Ce n’est un secret pour personne que les taux sont bas (alors que le taux technique d’actualisation est fixé à 4 %) et que l’espérance de vie augmente, sans compter que les cas d’invalidité sont de plus en plus fréquents. Pour les caisses de pension du deuxième pilier en Suisse, cela signifie qu’il va falloir prendre davantage de risques pour augmenter la performance «normale» des portefeuilles et continuer de servir les prestations. En dehors d’espérer une remontée des taux, les solutions semblent assez évidentes, a souligné Olivier Vaccaro (Aon Hewitt, président de la Chambre suisse des actuaires conseil) lors d’une plénière du troisième salon PPS de Genève. On peut ainsi demander aux assurés d’accepter une majoration des cotisations ou bien de travailler plus longtemps, de l’ordre de 9 à 12 mois de plus (si les entreprises l’acceptent), ou bien enfin d’avaliser une réduction des prestations, ce qui pourrait passer par une réduction du taux de conversion à 64 % au lieu des 68 % pour 2014 qui ont été confirmés par la votation de mars 2010 malgré les recommandations de tous les experts.Olivier Vaccaro signale de surcroît que les réserves sont maigres, car «rares sont les caisses de pension dont les réserves de fluctuation de valeur sont complètement dotées».Cela posé, toutes les institutions ne sont pas nécessairement logées à la même enseigne. Ainsi, Jean-Rémis Roulet, directeur de la Caisse de prévoyance professionnelle de l’industrie et de la construction (CPPIC), a souligné que l’objectif de son établissement est de parvenir en 10 ans à un taux de couverture de 115 %, alors qu’il était de 102 % fin 2010. Pour atteindre ce but, la CPPIC doit générer une performance de 4,46 % par an sur huit ans, alors que son modèle prévoit un rendement de 4,61 %. Cependant, Jean-Rémis Roulet a accordé à son auditoire que le résultat escompté s’appuie sur une allocation relativement élevée à l’alternatif (depuis 2003-2005) et à l’immobilier. Le tableau des projections comporte un nombre élevé de classes d’actifs «parce que le secret consiste à diversifier au maximum, vu la rotation rapide des meilleures performances par type d’investissement au fil des ans. Mais en maintenant le cap général avec une gestion rigoureuse capable de supporter tous les temps, donc avec un minimum de paris tactiques.»
L’Italie est en mesure de stabiliser son endettement dans les années à venir même en cas de croissance modeste, a estimé jeudi Moody’s, tout en ajoutant que, sur le plus long terme, il faudra une activité plus soutenue pour que la note soit maintenue. L’endettement public italien - l’un des plus élevés au monde - s’est établi à 119% du PIB en 2010, mais l’Italie n’a pas subi de dégradation de sa note souveraine ces derniers temps.
L’Espagne a émis avec succès jeudi 4,1 milliards d’euros d’obligations à trois ans. Le rendement moyen est ressorti à 3,568% contre 3,592% lors de l’adjudication de papier de maturité comparable en mars. Le Trésor a ajouté qu’il émettrait le 20 avril un emprunt à 10 ans assorti d’un coupon de 5,5% et le 5 mai un emprunt à cinq ans avec un coupon de 3,25%.
Une source proche des créanciers internationaux d’Athènes a confié à Reuters que le déficit budgétaire de la Grèce en 2010 a dépassé les 10%, un niveau bien plus élevé que précédemment estimé, ce qui augure de nouvelles mesures d’austérité. La révision de cette statistique va accroître la pression sur la Grèce, qui s’efforce d'éviter une restructuration de sa dette après avoir échoué à atteindre les objectifs imposés par l’UE et le FMI dans leur plan de sauvetage.
Le Fonds monétaire international a demandé à ses Etats membres d’examiner la possibilité qu’il emprunte directement sur les marchés financiers en cas de crise aiguë, selon un document présenté au conseil d’administration. «Il pourrait y avoir des circonstances où il serait soit nécessaire, soit préférable pour des raisons d’efficacité, d’augmenter considérablement les ressources propres du Fonds», a indiqué la direction du FMI.
Wang Yong, professeur au centre de formation de la Banque populaire de Chine, banque centrale, plaide dans une tribune publiée par le Shanghai Securities News pour la mise en place à long terme d’une banque centrale unifiée au niveau mondial, maison-mère des autorités nationales. Cela dans le cadre des efforts déployés pour le réforme du système monétaire international.
La société de capital investissement Cape Natixis, dont Natixis détient 49%, a été placée sous tutelle par la Banque d’Italie, qui a nommé le 6 avril des administrateurs provisoires. Une inspection du superviseur a fait émerger «de graves irrégularités dans l’administration» de la société. Le président de Cape Natixis, Simone Cimino, aurait pris seul des engagements au nom de la société sans en référer à son conseil d’administration, ce qu’une inspection de la Banque d’Italie a mis au jour fin 2010. Il ne s’agirait cependant pas de décisions d’investissement de nature à affecter le portefeuille de la société, qui gère autour de 300 millions d’euros.
Les gérants de hedge funds restent pessimistes sur les actions américaines, selon le dernier sondage mensuel (mars) réalisé par Trim Tabs/BarclayHedge. Ils étaient encore 36% en mars à parier sur une baisse de S&P 500, contre 40% en février, 28% d’entre eux étant optimistes, contre 26% précédemment.Le sentiment sur les bons du Trésor américain à dix ans n’a pas non plus beaucoup évolué, 33% des gérants se disant pessismistes et 16% optimistes. En revanche, les gérants sont devenus très pessimistes sur le dollar, 43% d’entre eux étant baissiers contre 31% en février. Parallèlement à ce pessimisme persistant, les investisseurs continuent de déverser du cash dans les hedge funds qui ont enregistré une collecte record en février. A noter aussi que 18% des hedge funds envisagent d’augmenter leur levier à court terme alors que 14% d’entre eux indiquent qu’ils vont le diminuer. Cela n'étonnera plus personne, les gérants estimaient le mois dernier que le Portugal serait la prochaine victime de la crise de la dette européenne. Et l’Espagne est leur prochain candidat…
Pour la plupart des sociétés européennes de l’Eurostoxx 50, la mise en place de politiques de responsabilité sociale des entreprises (RSE) est née de la volonté de structurer les moyens et actions qui existaient déjà, montre une nouvelle étude de Macif Gestion, le pôle de recherche ISR du groupe OFI, réalisée auprès de 22 entreprises non françaises de l’indice européen. «Cette approche pragmatique diffère de la motivation des entreprises du CAC 40, où les politiques de responsabilité sociale des entreprises sont nées du désir de fédérer les salariés», a déclaré Eric Van La Beck, directeur de la recherche et du développement de Macif Gestion, citant une étude similaire menée en 2009 uniquement sur les sociétés françaises. Il en découle deux organisations différentes. Ainsi, dans les entreprises européennes, à dominante allemande, les nouvelles directions développement durable sont rattachées aux directions transversales et principalement aux directions de la communication ou des relations extérieures, alors que dans les entreprises françaises, elles sont plutôt unies à la direction générale. Par ailleurs, les sociétés européennes ont donné naissance à des «sustainability board» qui n’existent pas dans les entreprises du CAC 40. Et pour cause, ces structures, qui complètent généralement l’existence d’un département de développement durable, font le lien entre la direction du développement durable et le conseil d’administration. En revanche, elles ne fonctionnent pas encore comme les comités de soutien du conseil d’administration (type comité de rémunérations). Néanmoins ces démarches différentes aboutissent au même résultat décevant pour entreprises européennes et françaises, puisque les directions opérationnelles et transversales ne sont pas intégrées lors des différentes phases de structuration de la politique de RSE. Côté stratégie, la nouvelle étude de Macif Gestion montre que l’ensemble des entreprises budgétise la RSE. De plus, des objectifs extra-financiers sont fixés aux managers pour l’obtention d’une part de leur rémunération variable et ces objectifs font partie intégrante de leurs objectifs globaux, ce qui est en totale rupture par rapport au panel français, selon Eric Van La Beck qui a néanmoins reconnu que des progrès avaient peut-être été faits depuis 2009.Par ailleurs, 72 % des entreprises interrogées ont un système de remontée organisé des bonnes pratiques. Mais tout n’est pas rose, et malgré une volonté des entreprises d’intégrer la RSE dans leur stratégie, les moyens consacrés ne sont pas toujours mis en place. Les politiques de RSE souffrent ainsi encore d’un manque de formation et d’information des collaborateurs en charge de l’application, résume Eric Van La Beck. Et même si son importance est reconnue, les moyens pour rendre le reporting efficace sont encore insuffisants. Cette étude, qui a vocation à être renouvelée, est utilisée par Macif Gestion pour approfondir sa connaissance des entreprises sur le volet RSE et aller plus loin que les données livrées par les agences de notation, sachant que le groupe OFI gère en ISR 2 milliards d’euros.
Le fournisseur d’indices FTSE Group, a annoncé le 6 avril le lancement d’un nouveau sytème de notation des pratiques envrionnementales, sociales et de gouvernance (ESG) de plus de 2.300 entreprises dans le monde, le FTSE4Good ESG Ratings, issu de l’indice FTSE4Good lancé en 2001.Le nouveau produit fournit aux investisseurs institutionnels un modèle de notation flexible qui permet d’apprécier les pratiques ESG des entreprises sous de multiples aspects, non seulement les critères ESG prix dans leur ensemble mais également par rapport à différentes thématiques ESG comme la gestion de l’environnement, le changement climatique ou encore le droit du travail. Dans tous les cas de figure, l’investisseurs peut évaluer les risques liés à telle ou telle activité ainsi que leur prise en compte par l’entreprise.
L’Espagne a abaissé ses prévisions de croissance à 2,3% pour 2012, contre 2,5% espérés auparavant. Madrid a en revanche maintenu sa prévision de croissance de 1,3% pour 2011. Le gouvernement espagnol anticipe enfin un chômage à 19,8% cette année au lieu des 19,3% prévus auparavant.
Le déficit de la Sécurité sociale française a été contenu à 23,9 milliards d’euros en 2010, légèrement en dessous du montant prévu à l’automne, selon des résultats provisoires publiés mercredi par les ministères de la Santé, du Budget et des Solidarités. Les estimations publiées lors du débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoyaient un déficit de 24,8 milliards pour 2010.
Le quotidien nippon avance que le Japon, au cinquième rang mondial des pays les plus généreux dans le monde en termes d’aides extérieures, songe à réduire de 20% environ le pontant des sommes allouées dans ce cadre au titre de l’exercice fiscal entamé le 1er avril. Cela afin d’aider à financer les dépenses publiques supplémentaires dans le sillage de la catastrophe naturelle du 11 mars dernier.
La société dirigée par Nathaniel de Rothschild envisagerait d’augmenter sa participation dans la société indonésienne de charbon de 25% à 51% dès le mois prochain, indique le quotidien qui évoque un e-mail envoyé par Andrew Beckham, directeur général des deux sociétés. Cette opération donnerait à Vallar le contrôle de la mine Kaltim Prima, une des plus importantes au monde.
Deutsche Börse vient d’introduire des indices de contrôle des risques qui permettent de piloter les risques liés à l’indice de référence du marché allemand sur la base d’un portefeuille théorique comprenant une allocation dans les valeurs du Dax ainsi qu’une poche monétaire dans l’Eonia. Les indices peuvent être révisés sur une base quotidienne.La bourse propose différentes configurations associées à des volatilités de 5%, 10%, 15% ou 20%.
Le 5 avril, les quatre nouveaux fonds de CBT Gestion avec des objectifs de volatilité de 5 %, 7,5 %, 15 % et 25 % sur le MSCI ont été lancés chacun avec plus de 400.000 euros (lire notre article du 21 mars 2011), et l’encours total de la société lancée en novembre par Christian Bito, Vladimir Danesi et Jean-Luc Fargin se situe à 37 millions d’euros.Désormais les fonds de CBT Gestion sont référencés chez Cardif, Sélection 1818, Antin Epargne Expansion, Generali, Axa, Swiss Life, La Mondiale, APREP, Cholet-Dupont, Finaveo, Sélection R et Allianz.Lors d’une présentation aux investisseurs institutionnels et aux distributeurs et CGPI, Christian Bito, PDG, a indiqué se tenir à l’écart des obligations et privilégier les pays qui connaissent de la croissance mais sans risque immédiat de hausse des taux courts, comme les Etats-Unis. L’objectif «consiste à piloter la volatilité sans la faire supporter au client, car c’est au portefeuille de s’y adapter, pas à l’investisseur».Dans l’idéal, les fonds CBT Gestion affichent entre 13 et 17 lignes, et pour calculer efficacement la volatilité des fonds sous-jacent, le gestionnaire s’est équipé d’un optimiseur. Afin d’éviter les biais trop marqués, le paramétrage de cet optimiseur a été fixé pour que les portefeuilles soient plafonnés à 30 % de petites capitalisations, à 60 % de fonds sous-exposés aux bancaires et à 10 % de valeurs allemandes.D’autre part, en intégrant les observations de la finance comportementale, l’équipe de gestion, qui actualise le portefeuille une fois par jour en temps normal, a pris la décision de réinvestir plus rapidement lorsque l’on observe une tendance baissière sur la volatilité qu’il ne désinvestit quand la volatilité augmente.
Le fonds Sempré (Banque Degroof Luxembourg), deuxième actionnaire d’Orpea avec 15% du capital, a placé mardi deux millions d’actions du spécialiste des maisons de retraite, soit 4,7% du capital, à un prix de 33,50 euros par action, a indiqué Reuters de source de marché. Le placement a été sursouscrit deux fois.
Les riches devraient payer la plus grande part des impôts aux Etats-Unis, selon Jamie Dimon, directeur général de JPMorgan, s’invitant ainsi dans le vif débat sur le budget de l’Etat fédéral qui oppose démocrates et républicains. Les deux partis n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les moyens de financer les besoins du gouvernement d’ici le 30 septembre, fin de l’exercice fiscal 2010-2011, ce qui pourrait se traduire par une mise au chômage technique de centaines de milliers de fonctionnaires dès vendredi.
La société immobilière new-yorkaise dirigée par Stephen Ross serait prête à racheter 25% du portefeuille immobilier de Fannie Mae sous tutelle de l’Etat pour une valeur estimée à 300 millions de dollars, selon des sources proches citées par le quotidien. Fannie cèderait également des parts dans des biens sous saisie, dont le total est évalué à 596 millions de dollars.
Malgré les soubresauts qui ont secoué le secteur ces derniers mois en raison des dérives observées sur le marché indien, la microfinance devrait enregistrer cette année une expansion modérée mais continue, a estimé le 4 avril de passage à Paris, Klaus Tischhauser, CEO de responsAbility Social Investments AG, le numéro un mondial de l’investissement en microfinance. La crise financière a bien évidemment ébranlé le secteur, notamment en Bosnie ou encore au Nicaragua, ainsi que les turbulences récentes sur le marché indien. Le développement de la microfinance sur le marché indien a été une success story, estime Klaus Tischhauser, mais le retour de bâton ne laisse pas de l’inquiéter. «Les modifications réglementaires proposées risquent de détruire le marché», lance-t-il. Cela dit, tant les financeurs que les instituts de microfinance ont consenti d'énormes efforts pour améliorer leur gouvernance et leur gestion des risques, et pour diversifier leur gamme de produits. Dans ce contexte, la qualité des portefeuilles des instituts de microfinance s’améliore et tend vers une normalisation graduelle, selon Klaus Tischhauser.
La société Europerformance SIX Telekurs a annoncé, lundi 4 avril, la prise en compte, dans sa base, de la réorganisation par NYSE Euronext de la gamme d’indices du marché français. Dans ce cadre, la composition et le nom de certains d’entre eux pourront être modifiés, précise la société (voir la liste des indices concernés en pièce jointe). A noter que le code ISIN des indices n’est pas modifié. L’harmonisation de la gamme d’indices à Paris a été approuvée par le Conseil Scientifique des Indices de NYSE Euronext à Paris le 3 mars dernier et a pris effet le 21 mars 2011. Elle consiste à appliquer les règles de gestion du CAC 40 à l’ensemble des indices globaux du marché français de NYSE Euronext.
La Banque centrale européenne a annoncé n’avoir procédé à aucun rachat de dette la semaine dernière, marquant une pause dans son programme après avoir racheté de faibles montants une semaine auparavant. Malgré cette pause, la valeur totale des titres détenus dans le cadre du programme a légèrement augmenté de 76,5 à 77,0 milliards d’euros à la faveur d’un arrondi au demi-milliard le plus proche.
L’agence de notation a relevé la note souveraine brésilienne d’un cran, de BBB- à BBB, après avoir décelé un plus fort potentiel de croissance économique pour le pays. Fitch met également en avant les mesures de restrictions budgétaires mises en place par le gouvernement de Dilma Rousseff pour répondre à la crise financière.
Convoités par toutes les banques d’affaires de la place, les mandats pour la vente de SFR sont tombés dans l’escarcelle de Rothschild, côté Vivendi, et de Lazard et BNP Paribas, côté Vodafone. Allen & Overy conseillait Vivendi pour l’aspect juridique, et Linklaters le vendeur. D’autres noms pourraient apparaître dans les prochaines semaines: Vivendi pourrait accorder des mandats aux banques qui financeront les 7,9 milliards d’euros de l’opération afin de leur permettre de figurer dans les palmarès de fin d’année.