COTE D’ALERTE SUR LES FONDS DISPONIBLES POUR LE CAPITAL-INVESTISSEMENT L’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) a mené, pour la première fois, un état des lieux au 1er janvier 2013 des capitaux disponibles pour être investis dans de nouvelles entreprises (« dry powder »). Les résultats de cette étude menée auprès de ses membres* révèlent trois informations : 40% des sociétés d’investissement françaises disposent désormais de moins de 19% des fonds qu’elles gèrent pour investir dans de nouvelles entreprises. Sur cette population cette réserve disponible n’est en moyenne que de 9% seulement de leurs fonds sous gestion. Très concrètement cet épuisement de leurs réserves disponibles les met en incapacité de poursuivre normalement leur fonction d’alimentation des entreprises en fonds propres. L'étude met en évidence une seconde population de 40% des équipes d’investissement françaises qui, sans être dans une situation aussi critique que les précédentes, n’ont plus en moyenne que 30% de leurs fonds disponibles pour investir dans de nouvelles entreprises. Les bornes de cette population vont de 19% à 44% de fonds disponibles. Ces sociétés de capital-investissement sont encore en capacité provisoirement d’investir, mais doivent pour la plupart relever des fonds à brève échéance, dans un environnement incertain qui s’est fortement contracté ces dernières années. Enfin, la dernière population de 20% des équipes dispose en moyenne de 58% de fonds disponibles (bornes de l'échantillon : de 45 à 100%). Ces quelques équipes d’investissement ont la visibilité et la capacité financière requises pour alimenter en capital les start-up, PME et ETI. Cette étude vient confirmer la tendance déjà soulignée par l’AFIC qui met en relief que, depuis le début de la crise financière, les capitaux alloués au capital-investissement à destination des entreprises non cotées ont chuté considérablement (de 10 milliards d’euros avant 2008 à 6,4 milliards en 2011). Cette chute prolongée provoque, en cette cinquième année de pénurie, un double effet : Un écart croissant entre les montants levés et les montants investis ; cet effet de ciseaux, mesuré à la fin du premier semestre 2012, atteignait 5,7 milliards d’euros. Plus radical encore est l’effet de péremption des fonds : les fonds qui n’ont pas le statut de société ont typiquement une durée de vie de 10 ans, dans laquelle la période dite « d’investissement » dure 5 ans. Quand cette période expire le fonds ne peut plus investir dans de nouvelles entreprises, et l'équipe qui le gère risque de disparaître, et son savoir-faire avec. Cette situation est extrêmement préoccupante au vu de l’impact à attendre pour l'économie : La pénurie de fonds conduit à une réduction mécanique des investissements vers les entreprises. De plus, le risque de perte de diversité des acteurs aura des conséquences considérables : cette diversité répond à la très grande variété des situations des entreprises à accompagner (start-up de diverses filières technologiques, transmissions d’entreprises, accompagnement de PME à l’export, etc...). Les équipes de capital-investissement ne sont pas interchangeables, elles sont de fait très spécialisées. URGENCE D’ORIENTER L’EPARGNE VERS LE SYSTEME PRODUCTIF Dans ce contexte, l’AFIC souligne à nouveau l’urgence d’orienter l'épargne longue vers le financement des entreprises et d’allouer au capital-investissement une petite fraction de l'épargne financière des Français constituée sous la forme d’assurance vie, des livrets d'épargne et des fonds d'épargne retraite. CONTRIBUTION DU CAPITAL-INVESTISSEMENT AU DYNAMISME DE L’ECONOMIE FRAN??AISE Rappelons trois chiffres d’impact mesurés en 2011 pour l'économie française : 1 500 entreprises françaises ont été investies par des acteurs français du capital-investissement, 76 000 nouveaux emplois ont été créés dans les entreprises des portefeuilles du capital-investissement français et l’accroissement de ces effectifs a dépassé de 4,8 points celui du secteur marchand français, la progression du chiffre d’affaires des entreprises accompagnées par le capital-investissement français a surperformé de 6 points le PIB français en valeur. « A l’heure où les start-up, PME et ETI entreprises ont besoin de fonds propres, où les banques sont contraintes dans leurs capacités d’octroi de crédit, et où la Bourse peine à les accueillir, le capital-investissement a su remplir ses objectifs auprès d’un nombre record d’entreprises en 2011 et puiser dans ses réserves pour répondre à une demande croissante de financements. Il a su aussi contribuer à une création massive d’emplois. Mais les stocks de capitaux disponibles s'épuisent. Il est maintenant indispensable que, sans plus attendre, une partie de l'épargne disponible en France vienne soutenir des projets entrepreneuriaux, pour lesquels le capital-investissement a fait la preuve, au cours des dernières années, de sa capacité à dynamiser la croissance. », déclare Louis Godron, Président de l’AFIC.
Après huit années passées chez Prigest, Cécile Imbert a quitté la société il y a une dizaine de jours. La gérante, qui travaillait aux côtés de Matthieu Rollin sur Prigest Europe et Prigest US depuis trois ans, ne sera pas remplacée, a déclaré à Newsmanagers Christian Cambier, directeur général de la maison. En revanche, le départ de la gérante donne lieu à une réorganisation. «Nous allons désormais travailler en binôme avec Matthieu Rollin, a expliqué le dirigeant, sachant que, contrairement à ce qui se passait avec Cécile Imbert, il ne s’agira pas d’une gestion bicéphale, mais d’un pilotage avec un responsable». En pratique, Matthieu Rollin aura la main sur Prigest Europe et Prigest USA tandis que ValFrance et Prigest Pacifique seront chapeautés par Christian Cambier. Le départ de Cécile Imbert intervient alors que Prigest a vu ses encours se réduire sur ses fonds actions. A côté de ValFrance, le fonds vedette de la société de gestion, qui n’affiche plus que 170 millions d’euros d’actif net tandis que le fonds américain ne pèse que 27 millions d’euros, le fonds sur l’Europe ne représente que 38 millions d’euros d’actifs sous gestion et celui sur le Pacifique, 52 millions d’euros. Dans ce cadre, la question de la fusion du fonds sur l’Hexagone et de celui investi sur le vieux Continent par exemple est posée. «Cela dépendra de notre actionnaire, SwissLife Banque Privée (SLBP)», a rappelé Christian Cambier, qui a laissé entendre que le rapprochement entre sa société de gestion et SLBP pourrait être plus rapide que prévu, justifiant ainsi le non remplacement de la gérante. SwissLife Banque Privée avait annoncé en juin 2011 avoir pris un ticket de 25 % au capital de Prigest, en précisant que ces «fiançailles» devaient s’achever par un mariage. L'étape majeure fixée alors «deux ans plus tard», prévoyant que SLBP pourrait monter sa participation à 51 %, pourrait donc être raccourcie...
Nommé à la mi-janvier présidents des directoires de Federal Finance regroupant deux sociétés de gestion, Federal Finance Gestion et Schelcher Prince, Stéphane Müller arrive avec des objectifs précis devant conduire l'établissement à mieux se faire connaitre au delà des frontières. Y compris bientôt en Asie et en Amérique du sud. En outre, cet homme du sérail qui dirigeait précédemment Suravenir Assurances, filiale assurance de Crédit Mutuel Arkéa, entend rationaliser au sein du groupe. Qu'il s'agisse des outils informatiques afin de faciliter la maîtrise des risques, ou de la gamme de fonds.
Le président de Numericable Eric Denoyer propose, dans une interview au Figaro, un rapprochement entre son groupe, leader de l’internet très haut débit, et SFR, le deuxième opérateur téléphonique français. «Ce mouvement serait un déclencheur créateur de valeur», estime le dirigeant. «Avec l’arrivée de Free Mobile, l’objectif est bien de retrouver de la valeur pour être plus efficace dans le nouveau cadre en rationalisant les investissements». Un scénario déjà évoqué à l’automne.
« Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » (Victor Hugo) L’année 2013 a débuté en fanfare. La chasse au rendement a eu libre cours dans un environnement financier que chacun se plaît à considérer en voie de normalisation. La page de la crise systémique en zone euro étant tournée, les valorisations continuent de se normaliser, pour le 6e mois consécutif depuis le bouclier annoncé par Mario Draghi en aout 2012. Les actions ont franchi de nouveaux paliers à la hausse, les obligations les plus sûres ont vu leurs rendements se tendre significativement, et leurs performances mensuelles être négatives. Dans certains cas, l’appréciation ou la dépréciation a été si rapide qu’en un mois 50% de la trajectoire de performance prévue pour l’ensemble de l’année 2013 a été réalisée. Autre signe de surchauffe, la volatilité sur les marchés actions est tombée au plus bas depuis 2007! Dans ces conditions, il était logique qu’une consolidation se soit déclarée dans les derniers jours du mois. Lire la suite en pièce jointe
Jeune étudiant, son diplôme de l'ESCP en poche, Jean-Michel Horrenberger avait la volonté de faire un stage aux Etats-Unis. La première entreprise à lui proposer de partir outre-Atlantique a été le Crédit Lyonnais. C'est ainsi qu'il fait son entrée dans le monde bancaire en 1985. Il passe un an et demi à Atlanta, et découvre la croissance et la démesure de ce pays.
Tocqueville Finance a annoncé jeudi un remaniement de sa gamme de fonds à l’occasion de sa convention annuelle. Premier changement : les produits investis uniquement sur la France voient leur univers s’élargir à l’Europe et à toutes les tailles de capitalisations. C’est notamment le cas d’Ulysse, le fonds emblématique de la maison géré par Marc Tournier jusqu'à son départ il y a environ un an, qui devient un fonds zone euro, toutes capitalisations. Il est désormais géré par Daniel Fighiera, le directeur de la gestion depuis mai 2012, avec l’aide de Nelly Davies, co-gérante. L’autre nouveauté de la gamme étant en effet la constitution de nouveaux binômes pour chaque fonds. Tocqueville Dividende, géré par Jacques Burlot, s’ouvre lui aussi sur l’Europe, avec l’arrivée de Don Fitzgerald comme co-gérant. Odyssée, le fonds situations spéciales piloté par Didier Roman, avec l’analyste Thibault Moureu, passe également en mode européen. Troisième grande nouveauté : Ithaque va devenir un fonds sur les grandes tendances structurelles appelé Tocqueville Megatrends. Géré par Nelly Davies avec Thibault Moureu comme analyste, ce fonds de valeurs européennes moyennes décotées va être désormais être investi dans des entreprises qui s’inscrivent dans les quatre tendances de fond identifiées par les équipes de Tocqueville : les défis démographiques, les défis technologiques, les ressources naturelles finies et la multiplication des échanges.La gamme se complète également de Tocqueville Value Europe, qui n’évolue pas, et de Tocqueville Patrimoine. Par ailleurs, la société va proposer des mandats et des services.Cette refonte intervient quelques mois après l’arrivée de Daniel Fighiera, en provenance de Rothschild & Cie Gestion, qui a reconnu que depuis 2007-2008 les fonds de Tocqueville ne tenaient pas leur promesse d’amortir les baisses des marchés et de capter la plus grande partie des hausses. «Je suis arrivé pour remettre le train sur les bons rails», a-t-il indiqué.La volonté «d’insuffler un nouveau souffle» et de «tourner la page» a été le leitmotiv de cette convention, après une année 2012 qualifiée de «difficile». «2012 a été une année marquée par les mouvements et les péripéties mais cela est derrière nous», a ainsi déclaré le tout nouveau directeur général de Tocqueville Finance, Hervé Guiriec. Même si les encours ont eu tendance à baisser ces derniers mois (de 2 milliards d’euros fin juin 2011 à 1,2 milliard fin décembre 2012), le dirigeant a réaffirmé à Newsmanagers l’objectif de parvenir à 4 milliards d’euros à horizon 2015.
Selon nos informations, Vincent Cousin a été nommé directeur financier la caisse régionale Groupama Paris Val de Loire en remplacement de Christophe Harrigan qui a récemment rejoint la Mutuelle Générale comme directeur des investissements. Vincent Cousin était jusqu'à présent Directeur des opérations, du système d’information et de l’organisation de Groupama Banque. Titulaire d’un diplôme de l’ESSEC (Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales), Vincent Cousin a commencé sa carrière en 1986 dans des fonctions de pilotage à la Société Générale, au sein du groupe Pierre & Vacances, puis au Gan à partir de fin 1990 où il assure notamment le poste de directeur de contrôle de gestion groupe. Il intègre Banque Finama en 2000 comme directeur financier, puis directeur finances et risques, et a en charge à partir de 2007 la direction des opérations. Aujourd’hui, directeur des opérations, du système d’information et de l’organisation et membre du comité de direction de Groupama Banque, il dirige entre autre les différents back-offices en charge du traitement des opérations réalisées pour les clientèles de Groupama Banque ainsi que pour son compte propre. Il supervise à ce titre sept départements : la gestion administrative des clients et des comptes, la gestion des crédits et de l'épargne, les moyens de paiement, la conservation titres, le back-office trésorerie, le système d’information et l’organisation.
Aviva France, Generali France, Pacifica, Société Générale Insurance et Thélem assurances, membres du GIE Karéo Services, ont signé une lettre d’intention en vue de rejoindre Henner et Swiss Life au capital de la société Carte Blanche Partenaires qui intervient dans le domaine de la gestion des réseaux de professionnels de santé, de l’accompagnement et de l’information santé.
La Mutuelle Générale vient de recruter son nouveau directeur financier. Depuis le départ en juin dernier de Denis Metzger, la Mutuelle Générale était à la recherche de son directeur financier. Selon nos informations, il serait remplacé par Christophe Harrigan, diplômé de HEC. Christophe Harrigan était jusqu'à présent le CFO de la caisse régionale Groupama Paris Val de Loire (depuis mars 2011). Précédemment, il avait exercé des fonctions au niveau du groupe mais également dans la filiale grecque, Groupama Phoenix (de 2007 à 2011).
L’appréhension de l’allocation en titres indexés sur l’inflation diffère sensiblement entre les portefeuilles d’assurance Vie et non Vie quant à la nature des engagements et au mode de partage des rendements financiers. La première différence réside dans le type de passif : si les engagements de l’assureur en Vie consistent à assurer une rente à l’assuré en cas de décès ou de survie, il s’agit en assurance Non Vie de couvrir des risques de type événementiels (accidents, catastrophes, etc...). Dans le premier cas, le niveau d’inflation impacte directement - via les niveaux de taux - la valorisation des flux d’engagement au passif et met en risque la compétitivité du rendement servi, voire la capacité de l’assureur à servir un taux minimum garanti. Dans le deuxième cas, en revanche, l’inflation ne représente qu’un risque au passif lié à la hausse du coût des sinistres, hausse, du reste compensable par l’augmentation des primes payées par l’assuré. La seconde différence se situe à l’actif dans le mode de partage des revenus financiers : en assurance Vie, le rendement de l’actif est principalement servi à l’assuré qui porte d’ailleurs une grande partie du risque. Ce n’est pas le cas en assurance Non Vie, il ne s’agit pas d’assurer une rente mais de couvrir des événements précis, l’assureur porte intégralement les risques à l’actif dont une dégradation de la valeur impacte intégralement ses résultats et son bilan. Or, les titres indexés inflation sont très corrélés aux actifs risqués et particulièrement aux marchés actions avec une volatilité plus importante que les obligations à taux fixe, ce qui doit être évidemment pris en compte dans une allocation, surtout en Non Vie où l’impact au bilan est direct. Le positionnement en indexées inflation ne répond donc pas aux mêmes objectifs selon le type d’assurance : en Vie, une allocation inflation est effectuée dans une logique de « variabilisation » de l’actif qui vise à couvrir l’actif contre une remontée des taux, en complément de couvertures sur d’autres indexations (CMS, Euribor via swaps où titres) afin de limiter le risque de décorrélation à court terme entre niveau d’inflation et niveau de taux. Le niveau de ces couvertures est issu des modélisations Actif/Passif. En Non Vie, une couverture par des titres indexés sur l’inflation ne peut se justifier que par la limitation du report de la hausse des coûts des sinistres sur le niveau des primes. L’objectif commercial du maintien d’une politique de prix agressive parait bien secondaire au regard du coût potentiel d’une exposition significative aux titres indexés sur l’inflation !
L’Institut de l'épargne immobilière et foncière qui est un centre de réflexion pour les professionnels de l’immobilier est très prudent concernant l'évolution du marché en 2013. Les chercheurs de l’Institut tablent sur un scénario central probable à 80 % qui se caractérise par une croissance plate, une inflation faible et dans lequel l’activité immobilière reste déprimée ; les conditions de financement continuant de se durcir. Dans le cadre du scénario alternatif, 20 % de chances, l’institut prend en compte les paramètres suivants : reprise de l’inflation, montée des taux, détérioration de l’activité immobilière. Dans le premier cas, la demande de bureaux à louer s'élèverait à 2,3 millions de m2. Dans le second, la demande devrait tomber à 1,7 million de m 2 en 2014. Le chiffre de l’absorption nette, qui est la différence entre le nombre de mètres carrés loués et les surfaces quittées par les entreprises diminuerait dans les deux cas passant de 738.000 en 2012 à 461.000 en 2013 ou à 58.000 dans la version la plus pessimiste. Il y a donc un risque de surproduction de bureaux pour l’Ile de France. le taux de vacance ne devrait pas trop bouger cette année et tourner autour de 8 %. Il y a vrai risque d’augmentation du nombre de bureaux inoccupés au-delà de 2014. Les loyers devraient augmenter de 1 % supplémentaire en 2013 dans les quartiers de la capitale pour les immeubles neufs et les mieux placés. En cas de scénario plus sombre, une baisse d’au moins 3 % est attendue.
En analysant l???impact de l???environnement macro-économique européen sur les investisseurs, un certain nombre de conclusions peuvent être faites, maintenant que l’année 2012 vient de s???achever. D’une part, l’industrie européenne des fonds a vu revenir des flux nets positifs en dépit des turbulences politiques et économiques de l’année dernière. Les investisseurs ont continué à investir dans les fonds à long terme, avec une collecte nette positive de 26 milliards d’euros sur le mois de décembre 2012. Cela porte la collecte nette pour l???année 2012 à un montant significatif de 204 milliards d???euros. Alors, où en sommes-nous? Bien sûr, les flux nets restent en-dessous des niveaux constatés en 2009 et 2010 lorsque les fonds à long terme avaient attiré 214,8 milliards et 255,2 milliards d’euros respectivement. On pourrait donc en conclure hâtivement que les flux ont été relativement modestes. Mais l???analyse des données de 2012 doit être mise en perspective en se rappelant du contexte de l’escalade de la crise en zone euro qui avait incité les investisseurs à retirer 58,6 milliards d’euros de fonds à long terme sur l’année 2011. En gardant à l’esprit que la crise de la dette souveraine dans les pays développés est loin d'être terminée, les gérants de fonds européens n’ont finalement pas vécu une trop mauvaise année ! Par ailleurs, bien que la pression pour la consolidation de l’industrie européenne de gestion d’actifs semble élevée, les flux de collecte vers les ETF ont été modestes récemment (2012: 26 milliards d’euros) et en aucun cas comparables à ceux vus aux Etats-Unis l’année dernière. Les fonds indiciels à faible coût n’ont donc pas profité de la potentielle faiblesse des gestionnaires d’actifs traditionnels. Le paysage changeant de fonds communs de placement en Europe La crise en zone euro a toutefois provoqué un changement marqué dans le paysage des fonds de l’Europe. Les véhicules obligataires ont connu un essor sans précédent en 2012. Les investisseurs ont investi un montant net record de 176,5 milliards d’euros en 2012 sur ces fonds, soit la meilleure année depuis 2007. Ce changement de comportement des investisseurs peut sans doute être interprété comme une quête de rendement ainsi qu’un abandon des obligations d’Etat européennes qui ne sont plus perçus comme une valeur refuge. L???ampleur de ces investissements obligataires a été exceptionnelle en 2012 avec un montant équivalent à près de dix fois la collecte nette totale réalisé sur cette catégorie de 2007 à 2011 ! Avec ce flux de liquidités qui s’est déversé en si peu de temps sur des marchés obligataires parfois étroits (convertibles...), on comprend mieux les excellentes performances des fonds obligataires sur toutes les catégories sur l???année 2012. Lire la suite en pièce jointe
A la sortie d'une bonne année 2012 pour Agrica, avec une progression de sa collecte de l'ordre de 5 %, portée par de bons résultats dans ses activités santé et retraite par capitalisation, Pierre Richert, directeur financier d'Agrica, et responsable à ce titre de la gestion financière, détaille l'évolution de cette dernière en 2012 et les pistes de diversification envisagées par le groupe en 2013.
Le groupe SCOR a traversé une passe difficile il y a dix ans : il disposait de très peu de capital et sa solvabilité était en danger. Il a été contraint de trouver les voies et les moyens de l'optimiser. Aujourd'hui, grâce notamment à sa gestion du capital, SCOR présente la volatilité de ROE la plus faible, un niveau de ROE satisfaisant et le bêta le plus faible parmi les réassureurs.
Charles Vaquier, directeur général de l'UMR, se présente comme un chef d'orchestre au sein de son institution mais aussi comme... un garde forestier. Chef d'orchestre car il a un rôle de coordinateur et d'apporteur d'idées dans le domaine actuariel comme sur la partie gestion d'actifs de son activité. Pourquoi garde forestier ? « Parce qu'avec mes équipes, nous essayons d'apporter, avec un horizon très long terme, les solutions les plus satisfaisantes pour la retraite.
Suite au départ à la retraite de son directeur général Jean-François Allard le 31 décembre dernier, la Mutuelle des Architectes Français a nommé son remplaçant. Il s’agit de Philippe Carraud, arrivé à la MAF en novembre dernier en tant que directeur général adjoint. Agé de 58 ans et diplômé de l’IEP Paris, Philippe Carraud a fait l’essentiel de sa carrière chez Groupama, où il est entré en 1985 comme responsable marketing pour finir secrétaire général du groupe, en charge de la stratégie et des ressources humaines, en 2009, fonction qu’il exerçait avant son départ pour la MAF. Jean-François Allard, directeur général de la MAF depuis 2005, continuera à avoir un rôle actif au sein de la mutuelle des architectes. Expert en bancassurances, il est l’un des trois vice-présidents de la Réunion des Organismes d’assurance mutuelles, dont il assure aussi la direction du groupe de travail Solvabilité II.
La société ACE Management a annoncé, vendredi 25 janvier, la réalisation du premier closing, à hauteur de 150 millions d’euros, d’Aerofund III, son fonds dédié à l’investissement dans l’industrie aéronautique. Ce fonds dont l’objectif final est d’atteindre 300 millions d’euros, sera le premier véhicule européen sur ce secteur. Le premier tour de table a été apporté par CDC Entreprises qui intervient dans le cadre du programme FSI France Investissement, Airbus, Safran, EADS et Eurocopter. Aerofund III a pour vocation d’investir dans des PME de la filière aéronautique, fournisseurs de rang 1 ou 2 des grands donneurs d’ordre, que ces entreprises soient en phase de fort développement ou dans une logique de consolidation par croissance externe. Les entreprises visées réalisent, en principe, un chiffre d’affaires inférieur à 500 millions d’euros. Le fonds pourra aussi prendre des participations majoritaires, seul ou en chef de file d’un tour de table ; il pourra consacrer jusqu’à 20% de ses engagements dans des entreprises basées hors de France et investir dans des entreprises en situation de retournement.
The year 2012 was a vintage one for M&G France, which as of the end of December had assets under management of EUR3.5bn, up from EUR1.5bn at the end of 2011. In an interview with Newsmanagers, Brice Anger discusses the reasons for this success, and talks about his ambitions for the coming years.
La filiale européenne de GM a fait part de la démission de son chef de ventes, dernière sortie en date d’un haut responsable du constructeur en difficulté. Le départ d’Alfred Rieck, sept mois après sa nomination, intervient après ceux, intervenus en 2012, du directeur général, du directeur financier et du responsable de la recherche & développement.
Michel L’Hostis a été élu président de la caisse régionale Groupama Loire Bretagne. Il succède à Jean-Luc Baucherel démissionnaire. Ce dernier était président depuis 2002 et occupait également président de Groupama SA. Agé de 53 ans, Michel L’Hostis est exploitant agricole spécialisé en production laitière et porcine à Plouarzel. Il a commencé sa carrière en 1981 en tant qu’administrateur de caisse locale, puis président en 1994. En 1998, il prend des responsabilités départementales en tant qu’administrateur de la Fédération Groupama du Finistère, puis régionales en tant qu’administrateur de Groupama Bretagne. En 2003, il est nommé administrateur de Groupama Loire Bretagne (fusion de Groupama Bretagne et Pays-de-Loire), puis vice-président de la caisse Régionale en 2005. En 2006, Michel L’Hostis devient également administrateur de la Fédération Nationale Groupama.