Où en sont dans leur préparation les investisseurs institutionnels face à la réforme des produits dérivés ? S’appuyant sur la recherche effectuée par TABB Group à sa demande, State Street présentait hier les conclusions de l'étude (*) dans sa série Vision. Le rapport a donc exploré l’état de préparation des acteurs buy-side sur le marché des swaps qui représentent collectivement plus de 10 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Au final, il ressort de l’enquête que : •Les exigences de marges constituent la préoccupation majeure des buy-side dans la préparation de la réforme réglementaire•La solidité financière est le facteur numéro 1 dans la sélection d’une contrepartie centrale de compensation•Une baisse de la liquidité est citée comme la conséquence implicite la plus probable de la réforme réglementaire•Plus d’un tiers des buy-side ne disposent pas des garanties de première qualité exigées à titre de collatéral pour permettre des transactions de swaps dans un environnement de compensation centralisée•Le reporting est l’aspect réglementaire pour lequel les buy-side se sentent le moins préparéesPar ailleurs, l’étude explore également les principaux enjeux auxquels les buy-side doivent faire face pour une transition réussie vers l’environnement post-Dodd-Frank, et notamment l’état de préparation général des buy-side à la réforme des produits dérivés dans diverses catégories, notamment l’enregistrement, les normes de capital/ d’activité, la technologie de la plateforme de négociation, la sélection des courtiers en contrats à terme (FCM – Futures Clearing Merchant) ou d’une plateforme d’exécution des swaps (SEF – Swap Execution Facility) et d’un système de négociation organisé (OTF – Organized Trading Facility), et le reporting. Entre autres informations, l'étude révèle qu’aucune des sociétés buy-side n’a pu affirmer être prête dans aucun des cinq aspects de la préparation à la réforme réglementaire des produits de gré à gré. Et la plupart des participants à l’enquête ne prévoit pas de commencer des opérations de compensation avant l’adoption de la réglementation, 52 % d’entre eux affirmant qu’une date butoir les motiverait à procéder plus rapidement à la compensation et 45 % citant des préoccupations de crédit comme raison de compenser rapidement. Enfin, toujours selon l'étude, «alors que l’extraterritorialité réglementaire se heurte et s’applique à des dates différentes dans les différentes juridictions, la complexité liée au développement d’un cadre de conformité pourrait conduire à la régionalisation de ce qui jusqu'à présent était un marché mondial.» A ce titre, la majorité des répondants pensent que la migration des marchés bilatéraux de gré à gré vers une contrepartie centrale de compensation comme paradigme s’accompagnera d’une hausse significative des coûts de marge et de collatéral, ce qui influencera la sélection des produits et se traduira par la disparition de certaines structures de transactions exotiques.(*) « Charting New Territory: Buy-Side Readiness for Swaps Reforms »Le rapport peut être téléchargé sur le site www.statestreet.com/vision
Les actifs gérés par le secteur du capital-investissement ont poursuivi leur hausse l’an dernier à un rythme de 9,4% (contre 11,9% en 2010) pour atteindre un record de 3.000 milliards de dollars, selon les chiffres publiés hier par Prequin et cités par L’Agefi.
Tishman Speyer a réalisé la première émission hypothécaire en France en refinancement de la dette d’acquisition de l’immeuble Lumière à Paris à travers des obligations. Les titres ont été placés auprès de BNP Paribas, la CNP et Predica. Un type de montage appelé à se développer avec le resserrement du crédit bancaire pour l’immobilier commercial.
La valeur des actifs gérés par le secteur du capital-investissement ont poursuivi leur hausse l’an dernier à un rythme de 9,4% (contre 11,9% en 2010) pour atteindre un record de 3.000 milliards de dollars, selon les chiffres publiés hier par Prequin. «Malgré les incertitudes et la volatilité, la certitude demeure que les fonds de capital-investissement sont capables de fournir des retours sur investissements», indique Bronwyn Williams, analyste chez Prequin.
H.I.G.Capital a annoncé la cession de sa participation majoritaire dans le leader mondial de la PLV cosmétique luxe et grand public à LBO France aux côtés de l'équipe dirigeante et de BNP Paribas Développement. Diam International est présent dans 14 pays (Europe, Asie, Afrique, Amérique du Nord et Australie) avec plus de 1.300 employés et a dégagé un chiffre d’affaire de 166 millions d’euros en 2011.
Le groupe français de private equity a signé un accord avec l'équipe de direction du groupe Fives pour l’accompagner dans sa prise de contrôle majoritaire de la société, Charterhouse cèdant ainsi la totalité de sa participation. «Notre intention est d’aider la direction de Fives à développer de nouvelles applications et de nouvelles géographies et à mettre en œuvre une stratégie de croissance externe pertinente afin de renforcer le positionnement de l’entreprise à l’international», a indiqué Dominique Gaillard, membre du directoire d’Axa PE.
Le traitement des risques de marché constituent un des changements majeurs de Solvabilité II. Ces risques représentent un coût de capital additionnel qui doit désormais être intégré dans l’analyse des choix d’investissement des assureurs. Dans une étude intitulée « Les impacts de Solvabilité II sur la gestion obligataire », l’EDHEC analyse l’impact de la nouvelle régulation prudentielle sur la gestion obligataire des assureurs et s’interroge sur la pertinence du SCR obligataire comme mesure de risque. En outre, les auteurs se sont interrogés sur les conséquences de cette mesure de risque sur la gestion obligataire dans un univers rendement-volatilité-Value-at-Risk-SCR. Enfin, l'étude s’est aussi intéressé à la nouvelle hiérarchie obligataire et les opportunités d’arbitrage engendrées par Solvabilité II. «Cette étude montre qu’il est possible pour les investisseurs d’avoir une estimation du SCR obligataire à partir uniquement de deux variables, la notation et la maturité résiduelle et que le spread réel de crédit n’est pas fortement corrélé au niveau de SCR du fait du traitement forfaitaire du risque de spread par la formule standard de Solvabilité II (un risque unique est associé à chaque notation sans tenir compte des écarts internes au sein d’une notation)», relève l’EDHEC dans ses travaux. «Par ailleurs», indique l’enquête, «le SCR défini par la formule standard de Solvabilité II est globalement une mesure de risque pertinente pour les obligations à taux fixe mais il ne reflète pas intégralement le risque des obligations investment grade avec de longues maturités, des obligations high yield et des obligations non notées.» De plus, la gestion obligataire actuelle basée sur le triplet rendement-volatilité-VaR devrait évoluer sous Solvabilité II, vers une gestion reposant uniquement sur le couple rendement-SCR. Enfin, une analyse de l’efficacité de la prise de risque mesurée par le ratio rendement/SCR obligataire montre que la formule standard favorise les obligations à faible duration, en particulier celles à haut rendement. L’enquête montre également que la calibration actuelle de Solvabilité II est de nature à inciter les assureurs à se désengager des investissements en obligations à long-terme, notamment de celles dont les notations sont inférieures ou égales à BBB. «Solvabilité II», avertit l’EDHEC, «pourrait donc tarir une importante source de financement pour les entreprises et ainsi aller à l’encontre des objectifs de croissance et de financement de l’économie». L'étude peut être consultée en cliquant sur le lien : http://docs.edhec-risk.com/rsc/120724/EDHEC_Position_Paper_Solvabilite_II_FR.pdf
Selon l'étude mensuelle de Fitch que reprend L’Agefi, l’exposition des dix plus importants fonds monétaires américains aux banques de la zone euro a baissé de 33% entre la fin du mois de mai et celle de juin pour passer en dessous de 10% des encours. Les banques néerlandaises et françaises ont été évitées (-41% et -28% respectivement) mais l’exposition des fonds aux banques britanniques a également chuté de 23% sur un mois. Les fonds monétaires se sont tournés vers les pays du Nord (+15% sur un mois) ou le Japon (+11%).
L’agence de notation Moody’s et State Street Global Markets se sont joints à Andrew Lo, professeur de finance à MIT Sloan School of Management et directeur du Laboratoire d’ingénierie financière à MIT, pour la création d’un consortium baptisé «The Consortium for Systemic Risk Research Analytics». Son objectif est de «produire une recherche quantitative indépendante, et d’apporter des perspectives nouvelles et une analyse de fond des risques systémiques sur les marchés financiers mondiaux». Le Consortium a pour mission de «promouvoir la collaboration entre les milieux universitaires et financiers afin de rechercher l’interdépendance des marchés et les sources potentielles de risque systémique», souligne un communiqué.
McGraw Hill, la maison-mère de l’agence, a reconnu que cette dernière subit une enquête de la part du ministère américain de la Justice et des régulateurs du secteur financier concernant d’éventuelles irrégularités dans la notation de produits structurés.
Le marché des CFD (contract for difference), devraient être exclus de l’assiette sur laquelle la taxe financière s’applique dès ce mois d’août, rapporte L’Agefi. Et l’activité sur ces produits dérivés, qui permettent de réaliser des gains indexés sur la variation du cours d’un produit financier sans avoir à détenir le sous-jacent, devrait pour certains spécialistes croître de 10 à 20 %. De fait, certains acteurs cherchent à se positionner sur le créneau des CFD, à l’image de Boursorama qui pourrait prochainement annoncer le lancement d’une plate-forme dédiée.
Les contracts for difference, dérivés permettant de parier sur le cours d’une action, sont exclus de la taxe boursière mise en place en France. Les volumes traités pourraient augmenter de 10% à 20%, estiment les professionnels du secteur, sur un marché français moins sophistiqué qu’outre-Manche. Boursorama finalise le lancement d’une offre.
Moody’s évalue selon une étude publiée hier à 1.200 milliards de dollars le montant de dette qui devra être refinancé dans les quatre prochaines années (jusqu’à fin 2016) par les 308 émetteurs notés par l’agence en catégorie investisseurs au sein de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Ces besoins concernent particulièrement 380 milliards en dette bancaire et 747 milliards en obligations.
A l’heure d’accueillir les Jeux olympiques, le Royaume-Uni fait grise mine. L’économie s’est contractée plus que prévu au deuxième trimestre, avec un recul du PIB d’un trimestre à l’autre de 0,7% sur la période écoulée après une contraction de 0,3% subie au premier trimestre, selon l’Office national des statistiques. Le ministre des Finances, George Osborne, a souligné que les éléments exceptionnels comme la météo ou le jubilé de la Reine «n’excusaient pas» ce déclin, ajoutant que ces statistiques décevantes ne faisaient que rappeler que le pays avait «des problèmes économiques profondément ancrés». Ces chiffres confirment que le pays est entré à la fin de 2011 dans sa deuxième récession en quatre ans. Il a désormais enchaîné trois trimestres consécutifs de contraction. La contraction du PIB devrait ajouter à la pression qui s’exerce sur le gouvernement pour qu’il pilote un retour à la croissance.
A l’invitation de Michel Sapin, Ministre du Travail, Fondact a apporté une contribution à la conférence sociale pour mettre en évidence les dommages collatéraux que provoquerait la hausse du forfait social. Le partage des profits, moteur essentiel de notre économie. Le partage des profits regroupe tous les dispositifs permettant d’associer les salariés aux résultats de leur entreprise : participation, intéressement, actionnariat, plan d'épargne salariale... Le gouvernement prévoit une taxation accrue des sommes versées aux salariés dans le cadre des accords de participation, d’intéressement et de l’abondement. FONDACT, l’association qui réunit tous ceux qui croient aux vertus du partage des profits, souhaite ici rappeler aux décideurs politiques que : L'État se prive d’un facteur essentiel de redressement et d’un outil efficace pour combattre la désindustrialisation. L'État évalue mal les effets collatéraux. C’est pourquoi, une décision hâtive de taxation est risquée. Non seulement son bienfait pour les finances publiques serait de courte durée mais elle provoquerait à brève échéance des effets désastreux. La recette escomptée pourrait en réalité générer un manque à gagner bien supérieur. D’autres voies sont possibles. Lire la suite : cliquez ici
L’agence a indiqué hier soir abaisser de stable à négative la perspective sur la note provisoire «Aaa» allouée à la Facilité européenne de stabilité financière. Cette initiative visant le fonds de secours européen survient logiquement selon Moody’s un jour après que l’agence a sévi de la même manière sur des Etats garants du fonds, à savoir l’Allemagne, les Pays-Bas et le Luxembourg.
S&P Dow Jones Indices vient de lancer l’indice S&P GIVI China A-Shar. L’indice combine une approche de basse volatilité avec une pondération alternative. Le poids d’une société chinoise (classe A) n’est pas déterminé selon sa capitalisation mais selon un calcul de sa valeur intrinsèque, précise S&P.
Bouteille à moitié pleine ou à moitié vide… En baisse de 2,4% au deuxième trimestre, l’encours du marché français de la gestion collective représentait 751,9 milliards d’euros, soit des actifs sous gestion à un niveau supérieur à celui constaté au début d’année. Pour autant, sur un an glissant, le recul atteint 7,5%... Tel est le bilan de l’enquête d’Europerformance a SIX Company portant sur l'évolution de la gestion collective en France entre avril et juin. Toutes classes d’actifs confondues (document ci joint), la décollecte des OPCVM de droit français aura représenté 9,1 milliards d’euros sur le trimestre tandis que «l’effet marché» des classes d’actifs risqués aura amputé l’encours de 7,74 milliards d’euros. Au total, la baisse de l’ensemble du marché atteint donc 18,28 milliards d’euros.Logiquement, les OPCVM les moins risqués ont eu les préférences des investisseurs. Avec une variation de leur encours de 5,174 milliards d’euros dont 3,249 milliards d’euros de collecte nette, la famille des fonds de trésorerie est la seule à avoir enregistré des flux positifs. Plus précisément, les fonds de Trésorerie Régulière ont enregistré des flux nets de 4,3 milliards d’euros sur le trimestre, «portant le total des allocations reçues depuis janvier à 22,7 milliards d’euros», précise l'étude qui note que l’encours des OPCVM de Trésorerie Régulière, à 320,4 milliards d’euros progresse de 1,5% sur le trimestre et de 8,3% depuis le début de l’année.A 67,02 milliards d’euros, l’encours des OPCVM Obligations est quant à lui en baisse de près de 2% sur le trimestre. Sur douze mois, son repli atteint désormais 7,5%. Les fonds obligataires ont enregistré des sorties nettes de deuxième trimestre qui se sont élevées à 1,278 milliard d’euros alors que - là encore - ces fonds avait bénéficié d’une allocation nette de 2,2 milliards d’euros en début d’année. L'étude d’Europerformance permet de distinguer cependant deux catégories obligataires qui ont collecté en net : la catégorie «Obligations euro à Echéance» (+270 millions d’euros) et celle dite «Obligations Pays Emergents» (+130 millions d’euros). De leur côté, les OPCVM Obligations Convertibles n’ont toujours pas fait recette. Pour le quatrième trimestre consécutif, ces fonds ont décollecté en net. A 11,02 milliards d’euros, leur encours s’est à nouveau contracté de 6% d’avril à juin et retombe à son niveau de début d’année."Les demandes de rachats, qui ont néanmoins épargné les fonds de catégorie Convertibles Europe, ont rassemblé 433 millions d’euros au cours du trimestre ; Quant à l’effet performance, de l’ordre de 2%, il est, dans le même temps, à l’origine d’une baisse de l’encours de 239 millions d’euros», indique l’enquête.Sans surprise, les fonds investis en actions ont été les plus touchés par la nette aversion au risque des investisseurs. Avec une variation négative des actifs sous gestion de 14,25 milliards d’euros entre avril et juin, dont 6,81 milliards de décollecte, l’encours des OPCVM Actions est en repli de 8%. «Après deux trimestres consécutifs de hausse, les actifs sous gestion rassemblent désormais 164,8 milliards d’euros», note Europerformance. Dans le détail, les fonds Actions Europe incluant notamment les catégories Actions France, Actions Euro et Actions Europe ont enregistré des retraits trimestriels de 3,7 milliards d’euros. Jusque là épargnées, les catégories «Actions Emergentes» et «Actions Internationales», ont, elles aussi, enregistré des rachats au cours du trimestre. Leur décollecte nette atteint 1,4 milliard d’euros. De la même façon, les catégories Actions Amérique et Actions Asie ont subi des sorties nettes de 1 milliard d’euros de retraits sur le trimestre. Seule la catégorie des fonds Actions Amérique a bénéficié d’un «effet marché» positif au cours du trimestre (+0,1%). «Quoi qu’il en soit, au global, l’effet marché est responsable d’une perte trimestrielle de 6,6 milliards d’euros, contre un gain de 15,9 milliards d’euros en début d’année», note Europerformance. Enfin, les fonds indiciels et les ETFs n’ont pas fait exception. Les actifs gérés en fonds indiciels et en ETFs ont perdu près de 7%. A 52,9 milliards d’euros, ils repassent sous leur niveau de début d’année. «La décollecte des fonds Actions a atteint près de 1,7 milliard d’euros au deuxième trimestre. De la même manière, les demandes de rachats de produits de taux (Trésorerie et Obligations) se sont élevées à 372 millions d’euros», détaille l’enquête. Toutes classes d’actifs confondues, la gestion passive enregistre une décollecte trimestrielle de 2,1 milliards d’euros, contre 414 millions d’euros de retraits lors du premier trimestre. De façon assez paradoxale, ce sont les ETFs « classiques » (de type long only, sans effet multiplicateur) qui ont enregistré des sorties nettes de 1 milliard d’euros de retraits tandis que les rachats d’ETFs à effet de levier (leverage et short) se sont limités à 144 millions d’euros.
Selon une étude publiée par Moody’s, les émetteurs de dette high yield vont devoir faire face à de lourdes échéances de remboursement d’ici à deux ans, rapporte L’Agefi. L'étude porte sur 272 sociétés non financières qui ont émis pour 663 milliards de dollars de dette bancaire et obligataire et dont 55% devront être remboursés entre 2013 et 2016. Près de 180 milliards de dollars (150 milliards d’euros) de dettes de sociétés «speculative grade» arriveront à échéance en 2013 et 2014 dans la région EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique). Et près de 96 milliards de dollars de dette arriveront à échéance dès 2014. Les besoins de refinancement pour 2013 se chiffrent à 84 milliards, précise le quotidien.