Scinder le réseau de téléphonie fixe de Telecom Italia présenterait clairement des avantages, a déclaré hier le ministre italien de l’Economie, Pier Carlo Padoan, sans préciser si le gouvernement allait s’engager dans cette direction. L’ex-monopole des télécoms est contrôlé par le groupe français Vivendi: certains responsables politiques transalpins ont suggéré que le gouvernement nationalise son réseau fixe en riposte à l’attitude française dans le dossier STX/Fincantieri. La séparation du réseau et de la fourniture de services à ce réseau «serait une configuration qui augmenterait l’efficacité et la concurrence et qui devrait donc être appliquée quand c’est possible», a expliqué Pier Carlo Padoan à Sky Italia TV. Les estimations pour le réseau fixe montant jusqu'à 15 milliards d’euros. Arnaud de Puyfontaine, à la fois président du directoire de Vivendi et président de Telecom Italia, a affirmé la semaine dernière que l’idée d’une scission était «intéressante», mais ne faisait pas partie des plans du groupe.
Commonwealth Bank of Australia, le plus grand établissement d’Australie par les encours de crédit et la capitalisation, est accusée par l’autorité de lutte contre la délinquance financière de manquements ayant pu conduire à des opérations de blanchiment d’argent et de délits financiers. Dans une plainte déposée au civil jeudi, le Transaction Reports and Analysis Centre (Austrac) estime que l'établissement a contrevenu plus de 53.700 fois au Anti-Money Laundering and Counter-Terrorism Financing Act. Chaque infraction est passible d’une sanction d’un montant maximum de 18 millions de dollars australiens (12,05 millions d’euros). Quasiment toutes les violations présumées sont des manquements à rapporter des transactions cash de plus de 10.000 dollars en temps voulu à l’Austrac.
Les patrons du FTSE 100 sont payés en moyenne 4,5 millions de livres, soit 129 fois le salaire moyen de la société. Les femmes dirigeantes touchent 2,5 millions.
Après être monté à 100% dans sa filiale Awin, le groupe de médias fusionnera cette société avec Affilinet, propriété du fournisseur d’accès allemand United Internet.
Qatar Airways a renoncé hier à son projet d’entrée au capital de la compagnie aérienne américaine American Airlines, dans laquelle elle envisageait de prendre une participation allant jusqu'à 4,75%. «Un nouvel examen de l’investissement financier proposé, à la lumière de la dernière annonce publique d’American Airlines, a montré que cet investissement ne répondait plus à nos objectifs», déclare la compagnie nationale qatarie dans un communiqué. Qatar Airways avait annoncé le 22 juin son intention de prendre jusqu'à 4,75% du capital d’American Airlines en tant qu'«investisseur passif», après avoir initialement envisagé une participation de 10%.
Le capital-investisseur Blackstone négocie la vente de sa participation de 45% dans Leica avec plusieurs candidats acquéreurs, écrit Reuters de sources proches. Les prétendants devront également convaincre l’actionnaire majoritaire du fabricant d’optiques haut de gamme allemand, la famille autrichienne Kaufmann, qui détient le solde du capital à travers la holding ACM. Blackstone, qui travaille avec une banque d’affaires sur l’appel d’offres, est actionnaire de Leica depuis 2011. Leica serait valorisé 700 millions d’euros, soit 10 fois son excédent brut d’exploitation.
Mondelez International a annoncé hier que Dirk Van de Put, actuellement directeur général du canadien McCain Foods, remplacera Irene Rosenfeld comme directeur général à partir de novembre 2017, puis deviendra également président à partir du 31 mars 2018, date à laquelle Irene Rosenfled prendra sa retraite définitive. Dirk Van de Put a notamment travaillé chez Coca Cola, Mars et Danone. Le chiffre d’affaires de Mondelez a reculé de 5% au deuxième trimestre, à 5,99 milliards de dollars, en raison d’une faible demande pour ses marques Cadbury, Milka et Oreo en Amérique du Nord. Le groupe de confiserie a en revanche publié une hausse de son bénéfice net de 7,3%, à 498 millions de dollars, grâce à une baisse de 13% de ses coûts.
Vivendi pourrait éviter de devoir céder 20% de Mediaset en plaçant cette participation dans un trust, a estimé hier une source de l’Agcom, l’autorité de tutelle du secteur des communications en Italie. L’Agcom a décrété en avril que la montée de Vivendi au capital du groupe de télévision Mediaset (à hauteur de 29,9% des droits de vote) et de l’opérateur télécoms Telecom Italia (24% du capital) enfreignait la loi sur les concentrations dans l’audio-visuel. L’autorité lui a ordonné de réduire sa participation dans l’un ou l’autre, sous le seuil de 10%. L’une des conditions pour que ce dispositif soit jugé efficace est que le groupe de Vincent Bolloré n’utilise jamais en assemblée générale les droits de vote transférés au trust.
A la faveur d’un rebond du cours du minerai de fer, le géant minier a annoncé hier un bénéfice semestriel multiplié par plus de deux, un milliard de dollars (840 millions d’euros) de rachats d’actions supplémentaires et un dividende intérimaire record de 110 cents par action (contre 45 cents il y a un an). Le bénéfice courant s’est établi à 3,94 milliards de dollars, contre 1,56 milliard il y a un an et 4,19 milliards attendu en moyenne par les analystes. Le chiffre d’affaires a augmenté de 24,5% à 19,3 milliards.
Tolomei va recapitaliser le maroquinier à hauteur de 13 millions d’euros et détiendra 50,2% du capital, tandis que Qatar Luxury Group passera de 85,6% à 42,6%.
Les constructeurs allemands se sont engagés à réviser 5,3 millions de voitures pour limiter les émissions, échappant à une interdiction de ces motorisations en ville.
Bonduelle a annoncé mercredi un chiffre d’affaires de l’exercice 2016-2017 à 2,29 milliards d’euros, dépassant pour la première fois la barre des deux milliards. Il progresse de 16,3% à changes courants et de 2,7% à changes et périmètre constants par rapport à l’exercice précédent. Le groupe de conserves alimentaires a ajouté qu’il devrait enregistrer, à périmètre et change constants, un bénéfice opérationnel courant proche de celui enregistré en 2015-2016, qui sera renforcé par un effet change favorable et la contribution sur près d’un trimestre de l’américain Ready Pac Foods.
Hasbro a mis fin aux négociations portant sur le rachat du groupe de cinéma et de divertissement Lionsgate Entertainment, ont indiqué plusieurs sources à Reuters. Les négociations auraient pris fin la semaine dernière en raison de désaccords sur le prix. Cette acquisition aurait permis au fabricant du Monopoly de produire davantage de films et d'émissions de télévision liées à ses marques. Le numéro deux du jouet aux Etats-Unis derrière Mattel possède déjà son propre studio de cinéma, Hasbro Studios, et a déjà travaillé avec Paramount Pictures.
Quatre consortiums devraient déposer une offre pour le projet d’extension du métro d’Athènes, une opération évaluée à 1,45 milliard d’euros, a rapporté à Reuters une source proche. Le grec GEK Terna, associé au français Vinci et à l’allemand Siemens, participera, a confirmé un porte-parole de GEK Terna. Trois autres entreprises hellènes associées à des sociétés internationales devraient également postuler, selon Reuters: Aktor (avec l’italien Ansaldobreda), J&P Avax (avec l’italien Ghella et le français Alstom) et Mytilineos, en tandem avec l’espagnol FCC.
BAE Systems a publié hier un bénéfice net en hausse de 11% au premier semestre, à 945 millions de livres (1,06 milliard d’euros). Le chiffre d’affaires a atteint 9,6 milliards (+10,3%), contre un consensus de 9,1 milliards. Le groupe d’aéronautique et de Défense a fait état de 3,6 milliards de livres de prises de commandes, ce qui porte son carnet à 10,7 milliards. Après avoir gagné près de 3,5% peu après l’ouverture, l’action s’est retournée pour clore en baisse de 2,7% (à 590,5 livres). Pour l’ensemble de l’année, l’entreprise confirme une croissance de son bénéfice par action courant de 5% à 10%, grâce à une hausse des dépenses militaires des Etats-Unis.
Après FTSE Russell, S&P Dow Jones a décidé d'interdire l'accès à ses indices aux sociétés avec plusieurs classes d'actions. Snap est ainsi exclu de fait du S&P 500.
Les autorités britanniques ouvrent une enquête formelle pour «mauvaises pratiques» en Afrique. La FDA américaine veut réduire le taux de nicotine des cigarettes.
Sprint a annoncé hier un bénéfice pour la première fois en trois ans. Le résultat net est ressorti à 206 millions de dollars au premier trimestre de son exercice fiscal 2017-18, contre une perte de 302 millions un an plus tôt. L’opérateur mobile américain a réduit ses coûts de 370 millions et s’attend à une réduction supplémentaire de 1,3 à 1,5 milliard pour le reste de l’exercice. Le chiffre d’affaires atteint 8,16 milliards de dollars (+1,8%). Le groupe a ajouté qu’il fera une annonce concernant des pourparlers de rapprochement. Sprint étudie plusieurs scénarios de fusion soit avec un autre opérateur mobile, soit avec le cablô-opérateur Charter Communications. Les deux nouvelles ont fait bondir l’action Sprint de plus de 11%.
La France et l’Italie se sont fixé la date butoir du 27 septembre «pour aboutir à une solution sur STX et pour lancer les bases d’une coopération navale entre la France et l’Italie», a déclaré mardi le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à l’issue d’une réunion avec son homologue italien Pier Carlo Padoan et le ministre italien de l’Industrie Carlo Calenda. Pier Carlo Padoan, dont le gouvernement a refusé la proposition française d’un partage à 50-50 , a souligné que les divergences persistaient entre Paris et Rome.
Pfizer a publié mardi un chiffre d’affaires inférieur aux attentes au deuxième trimestre, en raison d’une baisse de 19,5% de la demande pour son traitement Enbrel contre la polyarthrite rhumatoïde, concurrencé par les biosimilaires, et de 8,2% pour son vaccin contre la pneumonie, Prevnar. Le chiffre d’affaires a reculé de 1,9% à 12,9 milliards de dollars (10,9 milliards d’euros), contre un consensus Thomson Reuters de 13,08 milliards. Le groupe a confirmé son objectif d’un chiffre d’affaires 2017 (entre 52 et 54 milliards), mais il a relevé le minimum de sa fourchette prévisionnelle de bénéfice par action ajusté en 2017 pour la situer entre 2,54 et 2,60 dollars, contre 2,50-2,60 dollars précédemment.
La Banque européenne d’investissement (BEI) soupçonne qu’un prêt de 400 millions d’euros accordé à Volkswagen ait servi à développer la technologie au coeur du scandale des moteurs truqués. «Nous ne pouvons toujours pas exclure qu’un de nos prêts, le crédit de 400 millions d’euros intitulé ‘Volkswagen Antrieb RDI’, ait été lié à la technologie de contrôle des émissions développée au moment où le logiciel d’invalidation a été conçu et utilisé», a déclaré le président de la BEI Werner Hoyer dans un communiqué mardi. La banque a reçu les conclusions de l’enquête menée par l’Olaf, le gendarme anti-fraude de l’UE, déclenchée dans le sillage de l'éclatement du Dieselgate en septembre 2015. Le parquet de Brunswick a quant à lui confirmé avoir reçu les documents de l’Olaf. «Nous serions amenés à ouvrir une enquête si nous confirmons l’existence de premiers éléments de suspicion», a déclaré un porte-parole du parquet à l’AFP.
BP a vu son bénéfice diminuer de 5% au deuxième trimestre (à 684 millions de dollars), mais il a largement dépassé les attentes des analystes, qui anticipaient en moyenne 500 millions de dollars. Le résultat tient compte d’une charge de 750 millions de dollars liée à une prospection infructueuse en Angola. Grâce au démarrage de nouveaux projets, sa production a augmenté de 9,9% à 2,431 millions de barils d'équivalent pétrole par jour. La compagnie britannique a également augmenté son cash flow opérationnel de 30% (à 6,9 milliards de dollars), indiquant que les plans d'économies réalisées face à la chute des cours portent leurs fruits. Le groupe estime que le prix du baril en 2018 devrait être compris entre 45 et 55 dollars, en raison de la hausse de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis. La Bourse a salué ces résultats, l’action BP s’adjugeant 2,4% à 456,45 livres.
La Commission européenne annonce que Bayer lui a soumis de nouveaux engagements pour réduire les obstacles concurrentiels à l’acquisition pour 66 milliards de dollars du géant américain de l’agrochimie Monsanto. Cette démarche pourrait éviter au chimiste allemand un examen approfondi de l’opération par les autorités européennes de la concurrence. Bruxelles a prolongé de deux semaines sa première évaluation de l’opération, soit jusqu’au 22 août. Les propositions de Bayer n’ont pas été précisées.