BDL Capital Management, une société de gestion indépendante fondée en 2005 par Hughes Beuzelin et Thierry Dupont, a dévoilé en marge d’une conférence de presse sur ses perspectives de marché 2022 une collecte nette de 400 millions d’euros pour l’exercice 2021. Ses encours s'établissaient à fin décembre à 2,5 milliards d’euros. La collecte inclut les 50 millions d’euros apportés par le fonds de place Emergence en juillet dernier pour le dernier né de sa gamme de 4 fonds, BDL Transitions. Labellisé ISR, celui-ci a pu passer la barre des 100 millions d’euros d’encours, tout comme le fonds quantitatif à objectif de performance absolue Durandal lancé en 2018. Le fonds BDL Convictions, «lancé au départ juste avec les PEA de Thierry et moi» rappelle Hugues Beuzelin, a franchi la barre du milliard d’euros sous gestion. Depuis sa création en 2008 et sa commercialisation à la clientèle externe quelques années plus tard, il affiche une performance annuelle moyenne de près de 10%. En y incluant les solutions dédiées, la stratégie (axée sur du stock-picking en actions européennes avec une trentaine de valeurs seulement en portefeuille) - dépasse les 1,5 milliard. Quant à la stratégie BDL Rempart (long-short en actions européennes), elle atteint 738 millions d’euros dont 621 millions pour le fonds ouvert. La société de gestion indépendante a poursuivi son développement à l’international avec l’ouverture d’un bureau à Genève et à Madrid. Les encours en dehors de France représentent un tiers du montant total. Les recrutements ont aussi été à l’ordre du jour avec l’arrivée de 2 analystes, 3 commerciaux et un responsable du service clients, portant les effectifs à 37 personnes. Les deux fondateurs ont aussi décidé d’ouvrir le capital à presque tous les salariés (sous condition d’ancienneté) à hauteur de 20%. Ce montant pourrait être élargi dans les années à venir.
A l’occasion d’une conférence de presse sur ses perspectives de marché 2022, La Banque postale Asset Management a annoncé avoir collecté 3 milliards d’euros sur l’année 2021. La filiale de gestion de la Banque postale a connu l’an dernier sa première année d’exercice pleine avec ses «nouveaux habits de gestion de conviction et de multi-spécialiste» a rappelé sa dirigeante Emmanuelle Mourey. Les encours se sont établis à 60 milliards d’euros contre 51 milliards fin 2020. Ils se répartissent au sein de quatre «piliers de gestion» que sont les gestions actions logées dans la filiale Tocqueville finance (13 milliards d’encours), les actifs de performance absolue et multi-actifs (27 milliards), les solutions quantitatives (13 milliards) et les actifs réels et privés (7 milliards). En 2020, la Banque Postale AM avait transféré à Ostrum, filiale de Natixis IM (groupe BPCE), une partie de sa gestion obligataire assurantielle dans le cadre d’une alliance stratégique entre Natixis et La Banque Postale. La Banque Postale AM est cependant sortie totalement du capital d’Ostum il y a quelques mois après que BPCE a vendu sa participation dans CNP Assurances à La Poste en échange notamment du rachat de la participation de La Banque postale AM dans Ostrum. En 2021, trois fonds se sont particulièrement démarqués en termes de collecte pour un total de 700 millions d’euros. Il s’agit des fonds Actions Silver Age ISR, Actions Environnement ISR et Actions Value Euro ISR. Le groupe a rappelé qu’il restait leader en France en nombre de fonds ayant obtenu le Label d’Etat ISR avec 83 fonds labellisés pour un encours global de 30 milliards d’euros. Par ailleurs, 80% sont des fonds article 8 au sens de la réglementation SFDR et 20% sont estampillés article 9. Répartition des encours de La Banque Postale AM selon le type de clientèle, à fin 2021
La semaine du 13 au 19 janvier a été particulièrement difficile pour les fonds d’investissement, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont décollecté 83,7 milliards de dollars (73,9 milliards d’euros), et les fonds obligataires 3,2 milliards. Dans le même temps, la collecte des fonds actions s’est affaissée, mais est restée positive, à 11 milliards de dollars. Dans l’obligataire, les investisseurs sont sortis de la quasi-totalité des segments de marché. Les fonds d’obligations d’entreprises investment grade ont rendu 0,8 milliard de dollars, ceux de titres à haut rendement 2,3 milliards, et ceux de dette émergente 2,2 milliards. Seuls les fonds d’obligations souveraines (+0,6 milliard) et de dette bancaire (+1,9 milliard) ont su conserver de l’attractivité. Les fonds actions, qui avaient attiré pas moins de 56 milliards de dollars sur les quatorze derniers jours, ont cette fois vu leur collecte baisser de rythme. Les investisseurs ont favorisé les fonds actions japonaises, (+0,9 milliard de dollars), européennes (+2,7 milliards) et surtout émergentes (+5,3 milliards, dont 3,5 milliards pour la Chine). A l’inverse, les fonds actions américaines ont rendu 5,9 milliards de dollars. Sur ce marché, les investisseurs ont privilégié les stratégies défensives, comme les fonds value (+1,6 milliard de dollars), ainsi que les secteurs des financières (+2,4 milliards) et des matériaux (+1,8 milliard). Les fonds croissance et grandes capitalisations ont eux fortement décollecté, de respectivement -4,7 milliards et -5,9 milliards de dollars.
Carmignac confirme son redressement. La firme créée par le désormais milliardaire Edouard Carmignac, et qui figure parmi les sociétés de gestion favorites des gestionnaires de patrimoine, affiche à fin 2021 41,7 milliards d’encours sous gestion après une collecte nette annuelle de 3,7 milliards d’euros. Elle met ainsi fin à une spirale infernale de décollecte commencée en 2018 pendant laquelle elle avait vu ses encours chuter et revenir de près de 60 milliards sous gestion à moins de 40 milliards. L’établissement de la place Vendôme indique avoir enregistré une collecte nette positive l’an dernier sur tous ses marchés phares que sont la France, l’Italie, l‘Espagne ou encore l’Allemagne et le Royaume-Uni. Si la stratégie Carmignac Patrimoine (le FCP et la Sicav) a par contre affiché des sorties nettes d’environ 600 millions d’euros (pour un encours de 10,2 milliards fin 2021) en raison d’une performance décevante (-0,88% sur l’année), l’ensemble de la gamme patrimoniale (actions, obligations et diversifiés) est dans le vert en termes de collecte. Carmignac Patrimoine Europe a enregistré des souscriptions de son côté de 400 millions nets. Dans ce contexte, les recrutements sont allés bon train, les effectifs dépassant désormais les 300 personnes. Les équipes de gestion ont été renforcées avec par exemple Apolline Menut (économiste zone euro), ou Abdelak Adjriou (gérant obligataire), mais les recrues ont aussi concerné d’autres fonctions comme le digital, le commercial ou la gestion des risques. Le pari de la Chine Pour 2022, une année qui commence de façon «inhabituelle» selon Edouard Carmignac, qui dit n’avoir «jamais vu une telle divergence entre les optimistes qui pensent que les marchés vont encore croître et les autres qui pensent que les marchés vont corriger sévèrement», la société de gestion se veut contrariante en pariant notamment sur la Chine. «La Chine fera partie des meilleurs marchés de l’année 2022", estime le fondateur. Le tout grâce à un fort rebond qu’il anticipe pour le troisième trimestre. Au premier trimestre, le pays devait encore être affecté par le Covid et les différentes restrictions mais les politiques accommodantes devraient faire leur effet. L’Europe de son côté devrait continuer son parcours de croissance grâce notamment à une politique de vaccination efficace, à condition toutefois que le conflit Ukraine/Russie ne vienne pas gâcher la fête. Quant aux Etats-Unis, le pays devrait ralentir, mais cela sera un ralentissement «salvateur», selon Frédéric Leroux, membre du comité stratégique d’investissement, après la surchauffe inflationniste de fin 2021 début 2022. Le pays aura encore de sérieux problèmes à régler comme par exemple l’inflation des prix immobiliers (y compris à la location).
Les investisseurs sont désormais totalement orientés vers les fonds actions. Selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research, la classe d’actifs a reçu 30,5 milliards de dollars (26,6 milliards d’euros) entre le 6 et le 12 janvier, contre 25,6 milliards de dollars une semaine plus tôt. Dans le même temps, les fonds obligataires ont rendu 2,9 milliards de dollars, et les fonds monétaires 43,5 milliards. La collecte des fonds actions a été alimentée notamment par les véhicules exposés aux marchés américains (+9 milliards de dollars) et émergents (+6,7 milliards). Les fonds en actions européennes ont également connu une collecte positive de 1,9 milliard de dollars, tandis que les fonds actions japonaises ont rendu 0,3 milliard. Sur le marché américain, les stratégies ayant le plus collecté sont celles dédiées aux financières (+3,6 milliards), à la tech (+3,4 milliards) et à la value (+2,8 milliards). Les fonds croissance et petites capitalisations ont toutefois décollecté, de respectivement 5,2 milliards et 1,9 milliard de dollars. Dans l’obligataire, les investisseurs ont joué la sécurité, en choisissant les fonds de titres souverains (+1 milliard de dollars), les fonds de dettes bancaires (+1,9 milliard) et les fonds d’obligations municipales (+0,4 milliard). A l’inverse, tant les fonds de titres d’entreprises investment grade qu’à haut rendement ont enregistré une décollecte, de 3,1 milliards de dollars pour les premiers et de 2 milliards pour les seconds.
Lors de la création d’un produit structuré, l’investisseur définit un certain nombre de caractéristiques à l'émetteur. Parmi celles-ci, on retrouve le montant de souscription envisagé ou intention de collecte, c’est-à-dire le montant initial que l’investisseur souhaite investir dans le produit. Ce montant n’est pour autant pas définitif : il peut être augmenté ou diminué plus tard, mais dans le cas d’une réduction du montant initial, cela peut engendrer des coûts.
La société de gestion belge Candriam va rouvrir son fondsCandriam Bonds Euro High Yield aux nouvelles souscriptions d’investisseurs à compter du vendredi14 janvier. Ce fonds obligataire avait fait l’objet d’une clôture partielle (soft-closing) en mars 2021 après avoir atteint sa capacité maximale d’encours, à savoir 3,2 milliards d’euros. Le fonds, co-géré par Philippe Noyard,Nicolas Jullien et Thomas Joret,sera automatiquement fermé partiellement si ce plafond est de nouveau atteint. Si cette situationse présente, Candriam indique dans une communication aux investisseurs que les nouvelles souscriptions des investisseurs existants du fonds seront limitées à un maximum de 25% du nombre de parts qu’ils possèdent dans le fondsà la date de la première valeur nette d’inventaire applicable après la fermeture partielle.
On prend les mêmes, et on recommence. L’année 2022 démarre avec une importante collecte des fonds actions et monétaires, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Entre le 30 décembre 2021 et le 5 janvier 2022, les fonds actions ont attiré 25,6 milliards de dollars (22,6 milliards d’euros), contre 20,2 milliards pour les fonds monétaires, et 6,8 milliards pour les fonds obligataires. Les flux sur les fonds monétaires et actions rythment la collecte mondiale depuis le début de la crise du Covid-19. L’année 2020 a ainsi été marquée par une très forte collecte sur le monétaire, qui a atteint 917 milliards de dollars. Elle a été suivie par une année 2021 extraordinaire pour les fonds actions, qui ont collecté 949 milliards de dollars, soit plus que la somme des deux décennies précédentes, précisent les auteurs du rapport. Sur cette semaine, la collecte des fonds actions s’est concentrée sur les véhicules couvrant les Etats-Unis (+15,5 milliards de dollars), et plus précisément les fonds de grandes capitalisations US (+10,9 milliards). Quelques secteurs ont également enregistré des flux importants, comme les fonds immobiliers (+1,7 milliard), les financières (+1,3 milliard), l’énergie et la santé (+1,2 milliard chacun). A l’inverse, les fonds croissance et value américains ont décollecté de 2 milliards et 0,6 milliard de dollars respectivement. Dans le reste du monde, les fonds actions émergentes ont attiré 3,8 milliards de dollars, et les fonds européens 1,3 milliard, tandis que les fonds d’actions japonaises ont rendu 1,1 milliard. Dans l’obligataire, les investisseurs ont principalement choisi des véhicules de titres d’entreprises investment grade (+4,8 milliards de dollars). Dans le souverain, un petit schisme s’est opéré, avec une collecte de 1,5 milliard de dollars pour les fonds investissant sur des titres indexés à l’inflation, tandis que ceux exposés aux titres non couverts face à ce risque ont décollecté de deux milliards.
Tikehau Capital.a annoncé avoir réalisé en 2021 une collecte nette record de 6,3 milliards d’euros pour l’ensemble de l’année, un montant de 50% supérieur à la collecte annuelle moyenne réalisée au cours des trois derniers exercices, qui s’établissait à 4,2 milliards d’euros. Ses encours s'élèvent à plus de 33,5milliards d’euros au 31 décembre 2021. La dette privée et les actifs réels ont représenté environ les trois quarts des 6,3 milliards levés, tandis que les capital markets strategies et le private equity en ont représenté respectivement environ 15% et 10% La société de gestion française précise avoir réalisé une collecte nette de 2,5milliards d’euros pour le seul quatrième trimestre. Il s’agit d’un nouveau record trimestriel pour Tikehau Capital, représentant 1,4 fois le précédent record atteint au deuxième trimestre 2021, au cours duquel la collecte nette avait atteint 1,9 milliard d’euros. Tikehau Direct Lending V, le fonds flagship du groupe dans le domaine du direct lending, a attiré près de 2 milliards d’euros d’engagements à fin décembre 2021, un chiffre proche de celui de son prédécesseur, alors que la collecte est toujours en cours, précise Tikehau. La société de gestion, cotée en Bourse, publiera ses résultats annuels le 9 mars prochain.
Après une collecte assez faible de 9 milliards d’euros en septembre 2021, les fonds Ucits et alternatifs européens ont enregistré des entrées nettes de 140 milliards d’euros en octobre selon les données publiées mercredi par l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Dans le détail, les fonds Ucits ont collecté 110 milliards d’euros en octobre après une décollecte de 3 milliards d’euros le mois précédent. En excluant les fonds monétaires, la collecte des fonds Ucits diminue d’environ 60% (45 milliards d’euros contre 54 milliards en septembre). La collecte d’octobre a donc été tirée par les fonds monétaires. Quelque66 milliards d’euros ont été placés dans cette catégorie de fonds. Un record selon l’Efama alors que la classe d’actifs avait subi des rachats nets de 57 milliards d’euros en septembre. Les investisseurs ont en outre placé 24 milliards d’euros dans les fonds actions (19 milliards en septembre), 3 milliards d’euros dans les fonds obligataires (13 milliards en septembre) et 15 milliards d’euros dans les fonds multi-actifs (20 milliards en septembre). Les fonds alternatifs européens ont, eux, collecté 30 milliards d’euros en octobre contre 13 milliards le mois précédent. Les fonds alternatifs investis en actions ont subi des sorties de 4,8 milliards d’euros dans la lignée des rachats de septembre (-2,6 milliards d’euros). Leurs homologues obligataires ont engrangé 5 milliards d’euros de collecte nette en octobre (+1,8 milliard d’euros en septembre). Les encours cumulés des fonds Ucits et alternatifs européens ont augmenté de 2,6% sur le mois d’octobre à 21.387 milliards d’euros.
Les investisseurs internationaux ont choisi la sécurité dans leurs choix de fonds. Entre le 2 et le 8 décembre, ils se sont massivement orientés vers les fonds monétaires, ces derniers affichant une collecte de 43,2 milliards de dollars (38,3 milliards d’euros), selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Cela porte à 203 milliards de dollars les flux sur cette classe d’actifs dans les deux derniers mois. Sur les autres classes d’actifs, les fonds actions ont reçu 10,6 milliards de dollars, et les fonds obligataires un «petit» 1,3 milliard. La collecte de l’obligataire a été sauvée par les fonds investis en titres souverains, qui ont reçu 4,2 milliards de dollars (dont 1,1 milliard pour les stratégies indexées à l’inflation). A l’inverse, les fonds plus risqués ont décollecté, avec -2,9 milliards pour les stratégies investies en obligations investment grade, -0,9 milliard pour celles investies dans les titres à haut rendement, et -0,5 milliard pour celles en obligations émergentes. Dans l’univers des fonds actions, les investisseurs ont privilégié les fonds indiciels cotés (ETF), qui ont drainé 19,9 milliards de dollars. A l’inverse, les fonds communs de placement ont rendu 9,3 milliards. La collecte hebdomadaire s’est concentrée sur les fonds actions américaines qui ont reçu 8 milliards de dollars. Les investisseurs se sont plus précisément dirigés vers les fonds de grandes capitalisations, qui ont collecté 8,9 milliards de dollars. Les autres types de stratégies en actions américaines ont fortement décollecté, avec -2,7 milliards pour les fonds de petites capitalisations, -3,2 milliards pour les stratégies de gestion value, et -4,3 milliards pour celles de croissance. Dans le reste du monde, les fonds actions en européennes ont, eux, enregistré leur plus importante décollecte depuis octobre 2020, avec -3,4 milliards. Les fonds actions émergentes ont rendu 2,2 milliards de dollars, et les fonds actions japonaises ont reçu 0,9 milliard.
Après les fonds actions, c’est au tour des fonds obligataires de connaître une de ses rares décollectes hebdomadaires au cours de cette année 2021. Selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research, les fonds obligataires ont rendu 4,5 milliards de dollars (4 milliards d’euros) entre le 26 novembre et le 1er décembre, soit une première décollecte depuis mars dernier. Les fonds actions, qui avaient connu la semaine dernière leur seconde décollecte de l’année, ont cette fois-ci reçu 9 milliards de dollars en net. La majorité des flux des investisseurs se sont dirigés vers les fonds monétaires, avec +27,1 milliards de dollars. Dans l’obligataire, peu de catégories ont échappé au désamour des investisseurs. Les fonds de titres d’entreprises investment grade ont rendu 2,4 milliards de dollars, ceux de titres high yield -3,9 milliards, et les fonds de titres émergents -1,8 milliard. Seuls les fonds d’obligations souveraines ont tenu, avec une collecte nette positive de 4,1 milliards de dollars, dont 0,9 milliard indexé à l’inflation. Sur les fonds actions, les flux se sont dirigés en grande partie vers les véhicules investis sur les actions américaines, avec +10,2 milliards de dollars. Les fonds en actions émergentes et japonaises ont également connu une collecte positive, avec respectivement +2,4 milliards et +1 milliard de dollars. A l’inverse, les fonds actions européennes ont décollecté 2,8 milliards de dollars. Sur les fonds en actions américaines, seuls ceux des grandes capitalisations et sur la tech ont reçu des montants net d’argent conséquents, avec 11 milliards de dollars pour les premiers, et 3,6 milliards pour les seconds. Les fonds de petites capitalisations, de stratégies croissance ou value, et du secteur des financières, ont pour leur part rendu entre 1,1 et 1,4 milliard de dollars.
L’industrie des fonds d’investissement en Europe s’est offert un nouveau record d’encours sous gestion au troisième trimestre 2021 selon les données de l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) publiées le 29 novembre. Leurs actifs sous gestionatteignaient un total de 20.767 milliards d’euros à fin septembre 2021 (+1,7% par rapport à fin juin 2021), dont 13.114 milliards dans des fonds Ucits (+2% par rapport au deuxième trimestre 2021) et 7.653 milliards dans des fonds alternatifs (+1,3% par rapport au deuxième trimestre 2021). L’industrie des fonds européens a battu son record d’encours pour le quatrième trimestre d’affilée. Les fonds européens ont collecté 200 milliards d’euros net durant le troisième trimestre 2021. La collecte nette des fonds Ucits s’est réduite, passant de 210 milliards d’euros au deuxième trimestre 2021 à 179 milliards d’euros au troisième trimestre 2021 (dont 4 milliards d’euros chez les investisseurs français). A contrario, les fonds alternatifs (FIA) ont engrangé une collecte nette de 21 milliards d’euros (dont 1,2 milliard d’euros auprès des investisseurs français)contre 18 milliards au deuxième trimestre 2021. Sur le segment des fonds Ucits, les fonds actions tirent la collecte au entre juillet et septembre en drainant64,4 milliards d’eurosmais bénéficient cependantd’entrées moins élevées que les trois précédents trimestres.En France, les fonds actions ont décollecté 1,4 milliard d’euros au troisième trimestre soit les pire flux enregistrés en Europe pour la classe d’actifs. En outre, les investisseurs européens ont placé 60,3 milliards d’euros dans les fonds multi-actifs entre fin juin et fin septembre 2021 (dont 300 millions de la part des investisseurs français)quand les fonds obligataires ont attiré 53,7 milliards d’euros dont 3,9 milliards d’euros auprès des investisseurs français. Quant aux fonds monétaires, les investisseurs européens les ont globalementdélaissé au troisième trimestre puisqu’ils ont décollecté à hauteur de 8,6 milliards d’euros même si en France, la classe d’actifs a enregistré des flux nets positifs de 1,3milliard d’euros. Concernant les FIA, les classes d’actifs obligataire et multi-actifs ont porté la collecte avec des entrées nettes respectives de 12,1 et 15,2 milliards d’euros. Les fonds alternatifs investis en actions ont, eux, subi des rachats nets de plus de 6 milliards d’euros.