McDonald’s a vu la croissance de ses ventes ralentir plus fortement que prévu aux Etats-Unis au deuxième trimestre et a reconnu être confronté à un « environnement difficile sur plusieurs marchés clés ». A périmètre comparable, les ventes des restaurants américains ont augmenté de 1,8% au deuxième trimestre, loin de la hausse de 3,2% que les analystes attendaient selon le consensus de Consensus Metrix. En données brutes, le chiffre d’affaires a diminué de 3,5% à 6,27 milliards de dollars. Le bénéfice net baisse de 9,1% à 1,09 milliard de dollars.
Les actionnaires d’EDF ont donné mardi leur feu vert au conseil d’administration pour mettre en œuvre son augmentation de capital de 4 milliards d’euros, à laquelle l’Etat français s’est engagé à participer à hauteur de 3 milliards. Les résolutions ont été approuvées par l’assemblée générale de l'électricien, dont l’Etat français détient 84,9% du capital. L’opération doit permettre à EDF de renforcer son bilan.
Les obligations du groupe de prêt-à-porter IKKS ont atteint leur niveau le plus faible depuis plus d’un an hier après la décision de S&P de dégrader sa note de crédit d’un cran supplémentaire dans la catégorie spéculative, à B-. La souche de 320 millions d’euros à échéance juillet 2021 a chuté de 3% à 90 cents pour un euro, portant son rendement à 9,3%, selon les informations de Bloomberg. L’agence de notation justifie sa décision par des anticipations de bénéfices dégradées, qui pourraient amener IKKS à rompre certaines clauses de contrats de crédit.
Les ventes d’iPhone par Apple ont baissé depuis deux trimestres consécutifs, mais leur recul de 15% au cours du troisième trimestre fiscal de la firme à la pomme (clos le 25 juin) n’est pas aussi prononcé qu’on le craignait. Apple a précisé qu’il avait vendu 40,4 millions d’iPhone, alors que les analystes anticipaient 40,02 millions, suivant le consultant spécialisé FactSet StreetAccount. Le groupe américain avait annoncé une baisse de 16,3% des ventes d’iPhone au trimestre précédent. Apple a annoncé un bénéfice net en recul de 27% à 7,8 milliards de dollars. Son chiffre d’affaires recule de 14,6% (à 42,36 milliards), mais il bat le consensus Thomson Reuters, qui le donnait à 42,09 milliards. Le pôle services, qui regroupe App Store, Apple Pay, iCloud entre autres, a réalisé un revenu de près de 6 milliards de dollars, en hausse de 18,9%.
United Technologies a publié des résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre. Le groupe industriel, fabricant des moteurs d’avion Pratt & Whitney, fait état d’un bénéfice net en baisse de 11% à 1,37 milliard de dollars, pour un chiffre d’affaires en hausse de 1% à 14,87 milliards. Le consensus Thomson Reuters les voyait respectivement à 1,26 et 14,7 milliards. United Tech a relevé de 15 cents la limite basse de sa prévision du bénéfice par action 2016 à 6,45 dollars, en maintenant la borne haute à 6,6 dollars.
Seb a affiché sa confiance en ses performances pour 2016 à l’occasion de la publication de ses comptes semestriels. Le spécialiste du petit équipement domestique a vu ses ventes augmenter de 2,4% à 2,16 milliards d’euros (+6% en organique). Son résultat opérationnel d’activité a cru de 17,7% (+60% en organique) à 172 millions, reflet des hausses de prix (en Russie, en Ukraine et en Amérique Latine) et de gains de productivité, malgré un environnement difficile sur les devises. Pour 2016, Seb vise une croissance organique supérieure à 5% et une progression de son résultat opérationnel d’activité à éléments constants supérieure à 10%. Le titre s’est envolé de 7,1% hier, terminant à un record de 122,65 euros.
Le titre Sprint a bondi hier après que l’opérateur mobile américain a fait état hier d’un revenu supérieur aux attentes, les rabais consentis lui ayant permis d’augmenter de 173.000 le nombre d’abonnés postpayés au premier trimestre (clos le 30 juin) – un record depuis 9 ans. Il a également annoncé un retour à un flux de trésorerie positif pour l’ensemble de son exercice fiscal. Mais la perte nette s’est creusée à 302 millions de dollars, contre 20 millions un an plus tôt. Alors que le marché évalue les conséquences des ambitions de son actionnaire SoftBank à l’égard d’ARM, Sprint a indiqué avoir les moyens de financer ses activités et respecter ses échéances cette année.
Gecina a confirmé hier dans un communiqué qu’il n’y avait « pas matière à surenchère, son offre ayant été reconnue comme mieux-disante par les membres du conseil de surveillance de Foncière de Paris qui ne sont pas en situation de conflit d’intérêts », alors que le groupe immobilier est en concurrence avec Eurosic pour acquérir Foncière de Paris.
Baidu, le premier moteur de recherche en ligne chinois, a annoncé le retrait de l’offre faite en février sur sa participation de 80,5% au capital de la société de vidéos en ligne iQiyi.com. Baidu a précisé que le groupe d’acquéreurs n’avait pas pu se mettre d’accord sur un prix. L’offre avait suscité les inquiétudes de certains investisseurs, car elle émanait des patrons de Baidu et iQiyi eux-mêmes. iQiyi était alors estimé à 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros).
Luxottica, premier opticien mondial, a réduit son objectif de bénéfice pour 2016, après avoir publié un bénéfice opérationnel ajusté (Ebit) en repli de 2,5% à 857 millions d’euros au premier semestre, en raison du mauvais temps et de la faiblesse du marché américain. Son chiffre d’affaires a atteint 4,72 milliards d’euros (+0,7%, +1,6% à devises constantes). Luxottica a réduit sa prévision de croissance de ses ventes à devises constantes pour l’année de 5-6% à 2-3%. Il s’attend à ce que la croissance de l’Ebit soit du même ordre, alors qu’il prévoyait précédemment une croissance de 1,5 fois celle du chiffre d’affaires.
En intégrant les activités de Yahoo, rachetées 4,8 milliards de dollars, et celles d'AOL, l'opérateur américain espère s'imposer dans la publicité mobile.
Le groupe allemand a vendu des actifs belges valorisés 312 millions d’euros au cimentier italien suite au rachat d’Italcementi annoncé en juillet 2015. «Avec la cession des actifs belges, nous respectons notre obligation vis-à-vis de la Commission européenne et améliorons la situation financière nette de HeidelbergCement», a précisé le président du directoire d’HeidelbergCement, Bernd Scheifele.
Le groupe néerlandais de matériel électronique a fait état hier d’un excédent brut d’exploitation (Ebita) de 544 millions d’euros au deuxième trimestre conforme aux attentes. La marge d’Ebita est quant à elle remontée à un niveau de 9,3%, contre 6,8% au premier trimestre et 11% visé par le groupe sur l’ensemble de l’année.
Orange et Canal+ ont annoncé hier le lancement d’une offre commune qui permettra à certains abonnés à la fibre de l’opérateur télécoms de bénéficier sans surcoût d’un bouquet de chaînes payantes distribuées par CanalSat. Vivendi, maison-mère de Canal+, est en quête de partenariats avec les opérateurs télécoms pour améliorer la distribution de ses contenus. Actionnaire de l’espagnol Telefonica et de Telecom Italia, le groupe dirigé par Vincent Bolloré avait déclaré vouloir conclure d’autres alliances en Europe, évoquant pour la France Orange et Iliad.
Europcar a révisé hier en baisse ses objectifs pour 2016 en invoquant un environnement « affaibli », notamment par le Brexit et les attaques terroristes en Europe. Le spécialiste de la location de véhicules vise désormais une « légère hausse » de son chiffre d’affaires organique, ainsi qu’un « corporate Ebitda » ajusté supérieur aux 251 millions d’euros de 2015. Il tablait précédemment sur une croissance de 3% à 5% et un corporate Ebidta supérieur à 275 millions. Europcar confirme toutefois viser un taux de distribution des dividendes équivalent à au moins 30% du bénéfice net. Le groupe a enregistré au premier semestre un résultat net de 3 millions d’euros (contre une perte de 157 millions au premier semestre 2015), un corporate Ebidta de 55 millions et un chiffre d’affaires stable de 948 millions.
L’excédent brut d’exploitation est tombé à un niveau insupportable par rapport à l’endettement du groupe. Le plan stratégique devrait être prêt à la fin de l’été.
La « French Tech », initiative visant à soutenir les start-up françaises, a pris un nouvel élan hier. Lancée en novembre 2013, la French Tech désigne à la fois les écosystèmes locaux des start-up et un label pour améliorer leur visibilité à l’étranger. Outre la reconduction du label pour les 13 métropoles déjà labellisées en région, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron et la secrétaire d’Etat au Numérique Axelle Lemaire ont annoncé la prolongation de cette initiative, avec la mise en place de neuf réseaux thématiques. Centrés sur la santé, l’internet des objets, les technologies de l'éducation et des loisirs, ou encore le développement durable, ces réseaux visent à associer de nouveaux territoires à French Tech.
Le belge Umicore et le chinois Sinochem figurent parmi les candidats à l’acquisition d’Atotech, filiale allemande de chimie de spécialité de Total, a appris Reuters. Les offres préalables doivent parvenir au plus tard aujourd’hui. Atotech est estimé à 3 milliards d’euros, pour 250 millions d’Ebitda estimé en 2016. Arkema (ex-filiale de Total) et BASF ont regardé le dossier, mais ne devraient pas faire de propositions, contrairement aux fonds CVC, Cinven, BC Partners, Advent, Bain and Carlyle. Le processus est organisé par Barclays.
Alors que le Brexit a assombri les perspectives pour la compagnie aérienne, la hausse conjoncturelle du trafic lui permet de conserver ses marges au premier trimestre.
Le groupe de services prépayés affiche une progression de 8,4% de son volume d’émission au premier semestre. Le Brésil a résisté, en dépit d’un effet devise défavorable.
Alors que les enchères sur les CDS du groupe brésilien se sont tenues le 21 juillet, deux groupes de créanciers obligataires s'opposent sur la marche à suivre.
FPS Towers, principal concurrent de TDF pour l’hébergement d'équipements télécoms, est mis en vente par son propriétaire, le fonds Antin Infrastructure Partners. Selon une source contactée par Reuters, la transaction pourrait atteindre un milliard d’euros, signe de l’appétit pour ces sociétés qui louent leurs équipements dans le cadre de contrats de long terme. Née fin 2012 après l’acquisition de 2.000 pylônes à Bouygues Telecom, l’entreprise exploite aujourd’hui 2.500 pylônes et 20.000 toits terrasse et a pour clients les principaux opérateurs télécoms. Elle a dégagé en 2015 53 millions d’euros de revenus, en hausse de 40%. Antin a mandaté JPMorgan pour mener à bien la vente qui serait officiellement lancée en septembre.