Une étude de l’EDHEC-Risk Institute* analyse les engagements de retraites explicites et implicites qui pèsent sur les finances publiques, ainsi que les principaux risques qui y sont associés. Et les valeurs des engagements de retraite publics que l’EDHEC-Risk Institute a calculées peuvent aboutir à des analyses de solvabilité bien différentes de celles habituellement prises en compte par les agences de notation ou les investisseurs.La valeur présente des engagements de retraite est très sensible au taux d’actualisation choisi. Au plus fort taux étudié, 5%, elle représente une valeur proche ou supérieure à 100% du PIB de 2010 dans 18 pays sur les 27, plus de 200% dans 8 pays, et jusqu’à 483% pour la Belgique. Avec l’hypothèse centrale d’un taux à 4%, 12 pays sont au-delà de 200% et 7 au-delà de 400%. Enfin, une hypothèse basse à 3% voit 11 pays à plus de 400%, 6 à plus de 800% du PIB, et il est impossible de calculer une valeur actualisée pour 3 pays dont le taux de croissance des dépenses de retraite dépasse les 3%.Autrement dit, des pays aux finances publiques vertueuses au sens de Maastricht comme la Suède, le Luxembourg ou le Danemark le sont beaucoup moins si leurs engagements de retraite publics sont pris en compte alors que la situation de pays comme l’Espagne, l’Italie ou même le Portugal s’avère relativement meilleure.Dès lors, l’institut émet trois recommandations principales :1. Les investisseurs doivent être plus vigilants sur le risque des retraites dans leur appréciation de la solvabilité des émetteurs souverains.2. Les institutions européennes doivent continuer à œuvrer à davantage de transparence et d’information en matière de finances publiques, notamment quant aux données disponibles et à la modélisation des engagements de retraites publics et privés.3. A terme, il faut envisager l’inclusion de critères explicites concernant les engagements de retraites, en sus des objectifs du Pacte de stabilité et de croissance et du Pacte budgétaire. Cette inclusion permettra à l’ensemble des parties prenantes de mieux appréhender le risque retraite et favorisera la mise en œuvre des réformes indispensables.* EDHEC-Risk Publication Towards Better Consideration of Pensions Liabilities in EU Countries
Le 18 janvier, les actifs gérés dans les exchange traded products (ETP) du monde entier ont atteint le record historique de 2.000 milliards de dollars, selon les calculs du BlackRock Investment Institute.Après une année 2012 où la collecte nette est ressortie à 262,7 milliards de dollars, le marché a continué de croître depuis le début de cette année. D’après ETFGI, les actifs gérés au 31 décembre ressortaient à 1.950 milliards de dollars.S’il a fallu 19 ans aux ETP pour franchir la barre des 1.000 milliards de dollars d’encours, palier enregistré en 2009, le doublement n’aura nécessité que quatre ans.
Vendredi à Davos, George Soros a déclaré sur Bloomberg Television que les hedge funds sont devenus un groupe dominant sur le marché et ne peuvent plus collectivement surperformer ce marché, rapporte Die Welt.Il souligne que les clients des hedge funds doivent aussi s’attendre à une performance faible parce que les gérants de ces fonds sont très gourmands en matière de commissions.
Des statistiques européennes ainsi que les prévisions du Fonds monétaire international ont ralenti le rythme de la collecte sur les actions qui reste malgré la classe d’actifs la plus recherchée en ce début d’année, selon les dernières estimations d’EPFR Global. Durant la semaine au 23 janvier, les fonds d’actions ont collecté 5,65 milliards de dollars, dont plus de 70% au bénéfice des fonds d’actions émergentes. Parallèlement, les fonds obligataires ont attiré 3,71 milliards de dollars alors que les fonds monétaires terminaient la semaine sous revue sur une décollecte de 6,78 milliards de dollars. Les seuls fonds obligataires high yield ont drainé 615 millions de dollars, dont 437 millions pour les fonds high yield européens. Depuis le début de l’année, les fonds d’actions ont collecté 39 milliards de dollars et les fonds obligataires 18,7 milliards de dollars.
Les nouveaux prêts accordés au secteur privé de la zone euro ont encore diminué en décembre, montrent les chiffres publiés lundi par la Banque centrale européenne (BCE). Leur recul a atteint 0,7% en rythme annuel. La croissance de la masse monétaire M3 a parallèlement ralenti, à 3,3% en rythme annuel en décembre, contre un consensus de +3,9%, après +3,8% en novembre. Sur la période octobre-décembre, M3 affiche une hausse de 3,7% sur un an contre +3,4% sur septembre-novembre, précise la BCE.
La baisse des crédits de trésorerie aux entreprises s’est poursuivie en décembre en France indique la Banque de France. Les crédits aux sociétés non financières ont augmenté globalement de 0,8% en taux annuel, après +0,7% en novembre et +0,3% en octobre, la hausse des crédits à l’investissement se maintenant à 2,9% le mois dernier, après +2,9% en novembre et +3,0% en octobre. Les crédits de trésorerie aux entreprises non financières ont en revanche baissé de 4,2% après -6,7% en novembre et -7,2% en octobre. La progression des crédits aux ménages a ralenti, à 2,3% après +2,6% en novembre et +2,7% en octobre, portée par la hausse de 3,0% des crédits à l’habitat, après +3,6% en novembre et +3,6% en octobre.
Le moral des consommateurs italiens est descendu à son plus bas niveau en janvier, reflétant une atmosphère pesante avant les élections législatives des 24 et 25 février, les Italiens subissant une longue récession qui ne montre aucun signe d’amélioration. L’indice qui mesure le moral des consommateurs est tombé à 84,6 en janvier, après 85,7 le mois précédent, soit son plus bas niveau depuis la début de la série statistique en 1996, selon les données publiées lundi par l’Istat, l’institut italien de la statistique.
Le membre du Conseil de gouverneurs de la BCE a estimé lors du Forum de Davos qu’il était préférable que le programme OMT ne soit jamais activé. «C’est comme la dissuasion nucléaire. Dès que vous l’utilisez, vous soulevez de nouvelles questions et de nouveaux problèmes», notamment le risque d’un assouplissement de l’austérité, a-t-il déclaré.
Le Pérou compte racheter jusqu’à 2 milliards de dollars d’obligations internationales le mois prochain, soit davantage que le montant envisagé initialement. Le Trésor commencera par acheter des dollars afin de calmer l’appréciation du sol, a expliqué le ministre des Finances, Luis Castilla. Le sol péruvien a progressé de 5,7% l’an dernier, sa meilleure performance depuis 2009.
La ministre suisse des Finances Eveline Widmer-Schlumpf a déclaré à Davos que la vigueur du franc restait un motif d’inquiétude, même après sa récente glissade contre l’euro. « L’euphorie est déplacée», a-t-elle estimé, ajoutant que les perspectives du franc suisse tiennent surtout à la manière dont l’euro évolue.
S’il ne réussit à pas à obtenir de ses bailleurs de fonds européens un aménagement de la dette bancaire d’ici la fin du programme actuel de soutien, le gouvernement irlandais pourrait se tourner vers le FMI, indique l’Irish Times. Le Fonds pourrait apporter des lignes de crédit de précaution, voire une aide plus active.
L’agence a abaissé de deux crans la note souveraine de Chypre à B. Fitch estime que l’Etat devra vraisemblablement consacrer plus de fonds que prévu au sauvetage de son secteur bancaire. La perspective reste négative, ce qui, selon Fitch, reflète les interrogations sur le plan d’aide financier international demandé en juin par Nicosie, qui tarde à être finalisé.
Dans un entretien au quotidien, la ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq estime tenable l’objectif d’équilibrer la balance commerciale, hors facture énergétique, d’ici la fin du quinquennat. La ministre clame que «la France doit trouver sa place dans la mondialisation», grâce notamment à la mise à disposition des entreprises d’un «bon dispositif de financement à l’export».
Dans un entretien, le directeur général du groupe minier, Mick Davis, souligne que le recours aux marchés financiers n’est certainement pas actuellement le meilleur moyen de solliciter des capitaux. Le dirigeant évoque des «puissantes sources de capitaux privés, comme les fonds souverains ou les particuliers fortunés, susceptibles de soutenir l’activité minière».
Le quotidien indique que le pays et ses créanciers européens envisagent de recruter des enquêteurs externes, en provenance d’un cabinet d’audit étranger, afin de travailler sur l’épineux sujet de la lutte contre le blanchiment d’argent. PricewaterhouseCooers tiendrait la corde. Chypre exclut une enquête menée par l’Allemagne.
Guy Hands, le fondateur de la société de private-equity ayant perdu 1,75 milliard de livres dans EMI, prévoit de lever 3 milliards d’euros pour son fonds consacré aux énergies vertes, selon le journal. Un montant inférieur aux 5 milliards initialement prévus après le retrait de China Development Bank de l’opération. Guy Hands prévoit en outre de rendre 3 milliards aux investisseurs par des cessions d’actifs.
Pour assurer l'équilibre de long terme du régime et garantir le versement des retraites dans les prochaines décennies, le Conseil d’administration de la CIPAV a décidé de poursuivre sa politique de diminution progressive du taux de rendement du régime. Le taux de rendement est le rapport entre le montant des pensions perçues au cours de la retraite et le montant des cotisations versées au cours de la vie active de l’adhérent. Ce taux passe de 8,81 % en 2012 à 7,90 % en 2013, ce qui signifie que les adhérents mettront environ 12 ans, après leur départ en retraite, pour récupérer les sommes cotisées. Aussi, compte tenu de la situation économique actuelle et de l’augmentation des cotisations du régime de base, le Conseil d’Administration a préféré ne pas augmenter le montant des cotisations dues, mais intervenir sur le nombre de points attribués en contrepartie des cotisations versées et diminuer la valeur du point pour ne pas augmenter de manière considérable les charges sociales des adhérents. La valeur du point servi CIPAV au 01.01.2013 est de 2,60 €. Par ailleurs, le Conseil d’Administration a mis en place deux classes de cotisations supplémentaires pour les revenus supérieurs à 82 000 €, afin que les adhérents dont les revenus dépassent ce seuil puissent se constituer des droits à retraite correspondants. Y a-t-il un impact sur le niveau des pensions de retraites déjà liquidées ? Non, il n’y a aucun impact sur le niveau des pensions de retraites déjà liquidées. Cette réforme ne s’applique qu'à compter des cotisations dues au 1er janvier 2013 (Décret n°2012-15822 du 25 décembre 2012) Y a-t-il un impact sur le nombre de points déjà acquis ? Non, il n’y a aucun impact sur le nombre de points attribués au titre des périodes antérieures au 1er janvier 2013. Une conversion des anciens points en nouveaux points est prévue afin d’assurer la neutralité pour les adhérents. Le nombre de points attribués en contrepartie des cotisations ne diminue qu'à compter du 1er janvier 2013. NB : Afin de maintenir un niveau de prestation équivalent, le nombre de points acquis par les cotisations dues avant le 1er janvier 2013 est multiplié par dix. Qu’en est-il des autres régimes ? Ce mouvement de baisse du taux de rendement est général à l’ensemble des régimes de retraite. Le taux de rendement est un indicateur simple pour comparer les régimes de retraite entre eux. Par exemple, le taux de rendement des régimes complémentaires de salariés est de l’ordre de 7 %.
La Banque centrale européenne s’attend à une reprise économique dans la zone euro dans la seconde partie de l’année, a déclaré vendredi son président Mario Draghi, ajoutant que le rebond des marchés financiers n’avait pas encore eu de répercussion sur l’activité économique dans son ensemble. «Nous voyons venir une reprise au second semestre de l’année, a-t-il dit au Forum économique mondial de Davos. Toutes les indications suggèrent une amélioration substantielle des conditions financières».
La Commission européenne a dévoilé la conclusion d’un partenariat avec Hewlett-Packard, Telefonica et huit autres entreprises technologiques et des télécoms visant à combler 700.000 emplois vacants dans la haute technologie. Qualifiant ce pacte de «grande coalition», la commissaire aux Télécoms Neelie Kroes a déclaré que les sociétés s'étaient engagées à offrir des formations, un enseignement universitaire en ligne gratuit ou à apporter un financement de démarrage.
A l’occasion de la signature du protocole d’accord aujourd’hui à Toulouse, en présence d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et de Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat chargé des transports, ACE Management a annoncé le premier closing, à hauteur de 150 millions d’euros, d’Aerofund III, son fonds dédié à l’investissement dans l’industrie aéronautique. Avec un objectif final de 300 millions, ce fonds sera le premier véhicule européen sur ce secteur. Le premier tour de table a été apporté par CDC Entreprises qui intervient dans le cadre du programme FSI France Investissement, par Airbus, Safran, EADS et Eurocopter. A la différence de ses prédécesseurs, le fonds pourra prendre des participations majoritaires, seul ou en chef de file d’un tour de table, consacrer jusqu’à 20% de ses engagements dans des entreprises basées hors de France et investir dans des entreprises en situation de retournement.
Mauvais temps pour l’assurance vie. A l’heure du bilan annuel, avec un montant de cotisations de 114,2 milliards d’euros, l’activité a enregistré en 2012 une collecte nette pour la première fois négative de 3,4 milliards d’euros. «La conjoncture défavorable a contracté les placements financiers des ménages et les a incités à opter pour une épargne plus liquide et de plus court terme», explique la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) sur son site, tout en notant qu’en dépit d’un effet ciseau «cotisations-prestations», l’encours en assurance vie a progressé de 3 % pour s’établir à 1 391 milliards d’euros à la fin de l’année dernière. Le chiffre d’affaires de l’assurance de personnes s’est établi à 132,5 milliards d’euros en 2012, soit une baisse de 6% par rapport à 2011, année marquant déjà un recul de 12%. En outre, selon la FFSA, l’année dernière, les actifs des sociétés d’assurances se sont élevés à 1 881 milliards d’euros, en progression de plus de 10% sur l’année. Les placements des assureurs dans les entreprises se sont élevés à 1 053 milliards d’euros pour représenter 56% de leurs actifs dont 38 % sous forme d’obligations, 16 % d’actions et 2 % d’immobilier. «Les assureurs ont également financé des PME et des ETI à hauteur de plus de 4 milliards d’euros», a rappelé la FFSA.Pour leur part, les obligations d’Etats de l’OCDE représentaient 31 %, et les monétaires 8 %.
Le fonds de pension des employés de la ville de Philadelphie (4,2 milliards de dollars d’actifs) demande aux fabricants et aux négociants en armes dans lesquels il est investi de soutenir des restrictions sur les armes en réponse à la tuerie du mois dernier à Newton, rapporte The Wall Street Journal. Le fonds vendra les participations des sociétés qui refusent d’adopter les principes de Sandy Hook. Ces mesures, suggérées par le maire de Philadelphie, prévoient notamment d’éviter que les enfants et les personnes malades mentales puissent se trouver en contact avec des armes.
S’adapter aux nouvelles réglementations demeure une préoccupation majeure, mais maintenir un certain niveau de performance représente un autre défi important en 2013, selon la troisième enquête annuelle réalisée par Linedata sur les priorités et les enjeux rencontrés par la communauté mondiale de la gestion d’actifs..Citée comme la priorité numéro 1 en 2013 pour 48% des personnes interrogées, et pour plus de 71% des administrateurs de fonds, l’adaptation aux nouvelles réglementations est le reflet de la tendance mondiale actuelle selon laquelle les établissements financiers se retrouvent confrontés à de vastes changements réglementaires de plus en plus complexes.Maintenir le niveau de performance des investissements représente un défi cette année puisqu’il s’agit pour les hedge funds (68%) et les asset managers (59%) du principal enjeu pour cette année 2013. Ces résultats reflètent le climat général des gestionnaires de fonds qui doivent s’adapter aux besoins changeants du marché.Les sociétés de gestion cherchent clairement à se concentrer sur leur cœur de métier tout en laissant des experts externes gérer leur technologie, 45% des sondés envisageant de transférer certains de leurs processus de gestion sur le «cloud» et 25% qui effectuent déjà certaines tâches via le «cloud».Lorsqu’on leur demande de nommer les principales priorités informatiques, toutes les personnes interrogées évoquent en tête de liste les solutions de suivi de conformité et les systèmes de gestion des risques.
Schroders a lancé en Italie « Investimente », une initiative qui applique la finance comportementale à l’activité de conseil, rapporte Bluerating. Sur le site éponyme, conseillers financiers et banquiers privés pourront soumettre leurs clients au “test de l’investisseur conscient” pour identifier les aspects psychologiques qui conditionnent leurs décisions d’investissement. A l’issue du test, un rapport psycho-financier personnalisé est réalisé qui fournit des suggestions pratiques pour éviter les principales erreurs décisionnelles et acquérir une plus grande conscience.
La baisse des prix de détail en décembre, hors produits alimentaires frais, atteste d’une situation de déflation qui persiste au Japon, accentuant les pressions pour que la Banque du Japon adopte de nouvelles mesures de relance afin d’atteindre son nouvel objectif d’inflation. La BoJ l’a doublé mardi, à 2%, et s’est engagée à procéder à des rachats d’actifs illimités. La baisse des prix, hors alimentaire, a été de 0,2% annuel en décembre excluant les produits énergétiques, la baisse est encore plus prononcée, de 0,6% en décembre.
BNY Mellon vient de lancer un nouvel outil qui permet aux gestionnaires de fonds de mieux analyser leurs portefeuilles, qu’il sagisse de la modélisation, du suivi et du reporting.Accessible par le portail WorkBench de BNY Mellon, le nouveau Interactive Analytics Report (IAR) remplace une vingtaine de documents différents jusqu’ici envoyés aux clients.
L’introduction en Bourse de 57,5 % de la société immobilière allemande LEG Immobilien (90.000 logements) est prévue pour le 1er février avec une fourchette de 41 à 47 euros par titre, rapporte Die Welt. Cela signifie que les fonds Whitehall de Goldman Sachs, qui détiennent 87 % de LEG, et le capital-investisseur Perry, qui en contrôle le reliquat, pourraient tirer jusqu’à 1,4 milliard d’euros de l’opération alors qu’ils ont payé toute la société 800 millions d’euros fin 2008. Entre-temps, ils ont aussi perçu environ 350 millions d’euros de dividendes.Au bas de la fourchette, la société est valorisée avec une décote de 10 % sur sa valeur d’actif ; le haut de cette fourchette correspond à une prime de seulement 3 %.
Consentir à de généreuses garanties publiques des risques de construction pour attirer les fonds de pension sur les nouveaux projets d’infrastructures est une mauvaise solution, notamment pour le contribuable. Tel est le résultat d’une étude menée par l’Edhec-Risk Institute dans le cadre de la chaire de recherche Natixis. En effet, ces garanties s’avèrent superfétatoires pourvu que l’on applique des méthodes scientifiques de construction des portefeuilles aux investissements en infrastructures. De fait, insiste l’Edhec, ces garanties sont nocives non seulement pour le contribuable mais également du point de vue de la gestion d’actifs.Fournir ce genre de garanties avec un taux de couverture très élevé du financement par la dette crée des engagements très importants pour le contribuable et cela revient à nier que le risque de construction est principalement fonction de l’agent qui s’y trouve exposé.L’Edhec considère qu’investir dans un portefeuille d’obligations d’infrastructures qui ne comporterait pas un certain risque de construction revient à opter pour des rendements plus faibles tout en acceptant éventuellement une prise de risque plus élevée. En termes plus techniques, conclut l'étude, cela revient à investir en-deçà de la frontière d’efficience du portefeuille. Ajouter un certain risque de construction à un portefeuille de dette d’infrastructures permet d’augmenter les rendements et de réduire le risque du portefeuille grâce à la diversification.