Le conseil d’administration de Boeing a retiré à son PDG le titre de président. La dissociation des fonctions, qui doit permettre à Dennis Muilenburg d’avoir une «concentration maximale» sur la supervision des activités de l’avionneur au quotidien, est la dernière décision en date prise par le conseil pour améliorer la supervision de ses équipes d’ingénierie et de ses activités industrielles. L’administrateur David Calhoun, cadre de Blackstone Group, assurera la succession en tant que président non-exécutif, a précisé Boeing dans un communiqué diffusé tard vendredi. Cette décision intervient alors que les 737 MAX sont cloués au sol depuis la mi-mars après deux accidents qui ont fait 346 morts en Ethiopie et en Indonésie. Un peu plus tôt dans la journée, un comité international d’experts avait estimé que l’autorité américaine de régulation de l’aviation civile (FAA) n’a pas correctement évalué la fiabilité du système de contrôle de vol du Boeing 737 MAX.
Emmanuel Macron reçoit ce lundi à l’Elysée Ursula Von Der Leyen, la présidente-élue de la Commission européenne, pour évoquer notamment la mise en place du nouvel exécutif européen, selon le Sunday Times. Cela intervient quelques jours après le rejet, jeudi dernier, par le Parlement européen de la candidature de la Française Sylvie Goulard au poste de commissaire européenne au Marché intérieur. Le président français avait alors fait part de son incompréhension, rejetant en partie la faute sur Ursula Von Der Leyen, qui l’aurait assuré du soutien des groupes du Parlement européen.
François Villeroy de Galhau, membre français du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a appelé vendredi à resserrer les rangs après des semaines de dissensions publiques autour des dernières mesures d’assouplissement monétaire décidées en septembre par la BCE.
Neuflize OBC est sur le point d’annoncer que Stéphane Corsaletti va quitter ses fonctions de président d’ABN Amro Investment Solutions (AAIS), société de gestion filiale de la banque, a appris L’Agefi de sources concordantes. Il devient vice-président du conseil de surveillance d’AAIS, un poste non exécutif. Il est remplacé par François-Xavier Gennetais, aujourd’hui membre du directoire et COO d’AAIS.
L’Autorité des services et marchés financiers belges (FSMA) a annoncé avoir ouvert une enquête formelle sur la communication financière de Nyrstar, le producteur de zinc passé sous le contrôle de Trafigura au premier semestre à la suite de sa recapitalisation. Le courtier en matières premières détient désormais 98% du capital contre 24,4% auparavant.
BlueMountain Capital ferme définitivement son hedge fund vedette, le BlueMountain Credit Alternatives, compte tenu du départ prochain d’un de ses cofondateurs, rapporte le Financial Times. Stephen Siderow, qui a cofondé le groupe avec Andrew Feldstein en 2003, va partir à la fin de l’année «pour envisager de nouvelles opportunités», selon un communiqué. BlueMountain, qui gère 18 milliards de dollars d’actifs, a commencé comme spécialiste crédit avec 300 millions de dollars avant de se développer dans d’autres domaines. La fermeture de son fonds phare intervient une semaine seulement après que Assured Guaranty a accepté de racheter la société pour 160 millions de dollars. BlueMountain Credit Alternatives a perdu 7,5 % depuis le début de l’année, soit l’une de ses pires performances.
Chaque jeudi, Instit Invest publie les dossiers de participations aux Couronnes 2019 qui auront lieu le 5 décembre prochain. Aujourd'hui, la Fondation du Patrimoine détaille ses initiatives en matière de gestion financière.
L’ancienne directrice de l’ingénierie patrimoniale de Neuflize OBC, Sophie Breuil, vient de créer son propre multi-family office, dénommé Hâpyfew. Dans une interview accordée cette semaine au magazine Décideurs, celle qui était dernièrement directrice commerciale et membre du comité exécutif de Neuflize détaille le modèle économique de son entreprise. «Je vise une clientèle de chefs d’entreprise et leurs familles», avec une rémunération " basé[e] à 100 % sur des honoraires», explique-t-elle. «Dans le cas où je serais amenée à toucher des rétrocessions, je les leur rétrocéderai», complète-t-elle. Sophie Breuil envisage de n’attribuer qu’une dizaine de familles par family officer au sein de sa structure, et «compte également outsourcer un certain nombre de fonctions, notamment IT, pour proposer une prestation professionnelle de consolidation et pilotage multi classes d’actifs ou encore une offre digitale experte». Elle souhaite par ailleurs concrétiser ses premier recrutements sur le middle office dès 2020, et associer d’autres family officers qui seraient intéressés par son modèle.
Le scandale de la filature qui a éclaboussé Credit Suisse a mis à mal sa réputation. Ce n’est pas seulement la direction de Credit Suissequi est en débat, mais toute la banque, selon Daniel Künstle, chef de la société de conseil Commslab dans une interview accordée à l’agence AWP. Sa société participe au Sedimented Reputation Index (SRI) avec l’Institut de recherche sur la sphère publique et la société de l’Université de Zurich. L'échelle va de -100 à +100. L’image de la banque avait déjà été mise à mal par l’affaire d'évasion fiscale aux Etats-Unis en 2014, quand Credit Suisse atteignait -50. «La veille des révélations de l’affaire (de filature de l’ex-banquier vedette Iqbal Khan), la valeur SRI de Credit Suisse atteignait -14 points d’indice. Au plus fort de la presse négative, elle était à -24. En deux semaines, Credit Suissea perdu dix points de réputation.» Selon Daniel Künstle, «la réputation est alimentée par des attentes comblées et déçues. Le cours de l’action est l’expression de ces attentes». Ce qui est décisif d’après lui pour avoir une bonne image, c’est quand l’entreprise s’engage «sans compromis sur un profil stratégique capable de répondre à la fois aux attentes économiques et sociales à long terme».
Le plus grand fonds souverain au monde conserve une exposition aux actions à 70% pour les trois prochaines années. Il va développer l’immobilier et les infrastructures d’énergies renouvelables, nouvelle classe d’actif.
Le directeur des investissements de H2O AM, Vincent Chailley, ne croit pas à la disparition de l’inflation, «le pire ennemi des marchés» selon lui. «Certes, la technologie, la mondialisation, le vieillissement de la population sont de puissants amortisseurs, mais l’inflation est un processus mécanique : les banques centrales la cherchent, elles finiront par la trouver», a-t-il ainsi déclaré dans une interview accordée aux Echos ce mardi 8 octobre. Le bras droit de Bruno Craste a également détaillé les quelques classes d’actifs qui intéressent aujourd’hui la firme franco-londonienne. Sur les actions, H2O AM se positionne notamment sur les titres value et bancaires. «Tous les actifs sous les projecteurs avec un biais plutôt négatif méritent notre attention. Le consensus rapporte rarement sur les marchés», justifie-t-il pour la première classe d’actifs. Dans le même temps, il a précisé que la société sortait «dès à présent des secteurs défensifs, qui présentent [...] un vrai danger de complaisance». Sur le marché du crédit obligataire, il déclare commencer à se poser des questions. «Un vrai changement dans nos gestions», admet-il. «Il reste sans doute un peu de potentiel, car les investisseurs sont quasiment contraints de rester sur ce marché, faute d’alternative. Cette sortie doit néanmoins se préparer à un horizon de six mois», prévient-il également. Revenant sur l'épisode d’illiquidité de certaines positions au début de l'été, Vincent Chailley a précisé que les titres non cotés représentaient désormais «5 % au maximum dans H2O Multi-bonds et 3 % dans Adagio».
Fitch a rétrogradé lundi Saudi Aramco d’un cran de «A+» à «A», avec position stable, après les attaques le 14 septembre dernier contre deux de ses plateformes de production. Autres facteurs, les tensions géopolitiques dans la région, et le déficit fiscal continu du pays. Le géant saoudien du pétrole, soutenu par l’Etat, a un «crédit de solvabilité autonome» plus élevé, équivalent à «AA+», indique l’agence de notation. Cette rétrogradation intervient alors qu’Aramco prépare son introduction en Bourse (IPO), via une double cotation.
La Banque centrale indienne (RBI) a baissé ses taux directeurs de 25 points de base à 5,15%. C’est la cinquième baisse consécutive depuis le début de l’année. Ce taux a atteint son plus bas depuis mars 2010, lorsqu’il était à 5%. Cette baisse intervient alors que la croissance indienne a affiché une progression de seulement 5% au mois de juin, son taux le plus faible depuis 2013.
Le volume d’investissement résidentiel pourrait atteindre les 4 milliards d’euros pour la deuxième année consécutive, estime Cushman & Wakefield France.