«Lorsque j’ai commencé à écrire cette lettre, j’étais dans mon bureau, pensant à la manière de décrire les événements de 2019 et ce que BlackRock avait accompli l’an dernier. Aujourd’hui, cela semble une réalité distante». C’est ainsi que Larry Fink, le président de BlackRock, la plus grande société de gestion d’actifs, débute son courrier aux actionnaires envoyé le 29 mars. «Les bureaux de BlackRock à travers le monde sont presque vides et je vous écris en confinement à la maison, comme des millions d’autres personnes. Depuis janvier, le coronavirus a rattrapé nos vies et transformé notre monde, présentant un défi médical, économique et humain sans précédent», poursuit-il. «En 44 ans dans la finance, je n’ai jamais rien vécu de tel», reconnaît le patron de BlackRock. «L’épidémie a touché les marchés financiers avec une rapidité et une férocité que l’on voit normalement seulement dans une crise financière classique». «Aussi dramatique cela soit-il, je pense que l’économie se redressera progressivement, en partie parce que la situation est dépourvue des obstacles à la reprise d’une crise financière classique», juge-t-il. «Les banques centrales agissent vite pour répondre aux problèmes des marchés du crédit et les gouvernements agissent désormais agressivement pour mettre en œuvre des politiques de relance budgétaire». Pour Larry Fink, cette crise valide la vision de long terme de l’investissement. «Les entreprises et investisseurs ayant une forte raison d’être et une approche de long terme seront mieux à même de surmonter cette crise et ses conséquences», estime-t-il. ETF, alternatives illiquides et technologie Après cette introduction, Larry Fink se penche sur la concentration du secteur de la gestion d’actifs et sur l’importance des investissements technologiques. " La décennie qui a suivi la crise financière a été un environnement positif pour de nombreux gestionnaires d’actifs. (...) Cependant, trop peu d’entre eux en ont profité pour investir dans l’innovation technologique et renforcer leur résilience pour rester à l’avant-garde des nouvelles tendances qui ont aujourd’hui un impact considérable sur le secteur», écrit-il. Le dirigeant rappelle aussi que son groupe a réalisé plusieurs acquisitions «transformatrices». «Nous les avons faites à partir d’une position de force, et non sous les pressions auxquelles sont confrontés bon nombre de nos concurrents ", souligne-t-il. «Notre travail n’est pas terminé», poursuit Larry Fink. «Notre stratégie de croissance est destinée à supporter des périodes difficiles comme celle-ci et nous accompagnera pendant cette période. Alors que le paysage du secteur et des investissements continue de changer, nous avons l’intention d’être à la pointe des tendances qui façonneront notre capacité à croître en tant que société et fournir à nos clients la meilleure gamme possible de revenus», ajoute-t-il, ce qui pourrait laisser penser que la société va poursuivre ses acquisitions. Pour croître, BlackRock va investir dans les principaux moteurs de sa croissance aujourd’hui et sur les prochaines années: les ETF, les stratégies alternatives illiquides et la technologie. «Nous travaillons sur des manières de fournir à plus d’individusdes investissements alternatifs d’une manière qui soit sûre et gérée d’un point de vue risque », illustre Larry Fink. Le patron de BlackRock évoque aussi l’importance de la Chine dans sa longue lettre. «Je continue de croire fermement que la Chine sera l’une des plus grosses opportunités pour BlackRock sur le long terme, à la fois pour les sociétés de gestion et les investisseurs (…)».
Scor Investment Partners, la société de gestion de portefeuille du groupe Scor, a annoncé ce 11 mars la nomination de Guillaume Levannier au poste nouvellement créé deresponsable des investissements durables. Il est rattaché à Fabrice Rossary, directeur des investissements. Dans ses nouvelles fonctions, Guillaume Levannier sera le garant de la démarche durable de Scor IP, explique un communiqué. Il aura la charge de renforcer la politique d’investissement durable de la société de gestion, de s’assurer de sa déclinaison au niveau de chacune des classes d’actifs et de faciliter son intégration au sein des processus d’investissement de chaque fonds et mandat gérés. Il contribuera également au développement de nouveaux outils permettant de mieux mesurer l’impact extra-financier des investissements de la société de gestion. Guillaume Levannier travaillait jusqu’ici au sein de la maison-mère. Il a été notamment conseiller du président-directeur général Denis Kessler entre 2016 et 2019. Il avait rejoint en janvier 2019 le département d’investissement de Scor au sein duquel il était chargé des questions afférentes aux investissements durables, à l’économie du changement climatique et à la gestion des risques financiers et extra-financiers. Il également membre du comité interne de responsabilité sociale du groupe depuis sa création, en 2018.
L’auditeur de H2O Asset Management, KPMG, a signalé le mois dernier que la société a enfreint les règles régissant les fonds ouverts en effectuant d’importantes opérations avec un petit courtier lié au financier controversé Lars Windhorst, rapporte le Financial Times. La société de gestion basée à Londres, filiale de Natixis, a vu sortir 8 milliards d’euros de ses fonds après que le FT a révélé l’ampleur de son exposition à des obligations illiquides associées à l’entrepreneur allemand. Certains de ses fonds ont dépassé les limites sur le risque de contrepartie lors de la gestion des retombées. Cela contrevient aux règles françaises de mise en œuvre de la directive Ucits. KPMG a signalé plusieurs infractions liées à l’un des fonds de droit français de H2O, Adagio, dans une lettre signée le mois dernier. L’une de ces violations était liée à «des transactions avec une seule contrepartie» équivalant à 6,84 % des actifs nets du fonds, alors que cela est plafonné à 5 %. H2O a dévoilé dans le rapport annuel du fonds que cette contrepartie était Shard Capital, une petite société de courtage londonienne dont le fondateur, James Lewis, était proche de Lars Windhorst. KPMG a aussi signalé qu’une position dans une série d’obligations appelées Chain Finance avait dépassé les limites de détention fixées dans le cadre des règles Ucits. Un porte-parole de H2O a indiqué que les manquements ont été réglés depuis et que tous les risques de contrepartie sont respectés. De plus, les obligations Chain Finance ont été cédées.
Une étude de la Cass Business School de Londres affirme que le gain de performance entre les fonds gérés des petites maisons indépendantes et ceux des grands groupes de gestion est compris entre 52 et 82 points de base bruts.
Columbia Threadneedle et RBC Global Asset Management accentuent leurs efforts pour améliorer la diversité des genres dans les entreprises publiques, rapporte le Financial Times fund management. Les deux sociétés de gestion s’engagent à voter contre les administrateurs des entreprises qui échouent à promouvoir des femmes à des postes élevés. RBC GAM indique qu’il votera contre tous les membres des comités de nomination ou de gouvernance lors des assemblées générales des entreprises où les femmes ne représentent pas un quart des conseils. La politique s’appliquera aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en Australie et en Nouvelle Zélande. Columbia Threadneedle prévoit de cibler les sociétés qui manquent de femmes aux postes de direction. La société votera contre le président des comités de nominations des entreprises du FTSE 350 qui sont trop lentes à répondre au manque de femmes aux postes de direction.
Les fonds qui promettent des améliorations environnementales, sociales ou de gouvernance sont une espèce étrange, selon le Wall Street Journal. Ils détiennent plus de valeurs techno que le marché, mais sous-pondèrent Apple, Amazon et Facebook. Ils détiennent beaucoup moins de compagnies pétrolières que la norme, mais surpondèrent Baker Hughes, un fournisseur vital d’équipements et services de forage pétrolier. Starbucks est la cinquième société la plus populaire au sein des fonds ESG américains de grandes capitalisations. Tesla n’a en revanche pas beaucoup de succès auprès des gérants ESG. L’auteur de cette étude a étudié les positions à fin 2019 de 219 fonds et ETF américains classés par Morningstar comme intégrant des critères ESG ou se focalisant sur des thèmes ou secteurs durables.
Laurent Dobler, directeur général et gérant actions européennes chez Comgest, analyse le marché des actions européennes, Le dirigeant prône un investissement de long terme, faisant fi des bruits de marché et reposant sur la loi des intérêts composés
D’une semaine sur l’autre, de grands intervenants de la place révèlent leur politique d’investissement par classes d’actifs et zones géographiques , Un rendez-vous pendant six mois avec trois partenaires choisis par la rédaction de L’Agefi Actifs afin de décrypter leurs allocations
En Chine, le rythme trimestriel de croissance devrait retrouver un profil positif entre le deuxième et le troisième trimestre de 2020, au lieu du premier, Les énergies renouvelables, de plus en plus compétitives et soutenues par les gouvernements, voient leur activité s’accélérer. Il en va de même pour les entreprises de dépollution de l'eau et de traitement des déchets
Après un ralentissement en 2018, la collecte des SCPI a battu un record en 2019 à 8,6 milliards d’euros nets, La performance annuelle moyenne des SCPI en 2019 s’établit à 4,40 % et celle des OPCI à 5,40 %
D’une semaine sur l’autre, de grands intervenants de la place révèlent leur politique d’investissement par classes d’actifs et zones géographiques, Un rendez-vous pendant six mois avec trois partenaires choisis par la rédaction de L’Agefi Actifs afin de décrypter leurs allocations
La société de gestion immobilière Perial Asset Management a publié mardi 4 févrierles chiffres de son activité 2019. Le spécialiste des SCPI a réalisé une collecte record de 535 millions d’euros bruts (+34 % par rapport à 2018) et desdes dividendesen progression pour les épargnants et les investisseurs de ses troisSCPI.
Le directeur de la recherche en actions (EMEA) et en ESG de Goldman Sachs, John Sawtell, était présent à Paris en novembre dernier pour le 21st Century Risk Forum, organisé par sa firme. L'occasion pour Newsmanagers de l'interroger sur son approche de l'analyse ESG, entre pertinence des mesures et manque de standardisation des métriques.
Edmond de Rothschild veut continuer à investir dans l’économie réelle «avec un objectif d’atteindre à cinq ans 30 milliards d’euros sous gestion», a déclaré Ariane de Rothschild, présidente du conseil d’administration du groupe, lors de la présentation des vœux à la presse. Actuellement, cette activité représente 15 milliards d’euros. Autre grand axe pour 2020, Edmond de Rothschild compte parallèlement accélérer la bascule de tous ses fonds en ISR. Le groupe souhaite enfin développer des fonds thématiques, «en particulier sur la transition énergétique», a indiqué Ariane de Rothschild. Il travaille aussi sur la valorisation du capital humain dans les entreprises. Les autres thèmes privilégiés sont le big data, la santé et l’éducation.
En pleine transformation depuis l’arrivée en mai 2019 de Jürg Zeltner au poste de directeur général, le groupe luxembourgeois KBL poursuit sa mue. KBL European Private Bankers, fondée à Luxembourg en 1949 et opérant dans 50 villes d’Europe,s’appelle désormais «Quintet».Ce 16 janvier, la banque privée a présenté son nouveau nom et une nouvelle identité pour l’ensemble du groupe à un moment où la banque «réalise d’importants investissements pour libérer son énorme potentiel de croissance, notamment en élargissant son offre de services et en étendant sa présence mondiale», souligne-t-elle dans un communiqué. Le groupe paneuropéen de banques privées dans son ensemble a donc été renommé «Quintet Private Bank». La banque privée du Grand-Duché, KBL Luxembourg, a été rebaptisée «Quintet Luxembourg» et KBL España «Quintet España». Les filiales du groupe implantées de longue date dans d’autres marchés continueront d’opérer sous leur marque actuelle – chacune d’entre elles sera également identifiée comme «une banque privée Quintet». Ces marques comprennent Brown Shipley (Royaume-Uni), InsingerGilissen (Pays-Bas), Merck Finck (Allemagne) et Puilaetco (Belgique et Luxembourg), dont le nom a été raccourci par rapport au précédent «Puilaetco Dewaay». Le nouveau logo de QuintetPartout où Quintet opère, toutes ses marques adopteront une identité d’entreprise commune, illustrée par cinq anneaux entremêlés. «Inspiré par l’universalité de la musique et reflétant la démarche partenariale du groupe, le nom Quintet est le symbole des cinq sens et des cinq doigts de la main – combinant le chiffre féminin deux et le chiffre masculin trois, représentant tous les êtres humains», a expliqué la banque dans soncommuniqué. «Notre nouveau nom illustre qui nous sommes et la façon dont nous offrons de la valeur», a expliqué Jakob Stott, CEO, Wealth Management. «Comme un ensemble musical, nous réunissons différents points de vue et diverses perspectives afin de répondre aux besoins de nos clients et gagner leur confiance en faisant toujours ce qui est bon pour eux.»