Après Londres, Milan, Genève et Francfort, HANetf va enfin coter ses ETF à Paris. Le fournisseur de ces véhicules va lancer mi-décembre 17 ETF, principalement thématiques, sur Euronext Paris, a appris NewsManagers. D’autres cotations devraient suivre, sachant que la gamme de la société se compose de près de 30 ETF. Parmi les fonds qui seront désormais accessibles aux investisseurs français figurent notamment des ETF sur l’espace, les compagnies aériennes, le cloud et l’énergie solaire, «qui constituent tous des premières en Europe», souligne Hector McNeil, le codirecteur général d’HANetf, dans un entretien avec NewsManagers. Seront également cotés un ETF bien-être et un autre sur les paris et l’iGaming. La gamme cotée et enregistrée en France comprend aussi deux ETF incluant un mécanisme de compensation carbone. En clair, l’empreinte carbone du fonds est neutralisée en finançant des projets ayant un effet favorable sur l’environnement et le climat. Ce lancement donne le coup d’envoi du développement en France de la société basée à Londres. Il intervient quelques semaines après le recrutement par HANetf d’un responsable commercial pour l’Hexagone en la personne de Yann Hericotte, un ancien d’Avalon Capital Partners. Ajouter 15-20 % d’encours Fondée il y a trois ans, HANetf présente la particularité de mettre en place des ETF pour le compte de sociétés de gestion qui cherchent à se développer sur le marché européen mais ne disposent ni de la taille suffisante ni de ressources en interne pour le faire. Chaque ETF est donc conçu en partenariat avec un acteur différent, sachant que la société compte actuellement douze partenaires. A l’issue d’une année 2021 porteuse, ses encours sont passés de 1,1 milliard à 3 milliards de dollars. La France a toujours été dans le viseur d’HANetf, mais la société a préféré attendre avant de s’y lancer. «Nous voulions d’abord que notre marque soit bien établie avant de pénétrer ce marché, marqué par la domination des banques françaises », raconte Hector McNeil. Pour se démarquer et se faire une place dans cet univers ultra-concurrentiel, Hector McNeil compte sur le positionnement d’acteur de niche de sa société. «Nous avons une gamme avec des fonds uniques, nous sommes généralement les premiers sur un thème.De plus, nous disposons d’experts dans chaque domaine que nous couvrons», détaille-t-il. Il assure proposer la plus large offre d’ETF thématiques en Europe. En moyenne, les quatre pays dans lesquels HANetf a listé ses ETF représentent chacun 20 % à 30 % des encours totaux, sachant que les trois premiers sont l’Allemagne, devant le Royaume-Uni et l’Italie. La société a aussi fait enregistrer ses fonds au Benelux, en Europe du Nord, en Pologne et en Espagne. Hector McNeil estime, en étant prudent, que la France pourrait «ajouter 15-20 % d’actifs». L’implantation à Paris va également permettre de concrétiser des projets de création de fonds avec des acteurs français de la gestion d’actifs. Au-delà du développement en France, Hector Mc Neil prévoit de lancer 15 autres ETF en 2022, après 18 cette année. Et il affirme qu’il serait «déçu» s’il n’atteignait pas les 5 milliards de dollars d’encours en fin d’année prochaine.
Yves Choueifaty, fondateur et président de Think Out of the Box Asset Management (Tobam), évoque la recherche et les projets de la société de gestion qui a célébré son quinzième anniversaire en 2021 et a récemment lancé un fonds bitcoin à destination des investisseurs particuliers français.
Les institutionnels se disent satisfaits de leurs investissements immobiliers en 2021. Ils sont enclins à réitérer leur confiance dans ces deux segments.
Exit. Le groupe pétrolier Royal Dutch Shell a annoncé la simplification de sa structure et le transfert de son siège fiscal au Royaume-Uni. L’entreprise anglo-néerlandaise dispose actuellement de deux classes d’actions, est domiciliée fiscalement aux Pays-Bas et est cotée à Amsterdam, Londres et New York (via des certificats de dépôt). Une fois son projet validé en assemblée générale le 10 décembre prochain, Shell n’aura plus qu’une seule classe d’action et son domicile fiscal sera britannique. Elle abandonnera par ailleurs la dénomination Royal Dutch pour devenir uniquement Shell Plc. Le groupe justifie cette simplification pour renforcer sa compétitivité, accélérer sa stratégie de neutralité carbone et améliorer la rémunération des actionnaires. Un mouvement accueilli avec enthousiasme par Londres, après le choix identique d’Unilever en 2020, pour promouvoir son attractivité après le Brexit et alors qu’Amsterdam commençait à devenir un concurrent sérieux de la City. Côté néerlandais, la nouvelle a été reçue froidement et relance le débat sur la taxation des dividendes aux Pays-Bas. La décision de Shell intervient également quelques semaines après l’entrée du fonds activiste Third Point au capital du pétrolier, l’appelant à se scinder en deux entreprises distinctes.
Les principaux syndicats italiens des télécoms ont appelé mercredi à un renforcement de la présence de l'État dans Telecom Italia (TIM) et à ce que le gouvernement réexamine un plan visant à créer un réseau unique de haut débit ultra-rapide dans le pays. L’ancien monopole italien, criblé de dettes, a annoncé dimanche que son conseil d’administration avait reçu une offre de rachat de 12 milliards de dollars (10,8 milliards d’euros) du fonds américain KKR. Cette offre, subordonnée à l’approbation du gouvernement, intervient alors que Vivendi, le principal actionnaire du groupe avec 24% du capital, fait pression pour que le PDG de TIM, Luigi Gubitosi, soit remplacé. Vivendi ne compte par ailleurs pas céder sa participation dans le groupe. La holding publique Cassa Depositi Prestiti est le deuxième actionnaire de TIM, avec 10% du capital.
NewsManagers enquête sur la tendance croissante à l'externalisation de la génération et de la traduction du commentaire de gestion des fonds. Premier volet, la production du commentaire de gestion.
En 2019 et 2020, plus de 11 milliards d’euros ont été investis par les sociétés hexagonales dans leurs homologues espagnoles. 2021 s’annonce tout aussi fructueuse.
L’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) a annoncé mardi la création prochaine de la Fédération Française des Captives d’Entreprise «avec des acteurs économiques de premier rang». Si les captives de (ré)assurance, structures internes permettant à une entreprise de s’auto-assurer, existent en France, leur cadre fiscal est moins attrayant que dans des pays voisins, comme le Luxembourg.
La société de crypto-paiements MoonPay prévoit de embaucher environ 200 personnes et de procéder à des acquisitions pour accélérer sa croissance après avoir levé 555 millions de dollars (493 millions d’euros), a-t-elle indiqué lundi.
Inscrivez-vous pour la 10e cérémonie des Couronnes Instit Invest qui aura lieu le jeudi 2 décembre à partir de 18h00 à l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris.
La Journée Nationale des Investisseurs aura lieu cette année le 2 décembre prochain à l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris pour décrypter cette question.
Un tiers des investisseurs interrogés considèrent la diversité et l’inclusion comme le critère le plus important pour l'évaluation ESG des sociétés de gestion.
Coup dur pour N26. La néobanque allemande a annoncé qu’elle mettrait fin, à partir du 11 janvier prochain, à son activité de banque en ligne aux Etats-Unis. « Cette annonce intervient alors que N26 concentre ses efforts sur son activité en Europe afin de développer de nouvelles verticales de services financiers pour renforcer sa position de leader sur ces marchés », souligne la banque dans un communiqué.