Pénalisé par la faiblesse des cours du pétrole, Maurel & Prom a annoncé jeudi qu’il allait réduire cette année son programme d’exploration aux seuls engagements contractuels minimum, soit 17 millions de dollars (15 millions d’euros), un budget en baisse de 46% d’un an sur l’autre. Le groupe pétrolier français, qui s’estime bien placé pour participer à la consolidation du secteur, a vu son résultat opérationnel courant tomber à 9 millions d’euros en 2015, après 265 millions un an plus tôt. Il affiche une perte nette de 95 millions d’euros, contre un bénéfice de 13 millions.
Bouygues et Orange se donnent un peu plus de temps, jusqu'à dimanche, pour arriver à se mettre d’accord sur le rachat de Bouygues Telecom. Occupés depuis plusieurs mois par ce dossier compliqué, qui impliquent également leurs concurrents SFR et Free, les deux opérateurs avaient initialement fixé la date limite au 31 mars. Mais les conseils d’administration des deux groupes, qui se sont réunis hier, ont reconnu chacun de leur côté que les discussions n’avaient pas permis de lever tous les points bloquants. Bouygues a indiqué que ses administrateurs se réuniront de nouveau «avant la fin du week-end prochain afin de prendre une position définitive sur la poursuite de ce projet de rapprochement».
La société biopharmaceutique spécialisée dans le traitement de maladies auto-immunes GeNeuro veut lever 35 à 46,3 millions d’euros à l’occasion de son introduction à la Bourse de Paris. «L’opération envisagée est destinée à fournir à GeNeuro les moyens nécessaires pour accélérer son développement et celui de son candidat médicament GNbAC1» pour le traitement de la sclérose en plaque, explique l’entreprise, scindée en 2006 de l’Institut Mérieux. La fourchette de prix va de 12,65 euros à 15,95 euros par action. Le laboratoire Servier, actionnaire depuis décembre 2015, s’est engagé avec l’Institut Mérieux à investir 9,5 millions d’euros à l’occasion de l’introduction en Bourse. Les deux groupes détiennent ensemble plus de 45% du capital de GeNeuro. Bryan Garnier est coordinateur global, chef de file et teneur de livre associé de l’opération. SG CIB est chef de file et teneur de livre associé.
A quelques semaines de son entrée au conseil d'administration, l'homme d'affaires, via sa holding Peninsula, a porté à 8,05% sa participation au capital du distributeur.
Gameloft a annoncé hier avoir déposé un recours devant la cour d’appel de Paris contre la décision de conformité du projet d’OPA de Vivendi. Le spécialiste des jeux vidéo sur mobile, opposé à cette offre non sollicitée, invoque « les manquements de Vivendi aux principes directeurs des offres publiques, ainsi qu’aux obligations légales et réglementaires visant à assurer la transparence et la bonne information du marché ». Il a saisi le premier président de la cour d’appel de Paris d’une requête aux fins de sursis à exécution de cette décision, jusqu’au prononcé de l’arrêt de la cour à intervenir au fond.
Boeing va supprimer d’ici le milieu de l’année environ 4.000 emplois dans ses activités d’avions de ligne et 550 autres dans sa division d’essais et de tests en laboratoire, ont déclaré hier deux porte-parole du groupe américain. Ces suppressions incluront des postes de direction et d’encadrement. Le groupe va par ailleurs réduire de 10% environ les effectifs de sa division de tests et d'évaluation, qui emploie actuellement 5.700 personnes.
Le groupe taïwanais d'électronique Foxconn a annoncé hier qu’il allait porter à 66% sa participation au capital du japonais Sharp au prix de 88 yens par action, soit un total d’environ 389 milliards de yens (3,06 milliards d’euros) et 100 milliards de moins que prévu initialement. Hon Hai Precision Industry, principale société du groupe Foxconn, détiendra 26,14% de Sharp et sa filiale Foxconn (Far East) 18,41%. D’autres sociétés du groupe, Foxconn Technology et Sakai en posséderont 13% et 8,45%.
L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) s’oppose à la nomination de Jean-Pierre Farandou à la présidence du conseil d’administration de SNCF Réseau pour succéder à Jacques Rapoport, démissionnaire. Selon le régulateur du rail, dont l’avis est juridiquement contraignant, «l’examen de la candidature de Jean-Pierre Farandou met en évidence des liens d’intérêts objectifs résultant de son parcours professionnel intégralement réalisé au sein du groupe SNCF». Il est actuellement PDG de Keolis, filiale à 70% de la SNCF.
Christian Taxil, administrateur salarié d’EDF parrainé par la CFE-CGC, a estimé dans une lettre d’information que les conditions n'étaient pas réunies pour qu’il approuve le projet de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, en Angleterre. Il souligne que «les changements intervenus sur le projet entre 2013 et 2016 engendrent pour EDF une exposition au risque bien plus élevée» et que la situation financière du groupe «est désormais fragilisée par les conditions de marché particulièrement mauvaises». Le conseil d’administration d’EDF, qui compte 18 membres dont un tiers élus par les salariés, doit se prononcer début mai.
S&P a placé la perspective de la note de Quick (B-) de stable à négative. L’agence s’inquiète du risque que fait peser le changement d’enseigne des restaurants français de Quick en Burger King à la suite de l’achat de la chaîne belge par le groupe Bertrand. «Si le changement de nom ne génère pas suffisamment d’Ebitda, cela pourrait créer une structure financière intenable et rendre hautement probable une rupture de covenant», écrit S&P. Au total, l’agence table sur 255 millions d’euros d’investissements. En excluant la dette mezzanine, le ratio de levier de Quick pourrait monter à 7 fois l’Ebitda en 2016 et 7,2 fois en 2017, calcule S&P. Par ailleurs, Reuters indique que le groupe Bertrand a mandaté Lazard pour vendre les restaurants en Belgique et au Luxembourg.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier une étude comparée des codes de gouvernement d’entreprise dans dix pays européens. Sur 15 rapports étudiés, plus d’un tiers d’entre eux sont établis sur des constats exclusivement statistiques. Mais huit s’attachent, comme celui de l’AMF, à apprécier de manière plus qualitative le respect du principe «appliquer ou expliquer». La France et la Belgique émettent des recommandations sur l’application des codes. Seule la France pratique le name and shame. « Le code Afep-Medef apparaît assez précis, notamment sur l’évaluation du conseil, sa féminisation et les critères d’octroi de la rémunération variable. Cependant, d’autres codes vont plus loin », notamment « sur l’indépendance du président du conseil et sa rémunération, le rôle et les missions de l’administrateur référent et son indépendance », conclut l’AMF.
Pfizer et Allergan ont annoncé hier avoir reçu une demande d’informations complémentaires de la part de la Federal Trade Commission en ce qui concerne leur fusion. Cette demande de l’autorité américaine de la concurrence prolonge de 30 jours, après la transmission des informations requises, la période d’attente prévue dans le cadre de la législation antitrust. Les deux sociétés ont précisé avoir anticipé une telle demande. Elles prévoient toujours de boucler l’opération dans le courant du deuxième semestre 2016.
Telecom Italia annonce avoir choisi Flavio Cattaneo comme nouvel administrateur délégué, quelques jours après la démission de son prédécesseur Marco Patuano, sur fond de divergences stratégiques avec Vivendi, son principal actionnaire. Flavio Cattaneo, administrateur indépendant de l’opérateur télécoms italien, a une longue expérience des entreprises publiques, y compris en tant que directeur général du groupe de télédiffusion Rai et qu’administrateur délégué du gestionnaire de réseaux électriques Terna.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier une étude comparée des codes de gouvernement d’entreprise dans dix pays européens. Parmi ses principaux constats, à l’exception de la France et du Royaume-Uni, les pays de l’échantillon ne disposent que d’un seul code. La France est le seul pays où les codes sont élaborés par des associations représentant les émetteurs. Dans cinq pays (Belgique, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni), le contrôle de l’application de ces codes donne lieu à la rédaction d’un rapport par le régulateur de marché. Dans les autres, ce rapport est élaboré par une ou plusieurs entités privées.
La justice italienne enquête sur Royal Dutch Shell concernant l’acquisition d’un gisement pétrolier au large du Nigeria, a déclaré aujourd’hui la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise. Le parquet de Milan a ouvert une instruction sur des soupçons de corruption à l'échelle internationale, concernant l’acquisition en 2011 du gisement nigérian OPL-245 par la compagnie pétrolière italienne Eni et Shell pour 1,3 milliard de dollars. Les justices italienne et néerlandaise collaborent pour déterminer si les deux compagnies ont versé des pots de vin pour obtenir l’exploitation du site. Le siège de Shell à La Haye a fait l’objet d’une perquisition menée par des policiers et des magistrats néerlandais en février dans le cadre de cette même affaire, a ajouté le porte-parole de Shell.
C’est un nouveau coup dur pour la gouvernance de la SNCF. Saisie comme le prévoit la loi de 2014 sur la réforme du ferroviaire en France, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) s’oppose à la nomination de Jean-Pierre Farandou à la présidence du conseil d’administration de SNCF Réseau pour succéder à Jacques Rapoport, démissionnaire. Selon le régulateur du rail, dont l’avis est juridiquement contraignant, «l’examen de la candidature de Jean-Pierre Farandou met en évidence des liens d’intérêts objectifs résultant de son parcours professionnel intégralement réalisé au sein du groupe SNCF». Il est actuellement PDG de Keolis, filiale à 70% de la SNCF. «Sans que soient nullement en jeu les qualités personnelles ou les compétences de l’intéressé, l’Arafer considère que les responsabilités exercées et les liens professionnels étroits noués avec SNCF Mobilités tout au long de cette carrière, sont de nature à susciter, vis-à-vis des tiers, un doute légitime sur l’indépendance de la personne concernée», ajoute l’Arafer. Le groupe ferroviaire public va donc devoir trouver un nouveau candidat.
S&P a placé la perspective de sa notation sur Quick de stable à négative. L’agence s’inquiète du risque opérationnel que fait peser le changement d’enseigne en Burger King à la suite de son rachat par le groupe Bertrand. La note à long terme est actuellement à B-. «Si le changement de nom ne génère pas suffisamment d’Ebitda, cela pourrait créer une structure financière intenable et rendre hautement probable une rupture de covenant», écrit S&P. Seuls les restaurants français sont concernés par le changement d’enseigne. En 2016, 40 d’entre eux passeront sous la marque Bruger King, puis 90 en 2017 et 2018. Chaque restaurant devrait fermer environ 2 mois, le temps des travaux. Au total, l’agence table sur 255 millions d’euros d’investissements cumulés sur ces trois années. En excluant les instruments de mezzanine, le ratio de levier de Quick pourrait monter à 7 fois l’Ebitda en 2016 et 7,2 fois en 2017, calcule S&P.
Christian Taxil, administrateur salarié d’EDF parrainé par la CFE-CGC, a estimé dans une lettre d’information que les conditions n'étaient pas réunies pour qu’il approuve le projet de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Il souligne que «les changements intervenus sur le projet entre 2013 et 2016 engendrent pour EDF une exposition au risque bien plus élevée» et que la situation financière du groupe «est désormais fragilisée par les conditions de marché particulièrement mauvaises».
Le groupe taïwanais d'électronique Foxconn a annoncé ce matin qu’il allait porter à 66% sa participation au capital du japonais Sharp en achetant des actions au prix unitaire de 88 yens, soit un montant total d’environ 389 milliards de yens (3,06 milliards d’euros), inférieur de près de 100 milliards de yens à celui prévu initialement. A l’issue de l’opération, Hon Hai Precision Industry, principale société du groupe Foxconn, détiendra 26,14% de Sharp et sa filiale Foxconn (Far East) 18,41%. D’autres sociétés du groupe, Foxconn Technology et Sakai International Holdings, possèderont respectivement 13% et 8,45% de Sharp.
Le producteur américain d'épices McCormick se dit disposé à relever son offre sur le britannique Premier Foods, qui l’a déjà éconduit à deux reprises, à condition que celui-ci l’accepte et la recommande à ses actionnaires. McCormick propose désormais 65 pence par action, en numéraire, ce qui correspond à une valeur d’entreprise de 1,5 milliard de livres (1,9 milliard d’euros) pour sa cible. Ce prix représente un peu plus du double du cours de clôture de Premier Foods le 23 mars, quand McCormick a rendu public son intérêt pour l’entreprise.
Boeing va supprimer d’ici le milieu de l’année environ 4.000 emplois dans ses activités d’avions de ligne et 550 autres dans sa division d’essais et de tests en laboratoire, ont déclaré mercredi deux porte-paroles du groupe américain. Le constructeur aéronautique prévoit 1.600 suppressions de postes dans la division d’aviation civile par le biais de départs volontaires. Ces suppressions incluront des postes de direction et d’encadrement. Le groupe va par ailleurs réduire de 10% environ les effectifs de sa division de tests et d'évaluation, qui emploie actuellement 5.700 personnes.
Península Participações, la société d’investissement familiale du milliardaire brésilien Abilio Diniz, a porté à 8,05% sa participation dans le capital de Carrefour, quelques semaines après l’annonce de son entrée prochaine au conseil d’administration du distributeur français. Dans un communiqué, le groupe Península, basé à São Paulo, déclare avoir acquis 2,98% supplémentaires de Carrefour. Abilio Diniz est également un partenaire important de Carrefour au Brésil, Peninsula détenant environ 12% du capital de la filiale brésilienne du distributeur.
Toshiba a confirmé mercredi la vente de ses produits blancs au chinois Midea Group, une opération qui se traduira par un gain de 90 milliards de yens (708 millions d’euros) dans ses comptes du trimestre avril-juin, premier de son exercice 2016-2017. Le groupe japonais précise qu’il a conclu un accord sur la vente d’une participation de 80,1% de sa division de produits blancs à Midea pour 53,7 milliards de yens. Le gain provenant de l’opération dépasse le montant de la transaction car l’endettement de la division sera retiré du bilan de Toshiba.
Tata Steel a annoncé mercredi sa décision de céder toutes ses activités au Royaume-Uni, tirant ainsi un trait sur près de dix ans de présence dans ce secteur outre-Manche. Citant des coûts de production élevés, une faiblesse du marché intérieur et une hausse des importations en Europe en provenance de Chine, le sidérurgiste indien estime ne pas être mesure d’améliorer la position de sa filiale britannique, qui emploie quelque 15.000 personnes.
Metro a annoncé ce matin un projet de scission en deux qui verrait ses activités dans l’alimentaire regroupées au sein d’une entité cotée séparément tandis que l'électronique grand public resterait dans le périmètre actuel. Cette réorganisation ouvrira de nouvelles perspectives de croissance et augmentera la valeur boursière en permettant aux deux sociétés de se concentrer sur leurs activités respectives, explique le distributeur allemand dans un communiqué.
L’action Vallourec prenait près de 8% en fin de matinée, à la suite de l’annonce d’accords portant sur une nouvelle ligne de crédit de 450 millions d’euros et l’extension d’une ligne de crédit de 80 millions de dollars (71 millions d’euros). Le spécialiste français des tubes sans soudure a précisé que la ligne de crédit renouvelable supplémentaire, d'échéance février 2020, était conditionnée au respect du maintien de son ratio d’endettement sur capitaux propres consolidés à un niveau n’excédant pas 75%. Elle sera disponible sous réserve de la réalisation de son projet d’augmentation de capital pour un montant global d’un milliard d’euros.
Le Massachusetts et les îles Vierges ont à leur tour lancé une enquête contre Exxon, soupçonné d’avoir trompé les investisseurs sur le risque climatique.