Selon l’Insee, l’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, perd un point en septembre et s’établit à 86 points, toujours nettement en dessous de sa moyenne de longue période (100). L’indicateur du climat des affaires dans les services gagne 3 points en septembre et l’indicateur dans l’industrie reste inchangé. Les indicateurs synthétiques perdent 1 point dans le bâtiment, 6 points dans le commerce de détail et 4 points en deux mois dans le commerce de gros.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) au titre du mois d’août 2012 est positive avec + 2,01 milliards d’euros pour l’ensemble des réseaux, selon les dernières statistiques de la Caisse des dépôts et consignations, avec 1,87 milliard d’euros pour le Livret A et 0,14 milliard pour le LDD.
Par voie de communiqué de presse, le Conseil fédéral fait savoir qu’il entend renforcer la sécurité juridique en unifiant les procédures et la définition des éléments constitutifs d’infractions dans le domaine du droit pénal fiscal. Il estime en effet que, quel que soit l’impôt concerné, un même état de fait doit entraîner les mêmes conséquences pénales. Les administrations fiscales cantonales devraient par ailleurs être habilitées à accéder à certaines données bancaires pour mener à bien leurs procédures en matière de soustraction d’impôt. Afin de matérialiser ces améliorations, le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral des finances (DFF) d’élaborer, de conserve avec les cantons, un projet de révision destiné à la consultation.
Dans un communiqué de presse, le syndicat Solidaires Finances Publiques fait valoir au sujet de l’externalisation de la mission de saisie des 2042: «Elle est opérée par des contractuels recrutés par une société privée (Atos Origin) sur du matériel (scanners à haut débit) appartenant à cette entreprise, avec tous les problèmes de confidentialité et de déontologie que cela génère. Seuls les locaux appartiennent à l’administration.»
Développée en partenariat avec April Santé Prévoyance, la nouvelle gamme de prévoyance professionnelle d’Ageas France va proposer, à partir du 1er octobre 2012, une solution pour les chefs d’entreprise : Ageas Sérénité Manager. Présenté comme une protection «4 en 1», le contrat offre une couverture à la carte aux chefs d’entreprise au travers dequatre modules pouvant être choisis à l’adhésion ou en cours de contrat, ensemble ou séparément.
La télécorrection permet à un contribuable de rectifier ses déclarations à tout moment. Selon le syndicat Solidaires Finances Publiques, elle constitue un moyen de rectifier des éléments déclarés initialement dans une télédéclaration sans traitement par le service de la demande de dégrèvement en tant que réclamation contentieuse.
Nouvelle offre Ageas pour les CGPI / Nouveau contrat Médéric Malakoff, clause de désignation, la CFDT continue le combat, chiffres du marché et réglementation.
Une opération immobilière dénommée Domaine du Palais et portant sur une résidence hôtelière se révèle désastreuse pour 150 investisseurs qui ont acquis des parts de SCI par l’intermédiaire du groupe W Investissements, en liquidation judiciaire. Les investisseurs estiment avoir été mis en confiance par l’implication de la banque Crédit Agricole Mutuel du Languedoc qui a financé à 100 % la plupart des dossiers. 39 emprunteurs représentés par l’avocat Bertrand Weil ont pour l’heure assigné l'établissement pour voir annuler leur prêt et leur contrat de souscription de parts. Ils soulèvent de nombreuses irrégularités dans l’opération comme la dissimulation de nombreux risques (un montage juridique complexe reposant sur un bail emphytéotique,...), le démarchage pour le placement de parts de SCI sans respecter les règles de l’appel public à l'épargne et sans que l’intermédaire ait la qualité de démarcheur, la transmission de documents concernant le prêt par l’intermédaire et aussi un manquement aux obligations d’information et de mise en garde de la banque.
L’histoire de ce patrimoine singulier qu’est l’œuvre d’art commence bien entendu avec son créateur, engendrant droits patrimoniaux et moraux et voies de transmission - Puis, suivant la loi du marché, elle peut être acquise par un collectionneur qui pourra songer à sa transmission en cas de décès ou, de son vivant, notamment par donation.
En 2010, 57,3% des salariés du secteur marchand non agricole, soit 8,8 millions de salariés, ont eu accès à au moins un dispositif de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale (plan d’épargne entreprise ou plan d’épargne retraite collectif). C’est ce qui ressort de l’étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) consacrée à l’épargne salariale et la retraite (1).
Après le rebond estival, les gérants n’adoptent pas tous la même attitude face au risque - L’Agefi Actifs a comparé les stratégies de Tocqueville Finance et de Sycomore AM.
Laffitte CM profite de la restructuration des équipes de gestion pour compte propre des banques pour lancer un produit utilisant des stratégies de salles de marchés - Un des moteurs de performance de son nouveau fonds, Index Arbitrage, est constitué par des arbitrages possibles lors des évolutions de la composition des indices.
Laffitte Capital Management a démarré en 2007, créé par deux anciens du CIC, avec Laffitte Risk Arbitrage, un fonds d’arbitrage sur les opérations de fusions et acquisitions annoncées. Le gestionnaire s’est positionné ensuite sur les situations spéciales (event driven) avec son fonds Equity Arbitrage -dont le processus de gestion a évolué ces dernières semaines pour dorénavant intégrer davantage de positions sur des arbitrages sur la dette des entreprises. La société a collecté 160 millions d’euros en 2011, principalement sur son produit Risk Arbitrage. Elle compte aujourd’hui 11 personnes et gère environ 250 millions d’euros, dont 30% proviennent d’investisseurs étrangers.
Le Conseil d’Etat rappelle l’importance de la justification de la nature des sommes versées sur des comptes bancaires - Dès lors que la déclaration est remise au fisc, celui-ci ne peut pas justifier d’une pénalité pour mauvaise foi.
Sans surprise, la semaine a été dominée par la concrétisation des espoirs nourris sur les annonces de la Banque centrale européenne ainsi que par la Fed. La première a confirmé son engagement à acheter la dette de pays périphériques en difficulté qui en feraient la demande. La seconde a décidé à la quasi-unanimité (onze membres sur douze) de lancer un troisième plan de Quantitative Easing très puissant.
Si la directive Marchés d’instruments financiers inspirait une série américaine -ce qui, reconnaissons-le, n’est pas gagné -, nousenserions probablement à la saison8 tant son scénario est ponctué de rebondissements. A peine, en effet, la directive MIF était-elle sortie des limbes au fil de sa transposition danslesEtats européens à partir de 2004, qu’elle était battue en brèche par certains pays de l’Union quand d’autres, et particulièrement la France, prenaient de l’avance dans leurs exigences vis-à-vis des intermédiaires financiers. Ainsi, de commissions en consultations, de débats parlementaires en ratifications, c’est comme si l’aiguille de la boussole MIF ne cessait de s’affoler, au point de donner le tournis à tout professionnel comme à tout investisseur même consciencieux. Alors que s’ouvre le rendez-vous lyonnais des indépendants du patrimoine, parmi les plus concernés, il n’est pas inutile de faire un état des lieux du feuilleton. Aux dernières nouvelles, ça ne s’arrange pas, alors même que la révision de la directive n’affiche que le chiffre 2. Le Conseil de l’Union ne vient-il pas d’abonder dans le sens britannique en reprenant l’idée du «conseil indépendant» avec son corollaire en termes de rémunération ? Prochaine étape: le Parlement européen fin septembre. Le suspens est maintenu et ce n’est pas davantage l’autre chantier de DIA II qui permet à ce stade d’y voir clair.
De nombreux investisseurs en photovoltaïque auprès de la société Gesdom sont confrontés à la remise en cause de leur avantage fiscal - Le défaut d’installation, voire de raccordement, l’année de défiscalisation est invoqué par l’administration, rappelant le dossier DTD Lynx.
Après le dossier Lynx, une nouvelle affaire d’investissement photovoltaïque en Girardin industriel illustre les risques de requalification fiscale et l’absence d’encadrement des acteurs. C’est au tour de la société Gesdom de voir ses clients redressés par l’administration fiscale au titre des investissements effectués en 2008, et peut-être bien au-delà. Plus de 6.000 investisseurs sont concernés pour une collecte de 75-80 millions d’euros entre 2008 et 2010. Quant aux souscriptions postérieures, leur affectation serait difficile à établir, conduisant les investisseurs à réclamer un remboursement.
Si la taxation à 75% des revenus supérieurs à un million d’euros et l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail étaient connus depuis la campagne présidentielle, la communication portant sur les autres mesures patrimoniales a de quoi irriter les épargnants. L’assurance vie, jusqu’à présent épargnée par le vent des réformes, devrait être finalement concernée. Escomptant un «choc d’offre», le gouvernement pourrait être tenté de réformer le régime des plus values-immobilières. L’investissement ISF/PME, un temps remis en cause, pourrait bien sortir indemne de la prochaine réforme. Rarement présentation d’un projet de loi de Finances - fixée au 28 septembre - aura été aussi attendue.
Les CGPI restent perplexes quant à l’intérêt de rejoindre une organisation. Sans rejeter totalement les avantages qu’ils pourraient en tirer, la démarche n’apparaît pas, pour l’heure, prioritaire.
Il ressort de l’assemblée générale du Conseil national des barreaux, les 14 et 15 septembre dernier, l’adoption d’une résolution visant à renforcer la protection du secret professionnel. Le CNB propose notamment l’introduction d’un article 66-5 alinéa 1 dans la loi du 31 décembre 1971 précisant que «le secret professionnel de l’avocat fonde la confidentialité des échanges entre avocats sous quelque forme et quelque support que ce soit». Les échanges avec le bâtonnier et avec les instances professionnelles sont également concernées.
L’intervention d’un juge d’instruction dans les locaux d’UBS France le 19 septembre dernier a conduit le banquier à réagir par la voie d’un communiqué de presse: «Le juge d’instruction Guillaume Daïeff s’est effectivement rendu dans les locaux du siège parisien d’UBS France dans le cadre de son enquête.Il s’agit d’un acte normal dans ce genre d’enquête. Animée par une volonté de transparence totale, UBS y a naturellement apporté son concours. UBS France entend d’ailleurs poursuivre pleinement sa coopération avec la justice.»