Nexi et SIA sont passées à une phase plus active en vue d’une potentielle fusion, indiquait Reuters jeudi. Les deux groupes italiens de paiement ont commencé l’échange d’informations confidentielles en vue d’aborder en juin la question de la valorisation. Le patron de Nexi, Paolo Bertoluzzo, avait reconnu le 12 mai que des discussions avec SIA étaient en cours. SIA est contrôlée par la CDP. Nexi est détenue majoritairement par les fonds Bain Capital, Clessidra et Advent.
La Banque de France a annoncé ce mercredi avoir « testé le 14 mai avec succès le recours à une blockchain développée par ses équipes pour expérimenter l’utilisation d’une monnaie digitale de banque centrale ». Cette monnaie digitale a servi au règlement d’une émission de titres financiers numériques effectuée par Société Générale Forge.
Rebondissement. Avant son lancement, on prophétisait déjà son échec. L’association Libra qui, sous l’impulsion de Facebook, doit créer une structure financière et une crytomonnaie en regroupant une dizaine de grandes entreprises internationales, avait accusé la défection, entre autres, de PayPal, eBay, Visa ou encore Mastercard. Depuis le 14 mai, l’association a su séduire trois nouveaux membres et pas des moindres. Les sociétés de capital-risque Slow et Paradigm, basées à San Francisco, rejoignent l’association en même temps que le fonds souverain singapourien Temasek (près de 200 milliards d’euros sous gestion). Pour rappel, sous le poids des régulateurs, le projet Libra avait dû s’adapter. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de créer une seule mais plusieurs monnaies virtuelles adossées à différentes stable coins (devises stables).
La néo-banque Onlyone a annoncé mardi avoir obtenu l’agrément de l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) en tant qu’agent prestataire de services de paiement. Il lui permet de développer l’ensemble des activités d’une néo-banque : gestion d’un compte de paiement, retrait d’espèces, exécution d’opérations de paiement, de virement ou de prélèvement, émission de cartes de paiements. Pour son infrastructure technique, Onlyone va collaborer avec Treezor, qui propose des solutions de paiement par API, indique-t-elle dans son communiqué.
Le groupe Lyra, acteur du paiement en ligne, a annoncé lundi la signature d’un contrat avec la première banque équatorienne Pichincha, pour sa division opérationnelle en Colombie. «Notre offre PayZen (...) répond notamment à un besoin fort d’une majorité de leurs clients de disposer d’une solution de paiement ne nécessitant pas de site web (page web hébergée chez Lyra, envoi de lien de paiement par mail ou sms...)», explique Anton Bielakoff, directeur général du groupe Lyra, cité dans un communiqué. Le groupe est présent depuis 2004 au Brésil, depuis 2016 au Chili et au Mexique, et depuis 2017 en Argentine, en Colombie et au Pérou. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros en 2019.
Swedbank a engagé des réflexions sur l’avenir de sa division de paiements, y compris une possible vente partielle ou totale, indique Bloomberg. Un partenariat pourrait également être envisagé. Selon l’agence de presse, les discussions sont à un stade préliminaire. Swedbank n’a pas souhaité commenter, indique Bloomberg. Si elle se concrétisait, cette transaction confirmerait la tendance à la concentration du secteur des paiements, marqué ces derniers mois par la vente des activités d’Intesa Sanpaolo à Nexi ou au rachat d’Ingenico par Worldline.
Swedbank a engagé des réflexions sur l’avenir de sa division de paiements, y compris une possible vente partielle ou totale, indique Bloomberg. Un partenariat pourrait également être envisagé. Selon l’agence de presse, les discussions sont à un stade préliminaire. Swedbank n’a pas souhaité commenter, indique Bloomberg.
Le groupe Lyra, acteur du paiement en ligne, a annoncé lundi la signature d’un contrat avec la première banque équatorienne Pichincha, pour sa division opérationnelle en Colombie.
L’association Libraannonce l’arrivée de trois nouveaux membres, dont le fonds souverain singapourien Temasek, et les fonds américains Paradigm et Slow Ventures. «Temasek apporte une position différenciée en tant qu’investisseur axé sur l’Asie», souligne l’association dans un communiqué. De leur côté, Paradigm et Slow Ventures «contribueront à stimuler les développements à long terme de la norme ouverte et concurrentielle du système de paiement Libra», précise-t-elle. L’association de projet d'émission de cryptomonnaie créée par Facebook, qui a vu partir notamment Visa et Mastercard, compte également depuis peu à ses côtés Checkout.com, Shopify et Tagomi.
En France, depuis le début du déconfinement, «on observe, en 3 jours seulement, 3 millions de transactions par carte sans contact entre 30 et 50 euros, soit 15% de transactions sans contact supplémentaires», explique le Groupement des cartes bancaires dans un communiqué publié hier. Depuis le 11 mai, plus de 90% des cartes bancaires sans contact en circulation et des commerces ouverts équipés de TPE autorisent le paiement sans contact jusqu’à 50 euros afin de respecter au mieux les consignes sanitaires dans le contexte de la pandémie du Covid-19. Dans l’Hexagone, plus de 3 milliards de transactions sans contact ont été réalisées en 2019, contre 2 milliards en 2018.
En France, depuis le début du déconfinement, «on observe en 3 jours seulement, 3 millions de transactions par carte sans contact entre 30 et 50 euros, soit 15% de transactions sans contact supplémentaires», explique le Groupement des cartes bancaires dans un communiqué publié aujourd’hui.
L’offre de jetons GreenTokens de WPO, une plateforme spécialisée dans les énergies renouvelables, a obtenu le label AMF lui permettant de réaliser une Initial Coin Offering (ICO). Il s’agit du tout premier visa délivré par l’autorité à une ICO dans le domaine de l'énergie. Le GreenToken est un actif numérique qui permettra de financer des projets énergétiques.
INNOVATION Nouvelles règles, nouveau produit. Edenred, émetteur de titres de paiement spéciaux, dont le classique Ticket Restaurant disponible sous forme papier ou carte, propose le Ticket Mobilité. Cette solution comprend un compte en ligne accompagné d’une carte de paiement et d’une application mobile. Elle permet de payer le carburant ou l’électricité pour les véhicules électriques, mais aussi l’accès aux « nouvelles mobilités » répertoriées dans la Loi d’orientation des mobilités (LOM) de novembre 2019, comme le vélo personnel ou partagé, le covoiturage, les trottinettes et scooters partagés. D’un montant de 400 euros par an et par salarié, le Ticket Mobilité est proposé aux employeurs pour contribuer au coût des trajets domicile-travail de leurs salariés. Il est défiscalisé et non soumis aux cotisations sociales, conformément à la LOM, et cumulable avec le remboursement de l’abonnement aux transports en commun.
Form3, le principal fournisseur de technologies de paiement natif du cloud, et Barclays, un important fournisseur de services financiers pour les établissements de paiement réglementés, ont annoncé une solution d’accès combiné directement connectée au système de paiement instantané SEPA avec la fintech Ebury comme client de lancement, afin d’offrir à ses clients des IBAN Ebury entièrement accessibles via le mécanisme de compensation instantanée SEPA, précisent-ils dans un communiqué commun. Il s’agit de la première solution de ce type en Europe, qui permet un accès direct au système technique pour les établissement non-bancaires telles que les fintech.
La messagerie cryptée Telegram a annoncé abandonner son projet de monnaie virtuelle et de système de paiement, à l’issue d’un long bras de fer avec le gendarme des marchés américains. «Malheureusement, un tribunal américain a empêché la réalisation de TON», a déclaré mardi soir sur sa chaîne Telegram le co-fondateur russe de la messagerie, Pavel Dourov. Le réseau TON (Telegram Open Network), reposant sur la technologie blockchain, devait créer tout un système de paiement sécurisé et rapide se voulant «une alternative à Visa et Mastercard pour une nouvelle économie décentralisée». Il devait être assorti d’une monnaie virtuelle, le «Gram». Pour ce faire, Telegram avait levé la somme record de 1,7 milliard de dollars auprès de 200 investisseurs privés, lors d’une levée de fonds massive en cryptomonnaies (ICO).
La néobanque Revolut annonce le lancement en France ce mercredi de Revolut Junior, présentée comme «une nouvelle application de gestion de l’argent conçue pour les enfants de 7 à 17 ans», destinée à «promouvoir l'éducation financière des jeunes par le biais d’outils et adaptés», indique le communiqué. Les comptes sont gérés par un parent ou un tuteur légal, à partir de leur propre application Revolut. Ce service est déjà disponible au Royaume-Uni. Il inclut une carte Revolut Junior conçue pour l’enfant.
Après moult discussions, reports et délais afin de retarder l’entrée en vigueur de l’authentification forte généralisée pour les paiements en ligne au 31 décembre 2020, c’est la crise sanitaire qui donne un nouvel argument à l’industrie du paiement pour réclamer un sursis supplémentaire. L’association Payments Europe, qui réunit les acteurs de l’industrie de la carte, banques, prestataires de services et réseaux de paiement…, défend opportunément l’intérêt des marchands focalisés sur leur survie économique et veut éviter qu’une application à des dates différentes selon les Etats membres aboutisse à un rejet de ces transactions, entamant encore davantage leur chiffre d’affaires. Harmonisation demandée.