La CGT a annoncé hier que, selon ses estimations, le plan d'économies «Lean 2018» d’Engie pourrait entraîner plus de 10.000 suppressions de postes, chiffre réfuté par l'énergéticien. Ce programme présenté en début d’année vise des économies récurrentes sur ses coûts opérationnels dont l’impact cumulé net sur l’excédent brut d’exploitation doit atteindre 1 milliard d’euros d’ici à 2018. Eric Buttazzoni, délégué syndical central CGT de Engie SA, a souligné que la direction visait 2,8 milliards d’euros d'économies opérationnelles dans le cadre de son plan, ajoutant qu’une partie de ces économies, estimée à 700 millions, proviendrait des réductions d’effectifs. Toujours selon la CGT, Engie prévoit déjà de supprimer 345 postes dans son pôle exploration-production, dont la cession est envisagée, 200 dans ses services informatiques, 567 dans ses centres d’appels, 100 dans le trading, 200 dans ses activités «entreprises et collectivités» et 400 dans des fonctions globales.