Arkema a progressé de 2% en Bourse hier suite à l’annonce d’un Ebitda record au deuxième trimestre et du relèvement de ses perspectives. Malgré la hausse des matières premières et l’euro fort, le chimiste français affiche un Ebitda de 430 millions d’euros (+8%) pour une marge de 18,9% (+80 pb). «La performance d’Arkema est soutenue par la demande forte de matériaux avancés dans les domaines de l’allégement des matériaux, de l’impression 3D, des nouvelles énergies, ou encore des biens de grande consommation, et par nos acquisitions ciblées dans les adhésifs et la dynamique favorable de nos activités de chimie intermédiaire», a indiqué le groupe. Pour 2018, il prévoit désormais une progression autour de 5% de son Ebitda par rapport à 2017, où il avait atteint un record de 1,39 milliard d’euros.
L’opérateur de télécommunications Iliad a affirmé mercredi qu’il avait certes perdu des abonnés pour ses forfaits mobiles Free les moins chers au deuxième trimestre, mais qu’il avait en revanche continué d’engranger de nouveaux abonnés dans ses forfaits 4G plus rémunérateurs. «L’environnement a été extrêmement concurrentiel au deuxième trimestre, entraînant une baisse de la base d’abonnés aux forfaits 0 et 2 euros, mais le nombre d’abonnés au Forfait Free 4G, a, lui, continué sa progression constante», a indiqué le groupe dans un communiqué. L’action Iliad a cédé plus de 7% mardi et mercredi, après une dépêche de Bloomberg selon laquelle le groupe aurait perdu un nombre d’abonnés mobile record au profit d’Orange.
Bic a perdu près de 10% hier en Bourse après des résultats en baisse au premier semestre, toujours affectés par la faiblesse des ventes de rasoirs aux Etats-Unis, les difficultés économiques du Brésil et la fermeté de l’euro. Le fabricant de stylos, briquets et rasoirs jetables Bic, qui a maintenu ses objectifs annuels, a vu sa marge d’exploitation normalisée baisser de 70 points de base au premier semestre (à 19,6%) et a inscrit pour 68,7 millions d’euros de dépréciation de survaleur de l’indien Cello. Le résultat d’exploitation a baissé de 13,7% à 188,2 millions, du fait de l’augmentation du coût des matières premières et des amortissements. Pénalisé par les changes, le chiffre d’affaires a chuté de 10,5% à 959,3 millions d’euros.
La société émiratie EDIC (Emirates Defense Industries Company) a été choisie mercredi pour la reprise de Manurhin, permettant la sauvegarde de 104 emplois sur 145 sur le site de production mulhousien de machines de cartoucheries. Le slovaque Delta Defence, la PME française Odyssée Technologies et le producteur d’armes belge New Lachaussée étaient aussi sur les rangs devant la chambre commerciale du TGI de Mulhouse. En manque de fonds propres pour payer ses fournisseurs, l’entreprise française a été placée en redressement judiciaire le 13 juin. EDIC avait le soutien du président du directoire de Manurhin, Rémy Thannberger, et du syndicat CFE-CGC.
Pfizer a annoncé mardi un bénéfice net en hausse de 26% au deuxième trimestre (à 3,87 milliards de dollars), soutenu par les ventes de Prevnar, son vaccin contre la pneumonie, et de Xeljanz, son traitement de l’arthrite. Le chiffre d’affaires a progressé de 4,4% à 13,47 milliards. Le groupe américain a relevé sa prévision de bénéfice ajusté par action pour 2018, notamment grâce à son programme de rachats d’actions: il anticipe entre 2,95 et 3,05 dollars, contre 2,90 à 3 dollars précédemment. Mais il a réduit sa prévision de chiffre d’affaires en raison du renchérissement du dollar, dans une fourchette de 53 à 55 milliards de dollars (contre 53,5 à 55,5 milliards précédemment).
Legrand a annoncé mardi de solides résultats au premier semestre et a confirmé ses objectifs annuels, mais cela n’a pas suffi à convaincre les investisseurs, le titre, jugé cher, accusant la plus forte baisse de l’indice CAC 40 en matinée. «A première vue, la croissance de 12%-14% pour le chiffre d’affaires et le résultat au premier semestre semble enviable, toutefois elle repose sur beaucoup de petites acquisitions», souligne Morningstar. Legrand a annoncé un chiffre d’affaires de 2,99 milliards d’euros (+11,8%), un résultat opérationnel ajusté de 625,1 millions (+14,4%) et un résultat net de 390 millions (+23,3%).
Samsung Electronics a vu son bénéfice d’exploitation augmenter au deuxième trimestre, mais la hausse est décevante en raison de ventes du Galaxy S9 inférieures aux attentes. Le bénéfice tiré des portables a chuté de 34% à 2.700 milliards de wons (2 milliards d’euros), une baisse sans précédent depuis le premier trimestre 2017, conséquence de la concurrence chinoise. Le bénéfice de l’ensemble du groupe a toutefois progressé de 5,7% à 14.900 milliards de wons. Le pôle des semi-conducteurs reste la principale source de profits: il a dégagé un bénéfice record de 11.600 milliards, en hausse de 45%.
Procter & Gamble a publié des ventes inférieures aux attentes au quatrième trimestre de son exercice décalé, en raison d’une contre-performance de sa division de produits de rasage. Le groupe a en effet réduit de 3% les prix de ces produits pour regagner les parts de marché perdues. La contraction du marché au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine a par ailleurs pesé sur le chiffre d’affaires de l’activité soins pour les bébés, les femmes et la famille, qui a baissé de 2%. Le bénéfice net a reculé de 15% à 1,89 milliard de dollars. Pour l’exercice fiscal 2018-19, le groupe anticipe une croissance organique de 2% à 3% et une progression de son bénéfice brut par action de 3 à 8%.
BMW a annoncé hier un investissement d’un milliard d’euros dans une nouvelle usine dans l’Est de la Hongrie. L’usine, qui sera située à proximité de la ville de Debrecen, à 230 kilomètres à l’est de Budapest, aura une capacité de production annuelle de 150.000 voitures. Elle viendra renforcer les capacités du constructeur sur le marché européen, qui représente 45% de ses ventes. BMW rejoint ainsi Daimler et Audi qui ont des usines de production en Hongrie. Le secteur automobile assure près d’un tiers des exportations hongroises et cette proportion pourrait dépasser 40% une fois l’usine de BMW en activité, estime Peter Virovacz, analyste chez ING.
Le groupe industriel Fortive a annoncé mardi l’acquisition de l'éditeur de logiciels Accruent auprès du fonds de capital-investissement Genstar Capital, pour environ 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) en numéraire. Fortive s’attendre à ce qu’Accruent réalise un chiffre d’affaires d’environ 270 millions de dollars cette année. L’acquisition devrait être finalisée au troisième trimestre.
L’opérateur télécoms Iliad, maison mère de Free, a perdu un nombre d’abonnés mobile «record» au deuxième trimestre au profit d’Orange, a rapporté mardi Bloomberg, citant des sources ayant accès à la base d’abonnés d’Orange. Joints par l’agence Agefi-Dow Jones, Orange n’a pas souhaité commenter ces informations, tandis qu’un porte-parole n'était pas disponible dans l’immédiat chez Iliad. Selon Bloomberg, ce transfert serait le plus fort sur un trimestre depuis l’entrée d’Iliad sur le marché de la téléphonie mobile en 2012. Iliad a perdu 7,7% en Bourse hier. Orange a pour sa part terminé stable (+0,1%).
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a annoncé mardi avoir infligé à CNP Assurances une amende de 8 millions d’euros pour des insuffisances dans son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le superviseur des banques et des compagnies d’assurance explique dans un communiqué que ce dispositif a été considéré comme n'étant pas «à la hauteur de ce qui pouvait être attendu d’un organisme leader sur le marché français de l’assurance de personnes». L’ACPR, qui a réalisé des contrôles entre 2014 et 2016, ajoute toutefois que CNP Assurances a fait preuve de «réactivité» pour mettre à niveau son dispositif.
Le fonds Ardian a annoncé hier la vente de sa participation minoritaire dans Encevo, une entreprise dans les services aux collectivités, à China Southern Power Grid International (CSGI), une filiale de China Southern Power Grid, une entreprise publique de transport, de distribution et de fourniture d’électricité. Encevo (ex-Enovos International) gère les réseaux d'électricité et de gaz, et vend de l'énergie à des clients au Luxembourg et en Allemagne. La société détient également des participations dans des actifs de production, notamment dans le renouvelable. Ardian avait acquis sa participation auprès d’Arcelor Mittal en 2012 et d’E.ON et RWE en 2015. Ardian était conseillé par Natixis et CSGI par JPMorgan et Deloitte.
La société d’investissement cotée Wendel a annoncé mardi être entrée en négociations exclusives avec le fonds agroalimentaire Unigrains pour lui céder Mecatherm, spécialiste des lignes de production pour la boulangerie industrielle. La transaction repose sur une valeur d’entreprise de 120 millions d’euros, soit 10 fois l’excédent brut d’exploitation attendu pour 2018. «Wendel devrait recevoir environ 83 millions d’euros nets, soit environ 40 millions d’euros au-dessus de la valorisation de Mecatherm dans l’ANR (actif net réévalué) de Wendel du 2 mai 2018», a précisé le vendeur.
La société d’investissement immobilier Forest City Realty Trust a accepté d'être acquise par la société de gestion Brookfield Asset Management pour 11,4 milliards de dollars dette incluse. Brookfield propose 25,35 dollars par action Forest City, soit une prime de 10% par rapport à la clôture de lundi. Sur la base de 267,2 millions d’actions en circulation, l’offre représente 6,77 milliards de dollars. Forest City possède 8 milliards de dollars d’actifs dans les bureaux, les centres commerciaux et l’immobilier résidentiel dans la plupart des grandes villes américaines.
T-Mobile US a choisi Nokia pour lui fournir du matériel 5G, un contrat de 3,5 milliards de dollars (trois milliards d’euros) qui est le plus important pour l’heure du marché de la 5G et qui atteste de l’existence d’un nouveau cycle de modernisation des réseaux mobiles. T-Mobile, le troisième opérateur mobile aux Etats-Unis en passe de fusionner avec Sprint, précise que ce contrat permettrait d’assurer les premiers services 5G à l'échelle du territoire américain. Ce contrat était crucial pour l'équipementier de réseaux finlandais, dont les résultats pâtissent du ralentissement de la demande pour la 4G.
Tesla discute avec les autorités allemandes et néerlandaises du chantier de sa première grande usine en Europe, rapporte le Wall Street Journal lundi, citant des personnes participant aux discussions. Le constructeur de véhicules électriques aurait notamment eu des discussions avec deux Länder désireux d’héberger sa première Gigafactory en Europe, destinée à construire à la fois les véhicules et leurs batteries. Le PDG Elon Musk avait dit en juin qu’il avait une préférence pour l’Allemagne.
Le groupe de services ISS a annoncé hier être entré en négociations exclusives avec le groupe Ortec pour lui céder son activité française Hygiène & Prévention, un des principaux fournisseurs de services d’hygiène et de prévention sur le marché B2B français. Ce projet de cession s’inscrit dans la stratégie d’ISS de recentrage sur ses activités de cœur de métier, à savoir le développement des services intégrés aux infrastructures (facilities services) et ses clients grands comptes, ainsi que sur la poursuite du développement de ses activités sur le marché français.
Le groupe allemand d'énergie E.ON n’est pas parvenu à atteindre le seuil de contrôle de 90% du capital d’Innogy, au terme de son offre publique d’achat sur le groupe d'énergie renouvelable et de distribution d'électricité, filiale cotée de son compatriote RWE. E.ON détient 86,2% d’Innogy, ce qui signifie qu’il va devoir se lancer dans de laborieuses négociations avec plusieurs hedge funds et probablement augmenter son offre en numéraire à leur égard pour sortir Innogy de la cote. E.ON précise toutefois que l’acquisition des 76,8% détenus par RWE est suffisante pour mettre en oeuvre l’une des plus grosses opérations du secteur en Allemagne ces dernières années. Signée en mars dernier entre E.ON et RWE, elle prévoit la scission d’Innogy et des échanges d’actifs.
Maisons du Monde a réduit son objectif de croissance organique annuel à périmètre constant, en raison d’un environnement commercial difficile au deuxième trimestre, en particulier en France, et d’un décalage dans l’ouverture de six magasins au premier trimestre 2019, au lieu de 2018. Le distributeur d’ameublement et de décoration vise désormais une croissance des ventes de 8% à périmètre constant, contre 10% précédemment. Le groupe a en revanche confirmé viser une marge d’Ebitda supérieure à 13%. Au 1er semestre, les ventes ont progressé de 11% à 507 millions d’euros, l’Ebitda de 11,1% à 48 millions et le résultats net de 30% à 8,1 millions.
General Electric (GE) cherche à vendre la plus grande partie de ses activités dédiées au numérique, rapportait hier le Wall Street Journal. Le conglomérat américain aurait mandaté une banque pour organiser cette cession. GE Digital, dans lequel GE a lourdement investi, a été créé en 2015 et regroupe ses activités liées aux logiciels et aux technologies de l’information. Il a généré un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars en 2017. GE ne devrait pas céder la totalité de sa division, le groupe devant continuer à fournir des logiciels et des services informatiques à ses clients dans l’aéronautique et dans l'électricité.
Groupe ADP a relevé lundi son objectif d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) annuel grâce à l’opérateur turc TAV Airports, dont il a triplé la prévision de hausse du trafic pour 2018, à plus de 30%, après l’acquisition de l’aéroport de la station balnéaire d’Antalya en mai. Le groupe, dont l’Etat français compte céder tout ou partie de sa participation de 50,6%, précise qu’il profite également de l’intégration globale d’AIG, concessionnaire de l’aéroport d’Amman, depuis sa montée à 51% de son capital en avril dernier pour 265 millions de dollars américains (226 millions d’euros). Groupe ADP prévoit désormais une hausse de 17-22% de son Ebitda en 2018, contre une progression de 10-15% auparavant.
Le groupe familial allemand de camping-cars Erwin Hymer, qui envisage une introduction en Bourse (IPO) pouvant le valoriser jusqu'à trois milliards d’euros, a suscité l’intérêt d’acteurs du private equity, ont indiqué des sources à Reuters: KPS et Centerbridge devraient soumettre des offres définitives début septembre, les sources ajoutant toutefois que les actionnaires peuvent encore choisir l’IPO. Cherchant à financer le développement du groupe aux Etats-Unis et en Asie, ils avaient initialement prévu d’en vendre une part minoritaire mais envisagerait finalement d’en céder le contrôle. Hymer devrait dégager un Ebitda de 250 millions d’euros en 2018 et de 300 millions en 2019. Knaus Tabert, concurrent allemand de Erwin Hymer, a annulé en avril son projet d’IPO.