques compilées par Morningstar pour le mois de juillet : La divergence entre fonds actions et obligataires est demeurée très prégnante en juillet, les fonds actions accusant des sorties nettes de 2,71 milliards d’euros, alors que les fonds obligataires affichaient à l’inverse des flux positifs de 19,48 milliards d’euros, enregistrant ainsi leur meilleure collecte depuis 2007. Le CSIF Wolrd ex CH Index Pension fund a enregistré une collecte nette de 2,38 milliards d’euros en juillet ; sans cette collecte spécifique, les flux sortants des fonds actions auraient atteint presque le double du chiffre final. Les fonds monétaires ont connu une décollecte nette de 10,23 milliards d’euros en juillet, ce qui représente un véritable renversement de tendance après l’importante collecte enregistrée durant le premier semestre 2012. Le 10 catégories obligataires Morningtsar enregistrant les plus fortes collectes en juillet correspondent pour la plupart à des catégories d’actifs risqués, la catégorie des obligations high yield en dollars arrivant en tête, avec une collecte de 2,14 milliards d’euros. Les fonds court terme et d’emprunts d'État ont connu des flux sortants importants en juillet, les catégories Morningstar Euro ultra court terme, Euro obligataire diversifié court terme, Emprunts d'État en livres, et Emprunts d'État en euros enregistrant les sorties les plus importantes. Les catégories Morningstar États-Unis grandes capitalisations mixtes et actions Asie hors Japon ont enregistré les décollectes les plus importantes des catégories actions, avec des décollectes nettes de respectivement 894 millions et 762 millions d’euros. Franklin Templeton a accusé la décollecte la plus forte pour les fonds actions parmi tous les promoteurs européens en juillet ; la société de gestion a connu de substantiels flux sortants sur le fonds Templeton Asian Growth et, dans une moindre mesure, sur le fonds Franklin US Equity. Les fonds d’allocation ont engrangé 2,50 milliards d’euros en juillet, portant la collecte depuis le début de l’année sur les fonds mixtes à 13,56 milliards d’euros, les catégories allocation prudente en livres et allocation flexible en livres affichant les meilleures collectes. Carmignac a été le principal bénéficiaire de la poursuite de l’intérêt en faveur des fonds d’allocations, affichant une collecte de 829 millions d’euros en juillet ; Carmignac Patrimoine a enregistré la plus forte collecte de cette société depuis le début de l’année, le nouveau fonds Carmignac Emerging Patrimoine ayant déjà collecté près de 1 milliard d’euros cette année. En tête des meilleures ventes des promoteurs de fonds en Europe, PIMCO affiche une collecte en juillet de 3,87 milliards d’euros ; le fonds PIMCO GIS Total Return enregistrant une collecte de 1,28 milliard en juillet. Lire la suite : cliquez ici
Au 30 juin 2012, les OPCI RFA ont délivré, sur les six premiers mois de l’année, une performance de 2,9 %, selon l’indice de la performance des OPCI RFA pour le premier semestre 2012, publié par IPD en partenariat avec l’Aspim. Sur la recommandation du Comite? de l’Indice OPCI-RFA, la segmentation retenue se base sur le taux d’endettement bancaire, soit la dette bancaire rapporte?e a?? la valeur brute du ve?hicule au 30 juin 2012. Une telle segmentation permet aux investisseurs de comparer le rendement global des ve?hicules selon leur niveau d’endettement, une des composantes inhe?rentes a?? la strate?gie choisie pour un fonds. Les ve?hicules dont l’endettement bancaire exce??de 50 % de leur valeur brute enregistrent un rendement global de 4,9 % sur la pe?riode. Ces 11 ve?hicules surperforment ainsi ceux sans effet de levier (20) et ceux dont le niveau d’endettement bancaire est compris entre 0 et 50 % (36). Ils pre?sentent des rendements globaux respectifs de 2,8 % et 2,7 %. Cette performance plus e?leve?e des ve?hicules a?? fort effet de levier se confirme sur un an (pe?riode de fin juin 2011 a?? fin juin 2012) avec un rendement global de 9,4 %. L’Actif Net (AN) total de l’e?chantillon est de 9,1 milliards d’euros a?? fin juin 2012 contre 6,3 milliards d’euros a?? fin de?cembre 2011, soit une augmentation de 45 % du pe?rime??tre analyse?. La valeur d’expertise des actifs immobiliers sous-jacents, au 30 juin 2012, s’e?le??ve a?? 14 milliards d’euros. Sur les 67 ve?hicules pre?sents au 31 juin 2012, 52 sont des OPCI RFA de?die?s, repre?sentant ainsi 82 % de l’AN total. De fait, 15 sont des OPCI RFA non de?die?s. En moyenne, sur le pe?rime??tre analyse?, la poche immobilie??re par OPCI est constitue?e de 20 actifs (i.e. actifs contro??le?s et ge?re?s par le ve?hicule, que la de?tention soit directe ou indirecte). A fin juin 2012, seuls 18 ve?hicules sont mono-actifs.
La Mutuelle d'Ivry la Fraternelle (MIF), est historiquement la compagnie d'assurance vie des agents SNCF, qui a servi un taux de rendement de 4,05% en 2011. Alexandre Piazza, ancien opérateur de marché est aujourd'hui responsable des investissements de cette mutuelle.
2% de rendement net pour les fonds en euros contre 2.75% pour le Livret A : 2013 s’annonce comme un millésime difficile pour l’assurance vie ! Introduction : Alors que le nouveau gouvernement vient de confirmer une augmentation du plafond du Livret A et le maintien de la défiscalisation des revenus tirés de ce produit, les nuages s’accumulent au dessus de l’assurance vie en général et du fonds en euros en particulier, autre placement préféré des ménages français. En effet, les chiffres sur 2012 semblent déjà annoncés une victoire nette en faveur du Livret A : L’encours total du livret A et du LDD était de 302 milliards € à fin juillet, en hausse de 2,56 milliards € sur un mois (selon la CDC). Depuis le début de l’année, la collecte nette s'élève à 15,21 milliards €. 2012 s’annonce donc comme un millésime record en terme de collecte. En 194 années d’existence, le Livret A n’a jamais dépassé 7,05 milliards de collecte nette annuelle, sauf en 2008 avec 18 milliards, 2009 avec 16 milliard et 2011 avec 17 milliards €. De son côté, mois après mois, l’assurance vie n’en finit pas d’annoncer une collecte nette négative. Depuis le début de l’année, la collecte nette (cotisations-prestations) s'établit à - 4,70 milliards € et atteint près de -10 milliards € sur 1 an à fin juin 2012. Historiquement, l’assurance vie a toujours collecté en net entre 30 et 60 milliards €. Rappelons que les actifs gérés par l’assurance vie s'élève à 1370 milliards €, dont 85% en Fonds en euros et 15% environ en Unités de Compte. Lire la suite : cliquez ici
Le FMI a une nouvelle fois abaissé ce mois-ci ses prévisions de croissance mondiale. Bien qu’il table sur une amélioration progressive de la situation financière dans la périphérie de la zone Euro et sur l’efficacité des assouplissements monétaires dans les pays émergents, il estime que l’abaissement des prévisions du mois d’avril n’est plus suffisant. Ainsi, après la légère révision du mois de juillet, la croissance mondiale est attendue à 3,5% en 2012 et 3,7% en 2013. Aux Etats-Unis, les chiffres sont de 2% en 2012 et 2,3% en 2013. En zone Euro, il est prévu que l'économie se contracte en 2012 de 0,4% puis qu’elle reprenne en 2013 une croissance de 0,7%. Les pays émergents s’en sortent toujours mieux, malgré les fortes disparités, avec un chiffre de 5,6% pour cette année. Lire la suite en pièce jointe
Lors de sa dernière parution en mars 2012, les panelistes du Baromètre IPD tablaient sur une croissance du PIB français de 0,4 % pour 2012 et de 1,0 % en 2013. Si la prévision pour 2012 est restée stable, celle de 2013 a été révisée à la baisse et n’atteint plus que 0,6 %. D’une manière générale, les anticipations des panélistes pour l’année à venir sont en deçà des ambitions affichées du gouvernement d’autre part, qui compte lui sur une croissance de l'économie française comprise entre 1 % et 1,3 % l’année prochaine. Bureaux en Ile-de-France : le fléchissement de l’emploi tertiaire pèsera sur la demande placée au cours des deux années à venir. Les panélistes anticipent un volume commercialisé de 2,1 millions de m2 en moyenne pour 2012 et 2013, soit largement inférieurs à ceux des années passées. Par ailleurs, pour la première fois depuis le lancement du Baromètre IPD en décembre 2009, les investisseurs interrogés anticipent une baisse des loyers prime dans le Quartier Central des Affaires de Paris. Selon nos experts, les meilleurs loyers parisiens atteignaient en début d’année 781€/m2. Ils estiment que, courant 2012, ces mêmes loyers prime connaitraient une correction pour atteindre 761€/m2 fin 2012. Les centres commerciaux en France : la fréquentation décline, le chiffre d’affaires aussi. Sur le marché de l’investissement, les panélistes confirment le repli des engagements à 12 Mds€ en 2012 et 13 Mds€ en 2013. Des prévisions très légèrement inférieures à celles exprimées lors du dernier baromètre, en mars 2012. Le marché de l’investissement continuera d'être animé par les acteurs riches en fonds propres. Ainsi, compagnies d’assurance, sociétés gestionnaires de SCPI et d’OPCI, mais également investisseurs moyen-orientaux devraient être particulièrement actifs en 2012. Les acteurs continuent à marquer leur intérêt pour les actifs core, à revenus sécurisés - bureaux à Paris QCA, commerces de pied d’immeubles et centres commerciaux. Par ailleurs, conclut le baromètre, les investisseurs ont confirmé leur attrait pour la dette immobilière, que ce soit les grandes sociétés d’assurance, qui viennent se substituer aux établissements financiers en proposant des financements immobiliers sur le marché primaire, ou les sociétés de gestion d’actifs, qui montent des fonds dédiés au rachat de dettes immobilières sur le marché secondaire. Reste à savoir si ce mouvement sera durable.
Les matières premières en tant que classe d’actifs à part entière sont encore souvent sous-représentées dans les portefeuilles institutionnels pour atteindre environ 3% en moyenne en Europe selon BoA Merrill Lynch. Cette sous-représentation est encore plus sévère en France alors même que la classe d’actifs présente des caractéristiques intéressantes : corrélation à l’inflation, diversification sur longue période... C’est l’une des raisons pour lesquelles Morningstar a organisé le 4 juillet à Paris une matinée de formation et de débat sur « commodities et institutionnels ». Dans la foulée de cette matinée, un déjeuner a réuni quelques intervenants et professionnels pour échanger sur cette thématique au c??ur de l’actualité. Avec des interrogations sur l'évolution future de l’or et du pétrole, une récente baisse des cours de nombre de matières premières agricoles qui écartent les craintes d’une inflation par les prix alimentaires pourtant tant redoutée il y a quelques mois .... les commodities sont indéniablement sous les feux de l’actualité. Elles ne sont pas pour autant très recherchées par les institutionnels. Jean-François Bay, Directeur Général de Morningstar, d’emblée donne le ton : « Au lieu de parler d’une seule classe d’actifs homogène, on devrait faire la distinction entre différents segments qui ont des comportements très différents : Les matières premières agricoles et le profil cyclique, le pétrole et l'énergie comme composante forte de l’inflation, l’or et les métaux précieux en guise de couverture, les matières premières agricoles pour jouer le mega-trend démographique... » . D’autre part, Jean-François Bay rajoute : « Malgré ces caractéristiques, il existe un « french paradox » : en France, on parle beaucoup des matières premières, pourtant leur montant reste limité dans les portefeuilles. S’agirait-il d’une spécificité bien française ? Et cela pourrait-il être amené à changer ? », se demande-t-il. Lire la suite : cliquez ici