L’aversion au risque tend à s’estomper chez les gérants de fonds internationaux. La dernière enquête de HSBC portant sur les perspectives de ces professionnels (*) démontre en effet qu’un nombre sensiblement plus élevé d’entre eux envisagent de se porter vers les actions au cours du troisième trimestre 2012 comparé au trimestre précédent. Et ce au détriment des obligations. En chiffres, ils sont 40 % à faire part de leur regain d’optimisme contre 25 % au deuxième trimestre. Et ils ne sont plus que 10 % à sous-pondérer les actions ce trimestre contre 25 % au cours des trois mois précédents. Il est vrai que l’idée selon laquelle certaines obligations atteignent désormais des niveaux surévalués est désormais plus forte chez les gérants. Résultat, 30 % d’entre eux ont adopté une position de sous-pondération ce qu’aucun d’entre eux avait fait le trimestre précédent, et 10% seulement des gérants interrogés ont conservé un avis positif sur les obligations. Par ailleurs, le nombre de gérants neutres sur le monétaire va croissant pour le troisième trimestre 2012 (56 %), reflétant de facto une perspective de marché relativement positive. L’enquête met en évidence le lien entre le retour de la confiance chez les gérants de fonds et la réduction des craintes liées à la survie de l’euro. Simultanément, «70% des gérants de fonds s’intéressent aussi aux actions d’Amérique du Nord, en raison de la relative solidité économique de ce continent, tandis que la moitié des professionnels interrogées privilégie une approche de surpondération sur les actions européennes (hors Royaume-Uni)», relève l'étude. Quant à l’Asie, elle garde les faveurs de l’ensemble des gérants, aucun d’entre eux n’ayant de position de sous-pondération sur les fonds en actions de cette région. Mieux, précise l'étude, «40 % d’entre eux ayant une position de surpondération sur les actions d’Asie-Pacifique hors Japon et 50 % sur celles de la Grande Chine». Dans les justifications apportées, un assouplissement de politique monétaire et des mesures de relance budgétaire en Chine sont fréquemment évoquées. Enfin, côté obligations, alors que les investisseurs continuent de chercher des rendements dans un environnement de taux d’intérêts faibles, les titres à haut rendement restent les plus favorables, avec 80 % des gérants de fonds qui ont une position de surpondération sur ces derniers. L’enquête peut être consultée en pièce jointe.(*) Les 14 gérants de fonds participant à l’enquête sont : AllianceBernstein, Allianz Global Investors, Baring Asset Management, BlackRock, Eastspring Investments, Fidelity Investment Management, Franklin Templeton Investments, HSBC Global Asset Management, Invesco Asset Management, Investec Asset Management, J.P. Morgan Asset Management, PIMCO, Schroders Investment Management et Société Générale.
Selon le suisse Alix Capital, l’indice UCITS Alternative a affiché pour juin une perte de 0,23 % après une perte de 1,36 % en mai, de sorte que, pour l’ensemble du premier semestre, le secteur accuse une perte de 0,33 %. L’indice des fonds de hedge funds coordonnés a pour sa part reculé de 0,77 % après 1,25 % en mai et il subit ainsi une perte de 2,39 % depuis le début de l’année.Toutes les stratégies ont été dans le rouge pour juin (notamment les CTA, qui ont perdu 1,69 %) sauf celle de l’obligataire, qui a signé une performance de 0,30 % et qui gagne 2 % pour l’ensemble du premier semestre.
Selon les données compilées par la National Venture Capital Association (NVCA) et Thomson Reuters, 38 fonds américains de capital risque ont levé 5,91 milliards de dollars au deuxième trimestre, contre 49 fonds pour un total de 5,26 milliards au premier trimestre. Un phénomène qui souligne la concentration de liquidités entre les mains des principaux fonds du secteur. New Enterprise Associates a notamment constitué un fonds de 2,08 milliards de dollars.
La Cour constitutionnelle russe a validé l’accord d’adhésion de la Russie à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), qui contraindra Moscou à abaisser ses tarifs douaniers et à ouvrir certains secteurs clés de son économie aux investisseurs étrangers. Le jugement, rendu à l’unanimité des membres de la Cour réunie à son siège de Saint-Pétersbourg, ouvre la voie à la ratification parlementaire de l’accord conclu en décembre dernier après 18 années de difficiles tractations. Le vote est programmé mardi.
Dans un rapport intérimaire publié vendredi, la Banque nationale de Belgique (BNB) estime qu’un tel «cantonnement en Belgique pourrait érigercertaines barrières à l’entrée pour les PME». Elle avance également comme obstacles le nombre important de banques étrangères et les liens intragroupes. La BNB propose en revanche d’étendre l’obligation faite aux banques systémiques de formaliser un testament afin de résoudre une crise de manière ordonnée.
Le rétablissement de la taxe foncière a déjà permis à l’Etat italien de prélever 9,55 milliards d’euros depuis le début de l’année, s’est félicité samedi le ministère de l’Economie. Quelque 23,8 millions de contribuables ont dû verser en moyenne 400 euros pour s’acquitter de cet impôt sur les résidences principales. Le ministère prévoit une recette totale de 20,1 milliards à la fin de l’année.
Dans le cadre d’un entretien accordé au Corriere della Sera, le Gouverneur de la Banque centrale italienne, Ignazio Visco, indique que l’économie nationale pourrait se contracter de 2,0% cette année au lieu des 1,5% prévus officiellement pour l’instant. Il en appelle à «un nouvel esprit italien» afin de venir à bout de la crise européenne de la dette.
Le gouvernement de coalition de droite-gauche dirigé par Antonis Samaras a obtenu sans entrave dimanche soir le vote de confiance du parlement. Lors des débats, le Premier ministre s’est engagé à poursuivre les réformes et accélérer les privatisations. 179 députés ont voté en faveur de la politique générale du gouvernement, 121 ont voté contre.
A la City, à propos de l’affaire du Libor, beaucoup commencent à évoquer un « tobacco moment », référence au moment où l’industrie du tabac a dû payer des dizaines milliards pour avoir cherché à cacher les effets de la cigarette, rapporte Les Echos. Pour l’instant, les débats se sont concentrés sur la deuxième phase de la manipulation au coeur de la crise. Avec un taux manipulé à la baisse, cela aurait profité aux ménages. La première phase de la manipulation, avant la crise, pourrait toutefois se révéler bien plus problématique. Ce pourrait être la plus grosse fraude sur titres de l’histoire, note le quotidien.
L’Institut Français des Administrateurs et Paris Ile-de-France Capitale Economique, en partenariat avec le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables et la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes, publient «La gouvernance des sociétés cotées à l’usage des investisseurs». Il s’agit d’une synthèse, à but promotionnel, sur les pratiques sociétales de gouvernance en France a été réalisée à partir de l’expertise d’un groupe de travail piloté par la Commission Internationale de l’IFA présidée par Marie-Ange Andrieux et regroupant des institutions du monde économique et financier. L’objectif est de souligner «la qualité de la gouvernance des sociétés françaises», qui «constitue indiscutablement une valeur ajoutée et un renforcement de la sécurité économique et juridique», note le communiqué de presse.Le document peut être téléchargé en version française ou anglaise à cette adresse : http://www.ifa-asso.com/actualites/actualites.php?actualite_id=356
Réussite incontestable des dix dernières années, le pôle de prise de participations de La Française AM (une vingtaine de participations représentant 7,5 milliards d’euros d’actifs gérés ou conseillés) a pris une nouvelle dimension fin 2011 avec la filialisation de l’activité au sein de NexT AM (Nouvelles Expertises et Talents), une SAS dont l’associé unique est le groupe avec un statut de CIF.L’entité dotée d’une identité et d’une marque propre a vocation à regrouper les participations existantes, les moyens et l’expertise constituée au cours des dix dernières années. Pilotée par Nicolas Duban à la présidence, et Jérôme Coirier à la direction générale, NexT AM –une équipe de 8 personnes au total qui peut utiliser la force de frappe du groupe- va loger 14 participations plutôt historiques tandis que la holding Next, contrôlée à 40% par Next AM et à 60% par la sicav contractuelle NexT Invest, lancée en mars 2011, va loger les nouvelles participations, actuellement au nombre de 6.Le transfert de ces différentes participations au sein de NexT AM devrait être bouclée fin septembre, a indiqué le 6 juillet le président de NexT AM, Nicolas Duban, à l’occasion d’un point de presse. Parallèlement, NexT AM travaille sur de nombreux fronts, le développement des ressources de l’activité, le développement du réseau, l’offre de services dédiés, ou encore la promotion et la communication.Après NexT Invest 1, la société finalise actuellement le lancement, qui pourrait intervenir à l’automne, d’un deuxième fonds contractuel de «seeding partenaire» qui associe les capitaux nécessaires au démarrage d’un projet et des prises de participations au projet. Ce fonds, qui doit encore obtenir l’agrément de l’AMF, affiche un objectif de 150 millions millions d’euros et pourrait compter entre 5 et 7 investisseurs.NexT AM travaille également à la création d’un fonds dédié, conçu selon le modèle précédent ou dans une logique de partage des commissions qui aurait une capacité d’investissement au capital de 30 millions à 60 millions d’euros. Il pourrait prévoir pour l’investisseur l’option de montée au capital.Sur le front des moyens de distribution, NexT AM est en train de finaliser des accords de distribution avec une plateforme de CGPI (Cholet Dupont Partenaires) ainsi qu’avec un assureur vie. Last but not least, NexT AM lance une sicav luxembourgeoise à compartiments, NexT AM Funds, dédiée aux jeunes sociétés de gestion dans lesquelles NexT AM prend des participations et qui devrait faciliter le développement à l’international.A noter enfin que NexT AM travaille à sa communication et sa promotion au travers d’un partenariat avec Morningstar et du lancement dans le courant de l’année d’un site internet dédié à NexT AM et à ses participations…
Le taux de couverture moyen des engagements des fonds de pension d’entreprise américains s’est accru en juin de 1,8 point de pourcentage pour s’inscrire à 71,6% après des baisses significatives en avril et mai, selon les estimations communiquées par BNY Mellon.Cette amélioration est due à la bonne tenue des marchés actions américains qui ont progressé de 3,9% en juin, et des marchés boursiers ailleurs dans le monde qui ont enregistré une hausse de 7%. Les actifs des fonds de pension se sont ainsi accrus de 2,7% en juin, les engagements augmentation dans le même temps de seulement 0,1%, le taux d’actualisation pour les entreprises notées Aa demeurant inchangé à 3,98%.
Au moins 160 mutual funds et ETF domiciliés aux Etats-Unis ont investi en mai dans des actions du réseau social Facebook, y compris des produits de Fidelity, de Morgan Stanley et d’Oppenheimer Funds. C’est ce qui ressort d’une compilation des déclarations mensuelles de juin et de juillet effectuée par Morningstar et The Wall Street Journal.Certains de ces fonds n’auraient normalement pas dû acheter les titres Facebook qui est une société technologique de forte croissance. Par exemple, la demande est venue de fonds qui sont focalisés sur des sociétés qui versent un dividende, comme le Fidelity Dividend Growth, ou qui peuvent être considérées sous-évaluées, très value, comme le Principal LargeCap Value ou le JPMorgan Intrepid Value…alors que Facebook n’entre ni dans la première de ces catégories, ni dans la seconde.Environ 55 % des fonds qui détiennent des actions Facebook figurent dans des plans d’épargne retraite à contribution définie comme les 401(k), indique le cabinet d’analyse BrightScope.Cela montre de quelle latitude peuvent disposer les gérants de fonds et cela devrait aussi rappeler aux investisseurs que les gérants n’échappent pas à l’instinct grégaire, soulignent les analystes.
La collecte dans le monde des fonds de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) s’est élevée au premier trimestre 2012 à 248 milliards d’euros contre seulement 11 milliards au quatrième trimestre 2011, selon des statistiques communiquées le 5 juillet par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Une évolution due pour l’essentiel à une collecte nette de 169 milliards d’euros dans les fonds obligataires au premier trimestre contre 49 milliards d’euros au quatrième trimestre 2011. Les fonds d’actions ont encore subi une décollecte de 6 milliards d’euros, en net ralentissement il est vrai par rapport au quatrième trimestre 2011 (-52 milliards d’euros).Les fonds diversifiés ont terminé le premier trimestre sur une collecte de 44 milliards d’euros, à comparer à une décollecte de 1 milliard d’euros au quatrième trimestre 2011.Les fonds monétaires ont terminé le trimestre sur une décollecte nette de 52 milliards d’euros alors qu’ils avaient enregistré au quatrième trimestre 2011 des souscriptions pour un montant net de72 milliards d’euros. Aux Etats-Unis, les fonds monétaires ont subi une décollecte nette de 83 milliards d’euros alors qu’en Europe, ils ont enregistré une collecte nette de 22 milliards d’euros.Les actifs totaux des fonds d’investissement dans le monde s’inscrivaient fin mars 2012 à 20.850 milliards d’euros, en progression de 4,4% par rapport à fin décembre 2011.
A fin juin, les 3.309 ETF cotés 7.353 fois dans le monde, affichaient un encours de 1.503 milliards de dollars, soit des hausses de 4,4 % en un mois (1.445 milliards fin mai) et de 11,1 % sur le premier semestre (1.353 milliards fin décembre), selon les statistiques de la société de conseil ETFGI de Deborah Fuhr. L’augmentation de 150 milliards de dollars des encours est attribuable à des souscriptions nettes de 99,8 milliards durant les six premiers mois de cette année. Vanguard a été le champion de la collecte nette avec à lui seul 29,92 milliards de dollars, devant iShares (24,93 milliards) et SPDR (State Street) avec 10,11 milliards. En revanche db x-trackers a subi les plus fortes sorties nettes avec près de 1,43 milliard de dollars, suivi par ComState (Commerzbank) avec 875 millions et Lyxor Asset Management (Société Générale) avec 857 millions de dollars.Par ailleurs, en réunissant dans une même statistique les ETF, les ETC et les ETN sous le vocable d’ETP, ETFGI recense pour fin juin 4.684 produits cotés 9.443 fois dans le monde. On compte au total 202 émetteurs d’ETP sur 54 Bourses, dont 171 émetteurs sur 50 Bourses pour les ETF. L’encours des ETP s’est accru de 10,2 % au premier semestre, à 1.682 milliards de dollars. Les souscriptions nettes ont totalisé 106,94 milliards de dollars.
En réunissant dans une même statistique les ETF, les ETC et les ETN sous le vocable d’ETP, la société de conseil ETFGI de Deborah Fuhr recense pour fin juin 4.684 produits cotés 9.443 fois dans le monde, dont respectivement 3.309 et 7.353 pour les ETF. On compte au total 202 émetteurs d’ETP sur 54 Bourses, dont 171 émetteurs sur 50 Bourses pour les ETF.L’encours des ETP s’est accru de 10,2 % au premier semestre, à 1.682 milliards de dollars alors que celui des seuls ETF a gonflé de 11,1 % à 1.503 milliards de dollars. Les souscriptions nettes ont totalisé 106,94 milliards de dollars, dont 99,8 milliards pour les ETF.
En mai, les fonds allemands ont enregistré des souscriptions nettes de 3,63 milliards d’euros contre 496,8 millions en avril et une sortie nette de 418,1 millions pour le mois correspondant de l’année dernière. Cela porte le total des cinq premiers mois de l’année à plus de 24,53 milliards d’euros contre 12,78 milliards en janvier-mai 2011.L’association allemande BVI des sociétés de gestion signale que l’ETF iShares Dax, qui avait subi en avril des sorties nettes de 3,8 milliards d’euros, a bénéficié en mai d’une réallocation de 3,6 milliards d’euros, ce qui explique que les fonds d’actions affichent pour mai des souscriptions nettes de 1,21 milliard alors qu’ils auraient sans cela subi des sorties nettes de 2,4 milliards.Pour janvier-mai, les fonds offerts au public ont drainé 4,04 milliards d’euros en net, contre des remboursements nets de 3,55 milliards pour la période correspondante de l’an dernier, tandis que les fonds institutionnels collectaient 19,87 milliards d’euros contre 13,02 milliards ; les mandats institutionnels ont encaissé 638,3 millions nets contre 3,31 milliards, mais ils ont subi des sorties nettes de 2,68 milliards d’euros en mai contre des rentrées nettes de 2,84 milliards en avril.
Pour les cinq premiers mois de l’année, les fonds de valeurs mobilières offerts au public ont drainé au total 2.566,4 millions d’euros de souscriptions nettes. Seules deux maisons affichent des rentrées véritablement significatives. Il s’agit d’Allianz Asset Management, qui avec Pimco a attiré à lui seul 7.896,3 millions d’euros, et d’Union investment (banques populaires) dont les fonds ont drainé 1.781,6 millions : ces deux acteurs ont donc enregistré des souscriptions nettes presque quatre fois plus élevées que l’ensemble du secteur.En revanche, BlackRock et ses ETF iShares a subi des sorties de 1.582,6 millions d’euros pendant que ComStage (les ETF de la Commerzbank) devait rembourser 396,7 millions en net. Chez Deka (caisses d'épargne), les sorties nettes ont porté sur 2.609,2 millions d’euros tandis que chez Deutsche Bank elles se montaient à 2.148,1 millions, dont 1.275,1 millions pour les ETP de la marque db x-trackers.A noter cependant qu’ETFlab (les ETF de Deka) a réussi à attirer 204,6 millions d’euros.
Lors d’une présentation à Paris le 6 juillet, Stephen Cohen, directeur de la stratégie d’investissement pour la zone Europe/moyen-Orient/Afrique, a souligné que iShares (BlackRock) a l’intention d’élargir son offre d’ETF obligataires, un segment que le numéro un du secteur a déjà contribué à développer mais qui ne représente que 18,1 % de l’encours mondial des fonds indiciels cotés.A présent, les ETF obligataires ont atteint une taille et une liquidité suffisantes pour passer à un stade supérieur, celui d’outils d’allocation d’actifs. Il s’agit désormais pour les promoteurs de travailler sur la finesse de l’offre, de répondre à la demande d’investisseurs qui recherchent une exposition plus précise dans un environnement où la dispersion des performances se révèle très forte en fonction du choix des indices sous-jacents. Les investisseurs ont compris, avec la crise de la dette souveraine, qu’il leur faut être plus tactiques dans leur allocation, y compris dans le «fixed income».Les grandes tendances du second semestre 2012 resteront celles du premier, la faveur de la clientèle se focalisant sur les ETF de crédit qualité investissement, le haut rendement et la dette émergente. iShares envisage de passer à l’étape suivante en matière de granularité, notamment avec des fonds régionaux pour les obligations d’entreprises. Cette tendance s’est déjà concrétisée en tous cas pour l’offre de fonds de dette souveraine (avec le lancement de huit ETF de govies d’Etats de la zone euro) et elle devrait aussi se traduire entre autres par le lancement d’un produit d’obligations privées des pays émergents avant la fin de cette année.
Les partenaires sociaux ont examiné vendredi 6 juillet de nouvelles simulations concernant les régimes complémentaires. Compte tenu des règles en vigueur,les réserves de l’AGIRC seront épuisées en 2016 ou 2018 contre 2026 dans les prévisions précédentes. pour l»ARRCO, l'épuisement est avancé à 2020/2023 contre 2030 auparavant. Une nouvelle réunion est prévue le 12 octobre afin d'élaborer des solutions pour équilibrer les régimes complémentaires. La CGC est favorable à l’instauration d’un régime complètement contributif quand la CGT demande l'élargissement de l’assiette des cotisations. Le MEDEF est hostile à toute augmentation des cotisations. L’organisation patronale a, par ailleurs, demandé une étude juridique pour savoir si le retour partiel de la retraite à 60 ans s’appliquait de fait aux régimes complémentaires. En cas de réponse négative et à défaut d’accord entre partenaires sociaux, le 1er novembre, les bénéficiaires de ce nouveau dispositif pourrait subir un abattement sur leurs pensions complémentaires.
La Commission européenne a estimé que le Portugal devrait être en mesure d’atteindre son objectif de déficit budgétaire pour cette année, malgré le rejet par la cour constitutionnelle du pays de l’une des mesures d’austérité proposées par Lisbonne pour atteindre son objectif de 2013. La cour a dit jeudi que les baisses de salaires envisagées pour les fonctionnaires ne pouvaient être appliquées uniquement aux travailleurs du secteur public.
La Commission européenne s’est dite prête à abandonner les procédures de sanctions contre la Hongrie après les changements apportés à la loi controversée sur les statuts de sa banque centrale, ouvrant la voie à des discussions avec le Fonds monétaire international et l’Union européenne sur un soutien financier dont le pays a besoin pour réduire le coût de ses emprunts.
Le déficit du budget de l’Etat français s’est établi à 69,6 milliards d’euros en mai contre 68,4 milliards un an plus tôt à la même période, selon les données publiées vendredi par le ministère du Budget. Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 159,5 milliards d’euros contre 152,7 milliards un an plus tôt. Les recettes (nettes des remboursements et dégrèvements) s'établissent à 111,2 milliards d’euros contre 108,8 milliards.
Le gouvernement japonais pourrait se trouver en situation de cessation de paiement fin octobre, ce qui ne lui permettrait plus de payer salaires, retraites et autres indemnisations du chômage, si le parlement ne s’entend pas d’ici là pour adopter une loi de financement du déficit budgétaire. Cette loi, qui vise à permettre au gouvernement de vendre des obligations pour financer près de la moitié de son budget, est bloquée par un désaccord avec les partis d’opposition, majoritaire à la chambre haute et donc en mesure de bloquer le texte.
Le groupe a obtenu un prêt de 350 millions d’euros de la part de la Banque européenne d’investissement pour soutenir des projets de croissance en Europe. «A ce stade du cycle économie européen et mondial, il est essentiel de pouvoir être en mesure de regarder au-delà de la crise et de poser les fondations d’une reprise», a expliqué Dario Scannapieco, vice-président de la BEI.
Les embauches dans le secteur privé ont augmenté beaucoup plus que prévu le mois dernier aux Etats-Unis. Selon les résultats de l’enquête mensuelle ADP, 176.000 emplois ont été créés dans le privé en juin, alors que les économistes n’attendaient que 105.000 postes supplémentaires. Par ailleurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué lors de la semaine au 30 juin, à 374.000 contre 388.000 (révisé) la semaine précédente.