Au 30 septembre, on recensait en Europe 32.138 fonds d’investissement bénéficiant d’un agrément de commercialisation en Europe. Selon Lipper, c’est le résultat, pour le troisième trimestre de 404 lancements (contre 417 en avril-juin) et de 712 radiations, dont 471 liquidations (contre 535) et 241 fusions (contre 340).Par rapport au troisième trimestre 2012, le nombre de créations a chuté de 219 unités pendant que celui des liquidations augmentait de 39 unités et que celui des fusions diminuait de 39 unités (lire Newsmanagers du 8 août).Par classe d’actifs, les fonds les plus nombreux étaient fin septembre ceux d’actions (37 %) devant les diversifiés (24 %) et les obligataires (18 %). Les fonds monétaires représentaient 5 % du total et les «divers» les 16 % restants ventilés entre fonds immobiliers, matières premières, garantis et fonds de hedge funds.Lipper souligne que les fonds d’actions ont été ceux avec les fermetures les plus nombreuses, avec 166 liquidations et 90 fusions, tandis que les fonds obligataires ont connu le plus nombre le plus élevé de créations (121).Le Luxembourg était le premier pays d’implantation avec 8.562 fonds devant la France, avec 4.856 produits.
La moitié des investisseurs institutionnels français demandent à ce que leurs gestionnaires de fonds élaborent un reporting environnemental, social et de gouvernance (ESG) et 40 % à ce qu’ils réalisent une évaluation ESG ex-post. Pour Novethic, qui publie ces statistiques dans le cadre d’une étude paneuropéenne*, «ces deux exigences montrent leur engagement à superviser la prise en compte de critères ESG dans la gestion de leurs actifs».En revanche, ils ne s’appliquent pas toujours ce qu’ils réclament, puisque près de la moitié des investisseurs français ne font pas de reporting sur l’intégration de critères ESG, en décalage avec les pratiques européennes. Cependant, nuance Novethic, cela devrait évoluer puisque 19 % d’entre eux envisagent d’élaborer un reporting dans l’année à venir.L’étude confirme par ailleurs que l’approche «best in class» reste la favorite des Français, qui sont 54 % à la préférer, soit 7 points de plus qu’en 2011. L’intégration ESG et les exclusions normatives connaissent également une forte hausse : 42 % des répondants affirment avoir recours à chacune de ces approches, contre 31 % en 2011. Pour Novethic, ces chiffres témoignent d’une volonté de combiner le «best in class» à d’autres approches.Enfin, les motivations ont fortement évolué. La volonté de contribuer à un modèle durable, qui dominait jusqu’ici, ne concerne plus que 31 % des investisseurs institutionnels français. La maîtrise des risques est désormais leur principale préoccupation.*L’enquête annuelle sur la prise en compte des critères ESG par les investisseurs institutionnels européens a été réalisée avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners. Elle a porté sur 115 dirigeants des principales institutions financières dans 11 pays détenant au total 4.470 milliards d’euros d’actifs. En France, l’étude a porté sur 26 investisseurs représentant 1.523 milliards d’euros d’actifs.
Le géant américain de l’investissement SEI Investments veut pousser ses pions sur le marché britannique où il déjà présent depuis une dizaine d’années au travers d’alliances stratégiques, rapporte Fund Web.SEI Investments a notamment passé des accords avec Ascentric et Cofunds. Kevin Addison, précédemment chez Swip, a rejoint SEI en septembre pour mener l’offensive sur le marché britannique et en Europe continentale. Il devrait être épaulé dès le mois de janvier par deux commerciaux.Alors que le marché est en pleine ébullition en raison de l’entrée en vigueur début 2013 de la réglementation RDR, Kevin Addison espère mettre en place des accords sur le modèle de celui passé récemment entre Standard Life et RBS avec pour objectif les grands distributeurs, les banques privées, les gestionnaires de fortune et les firmes de conseil.Les actifs sous gestion de SEI Investments s'élèvent à 195 milliards de dollars. Le groupe est présent dans douze pays, avec une offre de multigestion et de services d’administration de fonds.
«Nous ne perdons pas d’argent» dans le courtage actions, le plus gros métier d’Exane BNP Paribas (45% des revenus), déclare son PDG Nicolas Chanut aux Echos. La société, présente aussi dans les dérivés (40% des revenus) et la gestion (15%) est cependant touchée par la baisse des volumes. Elle vise en 2012 un produit net bancaire de 340 millions d’euros (contre 400 millions l’an dernier) et un résultat net de 35 millions (contre 58 millions). Dans le cash actions, l’objectif est de porter de 3,5% à 5% la part de marché d’ici à 2015. «Le capital d’Exane n’a pas vocation à évoluer», précise Nicolas Chanut. Le groupe est détenu à 50% par BNP Paribas.
Le bon comportement des marchés d’actions au mois de novembre a rendu ces derniers difficiles à battre. Notamment sur la zone euro. Des stocks-pickers ont néanmoins pu s’illustrer et enregistrer, sur un mois, des progressions nettement supérieures à celle de l’indice de référence. A l’inverse, les gestions quantitatives systématiques ont souffert. Au sein du mandat euro d’amLeague, sept portefeuilles sur dix-huit sont parvenus à faire mieux que l’Eurostoxx net return (+2,78 %). Dexia AM, Ecofi Investissements et Mandarine Gestion affichent ainsi des gains respectifs de 4,45 %, 4,29 % et 4,08 %. Sur une période d’observation de trois mois, ces sociétés de gestion se caractérisent logiquement par leur surexposition au marché (via un beta supérieur ou égal à un) et des choix de valeurs qui se sont montrés payants (avec un alpha positif). En bas de tableau, les sociétés de gestion quantitatives se singularisent par des caractéristiques inverses – faible exposition au marché et choix de valeurs pénalisant : Swiss Life AM et Tobam ne progressent que de 1,65 % et 1,54 % respectivement tandis qu'à la dernière place, ING IM est le seul portefeuille dans le rouge (-0,20 %), le stock picking ayant eu une contribution négative importante. Dans le mandat Europe, le panorama est peu ou prou identique. Les surexpositions au marché et des choix de valeurs positifs ont porté les meilleurs. Un cran en deça, toutefois. Dexia AM, Sycomore AM et Edmond de Rothschild AM (Edram) occupent sur le mois de novembre les trois premières places – avec des gains respectifs de 5,78 %, 3,80 % et 3,70 %. Ils figurent parmi les douze portefeuilles sur vingt à faire mieux que l’indice de référence, le Stoxx 600 net return (+2,19 %). En bas de tableau, Ossiam (+1,42 %), Tobam (+0,86 %) et Swiss Life AM (+0,51 %) ont été pénalisés ce mois par leurs gestions moins exposées au marché (avec un beta d’environ 0,5) et une contribution négative du choix de valeurs. Enfin, au sein du mandat Global Equities, six portefeuilles sur treize ont battu l’indice Stoxx 1800 net return (+0,87 %). La gestion active s’est illustrée puisque le trio de tête est composé d’Edram (+2,30 %), Ecofi Investissements (+2,18 %) et AllianzGI High Alpha Strategy (+1,40 %). Edram se distingue également en occupant la tête du classement avec une sous-exposition au marché (0,7 ) sur les trois derniers mois. En revanche, le stock picking a été judicieux. Aux dernières places, les gestions quantitatives de Swiss Life AM (-0,13 %), Theam (-0,38 %) et Tobam (-0,40 %) présentent elles-aussi une nette sous-exposition mais, sur trois mois, le choix de valeurs des gérants n’a pas été payant.
Les décideurs européens appellent les pouvoirs publics à abandonner leurs plans d’austérité en faveur de mesures de dépenses permettant de revitaliser le marché des fusions/acquisitions en 2013. Telles sont les conclusions de la troisième édition de «Doing the Deal», l'étude annuelle réalisée par NetJets Europe sur le marché européen des transactions (1).L'étude révèle qu’un peu moins de la moitié des décideurs européens (48%) anticipent une hausse des activités de fusions/acquisitions en 2013. L’augmentation des transactions est estimée à 227 milliards d’euros en valeur, ce qui porterait le montant total à plus de 1 700 milliards d’euros, soit un recul de 300 milliards par rapport aux prévisions de 2012. On observe en outre que 26 % estiment que l’activité F&A se repliera en 2013, contre 8 % en 2012, témoignant d’un manque de confiance persistant et, au mieux, d’une vision prudemment optimiste pour l’année à venir.Le rapport a examiné de plus près la crise de la zone euro et son impact potentiel sur l’activité de F&A en 2013. 55 % des personnes interrogées ont déclaré que les mesures d’austérité globalement privilégiées par les autorités européennes entravaient actuellement les activités de fusions/acquisitions et la prospérité économique. 79 % des décideurs estiment que la solution aux problèmes économiques réside dans l’injection de capitaux par les économies nationales, contre seulement 13 % qui prévoient un retour de la croissance grâce aux mesures d’austérité. Étonnamment, malgré les opinions négatives, seul 1 % des participants anticipe une sortie de la zone euro par l’un de ses États membres. À la question de savoir de quel État membre il pourrait s’agir, la plupart ont cité la Grèce..Le secteur de l'énergie et des ressources devrait être le plus actif en termes de F&A en 2013. En revanche, les services financiers, classés au second rang l’an passé, créent la surprise en chutant à la cinquième place, seuls 18 % des participants prévoyant qu’il s’agira d’un secteur actif en 2013. Bien que 17 % des participants aient cité Internet / e-commerce comme un secteur actif en 2013, seuls 10 % pensent qu’il le restera durant les cinq prochaines années, ce qui laisse entrevoir une bulle Internet susceptible d’exploser.Lorsqu’on leur demande d’indiquer les pays qui, selon eux, constitueront les cibles les plus actives en termes de fusions/acquisitions cette année, les décideurs citent avant tout la Chine (71 %) les États-Unis (58 %) et la Russie (30 %). En revanche, certains signes indiquent que la Chine et les États-Unis pourraient ne pas être en mesure de soutenir ce niveau de croissance à long terme, les participants prévoyant que l’activité de F&A chutera dans ces régions au cours des cinq prochaines années. Cette situation contraste avec celle du Brésil (39 %) et de l’Inde (46 %), pays dans lesquels les participants anticipent un redoublement d’activité au cours des cinq prochaines années dans la mesure où leurs économies continuent de se renforcer. Étonnamment, le Royaume-Uni est passé cette année du huitième au sixième rang au classement des marchés de fusions/acquisitions les plus actifs, devançant ainsi ses voisins européens comme la France (15e) et l’Allemagne (9e).(1) L'étude «Doing the Deal» a examiné les réponses de 175 décideurs européens évoluant au sein de sociétés de capital investissement, banques d’investissement, cabinets comptables et cabinets juridiques, et qui ont travaillé sur des transactions représentant au total plus de 136 milliards d’euros l’an passé. Menée par Remark, le service de recherche sur les fusions/acquisitions et les introductions en bourse du cabinet mergermarket,
Dans un long article consacré à Réal Desrochers, un Canadien qui dirige les investissements du fonds de pension CalPERS (241 milliards de dollars) en prívate equity (49 milliards), The Wall Street Journal souligne que cet ancien de Saudi Arabian Investment Co et de CalSTRS a souvent obtenu que son employeur paie moins que les 1 % standard de commission de gestion et moins que les 15 à 20 % traditionnels de commission de performance. Cela ne fonctionne pas toujours : si Cerberus Capital Management a par exemple accepté de faire une ristourne sur la commission de gestion, Leonard Green & Partners ou Ares Management ont récemment indiqué à Réal Desrochers qu’ils ne lui feront aucune concession tarifaire. Et CalPERS a accepté de payer les commissions standard pour le nouveau fonds d’Advent International. Gregory Zuckerman
La Banque Postale Asset Management vient de publier son produit rapport dédié au développement responsable. La Banque Postale AM se dit «de longue date convaincue de la contribution de l’Investissement Socialement Responsable (ISR) au développement de bonnes pratiques car il incite les entreprises à mettre le développement durable au coeur de leur stratégie».Au 31 décembre 2011, La Banque Postale Asset Management gère 1,226 milliard d’euros d’encours sur la gamme ISR (1,261 milliard d’euros en 2010), ce qui représente 4,1% de ses encours OPCVM (hors mandats assurance vie).La Banque Postale AM souligne que le montant des encours ISR est un des sept indicateurs que La Banque Postale a fait certifier pour l’année 2011 par un commissaire aux comptes.
A l’occasion d’une conférence de presse portant sur la stratégie d’investissement, Thierry Deheuvels, directeur général délégué, en charge des investissements chez Oddo Asset Management, a constaté que «l’anticyclone s’installe sur les marchés», où l’instabilité s’est calmée. Toutefois, les marchés demeurent très sous-valorisés et 2013 devrait pouvoir réserver des surprises positives. Il y a en tous cas une baisse des corrélations et une normalisation de la prime de risque a-t-il relevé. Dans un tel environnement, où l’on constate un certain retour de l’appétence pour le risque, l’allocation et la sélection représentent une réelle valeur ajoutée. Pour l’obligataire, Alain Krief, responsable taux et convertibles, a préconisé de profiter de la dislocation sur les taux des obligations souveraines et des effets de courbes de crédit sur la catégorie investissement tout en mettant à profit les faibles taux de défaut et la reprise de la croissance en se positionnant sur le haut rendement et la dette émergente. Enfin, il a suggèré de se resensibiliser aux marchés d’actions par le biais des convertibles.Enfin, Mirela Agache, responsable de la gestion diversifiée et de la multigestion estime dans son scénario central qu’il est opportun de privilégier les actifs risqués (actions européennes, crédit) ainsi que les devises, la dette et les actions émergentes.
Le fonds immobilier Credit Suisse Real Estate Fund Global (CS REF Global) acquiert son premier immeuble en Amérique du Nord. Lancé il y a un an, Credit Suisse Real Estate Fund Global a acquis à Houston, Texas, un immeuble commercial entièrement loué pour un montant de 35,5 millions de francs suisses environ, a indiqué le 3 décembre le Credit Suisse dans un communiqué.Après ses acquisitions en Europe et dans la zone Asie-Pacifique, le portefeuille du fonds immobilier Credit Suisse Real Estate Fund Global se compose désormais de six immeubles. Ce faisant, il poursuit de manière cohérente sa stratégie de placement. Au 31 octobre 2012, CS REF Global affiche un volume de placements se chiffrant à environ 309,6 millions de francs suisses. D’autres acquisitions sont en cours d’examen en Europe et en Amérique du Sud, précise le communiqué.CS REF Global est, selon le Credit Suisse, le premier fonds immobilier de Suisse ouvert au public à investir exclusivement dans l’immobilier étranger et à être coté à la Bourse suisse SIX Swiss Exchange. Ce fonds n’est donc pas destiné aux seuls investisseurs institutionnels mais aussi aux investisseurs privés. Le fonds s’efforce d’investir environ un tiers du portefeuille dans chacune des régions suivantes: Europe (hors Suisse), Asie-Pacifique et Amériques (du Nord et du Sud). La majeure partie des variations de change des actifs nets contre le franc suisse est couverte.
Les prix producteurs ont à peine augmenté sur un mois en octobre, évolution qui va de pair avec le tassement des prix à la consommation, mais cela ne va pas pour autant inciter la Banque centrale européenne (BCE) à se précipiter pour baisser ses taux. Selon Eurostat, les prix à la production dans les 17 pays utilisant l’euro ont augmenté de 0,1% en octobre par rapport à septembre. Sur un an, cette hausse est de 2,6%.
L’Espagne a déposé une demande d’aide de 39,5 milliards d’euros pour son secteur bancaire. La Commission européenne avait donné mercredi son feu vert à la restructuration par l’Espagne de ses quatre banques en difficulté qui ont été nationalisées, ouvrant la voie au déblocage d’un soutien financier européen. Le déboursement sera fait en milieu de semaine prochaine. Selon le ministre de l’Economie Luis de Guindos, Liberbank, Caja 3, CEISS et Banco Mare Nostrum auront besoin dans une seconde phase de 1,5 milliard d’euros.
Dans un rapport, la commission des Comptes publics a appelé le gouvernement à s’attaquer aux multinationales qui paient peu d’impôts au Royaume-Uni alors qu’elles y encaissent d’importants chiffres d’affaires. Elle estime que les autorités devraient restreindre la possibilité pour ces entreprises de profiter des transactions comptables entre leurs filiales pour échapper à l’impôt et accroître les exigences de transparence sur la fiscalité.
Les chefs de file républicains de la Chambre des représentants ont soumis hier un projet de réduction des dépenses de 2.200 milliards de dollars sur 10 ans, dernière proposition en date de leur part pour éviter un «mur budgétaire» en fin d’année. La Maison blanche a rejeté le projet d'économies qui pourrait pourtant atteindre les 4.600 milliards de dollars.
Le Luxembourgeois a confirmé qu’il quitterait ses fonctions de président de l’Eurogroupe en fin d’année ou au début de l’an prochain. Il a également dit avoir bon espoir que la Grèce reçoive sa prochaine tranche d’aide le 13 décembre.
Le Parlement français a adopté définitivement hier le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013 qui prévoit cinq milliards d’euros de ressources nouvelles et plus de deux milliards d'économies afin de contribuer à l’objectif général de réduction des déficits publics. Ce texte prévoit d'établir à 11,4 milliards d’euros le déficit du régime général de la Sécurité sociale en 2013 contre 11,3 milliards prévus cette année.
Alors que la Banque publique d’investissement sera soumise à des règles au moins aussi strictes que Bâle 3, cette contrainte accrédite le scénario privilégié d’un Oséo servant de structure faîtière au groupe. Mais le sort des actionnaires minoritaires reste en suspens
La société américaine d’investissement a conclu le rachat du courtier irlandais Dolmen, ce qui se traduira par la création de 30 nouveaux emplois et par l’obtention à terme d’un statut de «primary dealer» pour les obligations souveraines irlandaises. Cette opération pourrait donner un coup de fouet à la Bourse de Dublin qui a récemment souffert du retrait de la cote de plusieurs émetteurs (CRH, Elan, Greencore, United Drug).
Le procès d’un ancien trader de la Caisse d’Epargne, Boris Picano-Nacci, s’est ouvert en correctionnelle à Paris pour abus de confiance dans l’enquête sur une perte de trading de 751 millions d’euros subie par le groupe en 2008. Les avocats de la banque ont fait savoir avant l’audience qu’ils demanderaient 315 millions d’euros de réparations au prévenu, la part des pertes qu’ils pensent résulter d’actions abusives sur les marchés.
La société de private equity a signé conjointement avec Equistone Partners Europe et le management un accord en vue de la vente de la totalité du capital d’Alvest à LBO France. Alvest est à travers sa filiale TLD, un groupe industriel français, leader mondial du secteur des équipements d’assistance aéroportuaire. Il compte 1 350 employés, un réseau de vente et d’après vente en propre. Le groupe prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de plus de 300 millions d’euros sur l’année 2012.
Daniel Phillipson, senior vice president, product management, est venu récemment à Paris pour promouvoir l’Unconstrained Bond Fund, un produit de droit irlandais lancé par Pimco en décembre 2008 et qui affichait fin octobre un encours de 8,3 milliards de dollars, dont 2 milliards de souscriptions nettes depuis le début de cette année.Si le gestionnaire constate une «demande croissante» pour ce produit, «adopté déjà par des investisseurs institutionnels et des distributeurs», la France n’est manifestement pas encore le marché où ce fonds obligataire coordonné a connu le plus de succès alors qu’il affiche une performance de 7 % depuis le début de l’année, pour la part en euros couverte du risque de change (8 % pour celle en dollars). Le spécialiste produit a expliqué à Newsmanagers que la gestion très active du fonds (avec plusieurs centaines de lignes), dirigée par Chris Dialynas «se focalise sur le risque et sur le résultat plutôt que sur un indice». Le fonds peut investir dans le monde entier sur toutes les classes obligataires et les devises. Le portefeuille peut être au maximum long de 8 ans et court de trois en duration avec, historiquement, une volatilité du produit inférieure à 3 %. Comme argument supplémentaire, Daniel Phillipson souligne que ce portefeuille affiche une corrélation basse avec le haut rendement et négative avec les actions.
Les actions américaines ont retrouvé la faveur des investisseurs fin novembre en raison d’un regain d’optimisme quant à la probabilité d’un déblocage budgétaire aux Etats-Unis. Les fonds d’actions américaines ont terminé la semaine au 28 novembre sur une collecte nette de plus de 10 milliards de dollars, la plus importante jamais vue depuis plus d’un an, selon les estimations communiquées par EPFR Global.Au total, les fonds actions ont enregistré une collecte nette de 14,86 milliards de dollars, leur deuxième meilleur résultat depuis le début de l’année alors que les fonds obligataires affichaient des souscriptions pour un montant net de 5,17 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont drainé pour leur part 5,87 milliards de dollars.
Les capitaux investis par les hedge funds dans les marchés émergents ont progressé de 8,5% au troisième trimestre pour s'établir à 127,8 milliards de dollars, selon les dernières statistiques communiquées par HFR dans son «Emerging Markets Industry Report».Parallèlement, le nombre de hedge funds investis dans les marchés émergents s’est accru de 4,8% au troisième trimestre au niveau record de 1.085.Sur les dix premiers mois de l’année, l’indice de performance HFRX Emerging Markets Composite affiche un gain de 5,3%, avec des contributions positives de toutes les régions entrant dans la composition de l’indice. Le HFRX India Index a notamment progressé de 12% au troisième trimestre et de 20% depuis le début de l’année.
Directeur de la recherche Asie chez SG CIB, Guy Stear analyse dans L’Agefi la stratégie des investisseurs japonais. Avec la faiblesse du yen, ces derniers vont renforcer leurs positions en Europe, explique-t-il. En effet, les Etats-Unis sont confrontés au problème de la falaise budgétaire (fiscal cliff), et les investisseurs nippons ne savent pas vraiment comment cela va se passer sur les marchés américains. Pour leur part, les marchés européens offrent des valorisations intéressantes. Si la performance enregistrée en 2012 se confirme, les investisseurs japonais vont continuer à y revenir et ce, dès le premier trimestre 2013.