Gérant de portefeuille et président exécutif du Templeton Emerging Market Group (Franklin Resources), Mark Mobius a mis en exergue, lors d’une présentation à Paris, tous les atouts des marchés d’actions émergents : une croissance très supérieure à celle des pays développés, d’amples réserves de change (qui sont progressivement utilisées pour opérer des acquisitions d’actifs en Europe), un endettement inférieur à celui des pays industrialisés, une inflation qui a beaucoup baissé et des valorisations modérées, avec des multiples inférieurs à 10.Pour le gérant vedette de Franklin Templeton, qui investit en règle générale sur cinq ans (le taux de rotation est généralement inférieur à 20 %), deux thèmes méritent d'être privilégiés: d’une part, la démographie et la consommation, de l’autre les matières premières, dont les prix sont partout tendanciellement à la hausse. En effet, sur les 20 dernières années, cela vaut aussi bien pour l’indice CRB que pour le cuivre, le platine, le palladium, le nickel, le sucre, le soja, le maïs, le riz, le froment, l’or et le pétrole.De plus, malgré les risques et la volatilité, on observe qu’historiquement, depuis 1997 (crise asiatique), les phases de baisse des marchés émergents ont été moins longues tandis que les remontées se sont avérées plus rapides que pour les marchés des pays industrialisés.L’Emerging Market Group de Franklin Resources affiche un encours de 45 milliards de dollars en actions de sociétés qui réalisent au moins 50 % de leur chiffre d’affaires dans les pays émergents. Cela concerne donc aussi des sociétés locales aussi bien qu’un petit nombre de groupes occidentaux, de même que certaines filiales de groupes des pays industrialisés cotées dans les pays émergents.