Les créanciers internationaux de la Grèce ont exigé davantage d'éclaircissements sur les plans budgétaires et les projets de privatisations définis la semaine dernière par Athènes, selon Reuters. Athènes n’a notamment pas donné suffisamment de détails sur les mesures à prendre pour parvenir à réaliser trois milliards d’euros d'économies supplémentaires cette année et 23 milliards d’euros entre 2012 et 2015.
Travaillant initialement à la demande du G20 sur une date limite fixée à juin 2011 pour la mise en œuvre de la convergence des normes comptables, les deux normalisateurs ont repoussé à fin 2011 l’achèvement de leurs travaux.
Selon une étude de la FFSA, réalisée avec l’institut de sondage CSA, 74% des sondés seraient favorables à ce que la souscription d’un contrat d’assurance dépendance soit encouragée par une aide financière de l’Etat. Plus des deux tiers (69 %) d’entre eux préféreraient que cette aide se matérialise en une défiscalisation des revenus perçus en cas de dépendance, plutôt que par une aide financière au moment du versement des cotisations.
Pékin pourrait accroître ses investissements dans la dette souveraine européenne, a annoncé jeudi l’ambassadeur chinois auprès de l’Union européenne lors d’un déjeuner de presse à Bruxelles. Song Zhe a ajouté espérer que les pays en difficulté des régions périphériques de la zone euro seraient en mesure de garantir la sécurité d’un tel investissement face à d'éventuelles restructurations de dettes.
Les cours élevés du pétrole mettront entre six mois et un an pour avoir un impact sur l'économie mondiale, a estimé jeudi l’Agence internationale de l'énergie, qui a appelé les pays producteurs à envoyer un signe d’apaisement aux marchés. «Si les prix restent au-dessus de 100 dollars le baril, cela implique pour l’Afrique que 5,3% du produit intérieur brut iront à la facture pétrolière», a prévenu jeudi Fatih Birol, économiste en chef de l’AIE.
Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities, l’une des deux sociétés communes créées entre la banque américaine (actionnaire à 40%) et MUFJ (60%), publiera une perte annuelle de 145 milliards de yens (1,7 milliard de dollars) sur l’exercice clos à fin mars.
«Trois grands sujets intéressent les investisseurs cette année alors que s’ouvre la saison 2011 des assemblées générales : la capacité des entreprises à anticiper, prévenir et gérer leurs risques, la sélection des administrateurs et la rémunération des dirigeants», a déclaré Daniel Lebègue, président de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), en introduction d’une conférence organisée à l’occasion de la sortie d’un rapport sur l’engagement en France et à l’étranger. Pour lui, cela illustre bien la montée en puissance des sujets extra-financiers dans les assemblées générales, mais également en dehors, puisque « le rendez-vous annuel de l’AG n’est plus suffisant ».Le choix de ces sujets montre aussi que si le thème de la gouvernance est bien pris en compte, ce n’est pas forcément encore le cas des critères environnementaux et de la dimension sociale, surtout en Europe et en France.Cela est confirmé par Cédric Laverie, analyste corporate governance d’Amundi Asset Management, qui indique qu’en 2010, sur 26.000 résolutions sur lesquelles il devait se prononcer, 577 provenaient d’actionnaires. 80 % d’entre elles concernaient la gouvernance, et donc seulement 10 % l’environnement et 10 % le social. Par ailleurs, sur 133 lettres envoyées à des entreprises pour les prévenir qu’Amundi AM allait voter contre une résolution, 131 portaient sur la gouvernance et seulement deux sur des enjeux environnementaux. Pascale Sagnier, responsable de la recherche investissement responsable d’Axa IM, estime que l’intérêt pour l’environnement et le social va venir. «Il faut démontrer aux gérants que ces enjeux présentent des risques», indique-t-elle, soulignant que les pratiques d’engagement doivent se faire en concertation avec les gérants, pour lesquels les fonds sont «leurs bébés» et qui ont le sentiment que les entreprises dans lesquelles ils investissent «leur appartiennent». A cet égard, elle note que les gérants crédit sont plus ouverts et demandeurs d’informations extra-financières que les gérants actions car ils sont plus tournés sur le risque, «alors que les gérants actions cherchent avant tout des opportunités».En attendant, ce qui devait être la première résolution environnementale française, chez Total, n’a pu être déposée, témoignant à la fois des obstacles réglementaires qui existent mais aussi de la sensibilité du sujet. Phitrust voulait inscrire un projet de résolution demandant à l’entreprise de publier davantage d’informations sur les risques environnementaux et sociaux relatifs à ses projets d’exploitation des sables bitumineux au Canada et leur impact financier à long terme. Mais des investisseurs ont renoncé au dernier moment à s’associer à la société de gestion, faisant ainsi capoter l’initiative.
Sur la base de 2.380 résultats disponibles le 20 avril, BarclayHedge a calculé que les hedge funds ont en moyenne affiché une performance de 0,33 % en mars et de 1,94 % sur le premier trimestre. Sept sous-indices sur 17 ont fini dans le rouge en mars, la plus forte perte étant celle des 7 fonds «equity short bias», avec un recul de 1,85 %, et celle des actions du bassin Asie-Pacitique (Pacific Rim, 69 fonds) en baisse de 1,17 %. Les fonds marchés émergents (373 fonds) affichent néanmoins la plus forte performance du mois, avec un gain de 2,33 %.Pour le premier trimestre, la stratégie equity short bias est en perte de 5,63 % et le global macro - regroupant 138 fonds - cède 0,39 %. Toutes les autres stratégies sont dans le vert, les gains les plus importants étant enregistrés par l’arbitrage de convertibles (29 fonds) en hausse de 4,20 % et par le distressed securities (43 fonds) en progression de 3,58 %.
D’après une étude de German Capital management (Gecam) portant sur 9.404 fonds d’actions, obligataires, monétaires, diversifiés et fonds de fonds distribués en Europe, seuls 71 % des produits affichent une corrélation de 0,7 avec leur indice de référence, contre 86 % en 2008. Pour les fonds d’actions, la corrélation moyenne se maintient stable depuis 2007 à plus de 0,9 (0,92 actuellement) tandis qu’elle est tombée depuis la crise à 0,68 pour les fonds diversifiés et 0,69 pour les fonds obligataires, contre des niveaux voisins de 0,8 en 2007 et 2008.Gecam constate aussi que, malgré une corrélation de 0,96 par rapport au MSCI Germany, 87 % des fonds d’actions allemandes sont parvenus à surperformer cet indice sur les trois dernières années, contre 14 % en 2007. Fait surprenant, ce sont principalement les fonds de grande taille qui ont battu le MSCI Allemagne, alors que par le passé cette surperformance était plutôt réservée aux produits et petites et moyennes capitalisations. En tous cas les cinq meilleurs fonds d’actions allemandes ont en moyenne battu l’indice d’environ 9 % avec une volatilité inférieure à celle de cet indice.En revanche, seuls 24 % des fonds d’actions internationales ont surperformé leur indice contre 33 % en 2007. Et, parmi le premier décile des fonds avec les encours les plus élevés, 48 % ont surperformé, contre 70 % en 2007.
Parmi les 150 investisseurs institutionnels européens gérant 926,1 milliards d’euros au total qui ont été interrogés par Allianz Global Investors en mars et avril, 96 % estiment que la hausse des taux constitue un risque pour l’atteinte de leurs objectifs financiers, et près d’un quart considèrent qu’il s’agit pour les douze prochains mois du risque le plus important. A noter que ce sondage a été effectué avant la récente majoration du «refi» par la Banque centrale européenne la semaine dernière.Dans la mesure où une duration longue dans un tel environnement ne garantit plus un rendement satisfaisant, les stratégies d’investissement doivent être adaptées. Selon les participants au sondage, cela se traduit par une gestion plus active, avec une duration plus courte, des placements en actions et des investissements dans les matières premières et l’immobilier, indique Thomas Wiesemann, chief market officer d’Allianz Global Investors Europe Holding GmbH.
Signataire depuis peu des principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UN PRI), la Confédération française démocratique du travail (CFDT) s’est engagée à intégrer les critères ESG (environnement, social et gouvernance) dans la gestion de ses réserves annuelles constituées par les cotisations de ses membres, a indiqué Emmanuel Mermet, secrétaire confédéral en charge de l’ISR du syndicat, lors d’une conférence organisée par l’ORSE (Observatoire de responsabilité sociétale des entreprises). Cela représente un montant global de 3250 millions d’euros. Il a par ailleurs indiqué que la gamme labellisée par le CIES, le Comité intersyndical de l’épargne salariale, créé par quatre des cinq confédérations syndicales françaises dont la CFDT et dont l’objectif est de développer l’épargne salariale socialement responsable, représentait aujourd’hui 3,5 milliards d’euros. Un montant appelé à doubler dans les deux ans qui viennent.
Les grandes entreprises françaises intègrent-elles des critères RSE (responsabilité sociétale des entreprises), comme la consommation d’énergie, la sécurité des salariés, ou encore la consommation responsable, dans leurs accords d’intéressement ? Selon la dernière enquête sur le sujet, menée par EPS Partenaires début 2011, 35 % des accords des sociétés (principalement du CAC 40 ou SBF 250) incluent au moins un critère RSE. Majoritairement, les accords d’intéressement restent liés aux résultats financiers des entreprises et dans la plupart des cas, la distribution de primes ne se fait qu’à l’occasion de progression d’éléments financiers. Comme en 2010, ce sont les critères liés à la politique des ressources humaines qui arrivent en seconde position, suivis par des critères spécifiques aux métiers.Selon l’enquête d’EPS Partenaires, on peut distinguer trois principaux modes d’intégration de critères RSE, lorsqu’ils existent, dans la politique d’intéressement : dans 30 % des cas, les critères RSE sont « annexes » (ils représentent moins de 15 % de la prime), la moitié de ces accords les placent en critères « majeurs » (15 à 50 % de la prime), enfin, pour 20 % des accords, les critères RSE sont « primordiaux » (50% et plus de la prime).
La banque verte veut acquérir 30 % de la radio auprès d’Axa PE, en conflit avec le fondateur Pierre Bellanger. Le prix avoisinerait 20 à 30 millions d’euros.
Le ministère grec des Finances demandé l’ouverture d’une procédure d’enquête visant à établir l’origine des rumeurs sur une restructuration de la dette qui pénalisent les marchés d’actions athéniens. L’indice retraçant l'évolution des titres des banques grecques a chuté de 4,58% mercredi tandis que la Bourse d’Athènes abandonnait 2,62%, sous-performant les marchés européens.
Après l’alerte de S&P, qui affiche désormais une perspective négative sur la note AAA des Etats-Unis, les taux longs américains se traitaient à leurs niveaux précédant l’annonce, rapporte L’Agefi. A cela deux raisons: les emprunts d’Etat ont bénéficié de la correction encore plus marquée des marchés actions, et la perspective d’un retour à la rigueur budgétaire outre Atlantique constitue une bonne nouvelle du point de vue des investisseurs obligataires. «Toute la difficulté pour le marché obligataire consiste à décider si l’impact crédit négatif de la nouvelle dépasse celui, très positif pour les Treasuries, des incitations à réduire le déficit. Ce deuxième effet devrait prédominer», relevaient hier les stratégistes taux de SG CIB, cités par le quotidien. Cela dit, la fin annoncée d’une politique budgétaire accommodante aux Etats-Unis risque de peser sur les actifs les plus risqués.
Une étude du consultant zeb/rolfes.schierenbeck.associates présentée le 19 avril met en exergue que le potentiel de recettes du private wealth banking (clients à partir de 500.000 euros d'épargne financière) a été pour les acteurs de ce secteur en Allemagne d’environ 9,5 milliards d’euros, après avoir baissé de 12 % sur la période 2007-2009. Il devrait augmenter de 2 à 5 % par an sur les trois prochaines années.Le private wealth banking regroupe à la fois les services aux clients de banque privée (0,5 million à 3 millions d’euros) et ceux aux clients de la gestion de fortune (plus de 3 millions d’euros). D’après les calculs de zeb/, le potentiel moyen de recette se situe pour les spécialistes du secteur dans le premier cas à 18.000 euros en moyenne par an, à 100.000 euros dans le second.Actuellement, toutefois, les acteurs du private wealth banking ne parviennent en moyenne à capter que 50-60 % du potentiel parce qu’ils sont trop focalisés sur la gestion de valeurs mobilières, estime Katrin Lumma, associée et responsable de la banque privée chez zeb/.Ce nonobstant, l’attrait du private wealth banking se reflète par une intensification de la concurrence sur le marché allemand. Les banques privée, les grandes banques étrangères et les gestionnaires de fortune perdent des parts de marché au profit des grandes banques, des caisses d'épargne et des banques populaires allemandes.
Dans une interview à Reuter Insider TV, rapporte le Handelsblatt, Hans-Jürgen Dannheisig, président du directoire, rapporte que selon un sondage de l’agence Kommalpha, les quelque 800 ETF disponibles sur le marché allemand sont suffisants pour les 196 investisseurs institutionnels interrogés. Un tiers de ces derniers estiment qu’il n’est pas besoin de lancer de nouveaux ETF, même si 84 % du panel utilisent ce produit.Cela dit, 51 % de ces institutionnels n’ont pas plus de 5 % d’ETF dans leur portefeuille et aucun n’en a plus de 25 %.Enfin, 63 % des personnes interrogées estiment que le plus gros inconvénient des ETF tient au fait que, sans gestion active, il est impossible de surperformer le marché...
L’agence Kommalpha vient de publier les résultats d’un sondage* réalisé auprès de 192 investisseurs institutionnels en octobre et novembre 2010 (dont 39,7 % allemands et 29,5 % luxembourgeois) investissant dans 2.986 fonds institutionnels offerts au public - 53,8 % d’entre eux possèdant des parts institutionnelles, 37,7 % proposant à la fois des parts retail et des parts institutionnelles. Les résultats sont parlants : pour 70,7 % des personnes interrogées, les fonds offerts au public ont un intérêt élevé à très élévé contre 61,7 % lors du précédent sondage. Et cette tendance devrait se poursuivre, puisque 68,7 % contre 73,3 % s’attendent à ce que l’importance de ces fonds augmente, tandis que 10,8 % contre 8,3 % prévoient qu’elle va fortement s’accroître.Cela montre selon Tindaro Siragusano, directeur de la gestion d’actifs chez Berenberg Bank (l’un des trois parrains de l'étude, avec BNP Paribas Investment Partners et DAB Bank), que beaucoup d’investisseurs institutionnels ne se reposent plus exclusivement sur les fonds institutionnels pour mettre en œuvre des stratégies spécifiques, mais se tournent de plus en plus vers les fonds offerts au public, souvent pour des raisons de coûts et de transparence.Concrètement, ce sondage met donc en exergue un fait incompréhensible, pour Kommalpha, à savoir que la transparence des fonds institutionnels reste déficiente. Et que ni les associations professionnelles, ni les fournisseurs de données sur les fonds n’ont déployé jusqu'à présent des efforts importants en vue de collecter et de publier des informations sur ce type de produits.A titre d’information, les deux tiers des fonds couverts par l'étude sont domiciliés au Luxembourg. En outre, avec 225 fonds, Legg Mason Global Funds est de loin le premier promoteur, devant State Street (151), HSBC Trinkaus Invesment Managers SA (143), MPS (141) et BNP Paribas AM Luxembourg (140). Ensemble, ces cinq promoteurs occupent une part de marché de 26,3 %.Dans le détail, les fonds d’actions représentent 46,1 % du total contre 54,1 % en 2009 alors que les fonds obligataires pèsent 22,9 %, soit 8 points de plus qu’en 2009. Enfin, la part des fonds de plus d’un milliard d’euros est tombée à 5,3 % contre 9,5 % en 2008 tandis que celle des 100-500 millions a augmenté à 26 % contre 23,2 %.* http://www.kommalpha.com/studien
Etienne Gorgeon, directeur de la gestion taux et crédit, a indiqué lors d’une présentation le 19 avril que, grâce à Bâle III, Edmond de Rothschild Investment Managers (EDRIM) discerne «une poche de valeur avec des performances intéressantes dans la dette hybride des financières, qui promettent une performance intéressante et sont beaucoup mieux rémunérées que le haut rendement, avec de surcroît une notation moyenne bien supérieure».A telle enseigne qu’EDRIM a lancé le 5 avril un fonds d’une quarantaine de lignes focalisé sur le «tier 1" des bancaires, agrémenté d’un peu de dette subordonnée émise par des assureurs. Le Saint-Honoré Signatures Financières (FR0011034495) géré par Raphaël Chemla affiche déjà environ 40 millions d’euros d’encours. Il est assorti d’un droit d’entrée de 3 % maximum et d’une commission de gestion de 1,20 %. De plus, il est prévu une commission de 20 % sur la surperformance annuelle par rapport à l’indicateur de référence (BoA Merrill Lynch EMU Financial Corporate Index). En revanche, EDRIM se maintient à l'écart des dettes souveraines grecque, portugaise et irlandaise, les pays concernés étant confronté à un problème de solvabilité et de liquidité qui devrait à terme entraîner une restructuration. La maison reste sous-pondérée sur l’Espagne, dont la dette est au juste prix et qui ne souffre pas des problèmes de liquidité ou de solvabilité. Pour autant, l'économie doit surmonter des défis très importants.Enfin, la «zone de confort» du gestionnaire sur la dette souveraine se situe sur la France et l’Italie («bien gérée») et dans une moindre mesure sur l’Allemagne. EDRIM se positionne dans ces cas plutôt sur la partie courte de la courbe.
Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, se montrerait favorable à l’accession de Mario Draghi, le gouverneur de la Banque centrale italienne, à la tête de la BCE à l’issue du mandat de Jean-Claude Trichet, indique le journal qui cite des sources proches du ministre. Avec le soutien de l’Allemagne, Mario Draghi lève le principal obstacle au succès de ses ambitions.
La prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) permet très concrètement de réduire considérablement les queues de distribution (tail risk), montre une étude (ESG Portfolio Risk Reloaded) de risklab, une filiale d’Allianz Global Investors (AGI) spécialiste des stratégies d’investissement et de la gestion du risque.Stefan Hörter, directeur de risklab, a indiqué qu’une application des critères ESG sur un portefeuille d’actions émergentes permet de diminuer le risque de perte maximale à 38,8 % par an au lieu de 64,5 % par rapport au MSCI Emerging Market Index avec une valeur à risque conditionnelle (CVaR) de 95 % ; elle le réduit à 4,9 % par an au lieu de 8,1 % dans le cas d’un portefeuille calqué sur le Merrill Lynch Global Broad market Croporate Index dans le domaine des obligations d’entreprise. Pour les actions du MSCI World Equity index, la queue de distribution de 38,1 % par an revient avec des critères ESG à 25,7 %.D’après risklab, l’utilisation de l’ESG permet donc d’améliorer le profil rendement/risque d’un portefeuille. A titre d’illustration, la filiale d’AGI a pris le cas d’un portefeuille composé à 50/50 d’actions et d’obligations internationales sur une période de 20 ans. Ce portefeuille affiche une perspective de performance moyenne annuelle de 6,5 % et une perte maximale prévisible de 15,9 %. Des portefeuilles optimisés ESG composés d’actions de pays industrialisés et émergents ou d’obligations d’entreprises permettent soit de limiter d’environ un tiers (à 10,9 %) le risque de perte maximale à performance égale, soit d’augmenter la performance annuelle à 7 % en conservant le profil de risque «non-ESG».
S&P s’en prend au «AAA» des Etats-Unis, rapporte L’Agefi. L’agence a baissé lundi la perspective de la notation à long terme de la puissance américaine de «stable» à «négative». Pointant du doigt ses «très larges déficits budgétaires» et son «endettement croissant» comparé aux autres pays notés AAA, S&P ne juge pas très clair le chemin emprunté par le pays pour traiter ces questions, ajoute le quotidien.
D’après la 17ème édition annuelle de la Luxembourg Fund Encyclopaedia de Lipper, les actifs gérés par les fonds domiciliés au Luxembourg se sont accrus de 11 % en 2010 pour terminer à 2.955,2 milliards de dollars ou 2.202 milliards d’euros, l’encours en euros s’avérant supérieur au record absolu de fin 2007. Sur le total, les fonds d’investissement spécialisés ou FIS représentaient fin décembre 289,3 milliards de dollars (+ 30 %).Le nombre de fonds a progressé de 5 % à 12.708 unités, dont 2.837 FIS (contre 2.058).J.P. Morgan Bank est demeurée le plus important administrateur de fonds (404,6 milliards de dollars), devant State Street, passé au deuxième rang grâce à des acquisitions (291,6 milliards) et RBC Dexia (247,8 milliards). BNP Paribas se classe cinquième, avec 160 milliards de dollars.Lipper souligne que Franklin Templeton Investment Funds est la sicav gérée en direct la plus importante avec 122,4 milliards de dollars et 68 compartiments, devant Fidelity Funds (85,7 milliards). Le fonds comptant le plus grand nombre de compartiments est BNP Paribas L1 (154) devant Fidelity Funds (129) et db x-trackers (Deutsche Bank) avec 122 compartimentsEn matière de conservation, J.P. Morgan Bank est également premier à fin 2010 avec 532,6 milliards de dollars, précédant State Street (361,4 milliards), BNP Paribas (258,2 milliards) et RBC Dexia (251,9 milliards).Parmi les auditeurs, PricewaterhouseCoopers se situe largement en tête, avec 5.359 fonds, devant KPMG (2.531), tandis que, dans le conseil juridique, les deux premiers cabinets sont Arendt & Medernach (3.274 fonds) et Elvinger, Hoss & Prussen (3.046 fonds).