La banque suisse UBS a été renvoyée en correctionnelle dans l’enquête la visant pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale. Selon des sources judicaires relayées par Reuters confirmant des informations du Journal du Dimanche, l’ordonnance de renvoi a été notifiée vendredi et entérine l'échec des négociations engagées par UBS pour éviter un procès, comme le permet la loi Sapin 2. La banque suisse a réagi dans un communiqué en faisant savoir qu’elle contestait les charges pesant sur elles.
Le groupe Viel & Cie proposera à ses actionnaires un dividende en numéraire de 17 centimes au titre de l’exercice 2016 (+13% par rapport à 2015), malgré un résultat net en baisse de 1,8%, à 31,4 millions d’euros. La société d’investissement cotée a aussi annoncé hier qu’elle procédera à l’annulation de 3,55 millions d’actions auto-détenues, soit 4,4% du capital social. Son chiffre d’affaires consolidé a diminué de 3,6%, à 770,9 millions d’euros. L’essentiel provient du courtier interbancaire Tradition (détenu à 68,3%), dont les revenus se sont érodés de 3,4% à 736,9 millions d’euros, et le reste du courtier en ligne Bourse Direct (filiale à 71%), dont l’activité a reculé de 8,4%, à 34 millions. En 2017, la Compagnie Financière Tradition poursuivra «ses développements dans la technologie et ses efforts de réduction des coûts», tandis que Bourse Direct «accélérera encore son rythme de recrutement de nouveaux clients», dans un contexte de taux bas qui «pénalise ses résultats». Viel & Cie est aussi actionnaire à 40% de SwissLife Banque Privée (lire par ailleurs).
Viel & Cie va droit au but. En 2016, SwissLife Banque Privée a « connu une contre-performance après l’arrivée d’un nouveau dirigeant fin 2015 », a déclaré hier la société d’investissement cotée dans son communiqué de résultats annuels.
Le groupe Viel & Cie proposera à ses actionnaires un dividende en numéraire de 17 centimes au titre de 2016, en hausse de 13% par rapport à 2015 malgré un résultat annuel en baisse. La société d’investissement cotée a aussi annoncé ce matin qu’elle procèdera à l’annulation de 3,55 millions d’actions auto-détenues, soit 4,4% du capital social.
Le groupe bancaire zurichois EFG International a publié ce matin un résultat net 2016 de 339,3 millions de francs suisses (317 millions d’euros) contre 57,1 millions un an plus tôt, porté par un gain exceptionnel de 530,8 millions lié à l’acquisition de BSI. La banque tessinoise a été reprise « à des conditions avantageuses » au brésilien BTG Pactual, en grande difficulté. Le résultat opérationnel d’EFG a crû de 3,6% l’an dernier, à 722 millions de francs, mais son bénéfice net sous-jacent (hors exceptionnels) a reculé de 9,7%, à 82 millions.
Au 31 décembre 2016, les avoirs de la clientèle atteignent ainsi 118,1 milliards de francs (contre 114,8 milliards de francs fin 2015), un plus haut historique.
Depuis décembre 2016, BNP Paribas Wealth Management a lancé sa nouvelle expérience client en déroulant progressivement et sur différents marchés dans le monde entier, des services personnalisés et adaptés aux situations de chaque client. Toutes ces initiatives sont destinées à être pleinement intégrées dans la vie des clients et leurs donnent le pouvoir de gérer la relation bancaire comme ils le souhaitent.
A l'occasion de sa participation à la 3e édition des Coupoles Distrib Invest, Jean-Bernard Dudouit, président et fondateur de Sycomore Familly Office, revient sur plusieurs initiatives de la société en matière d'éducation financière et détaille le processus d'investissement et de sélection de fonds de sa structure.
La filiale de BPCE spécialisée dans les ETI et la clientèle privée accuse un recul de 16,4% en un an de son résultat net part du groupe, à 46,3 millions d’euros. Palatine a connu une baisse de 2,2% de son produit net bancaire à 318 millions d’euros: «la marge nette d’intérêt (MNI) a mieux résisté au contexte de taux d’intérêt que dans de nombreux établissements bancaires», précise un communiqué. En parallèle, la banque «a maintenu le rythme de ses investissements nécessaires à sa modernisation», ce qui se traduit par un recul de 9,8% du résultat brut d’exploitation et par une hausse de 3,1 points, à 62,6%, du coefficient d’exploitation.
La banque privée du néerlandais ABN Amro en France lance un plan de départs volontaires sur 275 postes. Elle recrutera 30 profils dans le conseil et le digital.
Le groupe J. Safra Sarasin a annoncé hier que sa filiale locale se retirait de la banque privée en Allemagne en raison d’une taille critique insuffisante, représentant moins de 1% des avoirs sous gestion du groupe. Cette décision n’aura pas d’impact sur les autres activités du groupe en Allemagne, précise la banque. Une succursale de Banque J. Safra Sarasin au Luxembourg sera établie outre-Rhin pour opérer sous passeport européen.
Credit Suisse a créé une nouvelle entité juridique pour y transférer ses activités de gestion d'actifs, qui s'appellera Credit Suisse Asset Management (Schweiz). Sous réserve d'approbation par la Finma, l'organe suisse de surveillance des marchés financiers, les activités démarreront sous la nouvelle licence fin mars, a indiqué la banque.
Le multi family office Mansartis vient de nommer un directeur de la clientèle institutionnelle en la personne de Laurent Hirsch. En poste chez Axa Investment Managers de 2002 à 2006), il était associé et directeur commercial chez Rivoli Fund Management de 2006 à 2017.
Swiss Life Banque Privée vient d'annoncer l’arrivée d’Eric Bleines en tant que directeur de la gestion actions. Il vient ainsi renforcer l’équipe de gérants dirigée par Alessandra Gaudio, directeur général et responsable des investissements, poursuivant ainsi l'élan donné depuis un an à sa société de gestion d’actifs.
Dans le cadre du développement d'un fonds de portefeuilles immobiliers d'une fondation, Stern & Cie est à la recherche d'un premier immeuble indépendant pouvant répondre aux critères ISR.
Royal Bank of Canada (RBC) réfléchit à l’avenir de filiale de gestion de fortune en Asie, ce qui pourrait déboucher sur sa vente, ont dit à Reuters quatre sources proches. «On s’interroge vraiment sur la rentabilité de ce type d’activité qui manque de masse critique», déclare l’une d’elle. Plusieurs établissements occidentaux se sont retirés de la banque privée en Asie, alors que la croissance ralentit dans cette zone et qu’ils réduisent leurs coûts. En 2016, la gestion de fortune internationale (hors Canada et Etats-Unis) de RBC a généré 430 millions de dollars canadiens de recettes (310 millions d’euros), contre 639 millions en 2015 et 722 millions en 2014.
Royal Bank of Canada (RBC) réfléchit à l’avenir de filiale de gestion de fortune en Asie, ce qui pourrait déboucher sur sa vente, ont dit à Reuters quatre sources proches du dossier. «On s’interroge vraiment sur la rentabilité de ce type d’activité qui manque de masse critique, a dit une source au fait du dossier. Est-ce une activité stratégique pour la banque? Sans doute pas». Plusieurs établissements occidentaux se sont retirés de la banque privée en Asie, pressés de réduire leurs coûts dans leur pays d’origine, alors même que la croissance ralentit dans cette région et que les coûts liés à la mise en conformité avec les textes légaux ne cessent de croître.
Le cabinet en gestion de patrimoine Letus Private Office, tout juste fondé en décembre 2016, a annoncé le recrutement de Stephen Lasry en qualité d'associé, en charge du développement commercial et responsable d'un portefeuille clients.
Dans le monde financier, les nouveaux départements dédiés aux riches clients poussent comme des champignons. Le changement de génération qui s’annonce au sein de nombreuses entreprises familiales alimente la fièvre du marché.
Sanctionnée lourdement hier en Bourse pour la baisse inattendue de son chiffre d’affaires, HSBC a aussi avoué ses difficultés dans un autre domaine : la gestion de fortune. Au quatrième trimestre, le géant britannique a décidé de déprécier l’intégralité des écarts d’acquisition résiduels qu’il portait sur sa banque privée en Europe, soit 2,4 milliards de dollars (2,28 milliards d’euros). Une charge qui s’ajoute aux 800 millions de dépréciations passées à fin juin 2016 sur cette division. Cette écriture comptable reflète à la fois l’histoire de HSBC et les tendances lourdes qui pénalisent aujourd’hui la banque privée. Outre le CCF, le groupe a hérité ses survaleurs du rachat, en 1999, de Republic New York et de Safra Republic, la banque fondée par Edmond Safra, pour 10,2 milliards de dollars. Chèrement payée, la cible l’avait fait à l’époque doubler de taille dans ce métier. Mais elle lui a aussi apporté, bien des années après, une flopée de litiges. Republic/Safra a formé le socle des activités de HSBC Private Bank à Genève, qui s’est retrouvée au cœur des accusations d’aide à l’évasion fiscale. Le scandale a culminé avec la révélation des SwissLeaks en 2015. Le groupe traîne toujours son boulet : il a révélé hier dans son rapport annuel faire l’objet d’une enquête de la FCA britannique pour d’éventuelles défaillances dans la lutte antiblanchiment. 15% DE SES ENCOURS PERDUS EN UN AN Entretemps, HSBC a entrepris de nettoyer ses portefeuilles de clients et de sortir de nombreux pays, comme Monaco en octobre dernier. De quoi peser sur les perspectives de l’activité. Au niveau mondial, la banque privée du groupe a perdu 15% de ses encours en un an, à 298 milliards de dollars, et ses revenus ajustés ont fondu de 11% à 1,8 milliard. La décollecte a atteint 17 milliards en 2016, même si HSBC se flatte de flux positifs sur les marchés qu’elle cible (Royaume-Uni, Hong Kong…). « La réduction des prévisions de cash-flows est due au repositionnement en cours de l’activité et à de moindres attentes de collecte et de rentabilité des actifs », souligne le groupe pour expliquer la dépréciation de ses goodwills. Mais toutes les banques privées sont logées à la même enseigne. Les revenus sont sous pression en raison des taux bas, de la lutte contre l'évasion fiscale et l’argent sale, et de la prochaine entrée en vigueur de la directive MIF2. Les coûts de structure, eux, ne pourront rester à de tels niveaux. En témoigne le vaste plan de départ à l’étude chez Neuflize OBC.
Dans un entretien accordé à Boursier.com, Laurent de Swarte, directeur général du family office Agami revient sur le rôle du family office et le positionnement de sa société sur ce marché. Il détaille également le type d'investissement financier rechercher par sa clientèle à l'heure actuelle.
La société de gestion Amplegest vient de publier un bilan de son activité 2016, revenant sur le développement de ses trois l'an passé. La gestion privée a effectué un virage patrimonial stratégique alors que le family office s’est développé à l’étranger. L’activité de gestion d’actifs a profité d’une bonne collecte principalement concentrée sur les fonds de petites valeurs. L’arrivée de nouveaux collaborateurs porte l’effectif de la société à 29 personnes.
La banque britannique HSBC a accusé une perte de 4,23 milliards de dollars (4 milliards d’euros) au quatrième trimestre 2016, contre une perte de 1,33 milliard de dollars un an plus tôt. En cause, la baisse inattendue du produit net bancaire et surtout une série de charges exceptionnelles, dont 1,6 milliard d'écritures comptables liées aux variations de valeur de sa dette. Le groupe a en particulier passé une dépréciation de survaleurs de 2,44 milliards de dollars sur ses activités de banque privée en Europe, ce qui porte à 3,24 milliards sur l’ensemble de l’exercice les charges liés aux goodwill sur ce pôle. Ces survaleurs sont liées au rachat en 1999 de Republic et Safra pour près de 9 milliards de dollars. L’activité s’est notamment retrouvée au coeur du scandale des SwissLeaks sur l'évasion fiscale.
La banque britannique HSBC a accusé une perte de 4,23 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016, contre une perte de 1,33 milliard de dollars un an plus tôt. En cause, la baisse inattendue du produit net bancaire et surtout une série de charges exceptionnelles, dont 1,6 milliard d'écritures comptables liées aux variations de valeur de sa dette.
D'après une information révélée par nos confrères des Échos, Thomas Piquemal, ancien directeur exécutif en charge des finances d’EDF vient de prendre la responsabilité de l’activité de la banque allemande en France, en plus des fusions-acquisitions mondiales. Bruno Hallak, en poste depuis 2013, quitte le groupe.