L’importante souplesse apportée par l’instruction concerne les SCPI qu’elle exclut du champ d’application des nouveaux plafonds de prix de revient au mètre carré. « Cette position simplifie la situation car l’application de cette mesure était trop complexe pour les SCPI Scellier», explique Etienne Sumonja. Par ailleurs, les campagnes de souscriptions de parts de SCPI Scellier ouvertes à compter du 1er janvier 2012 sont désormais annuelles. A ce propos, l’instruction distingue deux situations quant au point de départ du délai de 18 mois pendant lequel le montant des soucriptions doit être affecté, qui est une condition à respecter pour bénéficier de la réduction d’impôt. Cette période débute à la date de clôture de la campagne pour celle initiée à partir de cette année alors qu’elle est calculée de date à date à compter du terme de chaque période de douze mois pour celle ouverte avant le 1er janvier 2012.
Confrontés à des jours plus sombres dus à la forte diminution des aides fiscales à l’investissement locatif relatives au dispositif Scellier, les promoteurs allouent davantage de terrains à la construction de résidences pour étudiants d’une part et sont plus disposés, depuis six à neuf mois, à vendre en bloc (versus vendre à la découpe) à des institutionnels. Considérant la résidence étudiante comme un actif peu sensible aux cycles économiques et plus rentable que le logement traditionnel, ces derniers commencent à se positionner sur ce marché plus fréquemment que par le passé.
La loi de Finances pour 2012 met fin par anticipation au Scellier Outre-mer, lequel était prévu jusqu’en 2017 dans sa version intermédiaire. L’instruction dédiée au Scellier Outre-mer revient sur les mesures adoptées par la Lodeom en 2009 telles que l’éligibilité du régime aux collectivités d’Outre-mer (COM) à compter du 27 mai 2009, seuls les départements d’Outre-mer (DOM) bénéficiant du dispositif jusqu’à cette date (1). Aussi, l’administration revient tardivement sur les plafonds de loyer et de ressources à respecter en fonction de la date d’investissement, ce qui peut remettre en cause certaines acquisitions.
L’administration assouplit certaines dispositions de la loi de Finances pour 2012 - C’est le cas pour l’application des plafonds de prix et la justification du label BBC.
La Commission européenne duplique les dispositions de la directive MIF II à l’assurance vie, notamment à travers la notion de conseil indépendant et des tests sur le caractère adéquat du contrat proposé.
Société Générale Private Banking France et BNP Paribas Banque Privée ont revu leur stratégie vis-à-vis de leur clientèle dès 2008 - Ces deux acteurs aux approches distinctes, à commencer par la segmentation de la clientèle, misent néanmoins sur la proximité et le capital groupe.
- Grâce à son statut, sa proximité avec la famille et son rôle majeur dans de nombreux actes déclencheurs comme les successions et donations, le notaire est totalement légitime dans le conseil patrimonial.
Développer un partenariat stratégique avec le notaire constitue pour les conseillers indépendants un enjeu professionnel d’avenir - Ils doivent respecter les conditions d’exercice du notaire, officier ministériel et conseil de la famille, et s’adapter aux enjeux économiques de l’étude partenaire.
La fiducie est peu exploitée en France depuis son introduction en 2007, faisant l’objet de réticences de la part des professionnels du patrimoine - Et pourtant, elle permet une réelle souplesse, le fiduciaire pouvant se voir confier des missions allant de la simple gestion jusqu’à l’arbitrage des biens.
Le manque de logements étudiants à caractère social combiné à un accès réduit au parc locatif privé confère une place naturelle aux résidences privées - Un marché qui reste toutefois sous perfusion d’aides financières issues de la générosité familiale et de la solidarité nationale dans un contexte économique morose.
Trois mois à peine après le rachat de la société de gestion alternative Héritage, Rothschild & Cie fusionne ses activités de multigestion avec HDF Finance.
Historiquement positionnée sur l’immobilier résidentiel, la foncière Gecina voit dans la résidence étudiante une évolution logique de sa stratégie d’investissement.
Après avoir aménagé les obligations déclaratives en matière de souscription ou d’achat de titres au mois de janvier dernier (décrets n°2012-130 et 2012-131 du 30 janvier 2012), l’administration fiscale vient de préciser le régime fiscal de ces dispositifs dans un cadre de mobilité internationale au travers de deux instructions. La première revient sur la prise en compte des conventions internationales et les problèmes de double imposition, alors que la seconde précise l’application de la nouvelle retenue à la source spécifique aux gains de levée d’options, entrée en vigueur le 1eravril 2011 et exigible à partir du 15mai prochain.
L’imposition des gains sur stock-options posait des problèmes d’interprétation dans les cas de mobilité internationale. Résolues par un rapport de l’OCDE, ces divergences ont récemment fait l’objet d’une instruction de l’administration.
On croyait ce mot banni de nos tablettes: la croissance est de retour dans les discours officiels. A force d’entendre parler de crise et d’austérité depuis 2008, termes rabâchés jusqu’à la litanie, on avait fini par la croire enterrée. Et pourtant, en observant la prolétarisation de la Grèce et le déclin de l’Espagne, dont -cela fait froid dans le dos- un habitant sur quatre est au chômage, on se doute que la diète ne peut à elle seule permettre à un corps malade de se rétablir. Fait surprenant, la prescription de vitamines est venue de là où on ne l’attendait pas en la personne du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, qui a souligné la nécessité d’un «pacte de croissance», sortant enfin l’institution de son orthodoxie sclérosante. Comme une surprise ne vient jamais seule, le président de l’Union européenne, l’ultra-médiatique Herman Van Rompuy, a lui-même mis l’accent sur «une liste prioritaire de mesures à même de nous ramener vers une croissance durable». Enfin, last but not least, Angela Merkel a de son côté parlé d’un agenda de croissance pour le sommet européen de juin. L’Europe a décidément besoin de côtoyer l’abime pour progresser, mais l’essentiel est bien là puisque l’on évoque une sorte de plan Marshall de 200 milliards d’euros d’investissements. Accessoirement, ces avancées contribueront à rapprocher les points de vue du nouveau président français et de la chancelière, ce qui n’était pas gagné.
Le projet de texte revisitant la directive Intermédiation en assurance dont nous offrons la primeur confirme la philisophie européenne - Il reprend les principes de transparence des rémunérations et de gestion des conflits d’intérêts édictés dans le cadre de la directive MIF II.
Le contrat comporte plusieurs formules d’investissement et d’options de sortie, notamment sous forme de rente viagère - L’adhérent peut opter pour une garantie de table et deux options de prévoyance pour assurer son plan de versement.
«Le marché de l’assurance emprunteur est désormais mature et rentable», indique la société d’actuariat conseil Optimind dans son dernier dossier technique d’avril 2012. Revenant sur les intentions du gouvernement et du législateur de fluidifier le marché, Optimind recense les évolutions des produits permettant aux acteurs de se démarquer. Selon elle, l’une des garanties les plus susceptibles de se développer à court terme sur le marché avec l’aide des réassureurs est la garantie «maladies redoutées». Le marché devrait aussi s’étoffer avec de nouvelles garanties d’assistance.
L’article 22 de la troisième loi de Finances Rectificative pour 2009 (loi n°2009-1674 du 30 décembre 2009, Journal officiel du 31 décembre 2009) a instauré différents dispositifs fiscaux à l’encontre des Etats et territoires non coopératifs. Une instruction précise, entre autres, la notion d’Etat ou territoire non coopératif et les mesures applicables aux transactions réalisées par des résidents français avec des Etats ou territoires non coopératifs. Elle précise la portée des mesures qui ne sont pas commentées par des instructions particulières. Elle revient également sur les dispositifs de lutte contre la fraude fiscale prévus aux articles 209 B et 123 bis du Code général des impôts.
Les services de la Commission européenne ont publié le 4 mai 2012 sept notes explicatives qui fournissent les résultats d’analyses plus poussées et de clarifications quant à la façon dont la taxe sur les transactions financières fonctionnerait en pratique. http://ec.europa.eu/taxation_customs/taxation/other_taxes/financial_sector/index_fr.htm
La députée Marie-Jo Zimmermann déplore le classement de la commune de Stuckange en zone C. Elle relève qu’en raison du dynamisme économique du Luxembourg, toute la bande frontalière, et notamment l’arrondissement de Thionville-est, subit une très forte pression immobilière. De ce fait, la pénurie de logements locatifs est considérable. De nombreuses communes sont donc éligibles au titre d’un classement en zone B2 pour les aides fiscales à l’investissement locatif, dans le cadre de la loi Scellier mais pas celle de Stuckange. Le gouvernement lui répond qu’elle a été classée en zone C à la suite de la révision du zonage issue d’un processus de consultation des professionnels de l’immobilier et des représentants des élus locaux. De plus, il précise qu’il existe un dispositif dérogatoire rendant éligible une commune en zone C par la délivrance d’un agrément après analyse de la tension du marché locatif.
Dans un arrêt du 25 avril dernier, le Conseil d’Etat (CE) donne raison aux démissionnaires du régime Cref (régime facultatif de retraite des fonctionnaires) en cassant partiellement les arrêts de la cour administrative d’appel (CAA) de Paris du 14 juin 2010 (1).