Le fonds de pension des enseignants californiens CalSTRS a annoncé le 29 novembre le lancement d’une joint venture avec la société Sarofim Realty Advisors qui sera dédiée à l’immobilier urbain. Les engagements de cette co-entreprise pourraient s'élèver jusqu'à 250 millions de dollars.Le site IP Real Estate indique par ailleurs que CalSTRS a réalisé au troisième trimestre 400 millions de dollars d’investissements dans des stratégies immobilières et des résidences étudiantes. CalSTRS a notamment investi 100 millions de dollars dans le fonds Invesco Core Real Estate USA, un fonds ouvert de 3,8 milliards de dollars géré par Invesco Real Estate.Les actifs sous gestion de CalSTRS s'établissaient fin octobre à 154,8 milliards de dollars.
A l’occasion de la troisième édition de son forum financier à Hong Kong, Paris Europlace, l’association de promotion de la place financière de Paris, a présenté sa feuille de route pour contribuer à l’internationalisation du Renminbi (RMB) et faire de la place de Paris un pôle européen leader pour l’accès à la devise chinoise. Trois priorités ont été fixées. Il s’agit premièrement de renforcer et élargir les services financiers existants à Paris pour accompagner les entreprises françaises et européennes, y compris les PME. L’objectif est de leur permettre une plus grande maîtrise des risques de taux et de change, et d’améliorer leurs conditions de financement.Ensuite, Paris Europlace souhaite développer à Paris un pôle de liquidité en RMB offshore, à même de permettre la gestion des flux commerciaux en devise chinoise, notamment pour les transactions effectuées entre les entreprises chinoises et africaines, compte tenu de l’expertise française sur les échanges commerciaux avec l’Afrique.Enfin, la troisième priorité est d’offrir la meilleure liquidité aux banques internationales actives sur le marché RMB en Europe, et notamment sur les fuseaux horaires complémentaires à ceux de Hong Kong. Pour déployer sa stratégie, Paris Europlace compte «mener une série d’actions concrètes ": informer et sensibiliser les entreprises, y compris les PME, sur les opportunités offertes par l’internationalisation croissance du RMB, et mieux faire comprendre les règles et pratiques sur ce marché, promouvoir les services déjà développés par les banques françaises et chinoises auprès des entreprises et des investisseurs européens, et enfin renforcer la mobilisation des acteurs de marché et des autorités de tutelle français et européens pour favoriser l’internationalisation du RMB.
Les fonds monétaires américains ont augmenté leur exposition aux banques françaises, qui représentent désormais 5 % des encours à fin octobre, soit le plus haut niveau depuis la fin octobre 2011, selon Fitch Ratings. Mais cela reste inférieur de 70 % par rapport aux niveaux de la fin mai 2011. Dans ce contexte, Société Générale réintègre le top 15 des banques dans lesquelles les fonds ont le plus investi pour la première fois depuis fin juillet 2011.Cela s’inscrit dans le cadre d’une hausse de l’exposition aux banques de la zone euro. A fin octobre, les fonds monétaires américains avaient alloué 13 % de leurs encours aux banques européennes, soit une hausse de 24 % sur une base en dollars depuis fin septembre 2012. Mais cela reste inférieur de 63 % par rapport à fin mai 2011. Fitch estime improbable que l’on renoue avec ces niveaux passés.
La Caisse des Dépôts (CDC) et la Qatar Holding LLC ont annoncé vendredi la signature d’un protocole d’accord pour co-investir dans des petites et moyennes entreprises françaises. Dans le détail, le protocole prévoit la création d’un partenariat conjoint doté d’un capital de 300 millions d’euros, où chacun contribuera pour moitié au capital de l’entité. Celle-ci devrait investir dans des PME françaises dans des secteurs d’activité présentant un fort potentiel de croissance et intéressant les deux parties, indique un communiqué.
Les actions américaines ont retrouvé la faveur des investisseurs fin novembre en raison d’un regain d’optimisme quant à la probabilité d’un déblocage budgétaire aux Etats-Unis. Les fonds d’actions américaines ont terminé la semaine au 28 novembre sur une collecte nette de plus de 10 milliards de dollars, la plus importante jamais vue depuis plus d’un an, selon les estimations communiquées par EPFR Global.Au total, les fonds actions ont enregistré une collecte nette de 14,86 milliards de dollars, leur deuxième meilleur résultat depuis le début de l’année alors que les fonds obligataires affichaient des souscriptions pour un montant net de 5,17 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont drainé pour leur part 5,87 milliards de dollars.
Les capitaux investis par les hedge funds dans les marchés émergents ont progressé de 8,5% au troisième trimestre pour s'établir à 127,8 milliards de dollars, selon les dernières statistiques communiquées par HFR dans son «Emerging Markets Industry Report».Parallèlement, le nombre de hedge funds investis dans les marchés émergents s’est accru de 4,8% au troisième trimestre au niveau record de 1.085.Sur les dix premiers mois de l’année, l’indice de performance HFRX Emerging Markets Composite affiche un gain de 5,3%, avec des contributions positives de toutes les régions entrant dans la composition de l’indice. Le HFRX India Index a notamment progressé de 12% au troisième trimestre et de 20% depuis le début de l’année.
Directeur de la recherche Asie chez SG CIB, Guy Stear analyse dans L’Agefi la stratégie des investisseurs japonais. Avec la faiblesse du yen, ces derniers vont renforcer leurs positions en Europe, explique-t-il. En effet, les Etats-Unis sont confrontés au problème de la falaise budgétaire (fiscal cliff), et les investisseurs nippons ne savent pas vraiment comment cela va se passer sur les marchés américains. Pour leur part, les marchés européens offrent des valorisations intéressantes. Si la performance enregistrée en 2012 se confirme, les investisseurs japonais vont continuer à y revenir et ce, dès le premier trimestre 2013.
Les émissions obligataires libellées en yuans sur la place de Hong Kong, ou «dim sum bonds», semblent retrouver actuellement les grâces des investisseurs, rapporte Les Echos. En novembre, ces obligations ont atteint un point haut en quatre mois. Les groupes internationaux, en particulier, se laissent de nouveau séduire par ces obligations, puisqu’ils ont levé 5,4 milliards de yuans par ce moyen en novembre, contre 1,2 milliard en octobre. Ce regain d’intérêt doit beaucoup à la conjoncture, puisque la Chine publie presque toutes les semaines actuellement des statistiques qui pointent une stabilisation, voire un réel rebond de son économie cet automne.
Cette année, les ventes de couches pour adultes au Japon ont dépassé celles des couches pour enfants pour la première fois, une statistique éloquente sur l’énorme défi démographique auquel le pays doit faire face, écrit le Financial Times. Pour les hedge funds, il s’agit de l’un des signes de l’éclatement proche de la bulle obligataire au Japon.
Dans le cadre de sa stratégie de gestion d’actifs, Accor annonce la cession en «Sale & Management-Back " du Sofitel Paris La Défense pour 22 millions d’euros. L’établissement continuera d’être géré par Accor dans le cadre d’un contrat de management à long terme. L’acquisition est réalisée conjointement par Amundi Immobilier et Algonquin, investisseur et gestionnaire hôtelier, déjà propriétaire de sept hôtels sous gestion ou franchise Accor en France et au Royaume-Uni.
Capitalisant sur le succès de ses premiers investissements dans la promotion immobilière initiés en 2009, 123Venture a engagé début 2012 une seconde étape qui doublera ses engagements en fonds propres dans le secteur pour les porter à 30 millions d’euros en fin d’année.
Chypre a besoin d’un montant maximal de 10 milliards d’euros pour recapitaliser ses banques, révèle un projet d’accord avec la zone euro et le FMI que s’est procuré Reuters. Le texte, qui doit encore obtenir l’aval des ministres des Finances de la zone euro puis être approuvé par les parlements nationaux, prévoit que Chypre dégage un excédent primaire (hors service de la dette) de 4% du PIB en 2016.
Les déboires du président du holding israélien (Cellcom, Super-Sol…), entendu par les autorités boursières dans le cadre d’une affaire présumée de fraude, ont fait fuir KKR. Le groupe de private equity n’apportera pas de financement pouvant permettre à IDB de reprendre sa filiale Koor Industries. La société israélienne entend toutefois parvenir à un accord avec d’autres acteurs financiers.
Selon le Journal du Dimanche, «Ernest-Antoine Seillière ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat à la présidence du conseil de surveillance de Wendel en juin prochain». Agé de 74 ans, le baron lorrain, en conflit avec une partie des héritiers Wendel, devrait officialiser sa décision en janvier.
Un juge fédéral de Californie a émis une injonction préliminaire autorisant la poursuite du processus de vente du fonds de gestion d’actifs TCW Group contrôlé par la Société Générale, à Carlyle, que conteste un autre fonds. Le contentieux tourne autour d’une coentreprise mise en place par EIG Global Energy Partners et TCW au moment de la scission de ces deux entités début 2011.
L'économie canadienne a affiché une croissance moins forte que prévu au troisième trimestre, de 0,6% en taux annualisé, en raison du plus fort recul des exportations observé en plus de trois ans et d’une nette baisse des investissements des entreprises par rapport au trimestre précédent. Après deux trimestres consécutifs de croissance à 1,7%, ce ralentissement reflète un sentiment des entreprises fragile, dans un contexte de crise de la dette en Europe et une faible demande mondiale de ressources naturelles canadiennes.
L’activité économique dans la région de Chicago est repassée en novembre au-dessus de la barre des 50 pour la première fois depuis août, grâce à une amélioration du marché du travail, montre vendredi l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI régional est remonté à 50,4 contre 49,9 en octobre. Le sous-indice des nouvelles commandes est en revanche en net recul en novembre, et touche un plus bas depuis juin 2009, à 45,3 après 50,6 le mois dernier.
Malgré les inquiétudes sur leur coût pour les contribuables, les députés allemands ont approuvé à une écrasante majorité les nouvelles mesures destinées à réduire le poids de la dette de la Grèce à 124% de son PIB en 2020. Pour la première fois cette semaine, Berlin a reconnu que ce plan de sauvetage ferait perdre de l’argent au gouvernement fédéral.
Les dépenses des ménages américains ont reculé en octobre, pour la première fois depuis cinq mois, conséquence de la stagnation des revenus qui laisse présager une faible croissance économique au quatrième trimestre. Le département du Commerce a annoncé vendredi une baisse de 0,2% des dépenses le mois dernier, après une hausse de 0,8% (révisée) en septembre.
La société spécialisée dans le post-marché Clearstream (groupe Deutsche Bank) a annoncé le 29 novembre le lancement à Dublin d’une activité de services aux fonds d’investissement Le bureau de Dublin, qui pourrait créer jusqu'à une centaine de postes, se concentrera sur les services à edestination des hedge funds.
Le nombre de hedge funds alternatifs recensés par la banque de donnée Absolute Hedge est passé à 299 pour le troisième trimestre contre 292 pour le second tandis que les actifs gérés par ces fonds atteignait 84,7 milliards d’euros fin septembre contre 82,5 milliards trois mois auparavant, selon la dernière édition du Alceda Quarterly UCITS Review.Malgré la multiplication des stratégies alternatives, le long/short equity reste le segment comptant le plus de produits, avec 113 fonds et un encours de 11,1 milliards d’euros. Cela posé, les 53 fonds global macro pèsent 32,2 milliards et les 28 fonds crédit atteignent 21,5 milliards d’euros.L’indice AH UCITS a gagné 1,81 % au troisième trimestre et sa performance depuis le début de l’année ressort ainsi à 2,21 %. En dehors des managed futures, qui ont accusé une perte moyenne de 0,81 %, toutes les stratégies alternatives ont été dans le vert en juillet-septembre. Le long/short equity, qui avait perdu 2,77 % en avril-juin, a signé la plus forte performance au troisième trimestre, avec 2,88 %.
Durant les douze mois à fin septembre 2012, les Allemands ont versé 84,4 milliards d’euros sur leurs dépôts bancaires, dont 80,5 milliards sur des comptes à vue, sur un total de 154 milliards d’euros en constitution d'épargne financière. Ils ont également placé 49,6 milliards d’euros en 2011 dans le logement, contre 37,7 milliards en 2010, constate la fédération BVR des banques populaires allemandes.En revanche, les ménages ont été vendeurs nets de valeurs mobilières, notamment de parts de fonds d’investissement et d’obligations. On a néanmoins pu constater des souscriptions nettes modestes pour les actions depuis 2009.Compte tenu de l’environnement de taux d’intérêt à des niveaux bas record, les Allemands préfèrent des liquidités et les actifs réels, voire les actions. Cette stratégie est compréhensible, reconnaît le BVR, mais la concentration des nouveaux placements sur les dépôts bancaires parallèlement à une réduction des portefeuilles de valeurs mobilières paraît plus prononcé que ce ne serait fondamentalement justifié. Apparemment, l’aversion pour le risque d’une grande majorité des épargnants est extrêmement prononcée.Mais, en période de taux d’intérêt faibles, il serait opportun de diversifier les portefeuilles en investissant davantage en valeurs mobilières pour stabiliser le rendement de l’ensemble du portefeuille tout en maintenant le risque dans des proportions défendables. D’autant qu’investir davantage en actions aurait aussi un effet positif à l'échelon macroéconomique avec le financement des entreprises.
Sommé de renforcer ses fonds propres par la Banque nationale suisse (BNS) l'été dernier, Credit Suisse poursuit ses cessions immobilières. Le groupe bancaire a vendu pour 1 milliard de francs ses bureaux de l’Uetlihof à Zurich au fonds de pension des fonctionnaires norvégien, selon un communiqué publié le 29 novembre.La transaction devrait se solder sur un gain après impôts de 87 millions de francs pour l’ensemble de la durée de location du complexe, le plus important du groupe, précise Credit Suisse dans son communiqué. L'établissement a signé un contrat de location d’une durée de 25 ans avec l’acquéreur, le Norges Bank Investment Management (NBIM) en charge de la gestion du fonds de pension. Ce contrat est assorti d’une option de prolongation pour quinze ans supplémentaires. Credit Suisse conservera la responsabilité de l’exploitation de cet ensemble immobilier qui regroupe pas moins de 6000 salariés.
Korea Investment Management (Kimco) a annoncé le lancement d’un ETF répliquant les actions chinoises de catégorie «A», rapporte Asian Investor.En juillet dernier, Kimco a reçu des autorités chinoises un quota QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) d’un montant de 100 millions de dollars destiné justement à ce produit.
Goldman Sachs Asset Management (GSAM) vient de nommer Sheila Patel en tant que responsable des activités internationales, rapporte Asian Investor.Sheila Patel, qui va notamment prendre en charge les responsabilités d’Oliver Bolitho, en charge de la région Asie-Pacifique hors Japon, sera basée à Singapour. Elle était précédemment co-responsable pour GSAM de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique (EMEA) aux côtés d’Andrew Wilson. Elle couvre désormais toutes les activités de Goldman Sachs AM hors des Etats-Unis alors qu’Andrew Wilson prend seul la responsabilité de la région EMEA.
Sur le marché du financement immobilier, les compagnies d’assurances et les fonds de dette prennent en partie le relais d’autres acteurs comme les établissements de crédit, rapporte L’Agefi. La présence de ces prêteurs alternatifs sur le segment de la dette immobilière est appelée à croître en Europe. Leur part de marché pourrait représenter plus de 20% des encours d’ici à 2020 en France et en Europe contre à peine 5% aujourd’hui. La demande de crédit ne faiblit pas, les investisseurs immobiliers (foncières, fonds, institutionnels) faisant face à d’importantes échéances de refinancement entre 2012 et 2015. Sur cette période, le défaut de capacité de financement («financing gap») du secteur bancaire est estimé à environ 20 milliards d’euros en France, note le quotidien.
Dexia AM revient dans une étude réalisée par son équipe d’analyse Investissement Socialement Responsable (ISR) sur l’exploitation du gaz de schiste. Célébrée comme une révolution énergétique aux États-Unis, l’opinion publique européenne se montre bien plus sceptique à son égard, avec des pays tels que la France, qui a décidé d’annuler les permis attribués pour l’exploration de gaz de schiste.Dexia AM se veut prudent. «A ce jour, nous ne disposons pas de résultats définitifs sur l'éventuelle contribution du gaz de schiste à la protection de l’environnement. Certes, la combustion du gaz de schiste est plus propre que celle du charbon puisqu’elle émet environ 50 % de CO2 de moins. Cependant, en raison des méthodes complexes de production et du risque d'émissions fugitives de méthane, l’empreinte carbone globale du gaz de schiste est supérieure d’au moins 4 % en cas de bonnes pratiques à celle du gaz conventionnel», souligne l'étude. Par ailleurs, elle pourrait, selon plusieurs études, s’avérer tout aussi dangereuse pour l’environnement que le charbon, constate Dexia AM.
La Caisse des dépôts et Qatar Holding LLC vont créer un fonds de 300 millions d’euros qui investira dans des PME françaises. Ce fonds, qui sera abondé à parité par chacun des partenaires, devrait prendre des participations dans des PME françaises dans des secteurs d’activité présentant un fort potentiel de croissance et qui intéressent à la fois Qatar Holding LLC et la Caisse des dépôts, indique le communiqué. L’ambassadeur du Qatar en France, Mohamed Jaham Al Kuwari, souligne que «ces investissements ont vocation à bénéficier aux régions françaises dans leur ensemble. Ce n’est pas un territoire qui détermine la compétence du fonds mais la qualité innovante des entreprises où qu’elles soient». Il ne seront pas destinés aux banlieues, comme il en avait été question initialement. Le partenariat n’en est pour l’instant qu’au stade du protocole d’accord, signé par les deux investisseurs institutionnels.