Berkshire Hathaway, le conglomérat dirigé par le milliardaire Warren Buffett, a vu son bénéfice opérationnel grimper de 67% au deuxième trimestre et son résultat net quasiment tripler. Le bénéfice opérationnel a atteint 6,89 milliards de dollars (5,95 milliards d’euros), soit 4.190 dollars par action de classe A, contre 4,12 milliards un an plus tôt, a précisé le groupe samedi. Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice par action de 3.387 dollars selon le consensus Thomson Reuters. Le bénéfice net a quasiment triplé à 12,01 milliards de dollars, soit 7.301 dollars par action de classe A, contre 4,26 milliards un an auparavant. Le profit net a toutefois été gonflé par une nouvelle règle comptable obligeant le groupe à y intégrer ses plus-values latentes, une règle qui, reconnait Warren Buffett, est trompeur. Les résultats reflètent aussi une baisse du taux d’imposition des entreprises adoptée en décembre par le Congrès. Au-delà de ces effets comptables, les participations de Berkshire ont profité de la bonne santé de l'économie américaine. En outre, le conglomérat a profité de certains placements, notamment des actions Apple. Le fabricant de l’iPhone est devenu cette semaine la première société cotée américaine à atteindre les 1.000 milliards de dollars de capitalisation.
A l’occasion d’une conférence avec les analystes, Willie Walsh, le directeur général d’IAG, propriétaire de British Airways et d’Iberia, a déclaré que son groupe ne resterait pas actionnaire de Norwegian Air Shuttle à long terme si son offre d’achat ne débouchait pas sur un succès. IAG détient actuellement 4,6% du capital de la compagnie aérienne norvégienne depuis avril, une initiative prise pour négocier une acquisition. Mais Norwegian a indiqué au mois de mai qu’elle avait rejeté deux approches d’IAG.
Alphabet, la maison-mère de Google, est en négociation avec Tencent et d’autres entreprises chinoises pour lancer ses services d’informatique dématérialisé (cloud) en Chine continentale, rapporte Bloomberg de sources proches. Les discussions auraient débuté en début d’année et Alphabet aurait réduit sa liste de partenaires potentiels à trois fin mars.
Opel compte ralentir la production de deux sites allemands après l'été pour réduire les coûts dans un contexte de baisse des ventes, rapportait vendredi le journal régional Allgemeine Zeitung. La filiale de Peugeot réduira la production horaire de Rüsselsheim de 55 à 42 véhicules et de 37 à 30 celle d’Eisenach, ajoute le journal, qui précise que la production de l’usine polonaise de Gliwice a déjà été ramenée de 40 à 25. PSA a annoncé le mois dernier qu’il avait inscrit au premier semestre un nouveau record de marge opérationnelle courante pour son pôle historique Peugeot-Citroën-DS (PCD) et qu’il avait ramené sa nouvelle division Opel-Vauxhall dans le vert.
Ryanair a proposé une médiation à ses pilotes irlandais, qui se sont mis en grève pour la quatrième fois vendredi. Le syndicat Forsa a répondu qu’il recommanderait à ses membres de l’accepter. La compagnie low cost a évité des grèves généralisées en décembre dernier, en reconnaissant pour la première fois des syndicats, mais elle peine depuis à conclure des accords avec certains d’entre eux. Jusqu'à présent, Ryanair a été contraint d’annuler 6% des plus de 2.400 vols prévus à travers l’Europe vendredi prochain en raison de grèves d’un quart de ses pilotes basés en Irlande. Mais son trafic sera plus perturbé cette semaine, les pilotes allemands, néerlandais belges et suédois ayant prévu de se mettre en grève le 10 août. Le syndicat espagnol Sepla a par ailleurs déposé un recours contre Ryanair devant la Haute cour d’Espagne pour ses contrats de travail.
Tod’s a estimé vendredi que les résultats semestriels du groupe de luxe italien, supérieurs aux attentes, validaient sa nouvelle stratégie. La griffe, célèbre pour ses mocassins à picots, a choisi de multiplier les collections tout au long de l’année et de se concentrer sur des articles plus traditionnels. Tod’s s’attend à voir les premiers résultats positifs de cette nouvelle stratégie au second semestre. Le chiffre d’affaires, l’Ebitda et le bénéfice net ont tous les trois dépassé les attentes au premier semestre, mais sont inférieurs à ceux de la même période 2017. Le chiffre d’affaires s’est établi à 476,9 millions d’euros, supérieur au consensus (462 millions d’euros). L’Ebitda s’est élevé à 68,6 millions d’euros (consensus 61 millions d’euros) et le bénéfice net a atteint 33,7 millions d’euros, contre 34,7 millions d’euros il y a un an.
Apple est devenue jeudi la première entreprise cotée a franchir le seuil des 1.000 milliards de dollars de capitalisation, couronnant une décennie de hausse de l’action portée par le succès de ses iPhones à travers le monde qui l’ont transformé de fabricant d’ordinateurs personnels pour geek en acteur de la révolution mondiale de la téléphonie mobile. Le titre a inscrit jeudi un nouveau pic à 207,05 dollars, portant ses gains à près de 9% depuis la publication mardi de résultats trimestriels supérieurs aux attentes et l’annonce que le groupe avait racheté pour 20 milliards de dollars de ses propres actions. Co-fondé par Steve Jobs en 1976 dans un garage, Apple affiche 42 ans plus tard un chiffre d’affaires supérieur au produit intérieur brut d’un pays comme le Portugal. Depuis l’introduction du groupe en Bourse en 1980, le cours de l’action a été multiplié par 500, 20 fois plus que le S&P 500 , l’indice de référence de Wall Street.
Moins d’un an après la fusion de Dow et DuPont, le nouveau géant de la chimie américain DowDuPont a fait état jeudi de résultats supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre consécutif. Les ventes de la division Materials Science, qui fabrique des produits pour les cosmétiques, les matériaux d’emballage et les liquides de freins, ont progressé de 18% pro forma, à 12,6 milliards de dollars. Celles de la division Agriculture ont progressé de 25% à 5,7 milliards, la vague de froid dans l’hémisphère nord ayant décalé les achats de semences. Le bénéfice par action ajusté a bondi de 41%, à 1,37 dollar. Mais DowDupont s’attend à ce que la hausse des coûts des matières premières affecte ses activités pour le restant de l’année, ce qui explique le recul de l’action hier.
Cisco Systems a annoncé jeudi la prochaine acquisition du spécialiste de la cybersécurité Duo Security auprès des fonds Index Ventures, Redpoint Ventures, True Ventures et Workday, pour 2,35 milliards de dollars (2,02 milliards d’euros) en numéraire. Son objectif est de renforcer son offre dans l’informatique dématérialisée (cloud). L’acquisition est la plus importante réalisée par Cisco dans le secteur de la cybersécurité depuis son offre de 2,7 milliards sur Sourcefire en 2013. Cisco, numéro un mondial des équipements de réseaux, a engagé un virage stratégique vers les logiciels, l’internet des objets et la cybersécurité, activités à plus forte marge.
Le groupe de luxe italien Giorgio Armani, qui a fait état hier d’une baisse de son chiffre d’affaires et de ses profits sur l’exercice 2017, a prévenu qu’il n’espérait pas renouer avec la croissance avant 2020. Le chiffre d’affaires 2017 s’est contracté pour la deuxième année consécutive, à 2,35 milliards d’euros (-7% à change constant). L’Ebitda a baissé de 5,4%, à 438 millions. Avec des fonds propres nets supérieurs à deux milliards d’euros et une trésorerie nette d’un peu plus d’un milliard, le groupe estime avoir les moyens de préparer son retour.
A l’occasion de la publication de ses comptes du deuxième trimestre, BMW a minimisé l’effet à venir de nouvelles règles en matière d'émissions des véhicules, tout comme celui des tensions commerciales mondiales, à l’inverse de ses rivaux, notamment américains. Le constructeur automobile a assuré avoir déjà avoir converti l’essentiel de ses modèles aux nouvelles normes WLTP sur les émissions, lui donnant un avantage sur ses concurrents. Le groupe voit également une croissance de ses ventes comprise entre 5% et 10% en Chine, malgré la mise en place depuis juillet de droits de douane de 40% sur des véhicules importés des Etats-Unis, BMW produisant déjà six modèles en Chine et important son modèle phare X5 de Thaïlande.
Kingdom Holding, la société d’investissement du prince saoudien Alwalid ben Talal, a annoncé jeudi un investissement d’un milliard de rials (230 millions d’euros) dans Deezer, le site français de musique en ligne. Elle s’est associée à Rotana Group, société de divertissement également propriété du prince Alwalid, pour faire l’acquisition d’actions nouvelles émises par Deezer. Le niveau de participation dans Deezer n’a pas été précisé. Rotana et Deezer ont aussi signé un accord d’exclusivité pour distribuer les contenus audio et vidéo de Rotana au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
A mi-chemin d’un plan de redressement, Bombardier a annoncé jeudi un Ebitda en hausse de 7% (à 336 millions de dollars) au deuxième trimestre, grâce à la croissance des revenus de son pôle ferroviaire (+11%). Le chiffre d’affaires total a augmenté de 3% à 4,26 milliards. Le groupe industriel canadien a dégagé un bénéfice net de 70 millions de dollars, contre une perte nette de 243 millions un an plus tôt. «Notre cycle d’investissements massifs étant en grande partie complété, nous nous concentrons désormais sur la montée en charge de notre production et l’amélioration de notre efficacité opérationnelle pour accélérer la croissance», déclare le PDG Alain Bellemare.
L’action Teva Pharmaceutical a chuté lourdement hier, le spécialiste des génériques n’ayant pas modifié sa prévision de chiffre d’affaires, malgré une révision en hausse de sa prévision de bénéfice. Il a dégagé un bénéfice par action ajusté de 78 cents au deuxième trimestre, contre 1,02 dollar un an auparavant. Le chiffre d’affaires a diminué de 18% à 4,7 milliards de dollars, en raison d’une érosion des prix aux Etats-Unis et de la concurrence. Teva projette un bénéfice annuel ajusté de 2,55 à 2,80 dollars par action, et non plus de 2,40 à 2,65 dollars. Il anticipe un revenu de 18,5 à 19 milliards.
Le gouvernement français a annoncé jeudi lancer un appel à candidatures pour réattribuer une série de bande de fréquences mobiles dans le cadre d’un accord conclu en début d’année avec les opérateurs télécoms. Plutôt que mettre aux enchères ces bandes arrivant à échéance en 2021 et 2024, l’Etat a opté pour leur renouvellement anticipé, en contrepartie d’un cahier des charges renforcé destiné à améliorer la couverture des zones rurales. «Le gouvernement lance ce jour, sur proposition de l’Arcep, l’appel à candidatures en vue de la réattribution des fréquences des bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz», indique un communiqué.
Le rachat par le chinois C.banner est tombé à l'eau. Faute d'argent frais, la chaîne de grands magasins risque la faillite, comme en témoigne le prix de sa dette.
L’Oréal a annoncé mercredi l’acquisition de la Société des Thermes de la Roche-Posay (STRP), qui exploite la marque de produits de soin et de beauté dermatologiques du même nom, ainsi que celle de la société allemande Logocos Naturkosmetik, dont toutes les marques sont vegan et bio. L’Oréal a remis aux actionnaires de Holding STRP une offre irrévocable en vue d’acquérir la totalité des titres de la société, dont l’activité thermale a généré un chiffre d’affaires de 3,6 millions d’euros en 2017. Le projet prévoit la cession préalable de l’activité hôtelière aux actionnaires de Holding STRP. De son côté, Logocos a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires net de 59 millions d’euros.
Le gouvernement allemand a proposé la nomination au directoire de la Bundesbank de Sabine Mauderer, a annoncé mercredi une porte-parole du ministère des Finances. Sabine Mauderer, âgée de 48 ans, succédera à Carl-Ludwig Thiele qui a pris sa retraite en avril. Elle sera la deuxième femme à siéger au directoire de la banque centrale, aux côtés de la vice-présidente Claudia Buch. Sabine Mauderer a travaillé au ministère des Finances, où elle a assisté notamment Barbara Hendricks, alors secrétaire d’Etat, puis elle a occupé des responsabilités à la banque publique KfW pendant douze ans. Elle a été choisie par le ministre social-démocrate des Finances Olaf Scholz, pour son expertise en matière de régulation financière et bancaire, a précisé la porte-parole.
Les comptes du premier semestre 2018 du groupe La Poste ont été portés par la Banque Postale. Le produit net bancaire de l'établissement s’est adjugé 4,2% à périmètre et change constants, à 2,93 milliards d’euros, grâce à la hausse des encours de crédit (+8,8% à 86,4 milliards). Les encours du pôle gestion d’actifs augmentent de 15%, dépassant 224 milliards. Le produit opérationnel de Geopost (activités express de La Poste) a lui progressé de 8,5% (à 3,53 milliards). Ces dynamiques compensent le recul de l’activité historique de Services-courrier-colis (-1,9%, à 5,71 milliards). Si le résultat d’exploitation de La Poste progresse de 6,7% à 806 millions, il le doit aussi à sa filiale bancaire, dont la contribution bondit de 30% (à 546 millions), tandis que celle de Geopost recule de 2,5% (à 186 millions) en raison d’une hausse des coûts en Allemagne et que celle des Services-courrier-colis chute de 26% à 376 millions, pénalisée par la baisse des volumes.
Le producteur de matériaux de construction Saint-Gobain a annoncé mardi avoir acquis, pour un montant non précisé, la société allemande HKO, spécialisée dans les systèmes d’isolation thermique à très haute température. Fondé dans les années 1970, HKO emploie 225 personnes et a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 39 millions d’euros. Cette société «développe des solutions sur mesure pour répondre aux besoins croissants de ses clients dans les domaines de la construction, de l’industrie et de l’automobile», explique Saint-Gobain.
Veolia a publié mercredi des résultats en nette hausse au titre du premier semestre 2018 et s’est dit très confiant à l’heure d’envisager ses prochaines étapes de développement. Le numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets enregistre un septième trimestre consécutif de «croissance soutenue», bénéficiant d’une hausse des volumes de déchets de 4% et d’un bond des ventes de 14% (à change constant) de sa zone «reste du monde» (Amérique latine, Asie et Pacifique). Le groupe a enregistré un résultat net courant de 329 millions d’euros (+19% à change constant), un Ebitda de 1,67 milliard (+5,8%) et un chiffre d’affaires de 12,565 milliards (+6%).
Le gestionnaire espagnol de réservations aériennes Amadeus a confirmé être en discussions avec la plate-forme de réservation hôtelière en ligne TravelClick en vue de l’acquérir. TravelClick, société basée à New York et dont les services sont utilisés par 50.000 hôtels dans 175 pays, est détenue par le fonds Thomas Bravo. Selon Bloomberg, TravelClick pourrait être valorisée trois milliards de dollars (2,57 milliards d’euros). Amadeus capitalise plus de 32 milliards d’euros.