Il semblerait que la Responsabilité Sociale (RSE) soit de plus en plus étroitement associée aux enjeux stratégiques des entreprises, si l’on se réfère à l’évolution des modes de mangement dans les Comités de Direction (Comex/Codir), ou encore aux pratiques au sein des Conseils d’Administration, depuis les cinq dernières années. Le cinquième baromètre annuel Capitalcom relève notamment que le nombre d’entreprises qui indexent une part variable de la rémunération de leurs dirigeants et/ou de leurs managers sur des critères extra-financiers a presque doublé en cinq ans ! On en compte 21 en 2011. Si cette part représente, en moyenne, 15% de la rémunération variable des dirigeants pour les groupes de l’indice concernés, cette dernière peut aller jusque 1/3 dans des entreprises comme France Télécom Orange ou Danone. Outre les sujets liés à la rémunération, l’implication du top management en faveur de la RSE se manifeste par le cumul, dans certains Groupes, des responsabilités liées aux enjeux stratégiques et du Développement Durable. C’est le cas, notamment, de Bruno Bensasson, qui siège au Cemex de GDF SUEZ en qualité de «Directeur de la Stratégie et du Développement Durable». De façon plus générale, la fonction de Directeur du Développement Durable - très récente dans l’entreprise - a rapidement pris beaucoup de poids au sein dez grands groupes, puisque près d’un quart d’entre eux ont intégré le top management (Comex ou Codir).En matière de gouvernance, le nombre d’entreprises ayant créé un comité dédié aux enjeux de la Responsabilité Sociale (RSE) au sein de leur Conseil d’Administration a triplé en 5 ans! On en compte 14 aujourd’hui. En plus d’être abordés lors de ces comités spécialisés, les sujets liés à la Responsabilité Sociale sont traités de plus en plus largement, soit directement à l’occasion des sessions plénières du Conseil.Le baromètre souligne par ailleurs que la RSE est une démarche de plus en plus structurée et chiffrée. Le nombre moyen d’objectifs extra-financiers chiffrés a augmenté cette année, passant de 9 en 2010 à 10 en 2011. Cette pratique est aujourd’hui complètement mise en oeuvre au sein de l’indice CAC 40, puisque plus des trois quarts des entreprises publient des objectifs de cette nature.
Les analystes estiment que le titre Alcatel-Lucent pourrait sortir du CAC 40, rapporte les Echos. Le conseil scientifique des indices, qui décide des entrées et sorties dans l’indice CAC 40, devrait procéder en fin de semaine à sa revue trimestrielle. A cette occasion, Gemalto pourrait entrer dans l’indice vedette. Avec un recul de 27 % depuis le début de l’année - la deuxième plus mauvaise performance de l’indice -, et une capitalisation boursière de seulement 2 milliards d’euros, Alcatel-Lucent est « de loin » le plus petit constituant du CAC 40.
responsAbility, le spécialiste des placements ayant un impact sur le développement, a présenté le 5 décembre la troisième édition de son rapport annuel « Microfinance Market Outlook ». Son message clé pour 2013 : un potentiel de rendement solide, un niveau durable de faible volatilité, et une contribution au développement social dans les pays d’investissement continuent d’apporter des perspectives positives en matière de placements dans la microfinance. En 2012, le secteur mondial de la microfinance a progressé de près de 20 %, et de nombreux éléments laissent penser que cette tendance se poursuivra également en 2013. Alors que l’économie devrait encore stagner pour la troisième année de suite dans les pays industrialisés, les économies en voie de développement et émergents demeurent attractives, suite à une croissance dynamique et durable : selon le Fonds Monétaire International, le produit intérieur brut des 15 principaux marchés de la microfinance devrait s’accroître de 6,2 % en termes réels en 2013.Dans le monde entier, la demande de refinancement destiné aux institutions de microfinance est ininterrompue. Outre les marchés de microfinance en Asie du Sud et de l’Est, ceux de l’Afrique enregistrent également une forte croissance, et ce, notamment grâce à des progrès technologiques comme par exemple. les transactions de paiement par téléphone mobile. Du côté des placements, ce sont les investissements Debt qui dominent, avec un volume total de quelque 4 milliards de dollars. Mais l’intérêt pour les investissements en titres de participation ne cesse de croître : ils ont en effet doublé depuis 2008, s’inscrivant aujourd’hui à près de 1 milliard de dollars. Les institutions de microfinance doivent leur stabilité au fait que 96 % des crédits accordés sont remboursés en bonne et due forme. Selon les experts interrogés pour la rédaction de l’étude « Microfinance Market Outlook 2013 », le plus grand risque pour ces institutions réside dans l’instrumentalisation par la politique. Un monitoring professionnel des risques de pays et une large diversification offrent ici une protection efficace aux investisseurs.
La persistance de la crise de la dette souveraine dans la zone euro et une croissance du PIB faible, voire négative, sont les principaux facteurs qui vont, en Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), déterminer en 2013 la qualité de crédit des sociétés non financières, annonce Moody’s Investors Service dans une nouvelle étude publiée le 6 décembre (« EMEA Corporates: 2013 Outlook »).« S’agissant des émetteurs, Moody’s s’attend à une fragilité persistante des profils de crédit, avec un nombre de déclassements qui va, en 2013, vraisemblablement être encore supérieur aux relèvements de notation », précise Jean-Michel Carayon, Senior VP chez Moody’s qui co-signe cette étude. Conjuguée aux mesures d’austérité toujours en cours des gouvernements, la faiblesse de la croissance devrait, selon l’agence, brider les dépenses de consommation. Les opérateurs de télécommunications, les groupes de grande distribution et les fabricants automobiles en seront les plus sévèrement touchés. Début décembre, le nombre de « perspectives sectorielles » - soit les opinions de l’agence sur les conditions opérationnelles par secteur reflétées dans ses notations d’entreprise - stables en EMEA n’a été que modérément supérieur aux perspectives jugées négatives. Si ces tendances défavorables devaient se poursuivre, Moody’s pourrait, courant 2013, éventuellement réviser à négatives un plus grand nombre de perspectives sectorielles. L’agence de notation a, en février, revu à négative sa perspective pour les groupes de grande distribution situés en Europe et les équipementiers automobiles de la zone EMEA, la perspective de l’industrie chimique pour l’Amérique du Nord et la zone EMEA ayant, quant à elle, été réévaluée à négative en novembre. Compte tenu de la faible confiance dans une reprise économique, les émetteurs issus de secteurs par nature cycliques comme les groupes sidérurgiques, chimiques et les fabricants de matériaux de construction présentent une faible tolérance à une dégradation des performances s’ils veulent pouvoir maintenir leurs niveaux actuels de notation. L’atonie de la demande pèsera également sur les résultats dans plusieurs branches de l’industrie chimique, affectant même de grands groupes comme Akzo Nobel NV (Baa1, sous surveillance négative) qui demeure exposé à des segments de marchés peu performants. S’agissant du secteur des matériaux de construction, les sociétés comptant parmi les moins diversifiées géographiquement, telles que Italcementi SpA (Ba2, perspective négative), sont plus vulnérables. Les écarts de performance opérationnelle entre les sociétés fortement exposées à l’Europe du Sud et celles qui sont davantage exposées à l’Europe du Nord demeurent importants, comme l’attestent notamment les résultats de Fiat SpA (Ba3, perspective négative) ou Telefónica SA (Baa2, perspective négative). Moody’s insiste par ailleurs sur la montée du risque que le marasme économique touchant les pays d’Europe du Sud ne s’étende à l’Europe du Nord. S’agissant des émetteurs non financiers notés, une dégradation plus poussée des profils de crédit se traduisant par le passage en catégorie spéculative (SG) de grands groupes initialement considérés de qualité investissement (IG) - les « Fallen angels » - pourrait, en outre, remodeler le paysage européen et accentuer une instabilité déjà présente sur les marchés financiers. ArcelorMittal (Ba1, perspective négative) en constitue d’ailleurs, pour la zone EMEA, l’exemple significatif le plus récent. Le ralentissement récent de la croissance économique sur les marchés émergents, et notamment en Chine, devrait également constituer l’an prochain un important facteur de crédit pour des industries cycliques comme la chimie et sidérurgie, estime Moody’s. Les entreprises européennes qui se sont tournées vers les marchés émergents pour compenser la fragilité de la croissance dans leurs pays d’implantation traditionnelle en Europe occidentale pourraient en voir leur chiffre d’affaires affecté.
Si, dans l’ensemble, les ETF européens ont collecté en net 21,18 milliards de dollars entre le 1er janvier et le 30 novembre, dix des vingt plus grandes maisons subissent des remboursements nets. Les plus fortes sorties ont affecté ComStage (1,45 milliard), EasyETF (831 millions) et db x-trackers (788 millions), selon les calculs d’ETFGI.En revanche, les plus fortes rentrées nettes ont été enregistrées par iShares, 14,7 milliards, Source (2,87 milliards) et SPDR ETFs (2,07 milliards).En matière d’encours, iShares domine de très loin le peloton, avec 132,06 milliards de dollars à fin novembre, devant db x-trackers (44,38 milliards) et Lyxor (37,39 milliards).
Les investisseurs institutionnels européens, sondés à l’occasion de la 4ème édition du RiskMonitor d’AllianzGI ont indiqué vouloir explorer d’autres voies que l’exposition à leur dette souveraine domestique. Interrogés sur les substituts aux emprunts d’Etat, ils mentionnent les obligations sécurisées (22,7%), la dette d’infrastructure (13,6%), les actions (13%), le private equity (10,4%) et les matières premières (5,8%). La réponse la plus citée reste toutefois de loin les obligations d’entreprises pour 68,8% des investisseurs. La dette des marchés émergents (37%) et l’immobilier (31,2%) sont également régulièrement citées. AllianzGI note que les actions émergentes (10,4%) ont gagné en popularité. Elles ont ainsi dépassé les actions des marchés développés (9,7%).
Les politiques budgétaires restrictives engagées depuis début 2011 par les gouvernements européens ont pénalisé leur activité économique. A elles seules, elles ont retiré 0,6 point de croissance à la zone euro en 2012, selon une étude publiée le 6 décembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).Cet impact négatif est dû à la fois directement aux mesures d'économies et aux hausses d’impôts engagées dans chaque pays et à celles menées chez ses principaux partenaires commerciaux via le canal du commerce extérieur. Mais ce deuxième facteur est beaucoup plus faible.Ainsi, l’Espagne et l’Italie, qui ont fortement alourdi leurs restrictions budgétaires en 2012, devraient voir cette année leur croissance privée de respectivement de 1,3 et 1,1 point de produit intérieur brut (PIB) auxquels il faut ajouter 0,1 point seulement pour l’effet induit par la réduction des exportations due aux plans de rigueur des pays voisins. L’effet négatif total des cures d’austérité est de 0,4 point de PIB en 2011 tant pour l’Allemagne que l’Espagne, la France, l’Italie ou l’ensemble de la zone euro. En 2012, l’effet s’estompe pour l’Allemagne (0,2 point) et augmente pour la France (0,8 point). «Il convient toutefois d'être prudent dans l’interprétation de ces chiffres», avertit l’Insee. «Il est possible que sans ces consolidations budgétaires, l’incertitude sur la soutenabilité des dettes publiques de la zone euro aurait augmenté», explique-t-il dans un communiqué.
Les investisseurs institutionnels reconsidèrent leurs stratégies d’allocation d’actifs, à l’aune de la volatilité continue sur les marchés financiers internationaux, qui a révélé des déficiences au sein des portefeuilles d’investissement. «Dans leurs décisions d’allocation, de nombreux détenteurs d’actifs comptent désormais la liquidité comme une priorité, et ils reconsidèrent à cet égard leur approche de gestion», analyse Dan Farley, senior managing director chez SSgA et directeur mondial de la division solutions d’investissement du gestionnaire, à l’occasion de la publication du dossier Vision. Intitulé « The Asset Owners’ Perspective: Evolving Investment and Operational Models » ce dossier (en pièce jointe) explique que les investisseurs font appel à de nouvelles approches de gestion des liquidités pour modifier la composition de leur portefeuille et concilier deux impératifs que sont la liquidité et le rendement. Parmi les principales mesures prises par les détenteurs d’actifs pour pallier la crise de liquidités, figurent par exemple des stress tests plus draconiens. Coté allocation, 39 % des plans de retraites d’entreprise ayant participé à l’enquête de SSgA s’attendent à augmenter leur allocation en crédit corporate « investment grade » et 30 % des régimes de retraite publics anticipent d’inclure l’année prochaine de la dette marchés émergents dans leur allocation. Par ailleurs, 45 % des détenteurs d’actifs notent que les faibles rendements obtenus sur les actifs traditionnels ont généré un intérêt croissant de leur organisation pour les produits alternatifs.
Pour janvier-novembre, où les ETF ont drainé en net 201 milliards de dollars dans le monde, les produits de iShares se sont classés en tête avec des rentrées nettes de 65,85 milliards de dollars, devant Vanguard, avec 54 milliards et SPDR ETFs avec 4,68 milliards, indique ETFGI.Les plus fortes sorties nettes sur les onze premiers mois de l’année ont été subies par ComStage (Commerzbank) avec 1,45 milliard, Direxion (887 millions) et EasyETF (BNP Paribas) avec 831millions.A fin novembre, l’encours mondial des ETF ressortait à 1.688 milliards de dollars, soit 2 % de plus que fin octobre (1.655 milliards) et 24,6 % de plus que fin décembre 2011 (1.355 milliards). Les trois premiers promoteurs d’ETF sont iShares (707,24 milliards de dollars fin novembre), devant SPDR ETFs (251,26 milliards) et Vanguard (242,76 milliards). A titre indicatif, le quatrième acteur est Invesco PowerShares avec seulement 60,91 milliards de dollars. Autrement dit, les trois premières maisons trustent à elles seules 71,2 % de l’encours total des ETF.
Pour novembre, les 4.747 ETP dans le monde ont enregistré des souscriptions nettes de 25 milliards de dollars contre 11 milliards pour les 4.721 produits recensés à fin octobre. L’encours du 30 novembre ressortait à 1.871 milliards de dollars contre 1.842 milliards un mois plus tôt, constate le BlackRock Institute.Sur les onze premiers mois de l’année, les rentrées nettes ont porté sur 218,9 milliards de dollars, un nouveau record, et ce montant est largement supérieur aux 173,4 milliards enregistré pour l’ensemble de 2011. le précédent record pour janvier-novembre datait de 2008, avec 208,5 milliards de dollars.En matière de flux, les ETP américains, qui représentent 70 % de l’encours total, ont bénéficié de 73 % des souscriptions nettes depuis le début de l’année, et de 82 % pour le seul mois de novembre.
«La spéculation financière fausse la pertinence économique des prix des matières premières agricoles», a déclaré Thierry Philipponnat, secrétaire général de Finance Watch, lors d’une conférence organisée mardi par Novethic. Selon lui, il faut bien faire la distinction entre investissement, qui consiste à apporter des capitaux pour un usage productif, et spéculation, qui est un jeu à somme nulle. Or, dans le cadre de la spéculation, l’argent ne va pas aux producteurs. Pour autant, un peu de spéculation n’est pas inutile. Mais point trop n’en faut. Aujourd’hui, la part de la spéculation, notamment au travers de fonds indiciels, représente 70 % du marché, ce qui est excessif, estime Thierry Philipponnat. Selon Hans Bieman, responsable de la stratégie développement durable de Rabobank, le débat sur la spéculation doit être nuancé. Il cite l’exemple d’une étude réalisée par la banque néerlandaise sur les facteurs influençant les prix du café montrant que le principal moteur des prix est la demande, juste devant le prix des fertilisants. Il ajoute que la spéculation permet d’éviter une baisse des cours lorsque la récolte est mauvaise. Et au total, la hausse des prix des matières premières, alimentée en partie par produits financiers, profite aux producteurs.Dans ce contexte, comment investir de manière responsable dans les marchés des matières premières agricoles ? Pour Thierry Philipponnat, il faut revenir aux fondamentaux, et investir directement chez le producteur ou dans le transport, etc. Selon lui, il ne faut pas se leurrer, on ne pourra pas interdire la spéculation. Mais « si tous les investisseurs responsables décident de ne plus investir dans des produits financiers indexés sur les matières premières agricoles, alors cela sera un bon début ». D’ailleurs, plusieurs banques en Allemagne et dans les pays nordiques ont décidé de cesser leur activité dans ce domaine.
Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a déposé un amendement créant des taxes sur les plus-values immobilières élevées (au-delà de 100.000 euros) et les logements sous-occupés dans le cadre du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2013. Ces deux nouvelles taxes devraient rapporter annuellement entre 250 et 300 millions d’euros, selon la commission des Finances de l’Assemblée.
Les députés français ont adopté hier la modification des taux de TVA à partir du 1er janvier 2014 dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative pour 2012. Le taux réduit de 5,5% est ramené à 5%, le taux intermédiaire étant porté de 7 à 10% et le taux normal de 19,6 à 20%. Ce dispositif devant financer pour moitié le dispositif du crédit d’impôt pour la croissance et l’emploi (CICE).
Le gouvernement irlandais a présenté hier de nouvelles mesures d’austérité, d’un montant total de 3,5 milliards d’euros. Le budget présenté au Parlement par le ministre des Finances Michael Noonan comprend un milliard d’euros d’impôts supplémentaires, notamment une nouvelle taxe immobilière, et un peu moins de deux milliards de réductions de dépenses. Ces nouvelles mesures s’ajoutent aux quelques 25 milliards d’euros retirés de l'économie depuis 2008. L’Irlande, qui a bénéficié d’un soutien international, a retrouvé sa place sur le marché de la dette souveraine. «Quand je me suis présenté devant vous l’an dernier, le gouvernement irlandais était interdit d'émission obligataire, et le rendement de nos emprunts à 10 ans avoisinait les 10%», a déclaré Michael Noonan. «Aujourd’hui, ils sont tombés à moins de 2%. Nous avons vécu une transformation totale en seulement 12 mois (...) Nous sommes maintenant bien engagés sur la voie du redressement alors regardons l’avenir avec confiance».
L’agence a décidé de maintenir la note de crédit AAA accordée au Fonds européen de stabilité financière. Si la note maximale est maintenue, Fitch a prévenu que les risques principaux résidaient dans la possibilité qu’un ou plusieurs de ses principaux contributeurs n’honorent pas leurs engagements ou voient leur propre note de crédit dégradée.
Selon une étude de l’Insee à paraître aujourd’hui citée par l’AFP, les politiques budgétaires restrictives engagées depuis début 2011 par les gouvernements européens ont grevé leur activité économique, retirant à elles seules 0,6 point de croissance à la zone euro en 2012.
Le prochain président de l’Eurogroupe doit être un ministre des Finances en exercice, a déclaré une porte-parole du gouvernement allemand. L’actuel président du groupe des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a réaffirmé lundi son intention de quitter son poste à la fin de l’année mais ses partenaires sont loin de s'être mis d’accord sur le choix de son successeur.
La croissance dans le secteur des services aux Etats-Unis a légèrement accéléré au mois de novembre en raison d’une hausse des commandes nouvelles et d’une amélioration de l’activité, qui ont permis de compenser le ralentissement de l’emploi et des prix. L’indice ISM est ressorti à 54,7 le mois dernier, contre 54,2 en octobre et 53,5 attendu par les économistes.
La productivité non agricole des Etats-Unis au troisième trimestre a été révisée en forte hausse, avec une progression qui a atteint 2,9% en rythme annuel au lieu de celle de 1,9% annoncée en première estimation le 1er novembre. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis le troisième trimestre 2010, a souligné le département du Travail. Le coût unitaire du travail au troisième trimestre a baissé de 1,9%.
Nicolas Hubert remplace le duo Steg-Richier aux commandes du bureau. Le fonds américain se recentre en France sur le conseil aux institutions financières.
Près de la moitié des investisseurs institutionnels européens déclarent que la crise financière n’a pas eu d’impact sur leur démarche d’intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur gestion, selon une étude de Novethic* publiée mardi. Et même 10 % considèrent que cela constitue un obstacle.Concernant plus précisément l’analyse ESG des Etats, les trois quarts des investisseurs indiquent que la crise de la zone euro n’a pas eu d’influence décisive sur l’évolution des grilles de notation ESG des pays. Elle n’a amené qu’un quart des investisseurs à revoir leur analyse des émetteurs souverains.Quoi qu’il en soit, les pratiques ESG évoluent tout de même. Ainsi, on observe depuis trois ans une montée en puissance de la notion de maîtrise des risques de long terme dans l’intérêt que portent les investisseurs institutionnels à l’intégration des critères ESG. Ils sont désormais 30 % à citer ce facteur comme incitation à pratiquer ce genre de gestion, contre 19 % en 2010, tandis que le facteur «contribution au développement durable», qui reste le premier avec 43 %, tend à reculer (46 %).L’étude montre par ailleurs que les exclusions normatives sont la pratique dominante puisque 57 % des investisseurs institutionnels déclarent avoir mis en place des listes excluant des entreprises à l’origine de violations graves des droits humains et de dégradations majeures de l’environnement. Elles sont souvent associées avec des démarches d’engagement qui sont déployées par 54 % du panel. L’approche «best in class» progresse pour atteindre 37 %. Cela témoigne en tout cas d’une grande diversité des approches, qui se retrouve aussi à l’échelle des différents pays. «En matière d’ISR, les pays européens ne parlent pas non plus la même langue», résume Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic, qui présentait l’étude mardi.*L’enquête annuelle sur la prise en compte des critères ESG par les investisseurs institutionnels européens a été réalisée avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners. Elle a porté sur 115 dirigeants des principales institutions financières dans 11 pays détenant au total 4.470 milliards d’euros d’actifs.
Le munichois DAB bank a annoncé la création des indices de valeurs mobilières FIPOX-S et FIPOX-C destinés à mesurer la performance des gestionnaires indépendants, le premier en version prudente (Safety) et l’autre plus dynamique (Chance).Ces indices répliquent les expositions des dix meilleurs gérants de portefeuilles parmi les clients de la DAB bank, qui compte les deux tiers des professionnels allemands du secteur disposant d’un agrément de la BaFin. La banque directe établira chaque année quels gérants ont généré la meilleure performance sur les trois dernières années. Les meilleurs dans les classes obligations et fonds obligataires entreront dans le FIPOX-S tandis que les mieux classés sur les actions, les certificats ou les fonds diversifiés feront partie du FIPOX-C. La pondération des valeurs sera actualisée chaque mois.Le calcul, la composition et la publication des deux indices seront distribués par ICF Kursmakler avec une valeur par minute pour chacun des indices.
Le capital-investisseur Dyal Capital Partners a annoncé la fermeture à 1,28 milliard de dollars d’un fonds de private equity dédié à des prises de participations minoritaires dans 12 à 15 gestionnaires établis de hedge funds réservés aux investisseurs institutionnels.Les engagements de souscription proviennent d’une quarantaine d’investisseurs institutionnels du monde entier comprenant des fonds souverains, des fonds de pension publics et privés, des caisses de retraite multi-entreprise, des assureurs, des fondations, des family offices et des banques privées.Dyal Capital Partners est géré par Neuberger Berman Group.
Le 3 décembre, BNY Mellon et OTC Markets Group Inc ont annoncé la création de l’indice OTCM ADR qui couvre actuellement les ADR (American depository receipts) de 535 grandes capitalisations internationales de 38 pays et dix secteurs. Ces valeurs sont cotées sur les places de marché OTCQX, OTCQB et OTC Pink.Il s’agit d’un indice capi-pondéré ajusté du flottant et calculé en temps réel.
«En matière d’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), les Pays-Bas sont le marché leader du moment», estime Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic, qui présentait mardi les conclusions d’une étude paneuropéenne sur les stratégies ESG des institutionnels*. Pour elle, ils bénéficient du moteur puissant que sont les fonds de pension APG et PGGM.Ainsi, 77 % des investisseurs institutionnels néerlandais ont déjà formalisé une politique d’investissement responsable et 15 % souhaitent le faire prochainement, confirme l’étude. La maîtrise des risques de long terme constitue le premier facteur d’incitation à l’intégration de facteurs ESG (46 %). Mais ils sont de plus en plus à vouloir protéger leur réputation, note l’étude : 31 % contre 10 % en 2011. Il faut dire, les institutionnels néerlandais sont régulièrement attaqués dans les médias sur la nature de leurs placements, note Novethic.C’est d’ailleurs un article dans la presse qui a poussé en 2007 le fonds de pension APG, pesant 300 milliards d’euros, à se pencher sur les critères ESG. Adeline Diab, expert senior sur les stratégies d’intégration et d’engagement de l’investissement responsable de l’institution néerlandaise, a aussi expliqué que le fonds doit rendre compte devant le Parlement néerlandais, notamment car il gère l’argent de fonctionnaires.En termes de pratiques, les investisseurs institutionnels néerlandais «sont à la croisée des marchés nordiques et du marché britannique, avec une forte prégnance de l’exclusion normative et de l’engagement actionnarial», résume François Passant, directeur général d’Eurosif. Ces deux approches sont citées à plus de 85 %. Chez APG, une équipe de 9 personnes s’occupe de l’intégration des critères ESG pour les différentes classes d’actifs. Concernant les placements alternatifs (hedge funds, private equity, immobilier…), les critères extra-financiers interviennent au moment de la due diligence. Pour les marchés de capitaux (actions, obligations…), des stratégies spécifiques sont appliquées à chaque classe d’actifs avec une approche ciblée sur les risques. Enfin, APG a une vaste politique d’engagement qui se décline en trois volets : l’engagement à l’égard des entreprises violant le Global Compact des Nations Unies ; des engagements sur des entreprises choisies chaque année dans chaque secteur ; enfin la participation à des actions collective en partenariat avec d’autres investisseurs institutionnels. En revanche, contrairement à la pratique répandue aux Pays-Bas, Adeline Diab indique qu’APG ne pratique pas l’exclusion. Les seules exclusions ont été celles de Wal-Mart et de PetroChina, deux entreprises pour lesquelles l’engagement - qui en général dure trois ans - a été un échec. *L’enquête annuelle sur la prise en compte des critères ESG par les investisseurs institutionnels européens a été réalisée avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners. Elle a porté sur 115 dirigeants des principales institutions financières dans 11 pays détenant au total 4.470 milliards d’euros d’actifs.
Le groupe français AXA vient de signer les Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations Unies, a indiqué le 4 décembre Laurent Clamagirand, directeur des investissements group chez AXA à l’occasion de la conférence annuelle de Novethic.Laurent Clamagirand a souligné qu’il s’agissait d’une «démarche progressive» qui s’inscrit dans le long terme. Le groupe AXA a déjà signé en juin dernier les Principes pour l’assurance responsable (PSI ou Principles for Sustainable Insurance).
Le gestionnaire d’actifs basé à Dublin Quilter a ajouté une stratégie prudente en euro à son Managed Portfolio Service (MPS) à destination des conseillers financiers dont les clients ont un appétit limité pour le risque, rapporte Investment Europe.Cette stratégie vient compléter l’offre en euro de Quilter qui comprend désormais les trois approches «prudent, diversifié, et croissance» Quilter propose par ailleurs huit stratégies libellées en sterling, gérées à partir de Londres. La nouvelle stratégie prudente comprend 32,5% d’actions, 57,5% d’obligataire/cash, 7,5% de stratégies de couverture et alternatives et 2,5% d’immobilier.
Selon une enquête d’Allianz Global Investors auprès de 155 investisseurs institutionnels européens, citée par Le Temps, le risque de défaut d’un Etat est le plus grand risque financier pour seulement 13% des sondés. La volatilité est le plus grand risque individuel pour 8,54% des investisseurs, contre 27,9% en décembre 2011. La baisse des taux d’intérêt est perçue comme un «immense risque» par 11,8%, et un «risque majeur» par 28,8%.