Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a placé le 27 novembre des obligations à un an pour un montant de plus de 7 milliards d’euros, assorti d’un taux moyen de 0,22%. Plus tôt dans la journée, le FESF avait exprimé son intention d'émettre des obligations à un an «dans un futur proche» pour parer son incapacité provisoire de recourir à des émissions de moyen et long termes depuis l’abaissement de la note de la France par Moody’s."Cette émission inaugurale d’une obligation à un an du FESF a rencontré une demande exceptionnellement forte», souligne le fonds dans un communiqué. Le FESF comptait émettre la semaine dernière une obligation à trois ans mais avait dû y renoncer au dernier moment à cause de l’abaissement de la note de long terme la dette française la veille par l’agence de notation Moody’s, de Aaa à Aa1. Car la notation du FESF dépend de celles des Etats de la zone euro qui garantissent ses emprunts. Or, la notation de ces Etats garants doit être égale ou supérieure à sa propre note de long terme, et ce pour chaque agence de notation, d’où une inadéquation temporaire provoquée par l’abaissement de la note de Paris par Moody’s.Selon le directeur financier du FESF, Christophe Frankel, le placement des ces titres à un an fournit les 3,6 milliards d’euros nécessaires pour compléter le plan de financement 2012 et permet dans le mêm temps de prendre de l’avance sur 2013.
L’association suédoise des fonds d’investissement Fondbolagens Förening a publié un ouvrage sur les investissements responsables, alors que s’ouvrent les négociations sur le climat à Doha.Un sondage réalisé par TNS Sifo Prospera sur 1.500 Suédois âgé entre 18 ans et 79 ans montre qu’ils accordent une grande importance à l’offre « responsable » des sociétés de gestion. Sur une échelle de 1 (pas important) à 5 (très important), cet aspect recueille 4 en moyenne. L’ISR remporte plus de suffrages chez les femmes (4,3) que chez les hommes (3,7).
Swiss Life souhaite développer «sensiblement» ses activités de gestion d’actifs et exploitera désormais ces activités sous la marque «Swiss Life Asset Managers», selon un communiqué publié le 28 novembre par Swiss Life qui décline les nouvelles orientations du groupe suisse «Swiss Life 2015" présentées ce mercredi à l’occasion de la journée investisseurs.Swiss Life jouera de son expertise et son expérience dans le domaine des placements immobiliers ainsi que de la gestion obligataire et de l’allocation d’actifs au profit du développement de ses activités de gestion d’actifs, tout cela en visant l’objectif d’augmenter la part dans le bénéfice de plus de 20 % d’ici à 2015.Dans le cadre de «Swiss Life 2015", Swiss Life renforce notamment sa présence en Allemagne et en Suisse. Désormais, toutes les organisations de production et de distribution seront gérées à partir d’un seul et même point dans chaque pays, afin d’optimiser la prospection du marché et d’exploiter les synergies. En Suisse, Swiss Life souhaite se positionner en tant que prestataire de solutions complètes en prévoyance globale et en finances. En Allemagne, son but est d’évoluer vers le statut d’entreprise de conseil financier et d’assurance.En France, le groupe continue de consolider sa position d’assureur gestion privée et d’acteur de référence en assurance de personnes. Dans le cadre de ses affaires internationales, Swiss Life proposera des prestations de couverture des risques, des solutions et du conseil en finances au sein de marchés choisis et réduira sa complexité organisationnelle.Swiss Life souhaite renforcer encore sa compétitivité et réduit ses charges matérielles et de personnel de 130 à 160 millions de francs d’ici 2015. Les sociétés de distribution qui opéraient jusqu'à présent en tant que sociétés AWD seront maintenant exploitées sous la marque «Swiss Life Select», ce changement de marque venant soutenir la réorientation des entités nationales.Le rapprochement entre Swiss Life et AWD pourrait entraîner la suppression de 300 à 400 postes en Allemagne et en Suisse au cours des trois prochaines années, surtout dans les domaines administratif et de direction. Jusqu’à 300 postes seraient concernés en Allemagne.En Suisse, environ 90 postes seront supprimés, dont un tiers résultera des synergies découlant du rapprochement avec AWD et deux tiers de gains d’efficience dans le secteur informatique ainsi que de l’externalisation de prestations (« outsourcing »). Les fluctuations naturelles, les règlements relatifs aux retraites et le marché de l’emploi interne interviendront dans la réduction des effectifs. Pour 2012, Swiss Life table sur un bénéfice opérationnel avant charges extraordinaires supérieur à 850 millions de francs, ainsi que sur un bénéfice net à deux chiffres exprimé en millions de francs, réduit en raison des modifications touchant AWD dont les actifs incorporels sont réduits de 576 millions de francs.
Les Français se préoccupent de plus en plus tôt de leur retraite, selon une enquête réalisée par Harris Interactive pour Deloitte auprès de 4.000 actifs et retraités. L'âge moyen de début de préparation à la retraite est ainsi tombé à 45 ans en 2012, alors qu’il était encore de 47 ans il y a seulement un an. Les jeunes générations se montrent de plus en plus prévoyantes, puisque 16 % des 25-34 ans ont déjà entamé la démarche, contre 11 % en 2011. Dans cette tranche d'âge, ils seront même 44 % à avoir commencé à préparer leur retraite avant 35 ans. L’enquête souligne que 47% des actifs placent la retraite en tête de leurs motifs d'épargne. La volonté de se constituer un patrimoine (+6 pts) et la crainte du chômage (+5 pts) progressent fortement dans les motifs d'épargne. Les moins de 44 ans se montrent particulièrement concernés par la préparation de leur retraite : ils sont les plus préoccupés par le sujet et ne se font guère d’illusion quant au montant qu’ils toucheront au titre des régimes obligatoires. Ils sont également les plus démunis face aux moyens d’information dont ils disposent.
Henderson Global Investors a annoncé avoir acquis deux centres commerciaux en France pour un montant total de 151 millions d’euros pour le compte de sa joint-venture allemande Warburg-Henderson. Les actifs en question qui viennent compléter le portefeuille d’actifs de commerce de Henderson Property France concernent la «Grande Galerie commerciale» de Quétigny à Dijon et «L’île Napoléon» de Mulhouse-Illzachau. Klépierre est le vendeur de ces deux actifs immobiliers de plus de 23.000 m² , indique un communiqué.
En ces temps difficiles, de plus en plus d’investisseurs insistent pour rencontrer les patrons des entreprises avant de prendre une participation – ce qui laisse moins de temps à ces derniers pour gérer leurs sociétés, relate The Wall Street Journal. Et ce phénomène ne devrait pas s’arrêter. Dans une étude qui n’a pas encore été publiée, Eugene Soltes, professeur assistant à l’Harvard Business School, montre que les investisseurs ayant rencontré plus fréquemment le CEO d’une entreprise américaine de taille moyenne entre 2004 et 2010 ont eu tendance à faire de meilleurs investissements.
A l’approche de la fête de Thanksgiving, les investisseurs, plus sensibles que jamais aux incertitudes entourant le traitement de la «falaise fiscale» américaine, ont continué de délaisser les actions américaines et l’obligataire high yield au profit des fonds monétaires. Les fonds actions ont terminé la semaine au 21 novembre sur une décollecte nette de 7,74 milliards de dollars alors que les fonds obligataires ont enregistré des souscriptions pour un montant net de près de 5 milliards de dollars, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds monétaires ont de leur côté attiré plus de 21 milliards de dollars. On observe toutefois un intérêt toujours intact pour les marchés émergents. Les fonds actions et les fonds obligataires dédiés aux marchés émergents ont chacun réalisé une collecte nette de 1 milliard de dollars.
L’indice de confiance des investisseurs institutionnels de State Street pour le mois de novembre est stable à 81,2 points, inchangé par rapport au niveau corrigé du mois précédent. «Une divergence de part et d’autre de l’Atlantique explique cet état stationnaire», analyse le communiqué. La confiance des investisseurs en Europe a en effet repris près de la moitié du terrain perdu le mois dernier, en hausse de 5,0 points à 99,9 par rapport au niveau de 94,9 enregistré en octobre. Pour sa part, la confiance des investisseurs institutionnels en Amérique du Nord a accusé un repli de 6,3 points pour s’établir à 72,3, son plus bas niveau. La confiance des investisseurs en Asie est demeurée relativement stable à 85,9 points, en légère augmentation de 1,4 point par rapport au niveau de 84,5 relevé en octobre. «Sur le plan mondial, la confiance des investisseurs institutionnels reste faible, les investisseurs institutionnels continuant d’orienter leurs allocations vers des titres à revenu fixe au détriment des actions. Nous avons bien observé des signes de stabilisation de ces flux dans la deuxième quinzaine du mois, en particulier en ce qui concerne les marchés européens hors Royaume-Uni, mais dans l’ensemble, le ton reste plutôt morose», ajoute Kenneth Froot, auteur de l’indice.
Les introductions en Bourse transfrontalières ont représenté 9% (1.172) du nombre total d’opérations et 13% (220 milliards de dollars) du montant total levé dans le monde entre 2002 et 2011, selon une étude que vient de publier PwC et Baker McKenzie «Equity sans frontières- trends in cross-border IPOs». Ces dix ans ont été marqués par une augmentation du nombre d’entreprises asiatiques réalisant des IPO transfrontalières.Ce sont les entreprises d’Asie-Pacifique qui réalisent le plus d’introductions internationales, la Chine arrivant en tête avec 347 opérations transfrontalières dont 39% aux États-Unis. Singapour est un important centre régional pour les introductions transfrontalières, la majorité des émetteurs étant originaires de Chine continentale (71% des opérations accueillies par Singapour, 130 émetteurs levant 5 milliards de dollars) ou de Hong Kong (14%, 26 émetteurs, 6 milliards de dollars levésSi Paris se positionne dans le top 10, Londres est la principale destination des introductions transfrontalières (480 émetteurs transfrontaliers originaires de marchés du monde entier s’y sont introduits pour 110 milliards de dollars levés). Ces chiffres représentent 34% en volume et 15% en valeur des introductions sur le London Stock Exchange et 38% en volume et 50% en valeur des opérations transfrontalières réalisées dans le monde.New York est la deuxième place de cotation des émetteurs étrangers, avec 264 introductions pour 56 milliards de dollars levés. Plus de la moitié (51%, 134 émetteurs) des sociétés étrangères qui se sont introduites aux États-Unis étaient originaires de Chine, pour un montant total de 20 milliards de dollars levés. Plusieurs de ces opérations étaient des backdoor listings (acquisition d’une société cotée par une société non cotée).
L’Associaiton irlandaise des fonds d’investissement (IFIA) a annoncé le 27 novembre l’ouverture d’un bureau de représentation au Brésil, à Sao Paulo.Cette nouvelle implantation porte à douze le nombre d’antennes de l’IFIA dans le monde. L’association professionnelle compte quatre bureaux aux Etats-Unis (New York, Atlanta, Boston et Chicago), cinq bureaux dans la région Asie-Pacifique (Shanghai, Singapour, Tokyo, Hong Kong et Sydney), deux bureaux en Europe (Francfort et Londres) et un en Amérique latine (Sao Paulo). Ce développement des implantations à l'étranger semble porter ses fruits puisqu’au premier semestre, l’Irlande a attiré près de la moitié de la collecte des fonds Ucits. Selon les statistiques de l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama), l’Irlande a drainé 45% du total de la collecte du marché européen sur les six premiers mois de l’année avec des progressions dans toutes les classes d’actifs. En 2012, le secteur des fonds irlandais a atteint la barre des 1.000 milliards d’euros en termes d’actifis domiciliés sur place et des 2.000 milliards d’euros en termes d’actifs sous administration, souligne le communiqué.
Le déficit budgétaire de l’Espagne a représenté 4,13% du produit intérieur brut sur les dix mois de janvier à octobre, a annoncé le Trésor mardi. Ce chiffre fait abstraction d'éléments exceptionnels tels que des transferts anticipés aux régions à la trésorerie serrée.
Le Fonds va évaluer la santé des banques italiennes début 2013, selon le directeur de l’Association bancaire italienne (ABI). Giuseppe Mussari a ajouté que, parallèlement, l’ABI fera évaluer de façon indépendante la qualité du crédit des banques, pour permettre une comparaison avec les analyses du FMI, qui impliqueront des tests de résistance pour le secteur financier selon Reuters.
2,5 milliards de dollars, c’est la somme que va empocher McGraw-Hill pour sa filiale d’édition pédagogique. Des fonds gérés par Apollo Global Management figurent derrière cette acquisition. Dans le cadre de l’opération, McGraw-Hill, renommé McGraw-Hill Financial, recevra 250 millions de dollars d’obligations senior non sécurisées émises par l’acquéreur à un taux d’intérêt annuel de 8,5%.
Le premier groupe coté canadien de private equity a conclu auprès d’un fonds géré par Goldman Sachs le rachat d’USI Insurance Services. La transaction valorise le courtier en assurance autour de 2,3 milliards de dollars. USI compte environ 100 bureaux aux Etats-Unis. Les fonds ont multiplié dernièrement de telles acquisitions, Blackstone emportant ainsi Alliant Insurance Services.
Qatar Holding a annoncé avoir «monétisé» ses warrants dans Barclays, sans pour autant qu’ils aient été convertis. L’ambiguïté du terme interpelle certains observateurs. L’opération ne modifie pas la participation du fonds souverain, qui reste le premier actionnaire de la banque.
Grâce à des plates-formes lancées par des courtiers, les investisseurs peuvent désormais contourner les périodes de lock-up des hedge funds, rapporte le Financial Times Fund Management. Ces places permettent aux investisseurs de céder directement des parts de hedge funds ou de vendre les rendements de leurs investissements dans les hedge funds via des contrats de dérivés. Le FT fm cite parmi les acteurs de ces plates-formes Tullett Prebon et Wake2o.
Interrogé par Newsmanagers sur l’introduction du Retail Distribution Review (RDR) début 2013 au Royaume-Uni, Alex Hoctor-Duncan, head of retail for Europe, Africa & the Middle-East chez BlackRock a estimé, lors d’un passage à Paris, que «le RDR introduit une dislocation de la chaîne de distribution. Le régulateur britannique avait avec cette réglementation l’intention d’imposer un conseil de haute qualité parallèlement à une transparence élevée des commissions. On saura ce qu’il en est vraiment à la fin de 2013. En tous cas, BlackRock est prêt pour le RDR, nous sommes toujours respectueux de toutes les réglementations. Nous avons des classes de parts conformes au RDR, et nous avons déjà communiqué à ce sujet avec nos clients».Cela posé, personnellement, Alex Hoctor-Duncan craint «qu’avec ce nouveau régime, les épargnants britanniques ne finissent par cesser d’épargner. Sauront-ils où s’adresser pour obtenir du conseil ? Nous avons un rôle à jouer pour nous assurer que les épargnants rencontrent les «bons» conseillers. Nos clients sont lancés dans une aventure de long terme, et il faut qu’ils parviennent à se constituer un revenu en utilisant les services de spécialistes en lesquels ils ont confiance pour ce faire».Par ailleurs, sur le retail dans la zone Europe/Moyen-Orient/Afrique, BlackRock a collecté depuis le début de l’année plus de 2 milliards de dollars en net et l’encours se situe à quelque 140 milliards de dollars», a indiqué le responsable.Sur les attentes de la clientèle telles qu’il les perçoit, le manager constate également que les portefeuilles des particuliers sont surpondérés en cash et en obligataire. «Nous avons pour notre part bien compris que l’investisseur veut avant tout des certitudes, un revenu régulier. Mais nous devons lui faire comprendre qu’il doit désormais accepter une dose de volatilité s’il ne veut pas que l’inflation ronge son revenu», insiste-t-il. Ce besoin de certitude pousse les investisseurs vers la performance absolue dans laquelle Alex Hoctor-Duncan distingue «l’absolute return» qui porte sur un an et a pour objectif de battre l’inflation dans des proportions données déterminées à l’avance, et le «total return» qui porte sur une longue période où l’investissement est à la fois préservé et génère du rendement.
Le fournisseur d’indices Market Vectors Index Solutions (groupe Van Eck) vient de lancer une série d’indices beta de hedge funds, dont quatre indices régionaux et deux indices globaux de hedge funds long/short equity. Les indices régionaux couverent l’Asie développée, les marchés émergents, l’Amérique dui Nord et l’Europe occidentale. Les indices globaux concernent des stratégies Global et Global Event.Chaque indice, qui utilise des ETF liquides, tente de capturer les rendements sytématiques (les betas) de hedge funds de même style qui investissent dans les mêmes classes d’actifs et les mêmes zones géographiques. Ces indices utilisent une méthode spécifique pour filtrer les fonds affichant des betas faibles par rapport à leur groupe équivalent de hedge funds.Market Vectors Asia (Developed) Long/Short Equity Hedge Fund Beta Index (MVLSDA)Nombre de composantes : 5 Les trois principales composantes : SPDR Barclays Capital 1-3 Month T-Bill (59.83%), iShares MSCI Taiwan ETF (16.77%), iShares MSCI Japan ETF (11.77%). Market Vectors Western Europe Long/Short Equity Hedge Fund Beta Index (MVLSWE) Nombre de composantes: 6 Les trois principales composantes: SPDR Barclays 1-3 Month T-Bill (100.17%), iShares MSCI United Kingdom ETF (19.50%), iShares MSCI Germany ETF (16.72%). Market Vectors Global Event Long/Short Equity Hedge Fund Beta Index (MVEVEQ) Nombre de composantes: 4Les trois principales composantes : SPDR Barclays Capital 1-3 Month T-Bill (74.46%), SPDR S&P 500 ETF (25.32%), Vanguard MSCI EM ETF (1.61%). Market Vectors Global Long/Short Equity Hedge Fund Beta Index (MVLSGL)Nombre de composantes: 5Les trois principales composantes : SPDR Barclays Capital 1-3 Month T-Bill (64.27%), SPDR S&P 500 ETF (32.84%), Vanguard MSCI EM ETF (6.23%). Market Vectors North America Long/Short Equity Hedge Fund Beta Index (MVLSNA) Nombre de composantes: 7 Les trois principales composantes :: SPDR Barclays Capital 1-3 Month T-Bill (62.78%), iShares S&P 500 Growth ETF (29.34%), iShares Russell 2000 Growth ETF (15.48%). Market Vectors Western Europe Long/Short Equity Hedge Fund Beta Index (MVLSWE) Nombre de composantes: 6 Les trois principales composantes: SPDR Barclays 1-3 Month T-Bill (100.17%), iShares MSCI United Kingdom ETF (19.50%), iShares MSCI Germany ETF (16.72%).
Selon les statistiques publiées par la Banque d’Espagne et relayées par Funds People, les parts de fonds et de sicav détenues par les ménages espagnols représentaient fin juin 7 % de l'épargne financière totale de 1.630 milliards d’euros. Cette proportion n’a pas changé par rapport à fin mars, mais elle est inférieure de moitié à celle constatée en 2000 (14,2 %).L'épargne financière des ménages espagnols a baissé de 3,1 % sur le 31 mars et de 9 % en un an. En termes nets, cette épargne, à 702 milliards d’euros, accuse des chutes de 7,6 % pour le deuxième trimestre 2012 et de 16,4 % sur les douze mois à fin juin. Depuis 2006, l'épargne financière nette des ménages est passée de 100,6 % à 66,3 % du PIB.
Selon les proches du dossier, le gestionnaire alternatif américain Paulson & Co a augmenté de 1,3 point de pourcentage sa participation dans le spécialiste espagnol des dérivés du sang Grifols pour la porter à 4 % du capital, rapporte Cotizalia. Son exposition à cette entreprise représente désormais 390 millions de dollars.
Scott Kalb, chief investment officer et deputy CEO du fonds souverain coréen, s’intéresse en priorité aux gros hedge funds bien établis. Dans un entretien à Opalesque TV, Scott Kalb estime que les sociétés alternatives d’une taille conséquente seront mieux armées pour fournir les services que demandent les fonds souverains."Certains pensent que les gérants de hedge funds de petite taille sont plus agiles et peuvent dégager de meilleurs rendements, mais je pense que, dans l’univers alternatif, il n’est pas seulement question de rendement. Les rendements sont une exigence à part entière,- c’est d’ailleurs la raison pour laquelle vous allez faire de la gestion alternative-, mais à côté de cela, il y a beaucoup de points à considérer, notamment la qualité de la plate-forme, les équipes, les infrastructures. Pour investir dans un gérant alternatif, Vous avez besoin d’avoir en face de vous une équipe solide en qui vous avez confiance», a expliqué Scott Kalb.Le responsable du fonds coréen estime aussi que les hedge funds de grande taille auront aussi plus de moyens pour répondre aux objectifs de long terme, autrement dit sur plusieurs décennies, d’un fonds souverain.
L'étude de la Banque de France portant sur les placements des OPCVM au troisième trimestre 2012 a relevé pour les fonds non monétaires représentant un encours de 867,5 milliars d’euros, des flux net d’achats de titres de créance à long terme de 9,3 milliards d’euros, essentiellement émis par des non-résidents. Pour les fonds monétaires représentant des actifs sous gestion de 329,8 milliards d’euros, l’institution a relevé, pour le même période, des cessions nettes de titres de créance à court terme de 3,2 milliards.Ces chiffres sont à rapprocher de ceux du trimestre précédent durant lequel, pour les fonds non monétaires, des cessions de 3,8 milliards de titres de créances à long terme ont été constatées, ayant pour contrepartie la cession d’autres actifs, et ce compte tenu de la décollecte nette sur les fonds non monétaires (-7,9 milliards). Pour les fonds monétaires, des achats nets de 8,4 milliards ont été recensés, dans un contexte de décollecte nette sur les fonds monétaires (-12,2 milliards d’euros, après une collecte nette de 3,6 milliards au deuxième trimestre).
Dans sa dernière étude sur les fonds monétaires européens parue hier, l’agence de notations FitchRatings note que les OPCVM procèdent actuellement à une réallocation de leurs portefeuilles au profit de titres à plus longue échéance émis par des institutions supranationales, des organismes gouvernementaux, des Etats souverains et des corporates, et ce tout en maintenant une forte liquidité au jour le jour. Toutefois, précise le communiqué de FitcRatings, la forte demande des fonds monétaires pour ces actifs est loin d'être satisfaite compte tenu de l’offre limitée de ce marché de court terme.Afin de préserver le rendement des OPCVM monétaires dans un environnement de taux très bas, et conserver simultanément une stratégie d’investissement prudente, les gestionnaires de fonds ont démontré un appétit croissant pour les actifs à plus longue échéance émis par des quasi-souverains et dans une moindre mesure, par des Etats et des entreprises. Néanmoins, note FitchRatings, la maturité moyenne de portefeuille est restée limitée en 2012. De fait, la liquidité des OPCVM monétaires s’est maintenue aux niveaux élevés observés depuis la mi-2011. La liquidité quotidienne moyenne portait sur environ 30 % des portefeuilles.En chiffres, l’agence de notation note que l’allocation moyenne des portefeuilles en titres quasi-souverains a atteint 10 % des portefeuilles à fin octobre, contre moins de 2 % avant août 2011. Les titres les plus répandus étant ceux émis par Erste Abwicklungsanstalt, FMS Wertmanagement, KfW, CDC, CADES, ACOSS, la Banque européenne d’investissement et le FESF/MESF.Fitch relève également un plus grand appétit des OPCVM monétaires pour les expositions assorties d’une garantie. Les obligations sécurisées affichant des échéances résiduelles inférieures à un an notamment figurent aussi parmi les possibilités les plus couramment envisagées par les fonds.Toutefois, la forte demande pour ces différents titres (souverains, quasi-souverains, actifs adossés à des garanties, etc) est encore loin d'être satisfaite compte tenu de l’offre limitée du marché à court terme, notamment en euro et la livre sterling. Par conséquent, les fonds monétaires européens conservent une grande exposition au secteur bancaire (77 %), quoique celle-ci ait été légèrement réduite par rapport à l’année dernière (82 %).Dans ce contexte, conclut Fitch, les fonds monétaires européens seraient des acheteurs «naturels» d’euro-obligations à court terme (ou euro-bons du Trésor) si ces derniers étaient proposés un jour...
Malgré l'échec, non définitif, de l’accord fiscal avec l’Allemagne, les efforts consentis sur le front de la fiscalité ont permis au secteur bancaire d’acquérir une expérience précieuse en direction du «complex money», estime Laurent Franceschetti, conseiller en organisation bancaire à l’enseigne de sa société SettleNext Advisory, dans un entretien à L’Agefi suisse.L’idée de «complex money» est «d’offrir à une clientèle internationale des produits introuvables chez elle. Cela exige une maîtrise de la complexité, des paramètres fiscaux et opérationnels au reporting, ce qui est un véritable défi pour la place financière. Mais cela représente aussi une opportunité qui lui permettra de sortir vers le haut de la phase actuelle de transition», explique Laurent Franceschetti. «Il s’agit notamment», précise l’expert, «de gérer les aspects fiscaux et opérationnels de la gestion de fortune, en fonction du type de clientèle, ce qui exige un net renforcement des compétences du personnel. Auparavant, les choix d’investissements étaient faits sans tenir compte des aspects fiscaux et opérationnels, qui étaient laissés au back office comme de simples questions d’intendance. Désormais, il faudra en tenir compte dès la décision d’investissement et introduire ces paramètres dans la construction du portefeuille».
Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) continue à soutenir les valeurs les plus prometteuses de la biotechnologie tricolore, rapporte Les Echos. Par l’intermédiaire du fonds InnoBio, géré par CDC Entreprises qui souscrit 6 millions d’euros, TxCell a signé, hier après-midi, une levée de fonds de 12,4 millions d’euros. Pour l’heure, c’est le financement privé record dans ce secteur cette année. Les actionnaires historiques Auriga Partners et Seventure Partners complètent ce troisième tour de table, qui porte à 32,9 millions d’euros l’enveloppe investie par le capital-risque dans cette entreprise depuis 2004.
Les adhérents au régime de la fonction publique verront disparaître cette année le plafond supplémentaire de déduction. Avec l’adoption de la loi Fillon et les lois de finances qui ont suivi, la Préfon a vu son régime fiscal se banaliser. Il est désormais aligné sur celui de l'épargne retraite et en particulier sur celui du PERP. Néanmoins, il existe des dispositions particulières applicables aux cotisations de rachat versées à Préfon-Retraite par les cotisants affiliés avant le 1er janvier 2005, ainsi que pour les cotisants affiliés après le 31/12/2004 et ayant la qualité de fonctionnaire ou d’agent public en activité au moment de leur adhésion. Ces cotisants peuvent déduire, en plus des cotisations ouvrant à la déduction plafonnée à 10 % des revenus professionnels dans la limité de 8 fois le plafond de la Sécurité sociale, des cotisations de rachat dont le nombre est ainsi fixé par la loi : Jusqu'à 4 années par an, en 2007, 2008 et 2009. Jusqu'à 2 années par an, en 2010, 2011 et 2012. A compter du 1er janvier 2013, il n’y a plus de possibilité de déduction au-delà du plafond normal.
Le fonds londonien a mandaté Rothschild en vue de céder la principale division de sa société de restauration Elior, a rapporté Bloomberg de source proche du dossier. L’opération, qui pourrait valoriser l’activité autour de 2 milliards d’euros, devrait débuter au premier trimestre de 2013. Elior a annoncé une restructuration de sa dette en mars dernier, obtenant l’accord de plus de 95% de ses créanciers.
2,5 milliards de dollars, c’est la somme que va empocher McGraw-Hill pour sa filiale d’édition pédagogique. Des fonds gérés par Apollo Global Management figurent derrière cette acquisition. Dans le cadre de l’opération, McGraw-Hill, qui sera renommé McGraw-Hill Financial, recevra 250 millions de dollars d’obligations senior non sécurisées émises par l’acquéreur à un taux d’intérêt annuel de 8,5%.