Le japonais Toshiba devrait passer une perte exceptionnelle de 100 milliards de yens (854 millions de dollars, ou 816 millions d’euros) relative à ses activités de production d'électricité d’origine nucléaire aux Etats-Unis, affirme le quotidien économique Nikkei, sans citer de sources. Plus précisément, cette perte serait liée à l’acquisition de l’activité de services et construction nucléaires de Chicago Bridge & Iron (CB&I) par sa filiale Westinghouse Electric l’année dernière. CB&I avait porté plainte en juillet, puis les deux protagonistes ont sollicité l’arbitrage d’un expert indépendant pour résoudre le désaccord d’environ 2,6 milliards de dollars, portant sur la valorisation des actifs acquis. C’est dans la perspective du résultat de cette évaluation que Toshiba a passé la perte exceptionnelle. Toshiba avait déjà déprécié la valeur de Westinghouse de 260 milliards de yens (2,1 milliards d’euros) en avril. Le groupe prévoit pour l’ensemble de l’exercice en cours un bénéfice annuel d’environ 145 milliards de yens.
Le groupe américain de location de véhicules et de gestion de flotte Enterprise Holdings a annoncé hier l’acquisition d’une participation de 20% au capital de Unidas SA, une société de location brésilienne. L’opération a été réalisée à travers la filiale locale Enterprise Holdings Brazil, qui a acquis 10,9 millions d’actions auprès des fonds d’investissement Kinea (filiale de la banque Itau), Vinci Capital Partners et GIF IV, pour un montant non dévoilé.
Le géant des cosmétiques L’Oréal a annoncé hier que la famille Bettencourt Meyers, principale actionnaire du groupe, et son président-directeur général Jean-Paul Agon, se sont engagés à conserver 185.704.189 titres, soit 33,065% du capital et des droits de vote de la société, pour une durée de deux ans, renouvelable tacitement par périodes d’un an. Le PDG s’est engagé à hauteur de 100 actions. Les engagements, pris dans le cadre de la loi Dutreil, «ne comportent aucun droit préférentiel de cession ou d’acquisition en faveur des signataires et ne sont pas constitutifs d’une action de concert vis-à-vis de la société», a précisé L’Oréal dans un communiqué.
Les prétendants se bousculent pour mettre la main sur InterGlobe Technology Quotient, la plate-forme de réservations de Inter-Globe Enterprises, qui possède la compagnie aérienne Indigo Airlines. Selon le journal indien The Economic Times, qui cite de «multiples sources impliquées dans les négociations», la société financière Fairfax Holdings (créée par le canadien d’origine indienne Prem Watsa), Blackstone, Carlyle, Warburg Pincus et TPG sont sur les rangs pour acquérir une participation de contrôle dans la société, valorisée 500 millions de dollars. L’appel d’offres est mené par la banque d’affaires Moelis. InterGlobe Technology est majoritairement contrôlé par Inter-Globe Enterprises, mais 36% de son capital est détenu par Standard Chartered, DBS et Credit Suisse.
Le conglomérat d’Etat russe Rostec envisage de vendre une participation de 25% dans le joint-venture chargé de développer le gisement d’or géant de Sukhoi Log à son partenaire dans cette entreprise, le premier producteur d’or du pays Polyus. Cette cession interviendrait en amont de l’appel d’offres que la Russie est censée lancer en janvier sur le gisement. La déclaration a été faite hier par le directeur de Rostec Sergei Chemezov.
Engie poursuit ses cessions d’actifs non stratégiques: après la vente de sa participation dans une centrale à charbon polonaise pour 250 millions d’euros vendredi, le groupe français a annoncé avoir vendu deux parcs éoliens et une centrale hydroélectrique au Brésil à Cia Energética de Petrolina, un producteur d'électricité brésilien. La transaction se monte à 392 millions de réaux (soit 115 millions d’euros), donc 85,4 millions de dette. Les deux parcs ont une capacité cumulée de 43,6 mégawatts, tandis que l’installation hydroélectrique affiche une capacité de 19,8 mégawatts. Banco ABC Brasil conseillait Engie.
Le chinois Sichuan Coal Industry Group a fait défaut sur une échéance obligataire d’un milliard de yuans (137,5 millions d’euros) arrivant à échéance le 25 décembre, a annoncé Tencent Finance en citant des documents obtenus de l’association chinoise des investisseurs institutionnels sur les marchés financiers. Société d’Etat, Sichuan Coal avait déjà fait défaut au mois de juin. Les banques créancières sont AgriBank, Bocom, CHina Construction Bank, Industrial Bank et Zheshang Bank.
La banque américaine JPMorgan détient directement ou indirectement 6,09% du capital de Telecom Italia à la date du 16 décembre, indique un avis publié vendredi par la Consob, l’autorité des marchés financiers italiens. Le groupe français de médias Vivendi a récemment porté sa participation dans Telecom Italia à 23,9%.
Le groupe de médias Le Figaro a été désigné par le tribunal de commerce de Paris pour reprendre le réseau social professionnel Viadeo, placé en redressement judiciaire fin novembre, ont annoncé vendredi les deux sociétés. L'éditeur avait présenté, via sa filiale de petites annonces en ligne Figaro Classified, une offre de 1,5 million d’euros. Au total, six offres avaient été déposées devant le tribunal de commerce pour la société qui emploie près de 130 personnes. Viadeo précise dans un communiqué que la proposition a reçu le soutien de la direction et des salariés. Le Figaro a l’intention de reprendre 78 salariés et 20 personnes en stage ou en alternance.
En acquérant l’allemand SAG, pour 850 millions d’euros, le groupe français augmente d’un quart sa taille et devient un acteur majeur outre-Rhin, un marché très convoité.
L’organisation patronale a publié le 21 décembre sur son site internet le guide d’application de son code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées, révisé fin novembre. Le guide a pour objet de préciser l’interprétation retenue par le Haut Comité de gouvernement d’entreprise (HCGE) pour certaines recommandations du code AfepMedef et de fournir des outils pour faciliter son application.
Le fonds d’investissement italien Clessidra a annoncé vendredi avoir cédé 85% du capital du joaillier italien Buccellati au conglomérat chinois Gangtai Group. Buccellati, fondé en 1919 et célèbre pour son orfèvrerie et pour ses bijoux évoquant la dentelle et inspirés de la Renaissance, a réalisé un chiffre d’affaires de 41 millions d’euros en 2015. La société a connu un important développement international dans les années 1960, à Paris, place Vendôme, Hong Kong, Tokyo et Monaco. La famille fondatrice, qui avait cédé le contrôle de l’entreprise à Clessidra en 2013, conservera 15% de son capital. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué mais, selon Reuters, le joaillier a été valorisé 270 millions d’euros dettes comprises.
La PDG de Lockheed Martin, Marillyn Hewson, a promis à Donald Trump de baisser le prix du F-35, un avion de combat que le président élu des Etats-Unis juge trop cher. Elle a fait savoir sur Twitter s'être entretenue avec l’homme d’affaires vendredi et l’avoir assuré de son «engagement personnel à en réduire le coût de manière agressive». L’appareil représente 20% du chiffre d’affaires de Lockheed Martin.
L’Iran prévoit d’organiser un appel d’offres international pour la deuxième phase du développement des champs pétroliers de Yadavaran et Azadegan-Nord. Cela implique que les groupes chinois CNPC et Sinopec, qui ont joué un rôle moteur dans le développement des gisements jusqu'à présent, seront en concurrence avec d’autres firmes pour maintenir leur position. «CNPC aimerait prolonger son contrat sur Azadegan-Nord, mais nous avons annoncé qu’il leur faudrait participer à un appel d’offres pour un nouveau contrat», a déclaré samedi Gholamreza Manouchehri, directeur adjoint de la National Iranian Oil Company.
Le groupe énergétique Engie a annoncé vendredi la vente de ses parts dans l’exploitant de la centrale à charbon de Polaniec en Pologne, ENGIE Energia Polska, à l’Etat polonais pour 250 millions d’euros. L'énergéticien a souligné dans un communiqué que la décision de vendre cette unité de production d'électricité répondait à sa volonté de «concentrer ses nouveaux développements sur les activités bas carbone, les infrastructures gazières et les solutions intégrées pour ses clients, et de se désengager progressivement de ses activités dans le charbon». La cession de la centrale de Polaniec permettra à ce titre «de réduire les émissions de CO2 d’ENGIE de 6,2%», a souligné le groupe.
Foncière des Régions a annoncé vendredi dans un communiqué le remboursement du nominal de ses Ornane (Obligations remboursables en numéraire et en actions nouvelles et existantes) 2011 en numéraire, soit 388 millions d’euros. Parallèlement, la foncière cotée a émis 370.273 actions nouvelles, correspondant à la différence entre la valeur de conversion et la valeur nominale des Ornane remboursées.
La compagnie pétrolière nationale vénézuélienne PDVSA a indiqué vendredi avoir utilisé 49,9% de sa participation dans sa filiale Citgo comme collatéral pour un emprunt. Elle n’a pas donné de détails, mais la publication financière REDD indiquait la semaine dernière que l’opération entrait dans le cadre d’un prêt de 1,5 milliard de dollars de la compagnie pétrolière russe Rosneft. PDVSA avait utilisé deux mois plus tôt 50,1% comme collatéral dans un swap obligataire. Le groupe souffre de la faiblesse persistante des cours du pétrole et l'état déliquescent de l'économie vénézuélienne, largement étatisée.
L'objectif de la transaction est de former "un acteur de premier plan des services multi-techniques en Allemagne, avec une forte complémentarité de compétences et une base de clientèle diversifiée".
Carlo Tassara, la holding de l’homme d’affaires, a vendu toutes ses parts dans le groupe minier français. La banque Intesa Sanpaolo se retrouve détentrice de 7,9% du capital.
Engie a fait un signalement en début de semaine à l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour tentative de déstabilisation de l’entreprise, a déclaré hier une porte-parole, confirmant des informations de Paris-Match. Le spécialiste français de l'énergie s’interroge après la parution de plusieurs articles de presse visant en particulier sa directrice générale Isabelle Kocher, susceptibles d’avoir pu influer sur le titre d’Engie en Bourse. Certains médias ont notamment rapporté que la directrice générale était fragilisée par la chute du cours d’Engie et la difficile mise en œuvre du plan de transformation du groupe et que Gérard Mestrallet, président du conseil d’administration, envisageait de la remplacer. Ce dernier l’a cependant assurée publiquement de son soutien, affirmant qu’Isabelle Kocher mènerait le plan stratégique à son terme et qu’il quitterait comme prévu la présidence d’Engie en mai 2018. Depuis le début de l’année, l’action du groupe accuse une baisse de près de 26%, sous-performant nettement l’indice sectoriel européen (-10,2%).
Nokia a annoncé hier une nouvelle volée de plaintes contre Apple, pour violation présumée du droit de la propriété intellectuelle, en Asie, en Europe et aux Etats-Unis. L'équipementier télécoms finlandais avait déjà porté plainte contre Apple la veille, accusant le fabricant de l’iPhone d’avoir enfreint 32 brevets. Il a indiqué hier avoir déposé 40 plaintes dans 11 pays. L’action Nokia a perdu 4,9% à 4,5 euros hier en Bourse d’Helsinki, les analystes jugeant qu’une bataille par tribunaux interposés ne pouvait qu’avoir des conséquences fâcheuses sur les redevances vitales pour les bénéfices de l’entreprise finlandaise.
Alitalia a approuvé hier un accord de financement de court-terme avec ses banques créditrices, notamment UniCredit et Intesa Sanpaolo, ainsi qu’un nouveau plan stratégique industriel incluant des suppressions de postes, a annoncé la société hier. La compagnie aérienne dispose désormais de 60 jours pour lancer des négociations avec ses actionnaires et créanciers. «Les deux prochains mois seront cruciaux pour Alitalia», a déclaré son président Cramer Ball, ajoutant que sans «un soutien financier ultérieur significatif de ses actionnaires, Alitalia n’aura pas de futur.»
Vivendi a annoncé hier soir avoir porté sa participation dans Mediaset à 28,8% du capital et 29,94% des droits de vote, se rapprochant de son objectif de frôler les 30% du groupe de médias italien, juste sous le seuil de déclenchement d’une offre publique d’achat. Dix jours tout juste après avoir officialisé son entrée au capital du diffuseur italien à hauteur de 3%, le groupe de Vincent Bolloré conforte sa place de deuxième actionnaire industriel derrière la famille Berlusconi.