Et une de plus. Alors que les fintechs multiplient les levées de fonds record, la société suédoise de paiement Klarna vient de boucler un tour de table de 639 millions de dollars (524 millions d’euros) auprès d’un groupe d’investisseurs emmené par le fonds d’investissement de SoftBank, atteignant ainsi une valorisation de la société d’environ 46 milliards de dollars, comme le rapportaient plusieurs médias fin mai.
Après Alan et Contentsquare, une autre fintech vient de réaliser une opération XXL. La française Legder, qui commercialise des portefeuilles pour stocker des crypto-monnaies, annonce avoir levé 380 millions d’euros. L’opération a été menée par 10T Holdings, un fonds d’investissement spécialisé dans le secteur des cryptomonnaies, aux côtés notamment de la Financière Agache du groupe Arnault et d’investisseurs historiques tels que Draper ou Korelya Capital, le fonds d’investissement de Fleur Pellerin, l’ancienne secrétaire d’Etat au Numérique.
Après l’épisode Colonial Pipeline qui a provoqué une chute puis un retour du Bitcoin autour de 38.000 dollars entre lundi et mercredi, une équipe de JPMorgan a estimé que le déport inhabituel sur le marché à terme (Chicago Mercantile Exchange) - où le prix au comptant est supérieur aux prix à terme – doit être un motif de prudence. La courbe des contrats à terme Bitcoin était déjà en situation de «backwardation» pendant la majeure partie de 2018, année où la crypto-monnaie a chuté de 74% après un boom spectaculaire.
Un règlement européen fixe les principes d’une IA responsable et éthique, un cadre bienvenu pour les banques qui vont pouvoir avancer dans leurs projets.
Dans la foulée d’Elon Musk, dont il est le rival déclaré, et de Richard Branson, Jeff Bezos (photo) s’est lui aussi lancé dans l’aventure spatiale. Sa société Blue Origin se prépare pour son premier vol habité, avec une capsule réutilisable. « Depuis que j’ai 5 ans, je rêve de voyager dans l’espace. Le 20 juillet, je ferai ce voyage avec mon frère », a-t-il annoncé sur son compte Instagram. Une troisième place sera vendue au plus offrant le 12 juin prochain. Le 7 juin, les enchères s’établissaient déjà à 3,2 millions de dollars. Le rêve sera de courte durée : 10 minutes d’aller-retour, dont 4 au-dessus de la ligne Karman qui établit la frontière entre l’atmosphère terrestre et l’espace – mais le souvenir sera certainement impérissable.
Elon Musk est bien trop malin pour découvrir en 2021 l’effarante empreinte carbone du bitcoin. Mais puisque les tweets du patron de Tesla sont devenus cette année le principal signal à l’achat ou à la vente sur les marchés financiers, les promoteurs des cryptomonnaies se voient enfin contraints de justifier leur impact environnemental. Si le bitcoin était une nation, il pointerait aux alentours du 30e rang des pays les plus gourmands en électricité, selon l’indice quotidien de l’université de Cambridge. Pour les intermédiaires financiers, grandes banques ou gérants d’actifs, qui clament leurs convictions ESG tout en éveillant leurs clients aux délices de l’investissement en crypto, il y a là comme une légère contradiction.
Innovation. Lingua Custodia, qui utilise l’intelligence artificielle pour traduire les textes financiers, propose désormais un moteur de traduction automatique spécialisé dans les critères ESG (environnement, social, gouvernance). Ce nouvel outil doit permettre aux institutions financières, aux gérants et aux entreprises de traduire automatiquement et très rapidement l’ensemble des documents liés à la finance durable et responsable. Il est disponible pour les traductions français-anglais et vice-versa (et bientôt dans d’autres langues) sur Verto, la plateforme web de Lingua Custodia qui regroupe tous les moteurs de traduction spécialisés en finance. Il est également accessible sous forme d’API par les systèmes d’information des acteurs financiers ou par les générateurs de reporting. Ce lancement répond au besoin croissant des acteurs financiers en lien avec SFDR, le règlement Sustainable Finance Disclosure, qui exige davantage de transparence sur les sujets ESG.
Marqeta a fait une entrée tonitruante sur le Nasdaq. Mardi, la société spécialisée dans les paiements a levé 1,23 milliard de dollars lors de son introduction en Bourse, après avoir fixé le prix de cette IPO au-dessus de la fourchette prévue. La société a placé 45,4 millions d’actions au prix unitaire de 27 dollars selon les données récoltés par Bloomberg, alors que les banques comptaient sur une fourchette intitiale entre 20 et 24 dollars.
De records en records dans les fintechs. La néobanque brésilienne Nubank a annoncé ce mardi une extension de 750 millions de dollars (615 millions d’euros) de son tour de table en Série G (qui était de 400 millions de dollars en janvier dernier), amenant ce tour de table à un total de 1,15 milliard de dollars. Les trois-quarts de la somme ont été apportés par Berkshire Hathaway la société d’investissement de Warren Buffett.
Klarna,la fintech suédoise valorisée 31 milliards de dollars, a annoncé son lancement aujourd’hui en France. Spécialisée dans le ‘buy now, pay later’ (‘achetez maintenant, payez plus tard’) ou paiement fractionné, elle proposera aux consommateurs français une solution de paiement en 3 fois sans frais.
La néobanque Morning, rachetée en 2017 par la Banque Edel, tourne une page de son histoire. Après avoir stoppé son activité grand public en février 2020 et rapatrié ses salariés au sein de la banque, Edel, codétenue par l’enseigne E.Leclerc et le Crédit Coopératif, a absorbé sa filiale, rapporte lundi la lettre spécialisée Mind Fintech. Morning se contentera de commercialiser l’activité de cartes cadeaux Kadoïa, rachetée à BNP Paribas Personal Finance en 2018.
La néobanque Morning, rachetée en 2017 par la Banque Edel, tourne une page de son histoire. Après avoir stoppé son activité grand public en février 2020 et rapatrié ses salariés au sein de la banque, Edel, codétenue par l’enseigne E.Leclerc et le Crédit Coopératif, a absorbé sa filiale, rapporte lundi la lettre spécialisée Mind Fintech. Morning se contentera de commercialiser l’activité de cartes cadeaux Kadoïa, rachetée à BNP Paribas Personal Finance en 2018.
Le groupe bancaire britannique Standard Chartered prévoit de lancer, d’ici au quatrième trimestre, une plateforme de cryptomonnaies destinées aux clients institutionnels britanniques et européens. Elle sera concentrée dans un premier temps sur le marché européen, entrant en concurrence avec certaines plateformes d’échange de cryptomonnaies qui montent en puissance, comme Coinbaseou encore Kraken. Pour lancer sa plateforme, Standard Chartered Ventures, la branche innovation de Standard Chartered, s’est s’associée à BC Group, société mère de la cryptobourse réglementée à Hong Kong. En mars 2021, Morgan Stanley est devenue la première grande banque américaine à offrir ce type de service à ses clients fortunés. Depuis, d’autres institutions se sont lancées sur ce créneau, comme Goldman Sachs ou encore BNY Mellon, ou envisagent de le faire, comme UBS Suisse.
Le géant bancaire britannique Standard Chartered prévoit de lancer, d’ici le quatrième trimestre, une plateforme de crypto-monnaies destinées aux clients institutionnels britanniques et européens. Elle sera concentrée dans un premier temps sur le marché européen, entrant en concurrence avec certaines plateformes d’échange de crypto-monnaies qui montent en puissance, comme Coinbaseou encore Kraken.
C’est le montant du financement, aux trois quarts en capital, prévu par le partenariat conclu entre Ibanfirst, fintech spécialiste du virement interentreprises à l’international, et Marlin Equity Partners. La société américaine de private equity donne ainsi à l’établissement de paiement, dirigé par Pierre-Antoine Dusoulier, des moyens renforcés pour sa croissance autour de son activité actuelle, le paiement transfrontière avec opérations de change à la clé. Créée en France en 2013, la fintech compte à son capital Xavier Niel, les fonds de capital-risque d’Elaia et Bpifrance.
Argent des masses. Selon Fintech Global, le segment des wealthtechs a connu une très forte croissance de ses financements depuis 2017, avec une accélération sur les premiers mois de 2021. Ce sous-secteur des fintechs inclut la gestion des finances personnelles, l’ouverture de compte et l’investissement en ligne. Le total des fonds levés en 2017 était de 6,1 milliards de dollars, il a atteint 9,3 milliards en 2020 et dépasse déjà les 6,6 milliards sur le premier trimestre 2021. Plus de 80 % des opérations dépassent les 75 millions de dollars, dont l’emblématique levée de Robinhood en début d’année (3,4 milliards). Viennent ensuite la néobanque brésilienne NuBank, puis Starling Bank avec 400 et 376 millions de dollars levés, puis les courtiers en ligne Public (Etats-Unis, 220 millions de dollars) et Webull (Chine, 150 millions de dollars). Les deux derniers ont accueilli nombre d’investisseurs déçus de Robinhood lors de l’affaire Gamestop.
Transformation. Mastercard et Konsentus publient régulièrement depuis deux ans un tracker des acteurs de l’open banking en Europe. Dans la dernière édition consacrée au premier trimestre 2021, le constat est encourageant : 474 fournisseurs de services tiers (TPP, third party providers) sont désormais agréés par une autorité nationale, dont près de la moitié (205 précisément) au Royaume-Uni. Chaque pays compte en moyenne 43 sociétés agréées mais les Anglais en ont 249, dont 44 sous le régime des autorisations temporaires négocié avec l’Union européenne. 94 % d’entre eux sont agréés pour fournir des services d’information sur les comptes et la moitié peut également proposer des services d’initiation de paiement. La domination britannique est forte partout en Europe, y compris en France qui compte 98 TPP dont seulement 23 agréés localement, ou encore au Luxembourg, où un seul établissement a obtenu un agrément local sur un total de 70 acteurs. Point particulier, le Brexit a entraîné une réduction du nombre d’acteurs pouvant exercer leur activité sous le régime du passeport européen d’environ un tiers, mais certains pays comme l’Espagne ont accepté que les TPP britanniques continuent d’exercer sur leur sol durant encore six mois.