La banque britannique Standard Chartered est accusée d’avoir blanchi pour 250 milliards de dollars d’argent iranien sur plusieurs années dans une antenne new-yorkaise, rapporte Les Echos. Alors que l’autorité de l’Etat de New York qualifie l'établissement de «malhonnête» et estime qu’ «il y a matière» à lui retirer sa licence d’exercer, le cours de StanChart s’est effondré de 6 % hier soir juste avant la clôture des marchés lorsqu’a été annoncée la nouvelle. Ce coup dur intervient quelques jours seulement après qu’une autre banque de la City, HSBC, accusée de blanchiment, a décidé de provisionner 700 millions de dollars pour d'éventuelles pénalités.
The centre of gravity for equities at Mirabaud Asset Mangement will increasingly be in the United Kingdom, and particularly London, says Lionel Aeschlimann, a partner at Mirabaud, in an interview with Financial Times Fund Management. “In London we have the largest reservoir of talent in Europe,” he explains. Mirabaud is also seeking to develop commercially in the United Kingdom, particularly in retail, where Aeschlimann sees opportunities with the Retail Distribution Review. The partner feels that it will be easier for less-known firms like Mirabaud to penetrate this market.
L’impact négatif des cessions d’actifs a été de 138M d’euros, a indiqué à l’AFP le directeur général délégué de Groupama SA, Christian Collin. Autre élément exceptionnel diminuant le résultat, 66M d'écarts d’acquisition. Engagé dans un lourd plan de redressement, l’assureur a conclu, lors des six premiers mois de 2012, la cession des activités dommages (hors transport) ainsi que du portefeuille maritime de la filiale Gan Eurocourtage, de la filiale espagnole Groupama Seguros et de la succursale polonaise Proama. La finalisation de ces ventes est prévue au quatrième trimestre et, si leur impact sur le résultat s’est déjà matérialisé au premier semestre, elles n’amélioreront la marge de solvabilité (fonds propres rapportés aux exigences minimales du régulateur) que sur les six derniers mois de l’exercice. Après avoir atteint un point bas, à 107%, fin 2011, la marge de solvabilité s’est redressée à 113% fin juin. L’objectif, rappelé par M. Collin, est de parvenir à 120% fin 2012 et à 140% d’ici 2014. « Les résultats du groupe marquent un très fort redressement », a estimé le directeur général délégué, jugeant que l’entreprise était désormais sur « une bonne trajectoire ». « On doit poursuivre nos efforts », a-t-il exhorté. Autre axe du plan de redressement, le plan d'économie de 400M d’euros est en bonne voie. « Nous sommes en ligne avec nos objectifs de baisse de coûts », a assuré M. Collin. Troisième priorité, la réduction de l’exposition aux actions et la diversification des placements. Durant les six premiers mois de l’année, Groupama a cédé pour 1,6Md d’euros d’actions et abaissé la part des actions dans son portefeuille d’actifs de 12,8% à 9,9%. « Nous sommes déjà beaucoup moins sensibles que nous ne l'étions auparavant aux fluctuations des marchés financiers », a affirmé M. Collin. Quant au portefeuille obligataire, « nous avons une exposition à la dette des pays périphériques qui est équivalente à celle de nos concurrents », a ajouté le directeur général délégué, précisant que le groupe s’est totalement désengagé de la dette grecque au cours de la période. Sur le plan opérationnel, les performances commerciales ne semblent pas avoir souffert de la séquence difficile pour l’assureur. En assurance dommage en France, Groupama a gagné, en net, 62.000 contrats en assurance automobile et 53.000 en assurance habitation. Le chiffre d’affaires est en baisse de 12,4%, mais en hausse de 4,5% à périmètre constant. « Les clients nous sont restés fidèles », a observé M. Collin, soulignant que l’assureur avait « gagné des parts de marché ». A périmètre et change constants, compte tenu des cessions en cours, l’assurance dommage à l'étranger a également connu la croissance, avec un chiffre d’affaires en hausse de 3,1%. Au cours du premier semestre, « nous avons privilégié le développement de l’assurance de dommages », a expliqué M. Collin. Si la croissance est au rendez-vous, le ratio combiné (coût d’indemnisation des sinistres et frais généraux rapportés aux primes perçues) reste à un niveau élevé, à 103,8%. L’assureur a notamment été pénalisé « par le cumul atypique d'événements climatiques sur le premier semestre », à savoir le gel en début d’année, des tempêtes et des épisodes orageux au printemps. En assurance de personnes, les revenus ont reculé de 10,3% en France. Un repli moindre que celui du marché (-13% à fin mai). Le groupe a notamment profité du dynamisme de la prévoyance et de la santé. Au total, le chiffre d’affaires global du groupe atteint 9,33Mds, en baisse de 16,3% mais en recul moindre de 2,8% à périmètre et change constants.
Le FMI a une nouvelle fois abaissé ce mois-ci ses prévisions de croissance mondiale. Bien qu’il table sur une amélioration progressive de la situation financière dans la périphérie de la zone Euro et sur l’efficacité des assouplissements monétaires dans les pays émergents, il estime que l’abaissement des prévisions du mois d’avril n’est plus suffisant. Ainsi, après la légère révision du mois de juillet, la croissance mondiale est attendue à 3,5% en 2012 et 3,7% en 2013. Aux Etats-Unis, les chiffres sont de 2% en 2012 et 2,3% en 2013. En zone Euro, il est prévu que l'économie se contracte en 2012 de 0,4% puis qu’elle reprenne en 2013 une croissance de 0,7%. Les pays émergents s’en sortent toujours mieux, malgré les fortes disparités, avec un chiffre de 5,6% pour cette année. Lire la suite en pièce jointe
Elle a subi une contraction de son bénéfice net plus prononcée qu'anticipé au deuxième trimestre avec une chute de 42% à 433 millions d’euros, attribuée aux dépréciations sur ses activités notamment en Russie et la gestion d'actifs.
Serge Wibaut est professeur de finance, partenaire chez Reacfin et conseiller du fonds de pension Amonis. Invité à intervenir lors du panel Instit Invest sur les nouveaux enjeux de l'épargne retraite, il nous livre son expertise sur les évolutions et les attentes des fonds de pension en Belgique.
Société Générale et AXA annoncent la signature de la première transaction de Placement Privé en Euro au profit de la société Sonepar dans le cadre de la coopération entre la banque et AXA. Groupe familial français indépendant, leader mondial de la distribution aux professionnels de matériel électrique et de solutions associées, Sonepar est la première entreprise française à bénéficier de ce nouveau type de financement désintermédié. Deux mois à peine après le lancement de la coopération, cette transaction illustre la capacité de Société Générale et d’AXA à mettre rapidement en ??uvre une solution concrète de financement désintermédié à destination des entreprises. Associant la proximité relationnelle d’une banque avec ses clients et l’expertise d’un investisseur institutionnel, cette opération constitue une étape majeure dans l'émergence de ce nouveau type de financements et démontre l’efficacité de la collaboration entre Société Générale et AXA.
Le monde est plus risqué aujourd'hui pour l'entreprise qu'il ne l'a été dans le passé. Cet article présente les bases d'un nouveau cadre de gestion des risques qui s'appuie sur une classification orientée traitement ainsi qu' une analyse de notre jugement et notre comportement face aux risques.
Les Echos : Que pensez-vous de la taxe sur les transactions financières ? Nous ne sommes pas favorables à cette taxe, dont le Parlement a d’ailleurs déjà relevé le taux à 0,20%, soit quasiment 2 fois le taux de l’EONIA [taux de référence quotidien de dépôts interbancaires, NDLR] ! Tout d’abord, elle va frapper les investisseurs français finaux (les institutionnels comme les particuliers), alors qu’elle était censée «punir» les responsables de la crise financière, d’ailleurs plus situés dans les pays anglo-saxons qu’en Europe continentale. Ensuite, elle n’a pas de caractère européen, voire mondial à laquelle elle était vouée. Elle frappe en fait les titres de sociétés françaises les plus liquides, ce qui va nécessairement conduire à diminuer peu ou prou la liquidité de ce marché en incitant les gestionnaires à restreindre leurs mouvements ou à investir ailleurs. Elle s’ajoute à différentes mesures fiscales pour les entreprises (taxe sur les dividendes et revenus distribués, etc.), qui vont déjà nécessairement réduire les capacités de distribution de dividendes des sociétés cotées françaises. Or, les investisseurs institutionnels en ont besoin pour faire face à des situations exceptionnelles qui ont fait baisser les rendements des actifs financiers de long terme (les Bund et OAT à 0%, etc.) et ont créé des pertes plus ou moins importantes dans les portefeuilles. Ajoutons que le texte est très complexe et encore incomplet. Il favorise plus les opérations spéculatives à très court terme sur le SRD que la détention longue d’actions et de convertibles, outil précieux des investisseurs institutionnels. S’il s’agit de punir des manoeuvres spéculatives ou de réduire, la taxe est inappropriée, car elle fixe un tarif au permis de polluer les données de marché. Avez-vous été écoutés ? Non, pas encore. Les investisseurs institutionnels et de long terme ont le sentiment d'être les «dindons de la farce», alors que l’on ne cesse de clamer leur importance pour le financement de l'économie nationale et de déplorer la présence de plus en plus faible des grands investisseurs français au capital des entreprises françaises. Cette taxe ne va pas les inciter à ré-augmenter le poids des actions françaises, réduit ces dernières années par le triple effet des normes prudentielles, de la baisse profonde des indices et de la faible visibilité actuelle et à moyen terme sur les marchés d’actions. La seule bonne nouvelle est la mise en place d’une taxe spécifique sur les ordres annulés dans le cadre d’opérations de trading à haute fréquence, dont l’Af2i clame depuis plusieurs années qu’elles ont pris trop d’importance sur les marchés d’actions. Mais attendons le projet de circulaire pour savoir si celle-ci est susceptible de réduire réellement leur poids. Que souhaiteriez-vous ? D’une manière générale, nous demandons simplement que le rôle économique et social éminent des investisseurs institutionnels soit reconnu à la fois pour le financement de l'économie et pour le maintien à long terme du bien-être et du pouvoir d’achat de nos ayants-droit. L’horizon de long terme de nos institutions doit être donc pris en compte à tous les stades, dans les normes comptables, fiscales, prudentielles et financières qui nous régissent, et toute mesure pouvant être nuisibles aux performances de nos actifs financiers devrait être supprimée. C’est le sens de nos dix propositions de mesure en faveur de l’investisseur de long terme, publiées fin juin.
Et si on se préoccupait vraiment des investisseurs La période électorale a été particulièrement propice à la rédaction de manifestes, de déclarations et de livres de différentes couleurs, contenant des propositions de mesures très diverses destinées à soutenir la croissance, à favoriser l’investissement, les entreprises, les PME et ETI, telle ou telle industrie, telle ou telle profession, etc. A juste titre, les acteurs économiques souhaitent également intervenir dans le débat politique et proposer des solutions qu’ils croient efficaces ou qui protègent leurs intérêts. Lire la suite en pièce jointe
La cour de justice d’une ville de Sibérie a fixé à 100,4 milliards de roubles (2,6 milliards d’euros) la somme que doit payer le groupe pétrolier en dommages à TNK-BP, sa coentreprise russe, du fait de l'échec des négociations avec OAO Rosneft. Si BP compte faire appel de cette décision, cette dernière intervient alors que le groupe cherche à céder ses 50% dans TNK-BP.
L’Autorité des marchés financiers a mis en ligne hier, sur son site, le rapport final sur la transposition de la directive AIFM et développement de la gestion innovante en France.Après avoir procédé à un état des lieux de la gestion d’actifs française, le document qui compte une quarantaine de pages rappelle l’enjeu économique des fonds d’investissement avant de décrire les atouts et les opportunités de développement de la gestion de fonds dans l’Hexagone. «La France dispose de nombreux atouts en faveur de la gestion innovante», précise l'étude. Simultanément, sur le plan mondial, alors qu’il avait souffert d’un vif ralentissement durant la crise de 2008, le marché des « hedge funds » a connu une légère reprise en 2011 en repassant au-delà des 2 000 milliards de dollars sous gestion et constatant dans le même temps une augmentation significative du nombre de ses fonds. «La transposition de la directive», insiste le rapport, «intervient donc à un moment de redémarrage de ce pan de la gestion, qui constitue un indicateur efficace en termes de dynamisme de la gestion non traditionnelle. Dans ce cadre, l’un des enjeux de la transposition de la directive AIFM vise à donner à la gestion de fonds d’investissement alternatifs française une chance de se repositionner et d’apporter les réponses nécessaires aux investisseurs français et étrangers, afin de se mettre au même niveau que le reste de l’industrie de la gestion française par rapport à ses concurrents européens». Plus loin, le document rappelle que la directive AIFM pourra également permettre d’attirer les sociétés de gestion de fonds d’investissement alternatifs en France, ce qui relève d’un enjeu économique important pour la Place de Paris qui pourra en profiter pour promouvoir la qualité de son écosystème (qualité de sa réglementation, expertises diverses, fournisseurs de services conformes à la directive), le tout offrant un cadre attractif aux sociétés de gestion de fonds d’investissement alternatifs ainsi qu’à la domiciliation des produits qu’elles gèrent. Le rapport préconise toutefois de moderniser et simplifier la gamme de produits français au sein de trois catégories de fonds, en séparant les fonds destinés aux investisseurs professionnels de ceux destinés au grand public. Et en tenant compte des spécificités de la gestion spécialisée en distinguant des « OPCVM coordonnés » (fonds soumis à la directive OPCVM), des « fonds d’investissement alternatifs (FIA) grand public », et des « fonds d’investissement alternatifs (FIA) professionnels». Par ailleurs, il est question de faire du format « FIA » un label pour les fonds d’investissement alternatifs. Cette clarté en termes de gamme de produits d’investissement permettra ainsi d’instaurer un label reconnu pour les fonds d’investissement alternatifs favorisant le développement de la gestion innovante. Dans ce contexte, le rapport recommande aussi d’explorer l’opportunité de rendre éligibles des FIA immobiliers aux dispositifs d’épargne salariale (PEE-PERCO). Enfin, le Comité de Place propose dans son étude que, pour les conditions de souscription aux fonds réservés à certains types d’investisseurs, le seul critère d’appartenance à une catégorie d’investisseurs (professionnels) soit défini par la notion d’ «investisseurs professionnels » au sens de la Directive MIF (pour les fonds réservés à une clientèle avertie). «Alors que la réglementation française définit cinq seuils, échelonnés de 0 euros à 500.000 euros en fonction du type de fonds», relève l’enquête, «la directive AIFM offre une opportunité de simplifier largement ce cadre avec un seuil à 0 euros pour les produits distribués auprès du grand public et un autre de 100.000 euros pour les produits destinés aux investisseurs professionnels». «Une harmonisation des seuils à 100.000 euros, contre actuellement 250.000 euros pour les fonds contractuels et 125.000 euros pour les fonds ARIA constitue un élément concurrentiel au sein de l’Union européenne sans pour autant abaisser le niveau de protection des épargnants français», ajoute le Comité de Place.
Une opération qui réunit désormais au sein d’un même groupe de conseil indépendant les plus hautes expertises en gestion du risque OPTIMIND a acquis 100 % du capital des sociétés du groupe WINTER & Associés en date du 26 juillet 2012. « Le rapprochement des expertises de chaque société et leurs diversités offrent au nouveau groupe OPTIMIND, l’opportunité de poursuivre son remarquable développement dans les meilleures conditions possibles et de devenir de facto, une signature de référence dans le domaine de la gestion des risques » déclare Christophe Eberlé, président du groupe OPTIMIND. Leader français de l’actuariat conseil, le nouveau groupe ainsi constitué va permettre aux marques métiers de WINTER & Associés et OPTIMIND de développer sereinement et avec cohérence le leadership des 180 collaborateurs du groupe sur le marché français, et de conquérir à moyen terme, de nouveaux territoires européens en proposant une complétude d’expertise et de méthodologies éprouvées au service de la gestion du risque. « Cette opération ouvre aux équipes du Cabinet des perspectives de développement renouvelées dans un cadre cohérent avec son modèle économique et culturel de spécialiste de l’actuariat » précise Guillaume Leroy, associé en charge de l’activité Institutionnels chez WINTER & Associés. Pour Pierre-Alain Boscher, associé en charge de l’activité Entreprises de WINTER & Associés « Ce rapprochement constitue une belle opportunité pour l’activité de Conseil aux Entreprises. Ce nouvel environnement à la fois stable et dynamique devrait être de nature à pérenniser nos positions et à accélérer notre développement ».
SCOR enregistre un résultat net élevé à 206 millions d’euros, contre 40 millions au premier semestre 2011 en comptes publiés, et un rendement des capitaux propres moyens pondérés de 9,3 %. Hors dépréciations, le résultat net atteint 226 millions d’euros et le rendement des capitaux propres moyens pondérés 10,2 %. Le cash-flow opérationnel s'élève à 239 millions d’euros. Les capitaux propres augmentent à 4 588 millions d’euros au 30 juin 2012 (contre 4 009 millions au 30 juin 2011), après distribution de dividendes à hauteur de 203 millions d’euros au titre de l’année 2011 (1,10 euros par action). L’actif net comptable par action atteint 25,01 euros à la fin du premier semestre 2012 contre 21,97 euros à la fin du premier semestre 2011. Le strict respect des principes clés du Groupe depuis de nombreuses années a joué un rôle essentiel dans la reconnaissance de la validité de la stratégie et du modèle économique de SCOR par l’ensemble des agences de notation, qui ont relevé ces derniers mois la note du Groupe à « A+ » ou équivalent. Denis Kessler, Président-Directeur général de SCOR, déclare : « Au cours du premier semestre 2012, SCOR a continué de renforcer ses positions avec une croissance élevée de 10 % de son chiffre d’affaires et une forte rentabilité technique. Ceci est le résultat de la forte mobilisation de tous les souscripteurs des équipes Vie et Non-Vie. L’ensemble des entités du Groupe ont réalisé de solides performances, conformes aux hypothèses énoncées dans notre plan stratégique Strong Momentum V1.1. Il en résulte un actif net comptable désormais supérieur à EUR 25 par action. Les relèvements de notre notation décidés ces derniers mois par toutes les agences de notation témoignent de l’efficacité de notre modèle économique, qui parvient à relever les défis d’un environnement économique et financier très difficile ».
Afin de mener à son terme le processus de sélection en vue de la nomination du directeur général, le conseil d’administration de CNP Assurances réuni le 26 juillet 2012 a décidé, après avis de son comité des rémunérations et des nominations, de proroger la durée du mandat d’Antoine Lissowski en qualité de directeur général par intérim. Antoine Lissowski exercera cet intérim jusqu'à la décision du conseil d’administration arrêtant la nomination du directeur général, laquelle interviendra au plus tard lors de sa séance du 25 septembre 2012.
L’Autorité des marchés financiers a mis en ligne hier, sur son site, le rapport final sur la transposition de la directive AIFM et développement de la gestion innovante en France. Après avoir procédé à un état des lieux de la gestion d’actifs française, le document qui compte une quarantaine de pages rappelle l’enjeu économique des fonds d’investissement avant de décrire les atouts et les opportunités de développement de la gestion de fonds dans l’Hexagone. La France dispose de nombreux atouts en faveur de la gestion innovante, précise l'étude. Simultanément, sur le plan mondial, alors qu’il avait souffert d’un vif ralentissement durant la crise de 2008, le marché des « hedge funds » a connu une légère reprise en 2011 en repassant au-delà des 2 000 milliards de dollars sous gestion et constatant dans le même temps une augmentation significative du nombre de ses fonds. La transposition de la directive, insiste le rapport, intervient donc à un moment de redémarrage de ce pan de la gestion, qui constitue un indicateur efficace en termes de dynamisme de la gestion non traditionnelle. Dans ce cadre, l’un des enjeux de la transposition de la directive AIFM vise à donner à la gestion de fonds d’investissement alternatifs française une chance de se repositionner et d’apporter les réponses nécessaires aux investisseurs français et étrangers, afin de se mettre au même niveau que le reste de l’industrie de la gestion française par rapport à ses concurrents européens. Plus loin, le document rappelle que la directive AIFM pourra également permettre d’attirer les sociétés de gestion de fonds d’investissement alternatifs en France, ce qui relève d’un enjeu économique important pour la Place de Paris qui pourra en profiter pour promouvoir la qualité de son écosystème (qualité de sa réglementation, expertises diverses, fournisseurs de services conformes à la directive), le tout offrant un cadre attractif aux sociétés de gestion de fonds d’investissement alternatifs ainsi qu'à la domiciliation des produits qu’elles gèrent. Le rapport préconise toutefois de moderniser et simplifier la gamme de produits français au sein de trois catégories de fonds, en séparant les fonds destinés aux investisseurs professionnels de ceux destinés au grand public. Et en tenant compte des spécificités de la gestion spécialisée en distinguant des « OPCVM coordonnés » (fonds soumis à la directive OPCVM), des « fonds d’investissement alternatifs (FIA) grand public », et des « fonds d’investissement alternatifs (FIA) professionnels. Par ailleurs, il est question de faire du format « FIA » un label pour les fonds d’investissement alternatifs. Cette clarté en termes de gamme de produits d’investissement permettra ainsi d’instaurer un label reconnu pour les fonds d’investissement alternatifs favorisant le développement de la gestion innovante. Dans ce contexte, le rapport recommande aussi d’explorer l’opportunité de rendre éligibles des FIA immobiliers aux dispositifs d'épargne salariale (PEE-PERCO). Enfin, le Comité de Place propose dans son étude que, pour les conditions de souscription aux fonds réservés à certains types d’investisseurs, le seul critère d’appartenance à une catégorie d’investisseurs (professionnels) soit défini par la notion d’ «investisseurs professionnels » au sens de la Directive MIF (pour les fonds réservés à une clientèle avertie). Alors que la réglementation française définit cinq seuils, échelonnés de 0 euros à 500.000 euros en fonction du type de fonds, relève l’enquête, la directive AIFM offre une opportunité de simplifier largement ce cadre avec un seuil à 0 euros pour les produits distribués auprès du grand public et un autre de 100.000 euros pour les produits destinés aux investisseurs professionnels. Une harmonisation des seuils à 100.000 euros, contre actuellement 250.000 euros pour les fonds contractuels et 125.000 euros pour les fonds ARIA constitue un élément concurrentiel au sein de l’Union européenne sans pour autant abaisser le niveau de protection des épargnants français, ajoute le Comité de Place.