Tikehau Capital a annoncé ce matin la cession de sa participation au capital de Spie Batignolles, au lendemain de l’annonce de la sortie d’Ardian. « Cette cession s’accompagne par la mise en place d’un financement arrangé par sa filiale de gestion d’actifs Tikehau IM visant à permettre à 200 managers de la société d’entrer au capital aux côtés de l’équipe dirigeante menée par Jean-Charles Robin, président de Spie Batignolles », précise Tikehau Capital.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé jeudi avoir cédé sa participation de 22% au capital de la société de gestion européenne Capzanine à l’assureur Axa pour un montant d’environ 82 millions d’euros. Ce montant «comprend des parts de la société de gestion sur lesquelles Eurazeo réalise un multiple d’un peu plus de 3 fois l’investissement initial, et des parts de fonds qui ont été souscrites récemment par Eurazeo», a précisé le groupe, entré en octobre 2015 au capital de Capzanine.
Start-up. Année après année, le marché du capital-risque continue de grossir à l’échelle mondiale. En 2018, les venture capitalists (VC) ont déployé 254 milliards de dollars, bien davantage que le record de 2017 à 174 milliards (+46 %), selon la dernière étude Venture Pulse de KPMG. A l’inverse, le nombre d’opérations est en repli (-12%), illustrant l’augmentation des deals late-stage, dont une part croissante à plus d’un milliard. En montants investis, l’Europe (24,4 milliards, +9,5 %) est la troisième région la plus attractive, derrière les Etats-Unis et l’Asie. La France a enregistré près de 3 milliards de financements (+31 %) malgré un tiers d’opérations en moins, derrière le Royaume-Uni (2,8 milliards) et devant l’Allemagne (1,6 milliard).
C’est le montant des sorties enregistrées au mois de décembre 2018 par les fonds gérés activement, selon Morningstar, et le pire mois qu’ils aient connu depuis la Grande Dépression. Les stratégies passives continuent à gagner en popularité. Le marché des fonds indiciels atteint désormais 6.000 milliards de dollars, tandis que celui des ETF poursuit sur sa lancée, à 3.600 milliards d’actifs sous gestion.
Après avoir bouclé le premier millésime du fonds Mégatendances en 2018 pour 305 millions d’euros, Amundi Private Equity Funds devrait démarrer la collecte de son successeur au second semestre de cette année, a appris L’Agefi. Ce nouveau véhicule cherchera à lever plus de 400 millions d’euros. Il poursuivra la même stratégie que son prédécesseur : l’investissement dans des PME-ETI françaises et européennes liées à l’une des cinq mégatendances identifiées par Amundi PEF, en capital-développement et capital-transmission, via des investissements minoritaires. Ces mégatendances sont la technologie, la démographie, l’environnement, les changements sociétaux et la globalisation.
L’Autorité des marchés financiers publie sa première étude sur les caractéristiques des fonds d’investissement alternatifs (FIA) gérés par des sociétés de gestion françaises, annonce-t-elle dans un communiqué. Ces 5.168 FIA, qui font l’objet d’un reporting en France, représentent 688 milliards d’euros d’actifs net à fin 2017 et 915 milliards d’euros d’exposition. Elle y relève notamment une faible représentation des fonds les plus spéculatifs (hedge funds) parmi les FIA, une liquidité des portefeuilles permettant de faire face à la temporalité des rachats des investisseurs en situation normale de marché, des niveaux de levier globalement en adéquation avec les stratégies d’investissement mises en œuvre, ainsi que des expositions en cohérence avec les stratégies des FIA.
Ardian a annoncé la vente de ses 18% au capital de Spie Batignolles. « Dans le cadre de cette opération, 200 managers de Spie Batignolles entrent nouvellement au capital de l’entreprise aux côtés de l’équipe dirigeante menée par Jean-Charles Robin, président du directoire », explique le fonds d’investissement. Après cette opération, 360 collaborateurs de Spie Batignolles sont engagés au capital et détiennent majoritairement le groupe.
Après avoir bouclé le premier millésime du fonds Mégatendances en 2018 pour un montant de 305 millions d’euros, Amundi Private Equity Funds devrait démarrer la collecte de son successeur au second semestre de cette année, a appris L’Agefi. Ce nouveau véhicule cherchera à lever plus de 400 millions d’euros. Il poursuivra la même stratégie que son prédécesseur : l’investissement dans des PME-ETI françaises et européennes liées à l’une des cinq mégatendances identifiées par Amundi PEF, en capital-développement et capital-transmission, via des investissements minoritaires. Ces mégatendances sont la technologie, la démographie, l’environnement, les changements sociétaux et la globalisation.
Arconic a déclaré qu’il ne cherchait plus à se vendre. La semaine dernière, le Wall Street Journal avait rapporté que la société de capital-investissement Apollo Global Management était proche d’un accord en vue d’acquérir l'équipementier aéronautique pour 10 milliards de dollars, après des mois de négociations pour retirer la société de la cote. «Nous n’avons pas de proposition pour une transaction sur l’ensemble du groupe que nous jugions dans le meilleur intérêt des actionnaires d’Arconic et des autres parties intéressées », a déclaré son président John Plant dans un communiqué. Le groupe mènera à bien son projet de vente de son activité de bâtiment et de construction.
Arconic a déclaré qu’il ne cherchait plus à se vendre. La semaine dernière, le Wall Street Journal avait rapporté que la société de capital-investissement Apollo Global Management était proche d’un accord en vue d’acquérir l'équipementier aéronautique pour 10 milliards de dollars, après des mois de négociations pour retirer la société de la cote.
Les sociétés de capital-investissement Cinven et Advent font équipe pour lancer une enchère sur Nestle Skin Health, qui pourrait valoriser l’activité de soins de la peau de Nestlé à quelque 7 milliards de francs suisses (plus de 6 milliards d’euros), a appris Reuters de trois sources proches du dossier. Les sociétés de capital-investissement Blackstone, KKR, Carlyle, CVC, EQT Partners devraient également soumettre des offres et pourraient rechercher des partenaires. Des notes d’information sur la vente, gérée par Credit Suisse et Evercore, devraient être envoyées d’ici la fin janvier et le premier tour d’enchères devrait avoir lieu au début du mois de mars, toujours selon les sources. Nestlé et tous les prétendants potentiels se sont refusés à tout commentaire.
La société de capital investissement Ardian s’apprête à boucler son nouveau fonds d’infrastructure destiné à investir dans les routes, les pipelines et les aéroports dans l’Union européenne, avec 6 milliards d’euros, selon le Financial Times. Initialement, il avait attiré plus de 10 milliards d’euros. La société française, fondée par Dominique Senequier, figure dans le top 10 mondial des fonds de private equity avec plus de 80 milliards de dollars d’actifs. Il lève ainsi le plus gros fonds d’infrastructures de l’histoire en Europe. Avec ce nouveau fonds, Ardian devrait notamment s’intéresser à la cession d’ Aéroports de Paris.
Les sociétés de capital-investissement Cinven et Advent font équipe pour lancer une enchère sur Nestle Skin Health qui pourrait valoriser l’activité de soins de la peau de Nestlé à quelque 7 milliards de francs suisses (plus de 6 milliards d’euros), a appris Reuters de trois sources proches du dossier. Les sociétés de capital-investissement Blackstone, KKR, Carlyle, CVC, EQT Partners devraient également soumettre des offres et pourraient rechercher des partenaires, ont ajouté les sources.
U.S Venture Partners et Andera Partners, avec le concours du fonds Sectoral Asset Management, ont assuré une levée de fonds en série B de 32 millions d’euros dans la start-up medtech Highlife, spécialisée dans le remplacement de la valve mitrale par transcathéter. Sofinnova Partners, leader sur le tour précédent, continue de soutenir la société et a participé également à cette levée de fonds.
Le closing en seulement trois mois du septième fonds d’Astorg, soit le maximum prévu par la société de LBO (leveraged buy-out) qui avait pour objectif 3,2 milliards. Deux fois plus grand qu’Astorg VI et largement sursouscrit par des investisseurs de natures et horizons géographiques très divers, il sera investi dans des entreprises européennes de valeur comprise entre 200 millions et 2 milliards.
Une veille plaisanterie veut que les « Docteurs Doom » de l’économie, ces professionnels des anticipations apocalyptiques, aient prédit 360 des trois dernières récessions. A force de prophétiser l’éclatement de la bulle du capital-investissement, les observateurs les plus pessimistes finiront eux aussi par avoir raison. Tout porte, il est vrai, à invoquer aujourd’hui les fantômes de 2007. Jamais les spécialistes des rachats à effet de levier n’ont levé autant d’argent aussi rapidement ; jamais ils n’avaient disposé d’outils de financement aussi diversifiés et peu coûteux pour accroître le rendement attendu de leurs opérations, pendant que les acheteurs de dette notée en catégorie spéculative acceptaient des conditions toujours plus défavorables. Les multiples de prix payés pour acquérir des entreprises sous LBO (leveraged buy-out) ont logiquement atteint des sommets l’an dernier. A ces caractéristiques d’une fin de cycle s’ajoute un nouvel élément qui a rendu la classe d’actifs encore plus concurrentielle et sujette aux excès en tous genres : la participation directe des investisseurs institutionnels dans les transactions, qui restait l’exception avant la dernière crise.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé ce mardi être entrée en négociations exclusives pour acquérir une participation majoritaire dans Revima, spécialiste de la révision et de l’entretien de matériels aéronautiques, auprès d’Argos Wityu, autre groupe de capital investissement. Olivier Legrand, président du groupe, réinvestira aux côtés d’Ardian tout comme Argos Wityu, selon le communiqué. Les groupes ne précisent pas le montant investi, ni la participation que prendra Ardian. Cette transaction reste soumise à l’approbation de l’autorité de la concurrence et à l’avis du comité social et économique (CSE). Revima, qui compte environ 750 employés, a réalisé plus de 280 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé ce mardi être entrée en négociations exclusives pour acquérir une participation majoritaire dans Revima, spécialiste de la révision et de l’entretien de matériels aéronautiques, auprès d’Argos Wityu, autre groupe de capital investissement. Lors de cette opération, Olivier Legrand, président du groupe, réinvestira aux côtés d’Ardian tout comme Argos Wityu, selon le communiqué. Les groupes ne précisent pas le montant investi, ni la participation que prendra Ardian. Cette transaction reste soumise à l’approbation de l’autorité de la concurrence et à l’avis du comité social et économique (CSE).
55% des professionnels du capital-investissement redoutent une correction économique majeure courant 2019, selon l’étude IPEM Private Equity Pan-European Survey, menée auprès de 383 sociétés de gestion. Les principaux facteurs évoqués sont le Brexit (80% des répondants), les guerres commerciales (76%) et les déséquilibres au sein de la zone euro (62%). Toutefois, ils sont confiants dans leurs fondamentaux: 66% sont confiants pour lever des fonds en 2019, 70% des acteurs qui s’apprêtent à lever des fonds en 2019 envisageant des montants plus importants que lors de leur précédente opération. Ils s’attendent à une évolution des pratiques du métier, notamment par une multiplication des véhicules de co-investissement.
Blackstone envisage de créer une nouvelle entité pour investir dans les entreprises en forte croissance , selon le Wall Street Journal. La plus grosse firme de capital-investissement a déjà débauché Jon Korngold chez Capital Atlantic, où il a travaillé 18 ans, pour mener les prises de participations d’entreprises dans les technologies, la santé et les services financiers. Cette entité ciblera aussi bien des entreprises en phase de démarrage que des entreprises plus confirmées pouvait faire l’objet d’un rachat. Blackstone arrive tardivement dans l’investissement dans des entreprises en croissance, alors que ses rivales TPG et KKR se sont déjà lancées.
Le spécialiste du capital-investissement dans le Sud de la France a récolté 200 millions d'euros. Le Fonds européen d’investissement et Aviva sont de l'aventure.
La holding belge Cobepa a remporté le mois dernier les enchères pour Scalian devant Naxicap, LBO France et Qualium/CM CIC Investissement, en valorisant la cible autour de 200 millions d’euros. La société de conseil et d’ingénierie était contrôlée depuis 2015 par le fonds Winch Capital 3 d’Andera (l’ex-EdRIP). Sur les 12 mois à fin juin 2018, ce spécialiste de la R&D externalisée a dégagé des revenus de 190 millions d’euros pour un Ebitda ajusté de 21 millions. La projection de chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’exercice dépasse les 200 millions. La transaction sera financée par une dette senior de 140 millions d’euros, comprenant un term loan B à 7 ans et une ligne d’acquisition et de capex de 35 millions à 6 ans. Natixis et SG CIB lanceront ce mois-ci la syndication.
LFPI a bouclé juste avant Noël une prise de participation majoritaire au capital de Digit RE, à l’issue d’un processus d’enchères organisé par Rothschild et qui aura attiré fonds et acteurs de l’immobilier. Le fonds était entré en discussions exclusives avec Artémis, holding de la famille Pinault (et propriétaire de L’Agefi) l'été dernier. Le groupe dirigé par Olivier Colcombet, connu pour ses réseaux de conseillers immobiliers indépendants Capifrance et Optimhome, a dégagé 159 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 pour une marge estimée à environ 10%. Il compte notamment s’appuyer sur LFPI pour accélérer le développement de Dili, son service d’achat immédiat testé depuis mai 2018, et consolider son expansion internationale au Portugal et en Allemagne. Artémis conserve une participation significative au capital.
Cherchant à se défaire d’au moins 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici à la fin 2019, Saint-Gobain a débuté l’année tambour battant en annonçant le 8 janvier le projet de cession de son activité de carbure de silicium à OpenGate Capital. L’offre ferme et irrévocable formulée par le fonds américain au terme d’un processus concurrentiel ne comporte pas de condition de financement, a précisé Saint-Gobain. Les activités reprises représentent un chiffre d’affaires annuel d’environ 120 millions d’euros. Créé en 2005 en Californie, OpenGate Capital dispose d’un bureau à Paris dirigé par Sébastien Kiekert Le Moult et Julien Lagrèze. Le fonds est un habitué des carve out industriels en France. Il a finalisé en décembre 2018 la reprise de Fichet auprès du groupe suédois Gunnebo.
Les différents frais liés à un investissement dans un fonds Ucits pour les particuliers ont réduit en moyenne d’un quart leur performance brute entre 2015 et 2017, révèle le premier rapport annuel de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) sur la performance et les coûts de ces fonds. L’Esma souligne que le poids de ces frais dépend fortement de la stratégie d’investissement et de la structure du fonds, mais note que plus de 80% du coût est lié aux frais de gestion, les frais d’entrée et de sortie ayant un impact bien moins important. Au-delà de la question du niveau des frais de gestion, deux fois plus élevé en moyenne pour les particuliers que pour les institutionnels, l’étude de l’Esma pourrait relancer la controverse autour des fonds actifs, puisqu’elle montre que les fonds gérés activement, s’ils parviennent à enregistrer une performance brute légèrement plus élevée que les fonds passifs, se révèlent en net moins rentables pour les investisseurs particuliers, du fait des coûts de gestion bien plus élevés.