Depuis 2007, les banques centrales ont abandonné leurs politiques monétaires conventionnelles pour mettre en place des mesures d’urgence contre la crise - A moyen terme, les actions menées devraient avoir un effet bénéfique sur les actifs risqués, malgré le récent repli des actions, ce que les marchés ont bien compris pendant l’été.
Attentistes, beaucoup d’entreprises reportent leurs projets, privilégiant une renégociation des conditions du bail - Inquiets, les propriétaires entendent garder leurs locataires et sont prêts à diminuer les loyers faciaux.
Quand on franchit pour la douzième fois les portes du Palais des congrès de Lyon afin de rejoindre la Convention annuelle des indépendants, c’est loin d’être un record puisque sept éditions ont préexisté, mais cela autorise néanmoins quelques points de comparaison. Pour notre première visite, en l’An 2000, nous arborions les joues roses du néophyte dont le journal patrimonial restait à l’état de promesse et qui assistait comme tous aux premières lézardes de l’emballement technologique. Une audience bien plus restreinte à l’époque, tout comme le nombre d’exposants, permettait de prendre le pouls des participants de manière presque physique et celui-ci était fébrile, annonçant le traumatisme boursier durable qui allait s’ensuivre. Il faudra attendre les dérives ouvertes en 2007 et leurs enchaînements pour percevoir dans les travées lyonnaises un état d’abattement plus spectaculaire encore avec des conseillers et des gestionnaires proches du KO. Comme la Bourse aux mauvaises nouvelles est loin de s’être close depuis lors, quel état d’esprit régnait cette année? Curieusement, les apparences étaient plutôt à la sérénité. Du côté des distributeurs, pourtant embourbés dans la collecte pour la plupart, et du côté des indépendants, pourtant coincés entre le marteau des réformes fiscales et l’enclume de l’état des marchés. Accoutumance ou fatalisme ne seraient-ils pas au rang des facteurs probables d’explication?
Qu’il s’agisse du marché locatif ou de l’investissement, le contexte économique frappe l’ensemble du secteur. Aussi, avec environ 1,5 million de mètres carrés à la fin du troisième trimestre, la demande placée des bureaux en Ile-de-France a diminué de 7% sur un an et devrait s’établir à 2 millions de mètres carrés fin 2012, contre 2,4 millions en 2011, soit une baisse de 16%. Les valeurs locatives commencent à s’ajuster. De leur côté, les volumes d’investissement en France, tous actifs confondus, sont attendus dans une fourchette de 10 à 12 milliards d’euros à la fin de l’année, contre 16 milliards en 2011.
Equity GPS, le dispositif créé par des anciens de la Société Générale et du Boston Consulting Group, vise à apprécier la performance potentielle des actions.
En juillet dernier, Jones Lang Lasalle publiait une étude de l’impact sur le marché des bureaux de l’article 210-E du Code général des impôts (CGI) qui permettait aux vendeurs cédant leur actif à des SIIC, des SCPI, des OPCI, ainsi qu’à des filiales de SIIC ou de Sppicav, de bénéficier d’un taux d’imposition réduit sur les plus-values de cession (19 % au lieu de 34,43 %) s’ils s’engageaient à conserver le bien pendant une durée decinq ans. Destiné à l’origine aux entreprises souhaitant externaliser leur patrimoine immobilier, le dispositif a finalement concerné davantage les investisseurs. «En 2011, 80 % des vendeurs bénéficiaires étaient des fonds non cotés et sur la période 2006-2011, les principaux bénéficiaires ont été les investisseurs institutionnels (30 %), les foncières cotées (35 %) et les fonds non cotés (23 %)». D’après les estimations du conseil en immobilier, ce sont environ 15 milliards d’euros qui auraient été investis par ce biais depuis 2006 (sur 66 milliards d’euros), dont 3 milliards l’année dernière.
Dès cet été, les gestionnaires ont pris conscience des difficultés qu’allait engendrer le niveau particulièrement bas des taux européens. Voici pour exemple une lettre envoyée par le service commercial d’une maison de gestion à un investisseur en juillet dernier:
L’objectif d’une banque centrale consiste à veiller à la stabilité des prix d’une zone ou, dans certains cas, à agir pour dynamiser la croissance de l’économie.
Les banques centrales ne peuvent pas tout faire mais les mesures prises récemment de part et d’autre de l’Atlantique nous semblent positives et créent les soubassements indispensables. La probabilité d’une explosion financière en Europe est très sensiblement réduite. Quant aux Etats-Unis, toutes les mesures sont mises en œuvre pour soutenir l’économie, l’emploi et les millions de ménages coincés dans leur endettement.
Les projets de loi de Finances pour 2013 et de loi de Financement de la Sécurité sociale ont été présentés les 28 septembre et 1er octobre derniers - Si le dispositif ISF-PME n’est pas remis en cause, l’alignement de la taxation du capital sur celle du travail devrait atteindre le capital-investissement.
Les mesures contenues dans les projets de lois de Finances et de Financement de la Sécurité sociale sont de nature à décourager notamment l'investissement dans les PME.
Le 3 octobre en soirée, à l’occasion d’une réunion, la commission d’enquête du Sénat sur l’évasion des capitaux a rappelé que le rapport remis le 27 juillet dernier préconise d’améliorer la gouvernance fiscale des entreprises par un contrôle continu de l’administration fiscale. Pour mémoire, les sénateurs sont favorables à ce que des montages patrimoniaux soient soumis, avant leur mise en place, à l’administration fiscale. A l’occasion de cette rencontre, il a également été évoqué que la création d’un Haut commissariat améliorerait la coordination internationale. Selon Eric Bocquet, sénateur et rapporteur de la commission, «il y a un manque de vigueur de la répression pénale sous l’effet de deux verrous: le ministre du Budget et les procureurs».
Dans sa dernière note stratégique, le think tank L’institut Choiseul met en garde contre la proposition de la Commission européenne d’inclure la profession de notaire dans la future directive relative aux qualifications professionnelles.
Selon l’Agence France Presse, la ministre déléguée aux PME Fleur Pellerin a promis jeudi des aménagements fiscaux face à la grogne des créateurs d’entreprises contre l’alignement de l’imposition des revenus du capital sur ceux du travail décidé par le gouvernement dans son projet de budget 2013.
Un contribuable demeurant à Londres, a perçu lors des années 1996, 1997 et 1998 des dividendes versés par des sociétésdont il était actionnaire. Ces distributions ont fait l’objet d’une retenue à la source, liquidée au taux de 15 % par ces sociétés, assorties d’un crédit d’impôt. Le redevable n’ayant pas rapatrié au Royaume-Uni les dividendes en question, il n’a pas intégré leur montant dans la base de l’impôt sur le revenu auquel il est soumis dans cet Etat.
C’est le constat que font les notaires de Paris Ile-de-France à fin juillet 2012 sur le marché des logements anciens. De mai à juillet 2012, 36.000 logements anciens ont été vendus en Ile-de-France, soit une baisse de 21 à 22% par rapport aux transactions conclues au cours des deux dernières années. Le mouvement affecte maisons comme appartements dans l’ensemble des départements de la région.
Dans un arrêt du 14 juin 2012 (R.G. N°10/02764), la cour d’appel de Versailles a infirmé la décision du Tribunal des affaires de Sécurité sociales (Tass) de Nanterre du 8 avril 2010. Ce dernier avait admis le caractère collectif d’un régime de retraite supplémentaire à cotisations définies réservé aux seuls cadres définis par référence à un niveau de classification propre à l’entreprise. Dans cette affaire, l’Urssaf contestait l’exclusion des cotisations patronales de l’assiette des cotisations sociales au regard de la doctrine de la Sécurité sociale issue des circulaires du 25 août 2005 et 21 juillet 2006.
L’administration a remis en cause la domiciliation fiscale en Belgique d’un contribuable. Les juges ont confirmé cette position en tenant compte du fait que la seconde épouse du redevable travaillait à Paris et y habitait, qu’il disposait d’un logement de fonction dans le même immeuble que celui où elle exerçait son activité professionnelle et que deux enfants mineurs issus de son premier mariage et pour lesquels il acquittait une pension alimentaire résidaient en France. Il ressort qu’il n’avait pas des liens personnels plus étroits avec la Belgique, alors même qu’il faisait valoir qu’il y disposait d’un logement où vivait sa fille issue d’une autre union, qu’il y effectuait des déclarations fiscales, y était affilié à un régime de sécurité sociale et avait la qualité de résident fiscal de cet Etat.
Le projet de loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2013 (PLFSS 2013), présenté par le Gouvernement ce 1er octobre prévoit cinq milliards d’euros de prélèvements supplémentaires, dont un certain nombre vient frapper les indépendants. C’est notamment le cas des mesures suivantes:
L’ Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé le 1er octobre dernier une sanction de 180.000 euros à l’encontre d’HSBC Private Bank France, selon l’Agefi, pour avoir manqué à ses obligations professionnelles relatives aux mandats de gestion en procédant à la souscription, en 2007 et 2008, à des parts de fonds d’investissement étrangers, non autorisés à la commercialisation en France pour le compte de clients gérés sous mandat, sans que ces mandats ne prévoient cette possibilité, et sans avoir préalablement recueilli l’accord exprès et spécial des clients à cet effet. Elle retient également l’insuffisance de son dispositif de conformité concernant tant la gestion des conflits d’intérêts que le contrôle des pratiques commerciales, caractérisé par l’absence de détection des pratiques de commercialisation active de fonds non autorisés à la commercialisation en France et le contrôle défaillant des informations transmises aux clients concernant ces fonds.L’AMF prononce également une sanction de 20.000 euros à l’encontre d’un ancien salarié pour avoir commercialisé de manière active sur le territoire français ces fonds d’investissements et manqué à l’obligation de délivrance d’une information exacte, claire et non trompeuse auprès des clients et, plus généralement, pour avoir manqué à l’obligation d’agir de manière honnête, loyale et professionnelle, pour servir au mieux l’intérêt des clients de la banque.
La filiale immobilière de la Française AM lance LFP Opportunité Immo, une SCPI d’entreprises dont la stratégie d’investissement se veut «axée sur les besoins des petites et moyennes entreprises».
A l’occasion de la présentation du projet de loi de Finances pour 2013, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac, respectivement ministres de l’Economie et du Budget, sont revenus sur les mesures retenues par le gouvernement.
Selon le Conseil Constitutionnel, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, le troisième alinéa de l’article 73 de la loi du 1er juin 1924 mettant en vigueur la législation civile française dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle est conforme à la Constitution. Le texte en cause portait sur le calcul de l’indemnité de réduction due par le donataire ou le légataire d’une exploitation agricole en Alsace-Moselle.
L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a publié le 28 septembre dernier ses orientations quant au respect de certains aspects de la directive MIF relatifs aux exigences de la fonction de vérification de la conformité.
, Une proposition de loi enregistrée à l’Assemblé nationale le 26 septembre 2012 suggère d’instituer un allégement de l’imposition des revenus fonciers suite à une mobilité professionnelle. Actuellement, «les revenus bruts annuels, tirés de la location d’une ancienne habitation principale lorsque l’on est contraint de prendre en location une deuxième habitation principale, sont imposés au même titre que tout autre revenu tiré de la location de patrimoine foncier».