Depuis que la loi a rendu obligatoire la proposition d’un fonds solidaire dans tout plan d'épargne entreprise, l'épargne salariale solidaire est devenu le principal moteur du financement des entreprises solidaires, déclare Sophie des Mazery, directrice de Finansol. En effet, de nombreuses entreprises solidaires, qui agissent en faveur de l’emploi et du logement social, sont financées via cette épargne. En 10 ans, grâce à ces entreprises, 200 000 emplois non délocalisables ont ainsi été créés ou consolidés, 82 700 entreprises ont pu être soutenues et près de 35 000 personnes ont retrouvé un logement décent* (*Résultats du Baromètre 2012 Finansol/La Croix) En alourdissant la fiscalité de ce dispositif, de réelles menaces pèsent sur la capacité de ces entreprises à agir en faveur des personnes et territoires les plus vulnérables, à un moment où cette action est plus que jamais nécessaire, précise Sophie des Mazery, directrice de Finansol. Face à cette annonce, Finansol mène une action de sensibilisation du Parlement : L’objectif est d’obtenir un taux réduit pour le relèvement du forfait social applicable à l'épargne salariale, lorsque les salariés choisissent un fonds d'épargne salariale solidaire. Tout en étant consciente des enjeux de réduction du déficit public, Finansol propose donc que l'épargne salariale investie dans des fonds solidaires (FCPE solidaires) bénéficie d’un taux de forfait social réduit à 16% soit 4 points de moins que le taux de droit commun proposé par le projet de loi de finance rectificative.
La ville de Marseille a emprunté avec succès le 11 juillet quelque 150 millions d’euros sur dix ans à un coupon de 4%. L’opération, menée par CA CIB et Natixis, marque le retour de la collectivité sur le marché obligataire après une dizaine d’années d’absence.
Le Fonds monétaire international a approuvé hier le déblocage d’une tranche d’aide de 1,48 milliard d’aide au Portugal dans le cadre du plan d’aide accordé au pays confronté à un déficit budgétaire élevé tout en demandant à Lisbonne de continuer à respecter ses engagements. Le FMI a déclaré que les objectifs du pays pour 2012 étaient accessibles tout en estimant qu’il y avait un risque de diminution des revenus.
Selon les statistiques de Morningstar relayées par Bloomberg, le Total Return Bond Fund de DoubleLine Capital a été au premier trimestre le fonds dont les souscriptions nettes ont été le plus élevées aux Etats-Unis, avec 11,5 milliards de dollars. Mutual Fund Wire rapporte le numéro deux a été le Total International Stock Index Fund de Vanguard, avec 8,9 milliards de dollars.Au total, les souscriptions nettes des fonds obligataires «taxables» aux Etats-Unis ont représenté 106 milliards de dollars de janvier à juin, contre 34 milliards pour les fonds d’actions américaines et 20 milliards pour les fonds d’actions internationales.
Après avoir déjà subi en mai des sorties nettes de 0,7 milliard de couronnes, les fonds suédois ont accusé en juin des remboursements nets de 0,3 milliard. Cependant, indique l’association Fondsbolagens Förening des sociétés de gestion, le premier semestre s’est terminé avec des souscriptions nettes de 11,8 milliards de couronnes, l’encours au 30 juin ressortant à 1.895 milliards de couronnes.En juin, l’hémorragie a surtout affecté les fonds d’actions, avec des sorties nettes de 10,6 milliards de couronnes et, dans une moindre mesure, les hedge funds (0,3 milliard). Sur l’ensemble des six premiers mois de l’année, cependant, les fonds d’actions ont collecté 3,6 milliards de couronnes en net tandis que les fonds diversifiés collectaient 5,6 milliards et les fonds obligataires drainent 9,6 milliards. Mais les fonds monétaires et les hedge funds ont supporté des sorties nettes respectives de 3,3 milliards et 3,5 milliards de couronnes.
Selon une étude de Morningstar, sur près de 38.000 produits, le taux de frais sur encours des fonds d’investissement a augmenté constamment entre 2007 et 2010, passant de 1,52 % à 1,64 %, mais il a diminué pour la première fois en 2011, à 1,58 %, rapporte la Börsen-Zeitung. Cette constatation vaut aussi bien pour les fonds sans commission de performance, dont le taux de frais sur encours a diminué à 1,11 %, que pour ceux avec commission de performance, qui sont revenus à 1,9 % contre 2,17 % en 2010 (contre 1,78 % en 2007).Les fonds les plus chers sont ceux investis en actions, avec 1,79 % en 2011 après toutefois deux baisses successives de dix points de base en 2009 et 2010.
Pour la semaine au 11 juillet, les fonds obligataires ont enregistré des souscriptions nettes de 4,87 milliards de dollars, les plus fortes rentrées depuis huit semaines, ce qui porte à plus de 200 milliards les souscriptions nettes depuis le début de l’année, constate EPFR Global. Parallèlement, les fonds d’actions ont subi des sorties nettes de 327 millions de dollars durant la semaine sous revue pendant que les fonds monétaires affichaient leur meilleur résultat hebdomadaire depuis le début de l’année grâce aux 20 milliards de dollars drainés par les produits américains.Selon EPFR, les fonds d’actions européens ont subi de modestes sorties pour la sixième fois sur les huit dernières semaines et les remboursements nets depuis le début de l’année atteignent 21,7 milliards de dollars contre des souscriptions nettes de 1,4 milliard pour la période correspondante de 2011. A noter que les fonds d’actions françaises ont accusé des remboursements nets pour la douzième semaine consécutive et pour la vingt-sixième semaine sur les 28 premières de cette année.
Dans le cadre des travaux pour la chaire de Newedge sur le thème “Advanced Modelling for Alternative Investments”, l’EDHEC-Risk Institute a adopté une nouvelle méthode d'évaluation de la performance des hege funds au moyen d’un ajustement non linéaire des performances au risque. Elle a été testée sur différents indices de hedge funds ainsi qu'à différents hedge funds pris individuellement en prenant en compte une série de facteurs de risque couvrant les actions, les obligations, le crédit, les devises et les matières premières. L'étude aboutit à la conclusion que ce qui était considéré indûment comme de l’alpha dans les analyses précédente est en réalité une forme de juste récompense pour les gérants de hedge funds pour la détention d’un ensemble relativement complexe d’expositions linéaires et non linéaires par rapport à différents facteurs de risque. Souvent, ajoute l’EDHEC, la baisse de la performance provient d’un petit nombre d'événements extrêmes qui ne peuvent pas être correctement capturés avec la méthode linéaire traditionnelle.
L’indice global des hedge funds de Lyxor affiche pour juin une perte de 0,47 %, de sorte que la performance moyenne pour l’ensemble du premier trimestre se limite à 0,49 %.Sept des quatorze stratégies ont été dans le rouge pour le mois dernier, mais l’arbitrage obligataire et le long/short equity long bias ont enregistré des gains respectifs de 1,97 % et de 1,95 %. Trois catégories affichent de fortes performances pour janvier-juin : l’arbitrage obligataire arrive en tête, avec 5,65 %, devant le distresses securities (4,89 %) et le long/short equity long bias (4,30 %. En revanche, le CTA Long Term accuse une perte de 2,72 % pour le premier semestre.
Selon Le Temps, la crise aura mis en lumière les limites de certains indices de référence utilisés par les investisseurs pour mesurer leurs performances, en particulier dans les obligations d’Etat. Les indices traditionnels sont en effet basés sur la capitalisation, donc plus l’Etat est endetté, plus sa part dans l’indice est grande. Pour voir son portefeuille rester proche de son indice de référence, il faut augmenter son exposition à mesure que l’endettement d’un Etat augmente. «La logique derrière cette construction était d’avoir une grande liquidité», explique Mickael Benhaim, gérant obligataire chez Pictet. Mais on observe rapidement des limites: une fois que l’on a additionné le Japon, l’Italie et les Etats-Unis, on obtient les deux tiers des indices traditionnels.» Mickael Benhaim a ainsi complètement revu sa stratégie en se concentrant sur une gestion sans indice de référence.
Selon Frédéric Penel, responsable de la gestion taux chez CCR AM interrogé par l’Agefi, le défaut d’un souverain ou d’une grande institution bancaire de la zone ne semble pas être une option, et les spreads offerts constituent de bons points d’entrée. Le gérant précise également que sa société de gestion reste raisonnablement investis sur le secteur bancaire et dans les zones géographiques, Italie et Espagne notamment. A condition d’en accepter la volatilité en cette période de taux très bas, c’est là que se trouve la valeur, a-t-il relevé.
Le gestionnaire d’actifs du groupe Munich Re, MEAG, a annoncé le 13 juillet avoir acheté pour le compte de son actionnaire six parcs d'énergie éolienne déjà raccordés au réseau. Ces parcs situés en Rhénanie du Nord-Westphalie, Saxe-Anhalt, Brandebourg et Mecklembourg-Poméranie occidentale, ont été vendus pour un montant "à deux chiffres en millions d’euros» par le développeur wpd. L’opération s’inscrit dans le cadre du programme RENT (Renewable Energy & New Technologies) lancé en 2010 par Munich Re et qui doit atteindre à terme 2,5 milliards d’euros.
Le Conseil d’Orientation des Retraites a engagé mercredi 11 juillet un important chantier d’actualisation des prévisions de déficit. Ce travail vise à prendre en compte de nouvelles ???hypothèses de croissance et de chômage qui sont moins optimistes qu’en 2010, année de la dernière prévision. Les nouvelles projections serviront de base à la négociation annoncée lors de la conférence sociale. La Direction du Trésor a présenté trois scénarii qui s'échelonne jusqu’en 2060 contre 2050 lors de ces précédentes prévisions. Pour le court terme, jusqu’en 2017, les prévisions de chômage, de croissance du PIB et de la productivité du travail sont communes. Elles correspondent aux hypothèses retenues par le gouvernement pour ses prévisions du quinquennat : un taux de chômage de 8,4 % en moyenne, une hausse de la productivité limitée à 1,1 % par an, un taux de croissance potentielle du PIB de 1,6 %. Par rapport aux prévisions de 2010, la diminution du chômage a été revue à la baisse ainsi que prévisions de progression de la productivité. Au-delà de 2017, deux des trois scénarios ont été retenues par la Direction du Trésor reprenant ceux de 2010. Néanmoins, «un nouveau scénario plus défavorable a été ajouté pour tenir compte de la possibilité que les gains de productivité aient été durablement amoindris par la crise». Selon ce scénario, le taux de chômage ne descendrait pas en dessous de 7 % jusqu’en 2060 quand les deux autres tablent sur un taux de 4,5 % à long terme. Une telle situation serait lourde de conséquences en matière de déficit. Le Conseil d’Orientation devrait publier son rapport d’ici la fin de l’année. Lire la suite : cliquez ici
Après avoir mis fin au processus de vente à BC Partners et Blackstone de Birds Eye Iglo faute d’offres suffisantes, Permira vient aussi de renoncer à se faire verser par le groupe de surgelés un dividende exceptionnel. Le fonds d’investissement envisageait de faire émettre 500 millions d’euros d’obligations par la société, ce qui aurait porté l’endettement d’Iglo à 2 milliards, pour récupérer le cash. Cette opération de «dividend recap» n’a pu aboutir car le coût de ce refinancement aurait été trop cher.
La Banque publique d’investissement devrait voir le jour rapidement, selon Pierre Moscovici. Le ministre de l’Economie a laissé entendre hier que la BPI pourrait être opérationnelle avant janvier 2013, «parce qu’il y a urgence». «Au début de l’automne sera nommée une personnalité qui aura pour charge de monter la banque» a indiqué le ministre.
Après avoir mis fin au processus de vente à BC Partners et Blackstone de Birds Eye Iglo faute d’offres suffisantes, Permira vient aussi de renoncer à se faire verser par le groupe de surgelés un dividende exceptionnel. Le fonds d’investissement envisageait de faire émettre 500 millions d’euros d’obligations par la société, ce qui aurait porté l’endettement d’Iglo à 2 milliards, pour récupérer le cash. Cette opération de «dividend recap» n’a pu aboutir car le coût de ce refinancement aurait été trop cher.
L’action JPMorgan gagnait jusqu'à 4,76% vendredi après-midi en séance à Wall Street, malgré la révélation que les pertes de trading de la banque atteignent 5,8 milliards de dollars depuis le début de l’année. L’ardoise pourrait encore gonfler de 1,6 milliard dans un scénario extrême. JPMorgan a indiqué que les positions synthétiques résiduelles prises sur les dérivés avaient été transférées à la banque d’investissement et représentaient l'équivalent de 30 milliards de dollars d’actifs pondérés en risque.
Estimée à 2 milliards de dollars il y a deux mois lorsque l’affaire a éclaté au grand jour, la perte de trading de la division chief investment office (CIO) de JPMorgan a gonflé à 4,4 milliards de dollars dans les comptes du deuxième trimestre. La banque américaine a par ailleurs révisé en baisse de 459 millions son résultat du premier trimestre car ses traders avaient mal évalué leurs positions. Au total, ces paris massifs sur les indices de crédit ont déjà coûté 5,8 milliards au groupe. Celui-ci précise que tous les traders impliqués dans l’affaire à Londres ont quitté la société. Malgré cette perte de trading, la banque a dégagé dans son ensemble un résultat net de 4,96 milliards de dollars. Elle a réalisé un milliard de plus-values latentes dans le CIO, a résisté en banque d’investissement a vu la rentabilité de ses activités de détail se redresser nettement en raison de la baisse des provisions sur le risque immobilier.
L’Union européenne (UE) donne la priorité absolue à son enquête sur le Libor et d’autres cas impliquant l’Euribor et son équivalent à Tokyo, le Tibor, a indiqué vendredi le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia. «Nous sommes concentrés sur des opérations d’entente présumées, y compris sur une entente sur la fixation des taux d’intérêt. Si les inquiétudes sont fondées, nous prendrons les mesures nécessaires pour introduire des modifications dans le secteur bancaire», a dit Joaquin Almunia.
La maison de couture Valentino a annoncé hier son rachat par des investisseurs du Qatar auprès du fonds Permira et du groupe textile Marzotto, un signe de plus de l’appétit de l'émirat pour le secteur du luxe. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais de sources proches du dossier il avoisine les 700 millions d’euros, soit plus de deux fois le chiffre d’affaires de la griffe italienne.
La Russie et l’Ukraine ne sont pas parvenues à s’entendre sur un nouvel accord de fourniture de gaz russe, a dit Vladimir Poutine après une rencontre avec son homologue ukrainien Viktor Ianoukovitch. Ce dernier souhaitait obtenir une baisse des tarifs du gaz russe. «Il y a des domaines dans lesquels nous ne sommes pas parvenus à un accord (...) mais nous y aspirons», a déclaré le président russe.
Les dernières inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont reculé à leur plus bas niveau depuis quatre ans, montrent des statistiques officielles. Elles ont reflué de 26.000 lors de la semaine au 7 juillet pour s’établir à 350.000, un plus bas depuis mars 2008, a indiqué le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 372.000 inscriptions au chômage.
Selon le département du Travail, les prix à l’importation aux Etats-Unis ont enregistré en juin leur plus forte baisse en plus de trois ans en raison d’une chute des prix du pétrole importé, qui suggère des pressions inflationnistes modérées. Ces prix ont reculé de 2,7% (contre un consensus de -1,7%). Ils signent leur troisième mois consécutif de baisse et leur déclin le plus marqué depuis décembre 2008. Les prix du pétrole importé ont plongé de 10,5%.
Les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international ont reporté leur mission d'évaluation à Chypre prévue la semaine prochaine pour se donner le temps d'étudier en détail la situation financière de l'île, a annoncé jeudi le ministère chypriote des Finances. Nicosie a sollicité le 25 juin un plan de sauvetage international pour renflouer ses banques exposées à la crise grecque.
Le chômage a atteint un niveau record en avril en Grèce et pourrait poursuivre sa hausse, la fréquentation touristique estivale ne semblant pas en mesure d’apporter davantage qu’un maigre réconfort à une économie en pleine récession. Le taux de chômage s’est élevé à 22,5%, contre 22% en mars montrent les données de l’agence nationale de la statistique publiées jeudi. Un an plus tôt, en avril 2011, il était de 16,2%.