Le groupe japonais Takata est sur le point de conclure un accord avec le ministère américain de la Justice et pourrait débourser jusqu'à un milliard de dollars (963 millions d’euros) pour mettre un terme à l’enquête pénale ouverte dans le dossier impliquant des airbags défectueux de sa fabrication, rapportait hier le Wall Street Journal. Au moins 184 personnes ont été blessées aux Etats-Unis dans des incidents ou des accidents impliquant des airbags produits par Takata. L’affaire a conduit plusieurs constructeurs automobiles clients de l'équipementier nippon à rappeler des millions de voitures.
Les dirigeants de la fédération de l’industrie allemande BDI, de la fédération DIHK des chambres de commerce et de la fédération des employeurs ont tous exprimé leurs craintes quant aux incertitudes planant sur 2017, en particulier les élections en Allemagne et en France et les velléités en matière de protectionnisme exprimées par certains pays. Ils redoutent que l’instabilité politique progresse en raison de l’incertitude sur la croissance dans les pays occidentaux, de la montée du populisme et de l’autocratie grandissante, ce qui pèserait sur les entreprises exportatrices.
Les ennuis de Toshiba, confronté à la perspective d’une dépréciation de plusieurs milliards de dollars sur ses activités américaines, ont continué mercredi avec un plongeon de 20% en Bourse et une dégradation de sa note de crédit par Standard & Poor’s. S&P a réduit la note d’un cran, de B à B-, avec une perspective négative. Elle s’enfonce donc un peu plus en territoire spéculatif. L’action avait déjà perdu 12% mardi: le conglomérat japonais a ainsi perdu 5 milliards de dollars (4,8 milliards d’euros) de capitalisation en deux jours.
Le fabricant et distributeur américain de sacs à main et accessoires de luxe Kate Spade envisage de se mettre en vente et recherche un éventuel acquéreur, rapportait hier le Wall Street Journal. Parmi les candidats potentiels figurent plusieurs distributeurs. L’action Kate Spade, dont la valorisation était de 1,86 milliard de dollars (1,79 milliard d’euros) mardi en clôture, s’est envolée de plus de 20% hier après la parution de l’article. Le fonds spéculatif américain Caerus Investors a demandé à Kate Spade le mois dernier de se mettre en vente, estimant que la société est une cible idéale pour une OPA vu sa valorisation.
La Commission fédérale du commerce (FTC) a annoncé hier que le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim avait accepté de céder cinq types de produits de santé animale, pour remédier aux problèmes de concurrence soulevés par l’accord d'échange d’actifs avec Sanofi. L'échange comprend le rachat par Boehringer de Merial, l’activité santé animale de Sanofi, valorisé 11,4 milliards d’euros, en échange de l’activité de santé grand public du groupe allemand, valorisée à 6,7 milliards d’euros. L’autorité américaine de la concurrence a déclaré dans un communiqué que, faute de réaliser ces cessions, l'échange d’actifs proposé «perturberait la concurrence sur le marché américain pour plusieurs vaccins pour animaux de compagnie et certains produits de contrôle des parasites bovins et ovins». La FTC avait donné son aval sous condition à cette opération en novembre 2016.
Air France propose que le futur accord d’entreprise des hôtesses et stewards soit conclu pour 5 ans et conduise à un gain de productivité de l’ordre de 7,5%, a appris hier l’AFP auprès des syndicats. Le texte fixant l’organisation du travail, les règles de rémunération et le déroulé de carrière des personnels navigants commerciaux arrive à échéance fin février. Les négociations ont repris mi-décembre à partir d’un texte de la direction fixant pour objectif un gain de productivité de 1,5% par an, soit 7,5% sur l’ensemble de la durée de l’accord, a appris l’AFP auprès du SNPNC et de l’Unac. Selon ces sources, la direction assure vouloir uniquement «compenser» la hausse annuelle de 1,5% du GVT (glissement vieillesse technicité). «Mais les efforts demandés sont plutôt de l’ordre de 25 à 30%», assure Christophe Pillet (SNPNC-FO), interrogé par l’AFP.
Petrobras a annoncé hier avoir vendu sa participation de 46% dans le producteur d’ethanol Guarani SA à son partenaire français Tereos pour 202 millions de dollars et les unités pétrochimiques Petroquimica Suape et Citepe au mexicain Alpek SAB pour 385 millions. Mais malgré ces cessions, la compagnie pétrolière publique brésilienne a indiqué qu’elle allait manquer son objectif de cessions pour 2015 et 2016 de 1,5 milliard de dollars, sur un total de 15,1 milliards.
La rémunération médiane des hauts dirigeants d'entreprises de six pays d'Europe a atteint 1,315 million d'euros en 2016, selon une enquête de l' Executive remuneration research centre (Vlerick Business School) publié en décembre 2016.
Eurofins Scientific a acquis ASL Análises Ambientais, l’un des principaux laboratoires brésiliens d’analyses environnementales. La société emploie 150 personnes et prévoit de dégager en 2016 un chiffre d’affaires de 25 millions de réaux (7,3 millions d’euros). Sa marge d’Ebitda est déjà située au niveau de l’objectif d’Eurofins, indique le groupe français. Avec Anatech, acquis en 2014, ASL permettra à Eurofins de devenir le principal fournisseur brésilien d’analyses environnementales.
Pour faciliter l'implantation de la société sur le premier marché automobile mondial, Audi, BMW et Daimler accueillent au capital NavInfo, Tencent et GIC.
Airbus a annoncé hier le report d’un an de 12 livraisons d’A380 à Emirates, le principal client du très gros porteur. Emirates avait fait état en novembre de problèmes techniques concernant les moteurs Rolls-Royce des A380 qui devaient lui être livrés. Six livraisons sont reportées de 2017 à 2018 et six autres de 2018 à 2019 à la suite d’un accord conclu entre Emirates et le motoriste britannique Rolls-Royce et d’un deuxième accord conclu ensuite entre la compagnie émiratie et Airbus, précise le constructeur aéronautique européen dans un communiqué. Airbus reconfirme aussi son objectif de réduction de ses livraisons d’A380 à 12 par an annoncé en juillet dernier. Le constructeur souligne également qu’il accélérera la réduction de ses coûts fixes pour que l’impact du report des livraisons à Emirates soient minime sur l'équilibre financier du programme qu’il espère maintenir en 2017.
Les ventes de Rosoboronexport, l'établissement public russe d’exportation d’armes, atteindront probablement cette année environ 13 milliards de dollars (12,44 milliards d’euros), a déclaré hier Sergueï Tchemezov, le patron du conglomérat industriel Rostec, qui possède Rosoboronexport. Le chiffre d’affaires de l’exportateur s'était élevé en 2015 à 12,7 milliards de dollars (12,15 milliards d’euros), a précisé un porte-parole de Rostec. Si Sergueï Tchemezov est visé par des sanctions américaines et européennes en raison du rôle de Moscou dans la crise ukrainienne, les Etats-Unis ont levé certaines sanctions imposées à Rosoboronexport car ils possèdent certains hélicoptères fabriqués par le groupe et ont besoin de pièces détachées, a déclaré le patron de Rostec.
Le groupe japonais Panasonic va investir plus de 30 milliards de yens (245 millions d’euros) dans une usine de fabrication de cellules et modules photovoltaïques du constructeur américain de voitures électriques Tesla Motors. L’usine de Tesla lancera la production de modules photovoltaïques à partir de l'été prochain, avec une montée en charge à un gigawatt d’ici 2019. L’investissement renforce un partenariat de long terme entre les deux groupes annoncé en octobre. Panasonic réduit son activité dans l'électronique grand public aux faibles marges pour se recenter sur les composants automobiles et d’autres activités visant les entreprises. Tesla travaille en exclusivité avec Panasonic pour la fourniture de batteries du Model 3, la première voiture du constructeur lancée à grande échelle et des Model S et X.
Nexans a annoncé hier avoir remporté auprès de Qatar General Electricity & Water Corporation un contrat de 300 millions d’euros pour la fourniture de câbles basse et moyenne tension destinés à des projets d’infrastructures au Qatar. «Par ce contrat, le groupe va contribuer à répondre à la demande croissante d'énergie et à faciliter le développement d’infrastructures en fournissant des câbles à l'émirat», commente Nexans dans un communiqué.
La Chine a annoncé hier un important effort d’investissement dans le tourisme, marqué notamment par la volonté de développer les régions industrielles et d’améliorer l’hygiène publique. Pékin prévoit d’investir 2.000 milliards de yuans (277 milliards d’euros) jusqu’en 2020, ce qui représente une croissance annuelle de plus de 14% de l’investissement direct dans le secteur. L’investissement devra permettre de porter à 12% la contribution du tourisme à la croissance économique annuelle du pays d’ici 2020, contre 10,8% l’an dernier, précise le Conseil des affaires d’Etat (gouvernement). Ce dernier prévoit que les recettes du secteur augmenteront chaque année de plus de 11% et atteindront 7.000 milliards de yuans (957 milliards d’euros) en 2020.
La filiale américaine de Sanofi a porté plainte devant le tribunal de district de New York contre Novo Nordisk le 23 décembre dernier. Le laboratoire français accuse le groupe danois d’avoir prétendu que les médicaments du diabète (Lantus et Toujeo) de Sanofi ne seraient plus disponibles aux Etats-Unis, dans l’objectif de promouvoir son traitement concurrent, le Tresiba. Sanofi réclame des dommages et intérêts (d’un montant non précisé), ainsi que le retrait de documents publicitaires pour le Tresiba, commercialisé par Novo Nordisk.
Le groupe de grande distribution Casino a lancé hier son offre publique d’achat sur le solde des actions de sa filiale de commerce en ligne Cnova, cotée au Nasdaq et sur Euronext Paris. Conformément au projet annoncé début novembre, Casino offre 5,50 dollars par action et envisage de retirer Cnova de la cote s’il atteint le seuil de 95% du capital. Début décembre, Casino détenait directement 55,4% du capital et possédait indirectement 89,68% du capital via ses filiales CBD et Exito. L’offre sera ouverte jusqu’au 25 janvier. Cette opération intervient après le rapprochement de la branche brésilienne de Cnova, Cnova Comércio Eletrônico SA, avec le distributeur de matériel électrique Via Varejo.
Le géant russe du gaz naturel Gazprom a annoncé hier avoir soumis à la Commission européenne des propositions visant à clore l’enquête ouverte en 2012 sur les pratiques commerciales du groupe, soupçonnées de contrevenir aux règles de la concurrence. L’an dernier, Bruxelles l’a formellement accusé de surfacturer certains clients d’Europe centrale et orientale et d’entraver la concurrence. Avec ces concessions, non détaillées, Gazprom veut éviter une amende qui peut théoriquement représenter jusqu'à 10% de son chiffre d’affaires annuel.
Le groupe nucléaire russe Rosatom a fait savoir hier qu’il serait intéressé par une prise de participation dans Areva si Paris, en froid avec le Kremlin, le permettait. Areva, dont l’Etat français détient 87%, est en cours de scission entre Areva NP et Areva NewCo (qui regroupe ses activités de combustibles). Il est prévu d’ouvrir le capital de ces deux divisions. Si des discussions sont en cours avec le chinois CNNC et le japonais Mitsubishi Heavy Industries, aucun contact n’a lieu avec d'éventuels partenaires russes, a confirmé le patron de Rosatom Andreï Rojdestvine. «Cela nous inquiète», a-t-il ajouté, faisant valoir que Rosatom avait plusieurs projets de coopération avec Areva.
La Federal Trade Commission (FTC) américaine a annoncé hier avoir donné son accord à l’achat de St. Jude Medical par Abbott Laboratories, une opération d’un montant initialement annoncé de 25 milliards de dollars (23,9 milliards d’euros). Pour cela, Abbott a accepté de céder deux activités de traitements utilisés dans les maladies cardiovasculaires, a précisé la FTC, qui jugeait initialement que le projet pourrait nuire à la concurrence. L’Union européenne a donné son feu vert à l’opération en novembre, en posant les mêmes conditions que la FTC.
L’Oréal a annoncé hier avoir souscrit au fonds de capital-risque Partech International Venture VII, géré par Partech Ventures, sans préciser le montant investi. «Cet investissement vient compléter la stratégie globale de L’Oréal dont l’objectif est de se connecter aux start-up à fort potentiel au niveau international et permettre à L’Oréal de participer au financement des start-up les plus prometteuses dans le secteur digital», explique le groupe mondial de cosmétiques. L’Oréal s’intéresse notamment aux «outils de prédiction et de personnalisation, à l’intelligence artificielle, aux marketplaces et aux nouveaux services» aux consommateurs comme aux entreprises. Cet investissement fait suite à celui dans l’accélérateur et l’incubateur digital Founders Factory, annoncé par L’Oréal en mai dernier.
Un porte-parole du tribunal sud-coréen chargé du dossier a déclaré, mardi matin, qu'une seule offre avait été déposée, sans préciser l'identité du candidat. Contacté par l'Agefi, un responsable de Fincantieri a déclaré ne faire aucun commentaire.
La filiale brésilienne de Total prévoit d’investir un milliard de dollars (956 millions d’euros) par an dans la première économie d’Amérique latine, déclare le directeur général de Total E&P do Brasil, Maxime Rabilloud, dans un entretien publié hier par le quotidien Valor Economico. Total a annoncé la semaine dernière avoir signé avec Petrobras un accord portant sur la reprise d’actifs du groupe brésilien, dans l’amont et dans l’aval, représentant une valeur de 2,2 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros). Cet accord s’inscrit dans le cadre de l’alliance stratégique conclue en octobre entre les deux sociétés. Total et Petrobras continueront de discuter en vue de nouer d’autres partenariats, déclare Maxime Rabilloud à Valor.
Un emprunt obligataire chinois de l'équivalent de 43 millions d’euros cédé par le biais d’une plate-forme de gestion de patrimoine en ligne soutenue par Alibaba a soulevé hier des doutes après qu’une banque a déclaré que les lettres de garantie étaient des contrefaçons. Selon la China Guangfa Bank (CGB), les documents de garantie et les sceaux présentés par l’assureur de cette obligation «sont tous des faux» et une plainte a été déposée pour «fraude financière présumée». L’obligation a été cédée via le site Zhao Cai Bao, une plate-forme en ligne gérée par Ant Financial Services, filiale de paiement du géant chinois du commerce électronique Alibaba Group. Le différend met en lumière les défis de la finance en ligne en Chine, un secteur peu réglementé, où les investisseurs individuels achètent parfois des actifs sans se douter des risques qu’ils prennent malgré les «garanties» offertes par diverses parties.