Les caisses de pension ont enregistré une performance réjouissante en 2012. Leur situation financière s’améliorera donc légèrement à court terme. Une hirondelle ne fait toutefois pas le printemps. Au cours des douze dernières années, la performance était d’environ 1,3%. Après une année 2011 décevante pour de nombreuses caisses de pension, avec une performance médiane de 0%, cette évolution positive ne doit pas faire illusion: l’interaction complexe entre ces différents facteurs que constituent l'âge de la retraite légal, le taux de conversion minimal prescrit et la performance effectivement réalisée à moyen terme ne fonctionne pas encore sans accroc pour nombre d’entre elles. Pour maintes caisses, l'évaluation de l’obligation de prévoyance est basée sur un taux d’intérêt technique relativement élevé - 3,5% -, ce qui nécessite un objectif de rendement élevé. Les actions ont mieux performé que les obligations grâce à la pression soutenue sur les taux d’intérêt. Au premier trimestre, la part des actions suisses au niveau des placements était d’environ 10% en moyenne et celle des actions étrangères de près de 21%. Depuis la première publication de la comparaison de performance de l’ASIP, en juin 2000, les caisses de pension participantes ont atteint un rendement annualisé médian de 1,3%. Cette valeur est nettement inférieure au rendement nécessaire et n’atteint pas non plus le taux d’intérêt minimal LPP prescrit pour cette période. Informations relatives à l'étude : L'évaluation de la performance médiane du portefeuille global se base sur l’allocation des actifs des participants au 30 juin 2012, extrapolée à la fin décembre 2012. Pour le deuxième semestre 2012, il en résulte une performance de 2,7%. La pression persistante sur les intérêts a entraîné une surperformance des actions au deuxième semestre par rapport aux obligations, de manière analogue au premier semestre. Au premier trimestre 2012, la part des actions suisses au niveau des placements était en moyenne d’environ 10% et celle des actions étrangères d’environ 21%. L'évaluation rétrospective de la performance médiane a été réalisée sur la base des données de la comparaison de performance de l’ASIP de juin 2012. Avec une fortune globale d’environ 175 milliards de francs, 61 caisses de pension participantes et plus de 900 portefeuilles pris en compte, la comparaison de performance proposée par l’ASIP est la plus importante comparaison de performance indépendante de ce genre en Suisse. Elle est établie sur une base semestrielle par la société de conseil Towers Watson pour le compte de l’ASIP. Toutes les caisses de pension de Suisse peuvent y participer. Cela leur permet de comparer en toute neutralité le rendement du portefeuille global et celui des mandats similaires de différents prestataires. En tant qu’organisation responsable, l’association faîtière des institutions de prévoyance garantit que la comparaison sert exclusivement les intérêts de ces dernières et n’est pas utilisée à des fins de marketing.
Les prix à l’importation et à l’exportation ont baissé aux Etats-Unis en décembre, signe que le ralentissement de l'économie mondiale pénalise les exportateurs. Les prix à l’importation dans leur ensemble ont diminué de 0,1% le mois dernier montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Travail. Les prix à l’exportation ont parallèlement reculé de 0,1% eux aussi, tirés entre autres par une baisse de 0,2% des prix des produits non-agricoles. Le consensus les donnait inchangés.
Les pays de l’Union européenne doivent poursuivre la réduction de leurs dépenses budgétaires pour sortir de la crise même si le Fonds monétaire international estime que ce mouvement risque d’affaiblir leur économie, a déclaré vendredi le commissaire aux Affaires économiques et monétaires. Le FMI a récemment tempéré sa position en la matière, en se prononçant contre les politiques consistant à contraindre des Etats lourdement endettés, comme la Grèce, à réduire trop rapidement leur déficit.
Le déficit commercial américain s’est creusé en novembre, contrairement aux attentes, en raison notamment d’une forte hausse des importations qui semble de bon augure sur l'évolution de la consommation des ménages américains. Le déficit du mois de novembre est ressorti à 48,73 milliards de dollars en données corrigées des variations saisonnières, selon les statistiques publiées mardi par le département du Commerce, en hausse de 16% par rapport au déficit de 42,06 milliards enregistré en octobre. Il s’agit du déficit le plus important enregistré depuis avril. Après avoir accusé une baisse de 3,5% en octobre, les exportations de biens et services ont augmenté de 1%, à 182,55 milliards de dollars.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 10 janvier une révision à la baisse de la note de la dette de Chypre, qui s’enfonce encore un peu plus dans la catégorie spéculative à Caa3 contre B3 précédemment. Selon Moody’s, la situation du pays pourrait se détériorer nettement au cours des 12 à 18 prochains mois et le risque que le gouvernement chypriote fasse défaut sur sa dette a augmenté de façon significative.
En l’espace de deux jours, l’allemand Deka Immobilien aura annoncé des investissements de 565 millions d’euros sur le marché londonien de l’immobilier de bureau.En effet, le 10 janvier, le gestionnaire central des caisses d’épargne allemandes a indiqué avoir acheté pour 275 millions d’euros l’immeuble de bureaux Palestra (27.600 mètres carrés), qui est versé, comme le 5 Aldermanbury Square dont l’acquisition pour 290 millions d’euros avait été communiquée la veille, au portefeuille du fonds immobilier offert au public Deka-ImmobilienEuropa. Cette fois, les vendeurs sont Royal London Asset Management et Blackfriars Investment.L’immeuble Palestra est loué en totalité pour 20 ans à Transport for London, dont il est le siège.
La Bourse transatlantique Nyse Euronext a publié au titre de l’année 2012 une baisse des volumes de transaction de 16% sur le marché cash sur un an. Ce sont surtout les transactions sur les exchange traded funds qui ont fortement diminué, en recul de 34,9% sur un an. Les volumes sur les marchés dérivés européens ont enregistré une baisse de 16,8% alors que ceux sur les produits dérivés actions européens ont fondu de 12,3% en 2012. Point positif, les dérivés de matières premières européens ont vu leur volume de transaction augmenter de 11% sur un an.
Les actifs des fonds d’investissement ont progressé de 2,5% au troisième trimestre 2012 dans le monde pour s'établir à 21.950 milliards d’euros à la fin septembre, selon les statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). En dollars, les actifs des fonds se sont accrus de 5,3% à 28.380 milliards de dollars en raison de la dépréciation du billet vert par rapport à l’euro. La collecte nette s’est élevée à 167 milliards d’euros au troisième trimestre contre 99 milliards d’euros au trimestre précédent. Cette évolution est due pour l’essentiel à la hausse des souscriptions de fonds obligataires et diversifiés. La collecte des fonds de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) s’est inscrite à 175 milliards d’euros contre 141 milliards d’euros au deuxième trimestre. Les fonds obligataires ont collecté 146 milliards d’euros au troisième trimestre contre 121 milliards au trimestre précédent, les fonds diversifiés enregistrant de leur côté un bond spectaculaire des souscriptions à 38 milliards d’euros contre 2 milliards d’euros. Les fonds actions ont en revanche subi une décollecte de 43 milliards d’euros contre 14 milliards d’euros au deuxième trimestre. Les fonds monétaires ont terminé le trimestre sur une décollecte de seulement 9 milliards d’euros alors qu’elle s'était élevée à 42 milliards d’euros au deuxième trimestre. Aux Etats-Unis, les fonds monétaires ont enregistré une collecte nette de 29 milliards d’euros au troisième trimestre après des rachats de 53 milliards d’euros en net au deuxième trimestre mais en Europe, la décollecte s’est élevée à 31 milliards d’euros contre seulement 1 milliard au deuxième trimestre. La fin du troisième trimestre, les actifs des fonds actions représentaient 37% du total, contre 24% pour les fonds obligataires, 16% pour les fonds monétaires et 11% pour les fonds diversifiés.
Plus de 80% des capital investisseurs qui réalisent des opérations de fusions/acquisitions ont réduit la valorisation d’une cible ou renoncé tout simplement à l’opération en raison d’une mauvaise appréciation des critères ESG, selon un sondage réalisé par le réseau international des Principes pour l’investissement responsable des nations Unies (UN-PRI).Les trois quarts des sociétés de capital investissement interrogées indiquent que de mauvaises performances sur le front des critères ESG ont empêché la réalisation d’une opération.
Mirabaud Asset Management a annoncé le 10 janvier le lancement d’une nouvelle stratégie multi-actifs d’allocation dynamique pour les produits d’allocations d’actifs et les mandats diversifiés. Cette stratégie est destinée à offrir une gestion souple dans toutes les classes d’actifs traditionnelles. Alliant réactivité et flexibilité en termes de choix tactiques, elle vise l’appréciation à long terme du capital et la protection en cas de baisses des marchés. Le responsable de cette nouvelle stratégie est Pierre Pinel, directeur de la stratégie d’investissement des produits d’allocation d’actifs et des mandats diversifiés chez Mirabaud AM.
Selon Z-Ben Advisors cité par Asian Investor, les actifs gérés par les fonds ouverts chinois ont atteint 2.800 milliards de yuans fin décembre, soit 30 % de plus qu’un an auparavant.Les gestionnaires ont lancé 260 fonds et drainé 644,7 milliards de yuans en 2012, mais l’augmentation du volume tient en partie à la hausse des actions A (7,55 % sur l’année) et surtout au lancement d’un grand nombre de fonds monétaires au quatrième trimestre, pour préserver le classement des différentes maisons dans le palmarès d’ensemble. Ainsi l’encours des fonds monétaires a atteint 20 % des actifs gérés par l’ensemble de fonds, contre 14 % fin décembre 2011.
Galena Asset Management, qui propose des investissements via des fonds de matières premières spécialisés, a clôturé la première tranche de son Private Equity Resource Fund à 275 millions de dollars, rapporte L’Agefi suisse.Le fonds investira dans les capitaux propres et le passif exigible de PME minières et métallurgiques en phase de développement ou de production. Galena va ainsi profiter de sa société mère, le trader de matières premières Trafigura, pour investir dans de jeunes sociétés minières. Maximilian Tomei, responsable marketing chez Galena précise: «Nous tablons sur la clôture de nouvelles tranches en 2013 et visons une clôture définitive à 600 millions de dollars en fin d’année».Le fonds sera géré par Jesus Fernandez, responsable de l’investissement en actifs miniers depuis 2005.
Aberdeen Asset Management a acquis deux biens immobiliers résidentiels à Södertälje, une ville dans la région de Stockholm en Suède, pour environ 90 millions de couronnes, selon Realtid.se, qui cite fastighetsvärlden. Ces biens ont été acquis pour le compte du fonds Aberdeen Residential Sweden, qui a levé 970 millions de couronnes auprès d’investisseurs institutionnels.
Financière de l’Echiquier qui a été retenue par le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) le 20 décembre dernier pour le lot n°2 dédié aux actions européennes « nouvelle croissance durable » a précisé, jeudi, que l’objectif de son mandat est d’investir principalement dans des actions de petites et moyennes capitalisations ayant mis en œuvre une démarche environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) ou ayant pour projet de le faire.
Alors que l’ensemble des gestionnaires d’actifs communiquant leurs statistiques à l’association allemande BVI ont enregistré pour janvier-novembre des souscriptions nettes de 17.713 millions d’euros pour leurs fonds de valeurs mobilières offerts au public, le groupe Allianz affiche à lui seul, dans ce domaine, des entrées nettes de 24.340,9 millions d’euros, dont 19.520,9 millions pour Pimco.L’autre grande maison qui se maintient dans le vert est Union Investment (banques populaires), qui a drainé 2.756,2 millions d’euros en net durant la période sous revue.En revanche, Deka (caisses d’épargne) subit une hémorragie de 4.296,7 millions d’euros et l’ensemble Deutsche Bank accuse des sorties nettes de 3.383 millions d’euros.Seul ETFlab (groupe Deka) parvient à tirer son épingle du jeu sur le segment des ETF, avec des souscriptions nettes de 530 millions d’euros pour janvier-novembre. En revanche, BlackRock supporte avec ses iShares une sortie nette de 1.465,2 millions d’euros, juste devant celle de 1.388,9 millionssubie par db x-trackers (Deutsche Bank). Quant à ComStage (Commerzbank), les remboursements nets se situent à 1.020,3 millions sur les onze premiers mois de l’an dernier.
A fin novembre, les gestionnaires allemands affichaient au total un montant record historique de 2009,99 milliards d’euros d’actifs sous gestion, contre 1.989,68 milliards un mois plus tôt et 1.755,74 milliards un an auparavant, révèlent les statistiques de l’association professionnelle BVI.Sur les onze premiers mois de l’an dernier, le secteur a collecté 77,82 milliards d’euros en net, contre 24,81 milliards pour janvier-novembre 2011. Pour le seul mois de novembre, les rentrées nettes ont porté sur 10,8 milliards d’euros, avec 5,75 milliards pour les fonds offerts au public et 5,67 milliards pour les fonds institutionnels (Spezialfonds), mais une sortie nette de 622,6 millions sur les mandats en dehors des fonds.Le BVI souligne que les fonds offerts au public ont ainsi enregistré leurs plus fortes souscriptions nettes depuis janvier 2009.
Les performances de l'économie allemande ont décliné au quatrième trimestre, l’industrie ayant réduit sa production afin de s’adapter à la faiblesse de la demande européenne, selon le rapport mensuel publié vendredi par le ministère de l’Economie. Le ministère a ajouté que les bons fondamentaux du pays ainsi que les signes positifs de l'économie mondiale indiquent néanmoins que l'économie pourrait «se relancer significativement» au cours de l’année qui vient de commencer.
La production industrielle a augmenté moins que prévu en novembre en Grande-Bretagne malgré un net rebond de la production gazière et pétrolière, des données qui suggèrent, après plusieurs autres indicateurs, que l'économie du pays s’est contractée sur les trois derniers mois de 2012. La production manufacturière a reculé de 0,3% après une baisse de 1,3% en octobre, a annoncé l’Office national des statistiques (ONS), alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 0,5%.
L'économie chinoise devrait enregistrer une croissance de 7,5% cette année, après une croissance probable de 7,7% en 2012, a annoncé vendredi l’Agence Chine nouvelle, citant un haut représentant de l’agence de planification économique.
Dans le cadre de sa première intervention sur le marché des changes depuis le 19 novembre, la Banque centrale russe a dépensé le 8 janvier quelque 5,2 milliards de roubles, l’équivalent de 130 millions d’euros, pour acheter des devises étrangères et ainsi freiner l’appréciation du rouble. Le quotidien cite des données de la Banque centrale.
Un consortium mené par le belge Cobepa est en passe d'acquérir la société auprès de Qualium, pour un montant compris entre 500 et 600 millions d'euros.
L’agence a abaissé hier soir de trois crans la notation accordée à Chypre, de B3 à Caa3. La note est qui plus est assortie d’une perspective négative. Une décision, à l’issue d’une période de revue annoncée mi-novembre, soutenue avant tout selon Moody’s par l’alourdissement anticipé du fardeau de la dette publique. Le risque de défaut a augmenté de façon significative aux yeux de l’agence, qui relève que l’issue des négociations avec la Troïka sur un plan de sauvetage reste incertaine. Plus tôt hier, le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker avait déclaré qu’il est peu probable qu’un accord soit conclu avant la fin janvier. Les discussions ont été compliquées par des inquiétudes relatives à la soutenabilité de la dette. Le plan pourrait en effet aller jusqu'à 17 milliards d’euros, soit peu ou prou l'équivalent du PIB de Chypre.
La Réserve fédérale américaine a transféré au Trésor la somme record de 88,9 milliards de dollars (67,2 milliards d’euros) l’an dernier, un butin constitué grâce aux bénéfices réalisés sur le portefeuille de titres qu’elle détient, a annoncé hier la banque centrale. Ces transferts constituent des versements effectifs aux contribuables américains. La Fed a précisé que cette somme provenait principalement des intérêts perçus sur son portefeuille de plusieurs milliers de milliards de dollars de dette fédérale américaine et autres obligations liées au secteur de l’immobilier. La Fed a également gagné 6,1 milliards de dollars au travers de holdings créées en réponse à la crise financière qui a débuté en 2007. La banque centrale reverse chaque année ses gains au Trésor, une fois déduits ses coûts opérationnels et autres dépenses. Le chiffre de 2012 efface le précédent record de 79,3 milliards de dollars établi en 2010.
L’indice des prix à la consommation en Chine a progressé de 2,5% le mois dernier par rapport à décembre 2011, à un plus haut de sept mois, selon le Bureau national des statistiques. Un chiffre supérieur aux attentes, qui limite les capacités publiques d’intervention supplémentaire destinées à soutenir la croissance.
Fitch a abaissé la note de crédit de l’Afrique du Sud de BBB+ à BBB et révisé la perspective de négative à stable. L’agence souligne une montée des tensions sociales et politiques, une corruption grandissante ou encore l’inefficacité de l’administration, autant de facteurs qui pèsent sur la capacité du gouvernement à réduire le chômage et à combler les inégalités dans un contexte de croissance de la population.
Le fabricant allemand de matériel médical, noté Ba1 par Moody’s et BB+ par S&P et Fitch, a levé 500 millions d’euros d’obligations de maturité juillet 2020 à un rendement de 2,875%, son plus bas historique. Le groupe de multiservices Atalian a placé de son côté 250 millions à échéance 2020, et indique être le premier groupe familial français à réussir une première émission au taux de 7.25%.
Le cycle de fourniture de liquidités en abondance par les banques centrales touche à sa fin. C’est ce qu’a avancé Hung Tran, le premier directeur général adjoint du lobby bancaire IIF. Le dirigeant estime que les Bourses mondiales pourraient bien accuser un certain contrecoup avec l’annonce de la fin de ce cycle d’argent facile.