L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) s’oppose à la nomination de Jean-Pierre Farandou à la présidence du conseil d’administration de SNCF Réseau pour succéder à Jacques Rapoport, démissionnaire. Selon le régulateur du rail, dont l’avis est juridiquement contraignant, «l’examen de la candidature de Jean-Pierre Farandou met en évidence des liens d’intérêts objectifs résultant de son parcours professionnel intégralement réalisé au sein du groupe SNCF». Il est actuellement PDG de Keolis, filiale à 70% de la SNCF.
Christian Taxil, administrateur salarié d’EDF parrainé par la CFE-CGC, a estimé dans une lettre d’information que les conditions n'étaient pas réunies pour qu’il approuve le projet de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, en Angleterre. Il souligne que «les changements intervenus sur le projet entre 2013 et 2016 engendrent pour EDF une exposition au risque bien plus élevée» et que la situation financière du groupe «est désormais fragilisée par les conditions de marché particulièrement mauvaises». Le conseil d’administration d’EDF, qui compte 18 membres dont un tiers élus par les salariés, doit se prononcer début mai.
S&P a placé la perspective de la note de Quick (B-) de stable à négative. L’agence s’inquiète du risque que fait peser le changement d’enseigne des restaurants français de Quick en Burger King à la suite de l’achat de la chaîne belge par le groupe Bertrand. «Si le changement de nom ne génère pas suffisamment d’Ebitda, cela pourrait créer une structure financière intenable et rendre hautement probable une rupture de covenant», écrit S&P. Au total, l’agence table sur 255 millions d’euros d’investissements. En excluant la dette mezzanine, le ratio de levier de Quick pourrait monter à 7 fois l’Ebitda en 2016 et 7,2 fois en 2017, calcule S&P. Par ailleurs, Reuters indique que le groupe Bertrand a mandaté Lazard pour vendre les restaurants en Belgique et au Luxembourg.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier une étude comparée des codes de gouvernement d’entreprise dans dix pays européens. Sur 15 rapports étudiés, plus d’un tiers d’entre eux sont établis sur des constats exclusivement statistiques. Mais huit s’attachent, comme celui de l’AMF, à apprécier de manière plus qualitative le respect du principe «appliquer ou expliquer». La France et la Belgique émettent des recommandations sur l’application des codes. Seule la France pratique le name and shame. « Le code Afep-Medef apparaît assez précis, notamment sur l’évaluation du conseil, sa féminisation et les critères d’octroi de la rémunération variable. Cependant, d’autres codes vont plus loin », notamment « sur l’indépendance du président du conseil et sa rémunération, le rôle et les missions de l’administrateur référent et son indépendance », conclut l’AMF.
Pfizer et Allergan ont annoncé hier avoir reçu une demande d’informations complémentaires de la part de la Federal Trade Commission en ce qui concerne leur fusion. Cette demande de l’autorité américaine de la concurrence prolonge de 30 jours, après la transmission des informations requises, la période d’attente prévue dans le cadre de la législation antitrust. Les deux sociétés ont précisé avoir anticipé une telle demande. Elles prévoient toujours de boucler l’opération dans le courant du deuxième semestre 2016.
Boeing va supprimer d’ici le milieu de l’année environ 4.000 emplois dans ses activités d’avions de ligne et 550 autres dans sa division d’essais et de tests en laboratoire, ont déclaré hier deux porte-parole du groupe américain. Ces suppressions incluront des postes de direction et d’encadrement. Le groupe va par ailleurs réduire de 10% environ les effectifs de sa division de tests et d'évaluation, qui emploie actuellement 5.700 personnes.
Le groupe taïwanais d'électronique Foxconn a annoncé hier qu’il allait porter à 66% sa participation au capital du japonais Sharp au prix de 88 yens par action, soit un total d’environ 389 milliards de yens (3,06 milliards d’euros) et 100 milliards de moins que prévu initialement. Hon Hai Precision Industry, principale société du groupe Foxconn, détiendra 26,14% de Sharp et sa filiale Foxconn (Far East) 18,41%. D’autres sociétés du groupe, Foxconn Technology et Sakai en posséderont 13% et 8,45%.
Telecom Italia annonce avoir choisi Flavio Cattaneo comme nouvel administrateur délégué, quelques jours après la démission de son prédécesseur Marco Patuano, sur fond de divergences stratégiques avec Vivendi, son principal actionnaire. Flavio Cattaneo, administrateur indépendant de l’opérateur télécoms italien, a une longue expérience des entreprises publiques, y compris en tant que directeur général du groupe de télédiffusion Rai et qu’administrateur délégué du gestionnaire de réseaux électriques Terna.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier une étude comparée des codes de gouvernement d’entreprise dans dix pays européens. Parmi ses principaux constats, à l’exception de la France et du Royaume-Uni, les pays de l’échantillon ne disposent que d’un seul code. La France est le seul pays où les codes sont élaborés par des associations représentant les émetteurs. Dans cinq pays (Belgique, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni), le contrôle de l’application de ces codes donne lieu à la rédaction d’un rapport par le régulateur de marché. Dans les autres, ce rapport est élaboré par une ou plusieurs entités privées.
La justice italienne enquête sur Royal Dutch Shell concernant l’acquisition d’un gisement pétrolier au large du Nigeria, a déclaré aujourd’hui la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise. Le parquet de Milan a ouvert une instruction sur des soupçons de corruption à l'échelle internationale, concernant l’acquisition en 2011 du gisement nigérian OPL-245 par la compagnie pétrolière italienne Eni et Shell pour 1,3 milliard de dollars. Les justices italienne et néerlandaise collaborent pour déterminer si les deux compagnies ont versé des pots de vin pour obtenir l’exploitation du site. Le siège de Shell à La Haye a fait l’objet d’une perquisition menée par des policiers et des magistrats néerlandais en février dans le cadre de cette même affaire, a ajouté le porte-parole de Shell.
C’est un nouveau coup dur pour la gouvernance de la SNCF. Saisie comme le prévoit la loi de 2014 sur la réforme du ferroviaire en France, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) s’oppose à la nomination de Jean-Pierre Farandou à la présidence du conseil d’administration de SNCF Réseau pour succéder à Jacques Rapoport, démissionnaire. Selon le régulateur du rail, dont l’avis est juridiquement contraignant, «l’examen de la candidature de Jean-Pierre Farandou met en évidence des liens d’intérêts objectifs résultant de son parcours professionnel intégralement réalisé au sein du groupe SNCF». Il est actuellement PDG de Keolis, filiale à 70% de la SNCF. «Sans que soient nullement en jeu les qualités personnelles ou les compétences de l’intéressé, l’Arafer considère que les responsabilités exercées et les liens professionnels étroits noués avec SNCF Mobilités tout au long de cette carrière, sont de nature à susciter, vis-à-vis des tiers, un doute légitime sur l’indépendance de la personne concernée», ajoute l’Arafer. Le groupe ferroviaire public va donc devoir trouver un nouveau candidat.
S&P a placé la perspective de sa notation sur Quick de stable à négative. L’agence s’inquiète du risque opérationnel que fait peser le changement d’enseigne en Burger King à la suite de son rachat par le groupe Bertrand. La note à long terme est actuellement à B-. «Si le changement de nom ne génère pas suffisamment d’Ebitda, cela pourrait créer une structure financière intenable et rendre hautement probable une rupture de covenant», écrit S&P. Seuls les restaurants français sont concernés par le changement d’enseigne. En 2016, 40 d’entre eux passeront sous la marque Bruger King, puis 90 en 2017 et 2018. Chaque restaurant devrait fermer environ 2 mois, le temps des travaux. Au total, l’agence table sur 255 millions d’euros d’investissements cumulés sur ces trois années. En excluant les instruments de mezzanine, le ratio de levier de Quick pourrait monter à 7 fois l’Ebitda en 2016 et 7,2 fois en 2017, calcule S&P.
Christian Taxil, administrateur salarié d’EDF parrainé par la CFE-CGC, a estimé dans une lettre d’information que les conditions n'étaient pas réunies pour qu’il approuve le projet de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Il souligne que «les changements intervenus sur le projet entre 2013 et 2016 engendrent pour EDF une exposition au risque bien plus élevée» et que la situation financière du groupe «est désormais fragilisée par les conditions de marché particulièrement mauvaises».
Le groupe taïwanais d'électronique Foxconn a annoncé ce matin qu’il allait porter à 66% sa participation au capital du japonais Sharp en achetant des actions au prix unitaire de 88 yens, soit un montant total d’environ 389 milliards de yens (3,06 milliards d’euros), inférieur de près de 100 milliards de yens à celui prévu initialement. A l’issue de l’opération, Hon Hai Precision Industry, principale société du groupe Foxconn, détiendra 26,14% de Sharp et sa filiale Foxconn (Far East) 18,41%. D’autres sociétés du groupe, Foxconn Technology et Sakai International Holdings, possèderont respectivement 13% et 8,45% de Sharp.
Le producteur américain d'épices McCormick se dit disposé à relever son offre sur le britannique Premier Foods, qui l’a déjà éconduit à deux reprises, à condition que celui-ci l’accepte et la recommande à ses actionnaires. McCormick propose désormais 65 pence par action, en numéraire, ce qui correspond à une valeur d’entreprise de 1,5 milliard de livres (1,9 milliard d’euros) pour sa cible. Ce prix représente un peu plus du double du cours de clôture de Premier Foods le 23 mars, quand McCormick a rendu public son intérêt pour l’entreprise.
Boeing va supprimer d’ici le milieu de l’année environ 4.000 emplois dans ses activités d’avions de ligne et 550 autres dans sa division d’essais et de tests en laboratoire, ont déclaré mercredi deux porte-paroles du groupe américain. Le constructeur aéronautique prévoit 1.600 suppressions de postes dans la division d’aviation civile par le biais de départs volontaires. Ces suppressions incluront des postes de direction et d’encadrement. Le groupe va par ailleurs réduire de 10% environ les effectifs de sa division de tests et d'évaluation, qui emploie actuellement 5.700 personnes.
Península Participações, la société d’investissement familiale du milliardaire brésilien Abilio Diniz, a porté à 8,05% sa participation dans le capital de Carrefour, quelques semaines après l’annonce de son entrée prochaine au conseil d’administration du distributeur français. Dans un communiqué, le groupe Península, basé à São Paulo, déclare avoir acquis 2,98% supplémentaires de Carrefour. Abilio Diniz est également un partenaire important de Carrefour au Brésil, Peninsula détenant environ 12% du capital de la filiale brésilienne du distributeur.
Toshiba a confirmé mercredi la vente de ses produits blancs au chinois Midea Group, une opération qui se traduira par un gain de 90 milliards de yens (708 millions d’euros) dans ses comptes du trimestre avril-juin, premier de son exercice 2016-2017. Le groupe japonais précise qu’il a conclu un accord sur la vente d’une participation de 80,1% de sa division de produits blancs à Midea pour 53,7 milliards de yens. Le gain provenant de l’opération dépasse le montant de la transaction car l’endettement de la division sera retiré du bilan de Toshiba.
Tata Steel a annoncé mercredi sa décision de céder toutes ses activités au Royaume-Uni, tirant ainsi un trait sur près de dix ans de présence dans ce secteur outre-Manche. Citant des coûts de production élevés, une faiblesse du marché intérieur et une hausse des importations en Europe en provenance de Chine, le sidérurgiste indien estime ne pas être mesure d’améliorer la position de sa filiale britannique, qui emploie quelque 15.000 personnes.
Metro a annoncé ce matin un projet de scission en deux qui verrait ses activités dans l’alimentaire regroupées au sein d’une entité cotée séparément tandis que l'électronique grand public resterait dans le périmètre actuel. Cette réorganisation ouvrira de nouvelles perspectives de croissance et augmentera la valeur boursière en permettant aux deux sociétés de se concentrer sur leurs activités respectives, explique le distributeur allemand dans un communiqué.
L’action Vallourec prenait près de 8% en fin de matinée, à la suite de l’annonce d’accords portant sur une nouvelle ligne de crédit de 450 millions d’euros et l’extension d’une ligne de crédit de 80 millions de dollars (71 millions d’euros). Le spécialiste français des tubes sans soudure a précisé que la ligne de crédit renouvelable supplémentaire, d'échéance février 2020, était conditionnée au respect du maintien de son ratio d’endettement sur capitaux propres consolidés à un niveau n’excédant pas 75%. Elle sera disponible sous réserve de la réalisation de son projet d’augmentation de capital pour un montant global d’un milliard d’euros.
Technip a annoncé hier avoir été informé par le groupe public danois Dong Energy de l’arrêt d’un contrat pour construire une plate-forme pétrolière et gazière pour son champ Hejre, repoussant ainsi un projet majeur. Dong a estimé de son côté que le consortium constitué de Technip et du sud-coréen Daewoo Shipbuilding & Marine n’avait pas rempli ses engagements. « Nous sommes en désaccord avec le communiqué de Dong et nous défendrons l’intérêt de notre consortium, tout en satisfaisant nos obligations contractuelles », précise le groupe français. Ce projet fait partie des contrats en difficulté pour lesquels Technip avait passé une charge exceptionnelle en juillet 2015.
L’autorité américaine chargée de la protection du consommateur a porté plainte hier contre Volkswagen pour publicité mensongère, dans le cadre du scandale lié aux émissions polluantes de ses véhicules diesel. La Federal Trade Commission (FTC) estime que les consommateurs ont subi des «milliards de dollars de préjudice» en raison de ces publicités dans lesquelles le constructeur présentait ses modèles diesel comme peu polluants. Le groupe risque une sanction pouvant aller jusqu'à 15 milliards de dollars. Par ailleurs, l’agence de presse DPA a écrit que Volkswagen pourrait suspendre son dividende suite au scandale. Volkswagen a perdu 1,45% hier à la Bourse de Francfort.
E.ON a relevé ses prévisions de bénéfices pour cette année, à la faveur d’une diminution de ses coûts d’approvisionnement en gaz naturel négociée avec son fournisseur russe Gazprom. Les nouvelles conditions tarifaires négociées avec Gazprom, qui portent sur des contrats de long terme de livraison de gaz, vont se traduire par un effet exceptionnel positif de 380 millions d’euros dans les comptes d’E.ON du premier trimestre, selon un communiqué. Le groupe allemand attend désormais un excédent brut d’exploitation (ou Ebitda) compris entre 6,4 et 6,9 milliards d’euros, une fourchette de 500 millions plus élevée que la prévision communiquée au début du mois. Le bénéfice net récurrent devrait s'établir pour sa part entre 1,5 et 1,9 milliard d’euros, contre une précédente fourchette de 1,2 à 1,6 milliard.
Après Telecom Italia, dont l’administrateur délégué a démissionné la semaine dernière sous la pression de son actionnaire Vivendi, un autre grand opérateur de télécoms européen va changer de directeur général, cette fois de façon volontaire. Telefonica a annoncé ce matin le départ de Cesar Alierta de son poste de président exécutif. Il sera remplacé par l’actuel directeur général délégué, Jose Maria Alvarez-Pallete. Agé de 70 ans, Cesar Alierta a occupé le poste de président exécutif pendant 16 ans. Il restera membre du conseil d’administration de Telefonica. Ce changement à la tête du groupe prendra effet le 8 avril.
La volatilité récente sur les marchés actions aura probablement facilité le choix de KKR pour la cession de SMCP (Sandro, Maje, Claudie Pierlot). Selon le Financial Times et Le Figaro, le fonds américain est sur le point de signer la vente du groupe de mode français au chinois Shandong Ruyi Group pour une valeur de 1,3 milliard d’euros dette comprise. Celle-ci atteindrait 290 millions d’euros. KKR (actionnaire à hauteur de 70% du capital) et les fondatrices et dirigeants (qui détiennent le solde) conserveraient des participations minoritaires. Si elle était avérée, l’opération serait juteuse pour KKR, qui avait valorisé SMCP 650 millions d’euros en 2013. Dans l’intervalle, Sandro Maje a doublé son chiffre d’affaires (à 675 millions en 2015), dont plus de la moitié à l’étranger. Son excédent brut d’exploitation atteint 107 millions (+44% par rapport à 2014). Pour céder son actif, KKR a mené un dual track : des processus d’appel d’offres et d’introduction en Bourse menés en parallèle, permettant au vendeur de choisir au dernier moment.