Une réponse ministérielle vient rappeler que les conjoints collaborateurs de chefs d’entreprise artisanale, commerciale ou libérale peuvent désormais racheter des périodes d’activité dans l’entreprise familiale, au titre desquelles ils n’ont pas versé de cotisations. En effet, l’article L. 633-11 du Code de la Sécurité sociale dispose que le conjoint collaborateur peut demander la prise en compte de périodes d’activité, sous réserve de justifier par tous moyens d’avoir participé directement et effectivement à l’activité de l’entreprise et d’acquitter des cotisations garantissant la neutralité actuarielle. Les périodes susceptibles d’être rachetées sont limitées à six années et le rachat est autorisé jusqu’au 31décembre2020. Les dispositions d’application sont définies par le décret n°2012-1034 du 7septembre2012 relatif à l’assurance vieillesse des travailleurs non salariés des professions artisanales, industrielles et commerciales et aux régimes d’assurance vieillesse de base des conjoints collaborateurs des professions libérales et des avocats. Dans sa réponse, le ministère des Affaires sociales précise toutefois que les activités de conjoint collaborateur effectuées à l’étranger n’ouvrent pas droit à rachat. «Si le décret visé ci-dessus fait mention des personnes résidant à l’étranger, c’est seulement pour préciser la nature de leur caisse de rattachement afin qu’elles présentent leur demande de rachat à l’organisme compétent pour des trimestres au cours desquels elles exerçaient antérieurement une activité de conjoints collaborateurs en France» explique le ministère.
Interrogé sur une éventuelle réforme de la retraite des non salariés agricoles et notamment du calcul de la pension - basé sur l’intégralité de la carrière, contre les vingt-cinq meilleures années dans d’autres secteurs -, le ministère de l’Agriculture rappelle que le président de la République s’est engagé à « remettre en chantier un plan quinquennal relatif aux retraites agricoles ». Ce plan sera élaboré en cohérence avec le débat national sur les retraites annoncé au terme de la conférence sociale de juillet 2012. «Dans ce cadre, seront étudiées les conditions de l’extension du régime de retraite complémentaire obligatoire des non-salariés agricoles aux collaborateurs d’exploitation et aux aides familiaux déjà retraités» précise le ministère. En outre,ce dernierannonce qu’une réflexion sera menée sur les conditions de financement du régime qui permettraient de respecter l’objectif d’un montant total de pensions, de base et complémentaire, égal à 75% du salaire minimum de croissance net après une carrière complète de chef d’exploitation. En ce qui concerne la modification des modalités de calcul de la retraite de base des non-salariés agricoles par application des 25 meilleures années, la réponse rappelle quel’Inspection générale des affaires sociales a publié début 2012 un rapport concluant qu’un tel mode de calcul ne permettrait pas d’améliorer le niveau général des pensions.
La création de l’interlocuteur social unique (ISU) au 1er janvier2008 a eu pour objectif de permettre à 1,8million d’artisans et de commerçants de s’acquitter des cotisations et contributions sociales obligatoires dont ils sont redevables à titre personnel auprès d’un seul organisme. L’ISU repose sur un partage des tâches entre les caisses du régime social des indépendants (RSI) et les unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF), ces dernières agissant au nom et pour le compte des premières.
Une circulaire de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) vient préciser la durée d’assurance requise pour le taux plein et prise en compte pour le calcul de la pension ainsi que pour l’ouverture du droit des retraites anticipées des assurés nés en 1956 et postérieurement, fixée par le décretn° 2012-1487 du 27 décembre 2012. Ainsi, la durée d’assurance et de périodes reconnues équivalentes exigées pour l’ouverture du droit à pension au taux plein des assurés nés en 1956 est fixée à 166 trimestres. Elle est identique à celle exigée pour la génération précédente née en 1955. Cette durée d’assurance est à prendre en compte pour le calcul de la pension (articleL.351-1 3ème alinéadu code de la sécurité sociale), pour apprécier les conditions d’ouverture de droit des retraites anticipées pour carrière longue ou assurés handicapés et les estimations de retraite.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) au titre du mois de janvier 2013 est positive avec 10,91 milliards d’euros pour l’ensemble des réseaux selon les dernières statistiques de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Dans le détail, le Livret A a collecté 8,21 milliards d’euros tandis que la collecte sur le LDD a été de 2,70 milliards d’euros le mois dernier.
La faculté de renonciation, l’assurance vie, la fin d’un cycle ? La recommandation ACP sur le devoir de conseil vue par le GEMA, fichier Ficoba, prélèvements sociaux, acceptation bénéficiaire.
L’administration fiscale précise au travers du Bulletin officiel des Finances publiques (Bofip), qu’en matière de calcul de la valeur ajoutée imposable à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), les remboursements de charges communes effectués à une société civile de moyens (SCM) par ses associés constituent pour ces derniers, quelles que soient la catégorie d’imposition de leurs revenus et les modalités de détermination de leur résultat, des paiements de services extérieurs qui sont déductibles de leur valeur ajoutée.
A travers une position publiée aujourd’hui, l’Autorité des marchés financiers (AMF) reprend les orientations de l’ESMA concernant les fonds cotés et autres questions liées aux OPCVM (ESMA/2012/832FR).
A l’occasion d’une réponse ministérielle, le ministre de l'économie sociale et solidaire revient sur le sort du mandat exclusif et se montre favorable à une meilleure information du mandant. Le projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs a été voté en première lecture par l’Assemblée nationale et le Sénat en décembre 2011, les dispositions n’ont pu aboutir pour des raisons liées à un calendrier parlementaire chargé en fin de législature. L’une d’entre elles concernant le mandat exclusif visait à fluidifier le marché de l’immobilier afin de contribuer à la baisse des prix et à assurer une meilleure protection des consommateurs. Le mandat exclusif consiste à confier en exclusivité, par convention écrite, pour une durée moyenne de 3 mois (et parfois plus), à un agent immobilier la vente ou la recherche d’un logement en vue de son acquisition. Cette mission exclusive donnée au professionnel de l’immobilier permet au mandant d’avoir plus d’exigences en termes de garantie de résultats. La convention est généralement assortie d’une clause, dite clause pénale, qui interdit au mandant de réaliser la vente (ou l’acquisition) directe du bien sans l’intermédiation de l’agent immobilier mandataire. Cependant, les pratiques indélicates de certains professionnels ont conduit des consommateurs à subir ce système alors que les clauses d’exclusivité et pénales imposées dans les contrats les privaient de faire appel à un prestataire différent. L’interdiction du mandat exclusif envisagée par la première version du projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs validée le 11 octobre 2011 par l’Assemblée nationale a été amendée par la majorité sénatoriale.
La société Flow diversifie son offre en proposant à ses partenaires, conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), des programmes de formations validantes avec son organisme de formation «MyFlow Institute».
- Sopromec : rachetée en 2006 par la famille Gorgé pour professionnaliser son capital-investissement, la société est axée sur le capital-développement avec de petits tickets compris entre 100.000 et 500.000 euros. Elle gère environ 25 millions d’euros pour compte propre, investis au capital d’une quarantaine de sociétés. Elle réalise de 2 à 5 millions d’euros d’opérations par ans, représentant entre cinq et dix opérations par an.
Deux ans après avoir acquis Promelys à Avenir Finance, le Groupe Gorgé donne un nouvel élan à cette activité en créant un pôle dédié, Gorgé Investissement - Dans un contexte fiscal difficile, il va proposer de nouveaux véhicules parmi lesquels une solution de « business angel » encadré.
L’association se veut un lieu d’échanges et de travaux qui fédère les professionnels de toutes structures - Ces dernières s’engagent à respecter une charte dans laquelle les notions de transparence sont primordiales.
L’Association française du family office (Affo) est convaincue que les métiers qu’elle regroupe sont appelés à se développer de façon importante. Mais elle est consciente aussi qu’il convient, pour éviter tout débordement en termes d’appellation, de défendre une certaine éthique des activités de family office. Faculté de suivre les clients dans le long terme, capacité de définir une stratégie pour l’entreprise familiale, approche véritablement globale du patrimoine allant du financier à la gestion des risques et transparence des rémunérations…, cela rappelle bien des questions de Place.
Après une carrière au sein de l’administration fiscale, Marie-Hélène Lapp a rejoint le cabinet. L’équipe d’avocats travaille entre autres sur de nouveaux schémas d’actionnariat salarié.
La loi de Finances pour 2013 a abaissé le plafonnement global des niches fiscales à un montant forfaitaire de 10.000 euros sans part variable - Avant de proposer tout investissement, le conseiller doit vérifier la situation de son client au regard de la limite pour éviter toute perte fiscale.
De par la volonté affichée de limiter la possibilité du contribuable de minorer ses impôts, le plafonnement global des niches fiscales a été abaissé au montant fixe de 10.000 euros. Par conséquent, il se révèle beaucoup plus contraignant. Sans compter que le calcul se complexifie dès lors que le bénéfice fiscal d’investissements réalisés les années antérieures perdure, les plafonds distincts selon les années se superposant dans ce cas. Il appartient donc au conseiller d’être vigilant pour éviter que son client ne subisse une perte fiscale liée à un investissement malvenu au regard de sa situation.
Pour dynamiser la collecte, des compagnies ont misé sur les fonds en euros dédiés à l’immobilier. Le marché prépare aussi le développement des contrats diversifiés à la garantie en capital au terme.
Soit un couple faisant l’objet d’une taxation à 41%. Monsieur est chef d’entreprise, gérant de SARL à l’IS dont il détient 80% du capital. Les capitaux propres de la société sont de 50.000euros.
L’Association française de la gestion financière (AFG) et l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) ont publié, mercredi 13 février, les résultats de leur enquête annuelle sur la levée de capitaux réalisée en 2012 par les fonds d’investissement de proximité (FIP) et les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI).
La saison londonienne des ventes aux enchères des courants impressionnistes, modernes et contemporains vient de s’achever sur des résultats excellents - Plusieurs records ont été enregistrés dans un contexte où se confirment une grande sélectivité dans le choix des œuvres ainsi qu’un goût pour les contemporains.
Le bilan de la FPI confirme l’effondrement des ventes de logements neufs aux investisseurs particuliers l’an passé - Les prévisions ne sont guères optimistes pour 2013, mais la situation dépendra du démarrage du dispositif Duflot.
Sur un marché pour la première fois en état de collecte nette négative, la plupart des assureurs ont communiqué sur des taux de rendement des supports en euros à la baisse - Si certaines compagnies ont misé sur les fonds en euros dédiés à l’immobilier, d’autres se préparent à développer des contrats euros diversifiés à garantie du capital au terme.
Nous abordons notre désormais classique dossier de début d’année sur la rémunération des fonds en euros. Il n’apporte rien de bien surprenant sur le constat, pré-écrit de longue date: les taux de rendement poursuivent leur inexorable déclin. Il n’y a guère que quelques exceptions, comme l’emblématique Afer, pour afficher un bonus, léger certes (+0,02 point), mais bel et bien existant. Pour le reste, le contexte financier n’a pas permis aux assureurs d’entretenir les illusions. Aussi, face à la vigueur du Livret A, ont-ils enregistré un contrecoup historique en 2012 avec une collecte nette négative de 3,4 milliards d’euros. En plus de certains travers déjà dénoncés dans nos colonnes, comme l’opacité de taux promotionnels rompant l’égalité de traitement entre catégories d’assurés, ce qui pêche, c’est toujours la tendance de long terme à l’effilochage de la rentabilité. Et pourtant, les assureurs se disent plutôt optimistes. Dans un sondage paru il ya peu, réalisé par Optimind Winter et OpinionWay, les professionnels se disent confiants à 77 % quant à l’avenir de l’assurance vie. Parmi les atouts mis en avant, sont visés la fiscalité ainsi que des supports et garanties innovants. S’agissant de la fiscalité, on en saura plus bientôt avec le rapport Berger-Lefebvre. Quant au levier de l’innovation, il reste vraiment à saisir.
L’année 2012 demeurera dans les annales comme un millésime historique pour le dessin - Plusieurs cotes ont explosé, les collectionneurs s’attachant à la rareté et au renom.