Une fois n’est pas coutume, les investisseurs internationaux ont plébiscité les fonds d’actions japonaises. Ces véhicules, généralement boudé ces deux dernières années, terminent cette fois en première position de la collecte hebdomadaire hors monétaire, avec 4,3 milliards de dollars de flux nets (3,7 milliards d’euros), selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Ce retour en grâce est concomitant avec la nomination du nouveau Premier ministre Fumio Kishida le 4 octobre dernier. Ce membre du Parti libéral-démocrate a remplacé Yoshihide Suga, le successeur de Shinzo Abe, qui quitte ses fonctions après seulement un an au pouvoir. La collecte des fonds actions, qui s’élève au total à 13 milliards de dollars dans le monde, est également marquée par un résultat proche de zéro aux Etats-Unis. Les flux positifs dans les fonds de grandes capitalisations (+3 milliards), les stratégies value (+1,5 milliard) et les financières (+0,7 milliard) ont été contrebalancés par des retraits tout aussi importants dans les fonds croissance (-2,8 milliards), santé (-1,5 milliard) et matériaux (-0,5 milliard). Dans le reste du monde, les fonds actions émergentes ont reçu deux milliards de dollars, tandis que les fonds actions européennes en ont rendu 1,3 milliard. Les fonds obligataires ont, pour leur part, souffert d’une certaine apathie des investisseurs, avec une faible collecte de 3,9 milliards de dollars. Elle se concentre sur deux segments: les fonds d’obligations investment grade (+2,1 milliards) et les fonds d’obligations souveraines indexées à l’inflation (+1,8 milliard). Les fonds monétaires ont, eux, collecté 14,9 milliards de dollars.
Le patrimoine des fonds d’investissement espagnols a enregistré un nouveau plus haut historique à 307,6 milliards d’euros fin septembre, selon les données préliminaires de l’association espagnole des professionnels de la gestion d’actifs, Inverco. Une hausse de 480 millions d’euros des encours a été observée sur le mois de septembre 2021. Depuis le début de l’année 2021, le patrimoine des fonds espagnols a crû de 32,8 milliards d’euros (+12%). Les fonds espagnols ont engrangé une collecte nettede 1,77 milliard d’euros en septembre. Dans le détail, les fonds obligataires ont collecté 822,5 millions d’euros - soit 46% de la collecte totale du mois dernier - et les fonds globaux 582 millions d’euros. Les fonds obligataires mixtes et actions mixtes ont respectivement enregistré des souscriptions de 442 et 228 millions d’euros. Collective positive également pour les fonds actions internationales (+95,5 millions d’euros), de performance absolue (+31 millions d’euros) et monétaires (+15 millions d’euros) Trois classes d’actifs ont subi une décollecte : les fonds actions espagnoles (-20 millions d’euros), les fonds garantis (-165 millions d’euros) et la gestion passive (-253 millions d’euros). Les filiales de gestion d’actifs des grandes banques espagnoles - Santander AM, BBVA AM et CaixaBank AM- ont drainé 43% de la collecte du mois dernierà elles seules. Kuxtabank Gestión, Ibercaja Gestión et Bankinter Gestión de Activos dépassent également les 100 millions d’euros de collecte nette.
Les investisseurs internationaux ont retrouvé le chemin des fonds actions, après leur première décollecte hebdomadaire de la semaine précédente. Selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research, portant sur la semaine du 23 au 29 septembre, les fonds actions ont reçu 9,2 milliards de dollars (7,9 milliards d’euros) de souscriptions nettes. Ils sont suivis par les fonds obligataires, qui maintiennent leur niveau de collecte à 8 milliards de dollars, tandis que les fonds monétaires ont rendu 6,6 milliards de dollars à leurs clients. Sur le segment actions, les fonds Japon se retrouvent en première position de la collecte par géographie, avec 2,1 milliards de dollars de flux nets. Ils sont suivis par les fonds de pays émergents (+1,9 milliard) et les fonds américains (+1,2 milliard). Les fonds actions européens ont, eux, décollecté de 0,8 milliard de dollars. Sur le marché des fonds actions américaines, les investisseurs ont privilégié les secteurs des financières (+3,1 milliards) et de la tech (+2,6 milliards), ainsi que les petites capitalisations (+1,9 milliard). A l’opposé, les fonds de grandes capitalisations sont les seuls à avoir enregistré une décollecte significative, avec -5,6 milliards de dollars. Dans l’obligataire, les fonds de titres d’entreprises investment grade dominent toujours la collecte, avec +6,8 milliards de dollars. Ils sont suivis par les fonds de dettes souveraines, avec +2,4 milliards de dollars, dont 1,3 milliard pour les obligations indexées à l’inflation. A l’inverse, les fonds d’obligations émergentes ont rendu 2,8 milliards de dollars.
Les investisseurs mondiaux ont repris le chemin du risque. Sur la semaine du 9 au 15 septembre, les fonds actions ont collecté 51,2 milliards de dollars (43,5 milliards d’euros), un plus haut depuis mars 2021, montrent les derniers chiffres sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds obligataires ont, eux, reçu 16,1 milliards de dollars. Ces sommes ont été puisées dans les fonds monétaires, qui ont rendu 61,8 milliards de dollars à leurs porteurs de parts. Sur les actions, les investisseurs ont privilégié les fonds américains, qui ont enregistré une collecte nette de 45,7 milliards de dollars. Dans le même temps, les autres régions du monde n’ont quasiment pas collecté, à l’exception des émergents, avec +1,8 milliard. Sur le marché des Etats-Unis, ce sont les fonds de grandes capitalisations américaines qui ont principalement profité de cet afflux, avec +28,3 milliards de dollars nets, suivis par les fonds croissances (+6,9 milliards), et les fonds de petites capitalisations (+4,2 milliards). Parmi les fonds sectoriels, les stratégies tech retrouvent leur attractivité, avec +3,2 milliards de flux nets, suivis par les fonds de grande consommation (+1,1 milliard), la santé et l’énergie (+1 milliard chacun). Dans l’obligataire, les investisseurs se sont une nouvelle fois dirigés vers les fonds de titres d’entreprises bien notées investment grade, avec +8,7 milliards de flux. Les autres catégories de véhicules ont quasiment toutes collecté entre 1 et 1,4 milliard de dollars, à l’exception des fonds de prêts bancaires, avec «seulement» 600 millions.
Les investisseurs internationaux se sont montrés prudents lors de la première semaine pleine de septembre, selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les différentes classes d’actifs ont récolté de maigres encours, à l’exception des fonds monétaires, d’obligations investment grade, et d’actions de grandes capitalisations américaines. Les fonds émergents, tant sur les actions que les obligations, ont également tiré leur épingle du jeu. Dans le détail, les fonds monétaires ont reçu la majorité des flux, avec 15,2 milliards de dollars (12,9 milliards d’euros). Ils sont suivis par les fonds actions et obligations, avec respectivement 12,7 et 12,6 milliards de dollars. Au sein des fonds obligataires, les véhicules dédiés aux obligations investment grade ont enregistré 6,7 milliards de dollars d’achats nets, le plus petit montant depuis fin juillet. Parmi les autres univers d’investissements, les fonds d’obligations émergentes et ceux sur les titres souverains sont les seuls à dépasser le milliard de dollars de collecte, avec respectivement +2,2 milliards et +1,1 milliard de dollars. Sur les fonds actions, les flux se sont dirigés vers les émergents (+3,1 milliards de dollars) et les Etats-Unis (+2,2 milliards). Les fonds actions européennes ont connu une semaine atone, tandis que les fonds japonais ont rendu 1,9 milliard de dollars. Parmi les stratégies américaines, les flux nets ont également été plus ou moins proches de zéro, à l’exception des actions grandes capitalisations (+4,9 milliards de dollars), de l’immobilier (+1,8 milliard), de la tech (+1,1 milliard), et des financières (-2 milliards).
Les investisseurs ont largement privilégié les fonds actions de grandes capitalisations américaines sur la semaine se terminant le 1er septembre, selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Parmi les autres classes d’actifs, seule la tech américaine et les obligations de qualité investment grade ont réalisé une collecte hebdomadaire significative. Les fonds actions ont enregistré un flux net de 19,2 milliards de dollars (16,2 milliards d’euros), principalement issus des fonds américains (12,4 milliards de dollars). Sur ce dernier marché, les fonds actions grandes capitalisations ont apporté la quasi-totalité des flux, avec +13 milliards de dollars, suivis par les fonds du secteur de la tech, avec +2,5 milliards de dollars. Parmi les décollectes, on notera 1,6 milliard de dollars de retraits sur les fonds croissance. Dans les autres régions du monde, seuls les fonds émergents réalisent une collecte notable, avec +4,4 milliards de dollars. Dans l’obligataire, les fonds ont reçu 12,7 milliards de dollars, dont 8,7 milliards rien que sur les fonds investment grade. Les fonds high yield, de haut rendement mais plus risqués, ont retrouvé des couleurs, avec +1,6 milliard de dollars de collecte, le meilleur résultat en deux mois et demi. Les fonds d’obligations souveraines indexées à l’inflation ont également dépassé le milliard de collecte positive, avec +1,4 milliard de dollars. Les fonds monétaires ont, eux, rendu 23 milliards de dollars.
Les fonds d’investissement espagnols ont enregistré une collecte nette de 970,8 millionsd’euros au mois d’août selon les données préliminaires d’Inverco, l’association de la gestion d’actifs en Espagne. Ce montant porte à 17,7 milliards d’euros les entrées nettes des fonds espagnols pour les huit premiers mois de 2021. Durant le mois d’août, les investisseurs hispaniques ont alloué leurs encours en priorité auxfonds obligataires mixtes (352,6 millions d’euros de collecte)et globaux (341,4 millions d’euros de collecte). Les fonds actions internationales complètent le podium avec une collecte nette de 173,1 millions d’euros. Les fonds monétaires (-11 millions d’euros), garantis (-113 millions d’euros) ainsi que la gestion passive (-39,8 millions d’euros) ont, eux, subi une décollecte. Le patrimoine total des fonds espagnols a augmenté de 1,1% sur un mois, s'élevant à 307 milliards d’euros fin août (+11,8% ou + 32,2 milliards d’euros depuis le début de l’année).
Les encours sous gestion de la Place luxembourgeoise ont progressé de près de 1% sur le mois de juillet, pour atteindre 5.541 milliards d’euros,selon les dernières données de laCommission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). La collecte nette s'élève à 39 milliards d’euros, et s’accompagned’un effetmarché de 14 milliards. La progression totale des encours sur un an représente une hausse de plus de 20%.
Entre le 5 et le 11 août, les investisseurs mondiaux ont privilégié les fonds actions, selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. La collecte nette s’y élevée à 15,7 milliards de dollars (13,4 milliards d’euros), plaçant cette classe d’actifs en tête des flux. Les fonds obligataires arrivent deuxièmes, avec +10,1 milliards, les fonds monétaires complétant le podium avec +8,5 milliards. Au sein de l’univers actions, les fonds de titres américains ont attiré 6,2 milliards de dollars, contre 1,5 milliard pour les actions européennes. Sur le marché nord-américain, seules deux catégories ont véritablement alimenté la collecte: les fonds de grandes capitalisations (+5 milliards) et les fonds de financières (+2,6 milliards). Le reste des catégories de fonds actions US ont connus des flux positifs ou négatifs inférieurs au milliard de dollars, voire atones. Dans l’obligataire, les fonds de titres d’entreprises de catégorie investment grade sont une nouvelle fois les plus plébiscités, avec 5,7 milliards de dollars de collecte nette. Parmi les autres flux significatifs, on notera les fonds d’obligations émergentes (+1,6 milliard), et les fonds d’obligations souveraines, au nominal (+1,3 milliard) et indexées à l’inflation (+1,0 milliard).
La Banque Cantonale de Genève (BCGE) a présenté ce 10 août un bénéfice net record de 64 millions de francs suisses (59 millions d’euros, +16,3%). Ses encours sous gestion et administration ont eux progressé de 5,1% pour atteindre 33,4 milliards de francs. Les encours de sa gamme de fonds Synchrony sont, eux, en hausse de 12,2% à 3,7 milliards de CHF.
La société de gestion écossaise Abrdn (ex-Aberdeen Standard Investments) a une nouvelle fois limité sa décollecte. Après plusieurs semestres de forts retraits, la firme a présenté ce 10 août un flux net de -5,6 milliards de livres sterling (6,6 milliards d’euros) au premier semestre, soutenu par le dynamisme de ses canaux dédiés aux conseillers indépendants et en BtoC. Les encours totaux ont reculé de 1% sur six mois, à 532 milliards de livres. La principale division du groupe, qui comprend les business institutionnels et wholesaleainsi que l’assurance, a vu sa décollecte nette tomber de 26,8 milliards de livres au premier semestre 2020 à 8,3 milliards de livres ces six derniers mois. Cette amélioration est notamment due à une forte diminution des retraits sur le segment assurantiel, avec des retraits passant de 35,4 milliards au S1-2020 à 12,9 milliards un an plus tard. Grâce à un effet marché positif, les encours sous gestion de la division sont restés stables à 457 milliards. Un nouveau roboadvisor et deux nouveaux DG pour booster les ventes aux particuliers Les deux autres activités du groupe, celle dédiée aux conseillers financiers indépendants et celle dédiée à la vente en direct aux clients particuliers britanniques, ont permis de compenser la décollecte globale du groupe. La division «Adviser» a ainsi collecté deux milliards de livres, et augmenté ses encours sous gestion de 8% à 72 milliards de livres. Elle a également vu l’arrivée de Noel Butwell, qui dirigeait jusqu’ici Standard Life Savings, comme directeur général. Le BtoC britannique, dénommé «Personal», a collecté 500 millions de livres, porté par l’activité de gestion de fonds discrétionnaires, qui a enregistré une collecte record de 8,7 milliards de livres. Au total, les revenues basées sur honoraires y ont grimpé de 8% à 41 millions de livres. Cette division va par ailleurs accueillir Caroline Connellan au poste de directrice générale pour le segment gestion de patrimoine («Personal Wealth»). Elle était dernièrement directrice générale du gérant de fortune Brooks Macdonald depuis 2017. La firme a également annoncé avoir acheté EXO Investing Limited, un roboadvisor utilisant de l’intelligence artificielle et investissant uniquement en fonds indiciels cotés (ETF). Au final, la société de gestion écossaise a enregistré une hausse des revenus tirés des frais de 7% à 755 millions de livres, notamment grâce aux frais de performance, qui ont augmenté de 10 millions de livres. Le résultat opérationnel retraité est lui en hausse de 52% à 160 millions de livres,pour un résultat avant impôts positif de 113 millions de livres sterling, contre 498 millions de pertes à la même période l’année précédente.
La collecte hebdomadaire globale des fonds d’investissements s’est maintenue au-dessus de la barre des 40 milliards de dollars entre le 29 juillet et le 4 août, selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont été une nouvelle fois privilégiés par les investisseurs internationaux, avec 24,7 milliards de dollars (20,9 milliards d’euros) de collecte nette. Les fonds obligataires ont attiré 12,1 milliards et les fonds actions 4,8 milliards. Sur le segment obligataire, les fonds investment grade dominent encore et toujours les flux, avec +8,3 milliards de dollars. Le reste de la collecte s’est principalement concentré sur les fonds d’obligations souveraines, tant sur les obligations nominales (+1,1 milliard) que celles indexées à l’inflation (+1,4 milliard). Les fonds actions ont été marqués, dans leur ensemble, par de faibles flux de collecte et de décollecte. Les fonds actions américaines ont ainsi rendu 0,9 milliard aux investisseurs. Les fonds actions émergentes ont toutefois subi une décollecte un peu plus importante, avec -1,6 milliard. Sur le marché des fonds actions américaines, les stratégies sectorielles dans les biens de consommations et la tech sont celles qui s’en sortent le mieux, avec des collectes respectives de 1,3 milliard et 1,2 milliard de dollars. La décollecte américaine s’est limitée aux fonds value (-2 milliards), de financières (-1,6 milliard), de petites capitalisations (-1 milliard) et de style croissance (-0,5 milliard).
Arkéa Investment Services a présenté, ce 6 août, une collecte nette de 4,5 milliards d’euros pour le premier semestre 2021. Elle a été principalement alimentée par les fonds monétaires de Federal Finance Gestion, qui ont attiré 3,3 milliards d’euros nets. Avec l’ajout de l’effet marché, les encours sous gestion ont progressé de 10% à 66 milliards d’euros. La multi-boutique de gestion de Crédit Mutuel Arkéa a par ailleurs précisé être en train de finaliser la mise au point d’un fonds thématique emploi (via Federal Finance Gestion), et d’une plateforme d’infrastructure (chez Schelcher Prince Gestion).
BPCE a dévoilé, mardi 3 août, ses résultats pour le deuxième trimestre 2021,les premiers depuisle retrait de la cote de Natixis, annoncé en février etsurvenu en juillet.Côté gestion d’actifs, les encours de la plateforme multi-boutiques du groupe Natixis Investment Managers - hors H2O AM - ont augmenté de 3% sur la période, ressortant à 1.183 milliards d’euros au 30 juin 2021 (contre 1.153 milliards d’euros au 30 mars 2021). La collecte nette sur les produits long terme hors H2O AM avoisine le milliard d’euros au T2-21, loin des 6 milliards d’euros du premier trimestre 2021. Tirée, comme au T1-21, par ses affiliés nord-américains mais aussi par ses stratégies sur les actifs privés, la collecte nette positive de Natixis IM a été plombée par des sorties nettes de 4 milliards d’euros chez Ostrum AM au T2-21. Les encours sous gestion de Natixis Investment Managers (hors H2O AM) ont par ailleurs enregistré un effet marché positif de 35 milliards d’euros, un effet change et autres négatifs de 6 milliards d’euros. Le produit net bancaire du pôle gestion d’actifs et de fortune, hors H2O AM, pour le deuxième trimestre est évalué à 831 millions d’euros (contre 773 millions d’euros au T1-21), en hausse de 21,5% sur un an à change constant.Pour le premier semestre 2021, le produit net bancaire du pôle, hors H2O AM, s’établit à 1,59 milliard d’euros, en hausse de 22,6% à change constant sur un an glissant. Cette augmentation descend à 15,4% en incluant la contribution d’H2O AM. «Le produit net bancaire intègre 20 millions d’euros de commissions de surperformance en Gestion d’actifs au T2-21, générées par plusieurs affiliés en Amérique du Nord et en Europe, un niveau en ligne avec le T2-20», précise BPCE. Le résultat net du pôle gestion d’actifs et de fortune de BPCE s’élève à 120 millions d’euros pour le deuxième trimestre 2021. Les marges enregistrées pour les gestionnaires affiliés américains et européens de Natixis Investment Managers – hors Ostrum AM – sont respectivement de 35 et environ 39 points de base. Pour Ostrum AM, le taux de marge est d’environ 3 points.
La Société Générale a présenté ce 3 août, dans le cadre de la publication de ses résultats financiers, une hausse trimestrielle de 7,1% des encours de sa filiale de gestion d’actifs Lyxor, à 165 milliards d’euros. La collecte s’élève à 5,3 milliards d’euros entre avril et juin, et 11,5 milliards sur le premier semestre 2021. Le produit net bancaire du T2 atteint lui 57 millions d’euros, en progression de 17 millions sur une année glissante. Lyxor va passer dans le giron d’Amundi d’ici fin 2021 après qu’un accord définitif d’acquisition pour un montant de 825 millions d’euros a été signé en juin. La banque privée du groupe affiche pour sa part une baisse de 8,8% de ses revenus, à 171 millions d’euros. Mais la banque rouge et noire précise que ce chiffre est de +8% après le retraitement d’un élément exceptionnel lié à une indemnisation d’assurance, d’un montant de 29 millions d’euros. La collecte nette de l’activité s’élève à 2,1 milliards d’euros sur le trimestre, portant la collecte semestrielle à 4,5 milliards. Les encours sous gestion sont eux en hausse de 4,2% sur trois mois, à 126 milliards d’euros. Le produit net bancaire trimestriel combiné de la gestion d’actifs et de la banque privée est stable, à 232 millions d’euros. Enfin, les métiers titres ont présenté des revenus trimestriels en hausse de 7,4% à 160 millions d’euros. Sur les six premiers mois, ils s’élèvent à 335 millions d’euros (+12%). Les actifs en conservation atteignent désormais 4.446 milliards d’euros à fin juin 2021, en hausse de +2,4% par rapport à fin mars 2021. Sur la même période, les actifs administrés sont en hausse de +3,4%, à 661milliards d’euros.
Les investisseurs internationaux ont retrouvé le chemin des fonds. Entre le 22 et le 28 juillet, ils y ont investi un peu plus de 60 milliards de dollars (50,5 milliards d’euros), toutes classes d’actifs confondues, effaçant les collectes globales ternes voire négatives de ces dernières semaines. La majorité des flux s’est concentrée dans les fonds monétaires (+25,1 milliards de dollars) et actions (+23,2 milliards), selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Le reste s’est dirigé dans les fonds obligataires (+12,7 milliards), tandis que les fonds de métaux précieux ont subi une légère décollecte (-0,3 milliard). Dans le détail, la collecte des fonds actions a été nourrie par l’intérêt pour les stratégies américaines, avec +9,5 milliards de dollars, et émergentes, avec +3,8 milliards. Les fonds actions japonaises ont reçu un petit 0,7 milliard, et les fonds actions européennes ont rendu 0,2 milliard. Aux Etats-Unis, les fonds de grandes capitalisations ont mené la danse avec 9,8 milliards de dollars de collecte nette, suivis de plusieurs catégories de fonds sectoriels: +1,8 milliard pour les fonds santé, +1,3 milliard pour les fonds de biens de consommation, et +1,2 milliard pour les fonds tech. A l’inverse, les fonds de petites capitalisations et les fonds de style croissance ont enregistré des décollectes, respectivement de -1,6 milliard et -1,7 milliard de dollars. Sur le segment obligataire, les flux se sont une nouvelle fois majoritairement dirigés vers les titres d’entreprises investment grade (+6,7 milliards). Mais, une fois n’est pas coutume, les fonds d’obligations souveraines indexées à l’inflation se placent en deuxième position de la collecte obligataire, avec un record de +3,2 milliards de dollars. Dans le reste de cet univers, les fonds obligataires high yield ont reçu 0,6 milliard de dollars, et les fonds d’obligations municipales 1,3 milliard. Peu de décollectes sont à noter, à l’exception des fonds d’obligations émergentes et les fonds de titre adossé à des créances hypothécaires (mortgage-backed security, MBS), avec -0,2 milliard de dollars chacun.
Le gérant suisse Bellevue Group a présenté ce 29 juillet un bénéfice opérationnel en hausse de 50% sur un an pour le premier semestre, à 73,6 millions de francs suisses (68,3 millions d’euros). Le bénéfice net a lui été multiplié par quatre, à 22,5 millions de CHF. Les encours sous gestion ont progressé de 20%, pour atteindre 14,4 milliards de francs suisses. La collecte nette se limite toutefois à 682 millions de CHF. Les investissements dans la santé représentent 11,7 milliards des avoirs investis.
Les actifs sous gestion des fonds domiciliés au Luxembourg ont progressé de 2,91% sur le mois de juin, et atteignent désormais 5 487,5 milliards d’euros, selon les derniers chiffres publiés par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). La hausse mensuelle de 155,1 millions d’euros se répartie entre 47,9 millions d’euros de collecte nette, et 107,3 millions d’effets de marché.
Deutsche Bank a présenté des résultats financiers en léger repli pour ce deuxième trimestre 2021, avec des revenus de 6,2 milliards d’euros, en baisse de 1% par rapport au T1-2020. Le résultat net est lui de 828 millions d’euros, contre 61 millions au 30 juin 2020. Ce dernier avait toutefois été grevé par une importante provision pour risque de crédit. Au sein de la banque privée, les revenus ont progressé de 3% pour atteindre 2 milliards d’euros. Le département a toutefois présenté une perte avant impôts de 11 millions d’euros, notamment due à une décision de justice allemande sur le consentement fictif des clients en matière de changement des termes et conditions. Cette décision, qui a pénalisé les banques du pays, a forcé la banque privée de Deutsche Bank à reconnaître une provision légale de 128 millions d’euros. Côté collecte, la banque privée a enregistré 7 milliards de flux nets positifs. Les encours s'élèvent désormais à 535 milliards d’euros.
La société de gestion allemande DWS a présenté ce 28 juillet ses résultats financiers trimestriels, avec des bénéfices quasiment stables par rapport au premier trimestre, à 625 millions d’euros. La somme des six premiers mois, qui s’élève à 1,23 milliard d’euros, est toutefois en hausse de 17% par rapport au premier semestre 2020. Ses encours sous gestion ont progressé de 39 milliards d’euros entre avril et juin, pour atteindre 859 milliards. La collecte nette s’est élevée à 19,7 milliards, bien supérieure au petit milliard du premier trimestre, dû à la décollecte massive d’alors sur le monétaire. Celle du deuxième trimestre a été principalement alimentée par la demande des investisseurs institutionnels pour les fonds passifs, avec +7,9 milliards d’euros (+6,8 par rapport au T1-2021). Parmi les stratégies actives, les fonds actions ont apporté 4,5 milliards d’euros, les fonds alternatifs 1,8 milliard, et les fonds monétaires 5,4 milliards. Les fonds ESG, pris de manière transversale, ont collecté 4 milliards d’euros. Dans le détail des gestions hors ETF, la gestion multi-classes d’actifs a enregistré une collecte de +2 milliards d’euros, dont la majorité s’est dirigée sur le fonds DWS Concept Kaldemorgen. Parmi les autres équipes, la gestion obligataire a reçu 1,7 milliard et la gestion quantitative 1,1 milliard, tandis que la gestion fondamentale actions a rendu 0,3 milliard. Sur les alternatifs, les deux-tiers des 1,8 milliard d’euros de collecte se sont dirigés sur les fonds liquides, et le reste sur les fonds illiquides, principalement dans l’immobilier.